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Contrairement à ce qu'affirment les autorités

200 à 600 000 enfants travaillent en Algérie selon la LADDH

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le travail des enfants, qui coïncide chaque année avec le 12 juin, le Bureau National de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), attire l’attention de l’opinion publique nationale quant aux progrès réalisés par notre pays dans le domaine de l’élimination du travail des enfants, où elle est classée dans la première catégorie de pays qui ont déployés de grands efforts notamment dans les entreprise publique et entreprise privée de bâtiment et construction …etc , mais LADDH affirme que le travail des enfants est loin d’avoir disparu et ceci est dû au fait que le phénomène du travail des enfants en Algérie se situe en dehors des relations de travail qui impliquent directement l’enfant à un employeur

Dans ce contexte, le directeur des relations professionnelles et du contrôle des conditions du travail à l’Inspection générale du travail, Yataghène Mourad affirme que « Les enquêtes menées par les services de l`Inspection du travail pour contrôler sur le terrain le respect des lois, avaient démontré que le travail des enfants en Algérie était marginal et reste insignifiant »

Pourtant, La LADDH  déjà soulignée à maintes reprises que les principales causes de ce phénomène, c’est  la pauvreté, le décès ou l’absence permanente du père, l’enfance abandonnée, le nombre élevé des membres de la famille et la dégradation du pouvoir d’achat et du niveau de vie ou, souvent l’emploi des parents qui ne répond pas aux besoins de la famille.

D’ailleurs les assurances des autorités officielles et en particulier le ministre du Travail et de l’Emploi et la sécurité sociale, Mourad Zemali, a confirmé à plusieurs reprises que la proportion du travail des enfants en Algérie ne dépasse pas 0.5% par rapport au nombre total de travailleurs présente une surveillance en milieu de travail.

Mais contrairement à ces statistiques officielles, la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme estime qu’environ 200 mille enfants travaillent en Algérie et dont la plupart sont âgés de moins de 16 ans qui est l’âge légal pour exercer une activité rémunératrice en Algérie, précisant que ce chiffre est souvent appelé à la hausse atteignant 600 mille enfants à l’occasion de mois de Ramadan, et environ 400000 pendant les vacances scolaires saison estivale et récolte des cultures agricoles.

La plupart d’entre eux sont souvent utilisés comme main-d’œuvre dans les décharges sauvages, ils sont surtout présents dans les dépotoirs pour récupérer les objets destinés au recyclage, mettant ainsi leur vie en péril pour la modique somme de 400 DA la journée

Et d’autres d’enfants derrière les tables de vente de fruits et légumes et de pain dans les marchés ou sur pain sur les routes pour soutenir leur famille est très pathétique.

En intégrant des enfants tôt dans le monde du travail on ne fait que voler leur enfance par ce que le travail et la traite des enfants ne sont pas une fatalité. En ciblant globalement et localement les causes de ce mal, nous pouvons les extraire ensemble de ce cercle vicieux. Les enfants qui bénéficient de meilleures conditions de vie et d’une scolarité normale seront demain, les adultes qui à leur tour, offriront toutes les chances de succès à leurs enfants.

Auteur
LADDH
 

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