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REGION

Akbou et le syndrome du blocage prémédité !

À qui profite cette situation de pourrissement dont Akbou est victime ? Cette question est ressassée quotidiennement par les citoyens de cette localité d’Algérie considérée pourtant parmi les plus vastes plutôt les plus importantes.

Quoiqu’Akbou soit un carrefour commercial très actif, cette ville préserve encore son statut de Daïra par l’apathie et la léthargie de ses responsables.

Cette ville perd de plus en plus de sa splendeur, les ordures qui jonchent toutes les rues, témoignent de l’incompétence voire de la nonchalance des ses dirigeants. Selon les uns, cette situation émane du fait que l’exécutif en place est en perpétuelles querelles, chose qui a influé négativement sur le développement de cette ville. La fausse vision des responsables ainsi que leur entêtement devant le chaos qu’ils ont engendré ont fini par peindre cette ville en laide selon les autres.

M. Ait Hadji Malek, un citoyen résidant à Arafou, un flanc situé au sud-ouest d’Akbou, a déclaré ceci : «On dirait que nous vivons toujours sous le joug du colonialisme, même si nous sommes en 2019, nous n'en avons pas l'impression. On aurait dit que nous sommes au moyen-âge tant nous endurons les affres d’une gestion communale des plus catastrophiques».

Malgré les appels incessants des comités de quartiers pour un changement urgent, les choses demeurent toujours sans suite aucune. La situation quotidienne est émaillée d’un marasme multidimensionnel qui cache une colère populaire très significative.

La place publique, située parallèlement à l’immeuble de la fameuse mairie d’Akbou, est devenue un fief de délinquance sous toutes ses formes, où les boissons alcoolisées et la drogue y sont  massivement consommées en pleine lumière du jour au vu et au su des autorités qui assistent avec un certain laisser-aller teinté d'indulgence à ce fléau qui risque de contaminer toute la jeunesse, tant l’impunité s’est transformée en un plan de déstabilisation visant toute cette région.

Le blocage perdure malgré les menaces proférées par les citoyens de recourir aux solutions les plus radicales. Ni la haute tutelle ne s’est souciée de cette grave situation, ni les intellectuels de la région n’ont pris le problème au sérieux, c’est comme si le malheur des uns excite bien le plaisir des autres.

Espérons qu’un cri de conscience émanera de ces responsables pour qu’ils aient le courage de céder leurs postes aux citoyens plus compétents, surtout capables de débloquer cette ville qui a beaucoup souffert à la fois du retard et de l’anarchie.

Auteur
Rachid Chekri
 

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