Aller au contenu principal
Body

Un canal devait l'acheminer au 19e siècle à partir de la Tunisie

Algérie: la sérieuse histoire du projet d’une mer dans le Sahara

Qui se souvient en Algérie, de Rabah Bencherif du PNSD, dans les années 1990 qui voulait creuser une mer dans le Sahara? Eh bien, cet homme n’avait rien inventé, puisqu’un officier français à la fin du 19e siècle, François Elie Roudaire, ingénieur militaire, topographe avait fait la même proposition et a failli même réalisé ce rêve fou.
Le magazine Géopolitis de Franceinfo, s’est penché récemment dans un article intitulé Tunisie, Algérie: la folle histoire d’une mer dans le Sahara, sur cette idée qui aurait pu voir le jour, tant l’initiateur du projet, avait réussi à convaincre les autorités françaises de l’époque.  
 
L'idée est d'inonder un vaste «bassin d’une surface égale à dix-sept fois environ celle du lac de Genève, en communication avec la mer au moyen d’un canal de 240 kilomètres de long débouchant dans le golfe de Gabès»… A charge pour cette mer, grâce à l'évaporation, de créer un climat humide favorable à la végétation et à une modification du climat, pouvait-on lire dans l’article de Géopolitis.

Le topographe Roudaire cherche alors à entraîner avec lui le héros du moment en matière de grands travaux, Ferdinand de Lesseps, à qui il écrit pour expliquer son idée qui doit provoquer «...une immense amélioration du climat de l'Algérie et de la Tunisie, puisque l'humidité provoquée par l'évaporation de la vaste étendue d'eau sera entraînée par les vents dominants du Sud sur ces pays, formant une couche d'atmosphère humide qui atténuera considérablement l'intensité des rayons solaires, retardant le refroidissement de la terre par les radiations pendant la nuit. La mer proposée étant aussi navigable pour les navires ouvrira aussi une nouvelle route commerciale pour les districts situés au sud des Aurès tandis que les cours d'eau qui convergent du Sud, de l'Ouest et du Nord vers les chotts, mais qui sont maintenant secs pendant la plus grande partie de l'année, redeviendront des rivières, comme ils l'ont été, sans aucun doute, aboutissant finalement à la fertilisation de vastes étendues de terres désertiques sur leurs rives.»

Lieux de l'implantation d'une mer intérieur selon Roudaire

Le projet est pris très au sérieux, en ces temps des grandes conquêtes et des travaux pharaoniques. « Il est débattu dans de nombreuses instances scientifiques et politiques. Grâce à cela, il obtient le financement d'expéditions destinées à vérifier la faisabilité du projet. », lit-on dans l’article de franceinfo. Le projet va essuyer également de nombreuses critiques, et on craint que les travaux ne soient un grand gouffre financier.

« Pourtant, malgré les critiques, les difficultés géologiques rencontrées sur le terrain, les doutes sur l’utilité d’une telle mer... une très sérieuse et officielle nouvelle «Commission supérieure pour l'examen du projet de mer intérieure dans le sud de l'Algérie et de la Tunisie» voit le jour en 1882 et se lance dans une analyse minutieuse du projet. ».

Le dossier sera finalement rejeté et abandonné après son étude. «Est d’avis qu’il n’y a pas lieu, pour le gouvernement français, d’encourager cette entreprise», conclut le rapport de 550 pages adressé au président de la République, signé par C.de Freycinet, président du Conseil, ministre des Affaires étrangères. »

Le projet fou de changer le climat du désert n'a pas survécu à ses créateurs... si ce n'est sous forme de livre du célèbre Jules Verne  sous le nom de L’invasion de la Mer (histoire qui porta aussi le nom de La Mer saharienne).

 

Auteur
H.K avec Géopolitis.
 

Commentaires

Permalien

-Il y a effectivement des altitudes négatives sur des superficies conséquentes. Une mer intérieure est théoriquement possible.
Seulement au XIX siècle le problème était ailleurs.
Supposons que le canal est creusé et qu’environ 600 Kms- carrés sont inondés avec une lame d’eau de (500) de cinq cents millimètres .Il a donc été déversé un volume de (300) trois cents millions de mètres cube d’eau de mer contenant (30) trente kilogramme de sel par mètre cube. Comme l’apport d’eau de mer est permanent et l’évaporation de la région peut atteindre (4500) quatre mille cinq cent millimètres par an, ceux sont (72) soixante douze millions de tonnes de sel qui se sont déposés (nous avons pris une évaporation de quatre mille millimètre).Ce dépôt aura une épaisseur moyenne de (12) douze centimètres.
Le problème pour MM.Roudaire et de Lesseps a du être: que faire de cette quantité de sel ? Elle dépasse très certainement les besoins mondiaux de l’époque. Si ce sel n’est pas enlevé au bout d’un certain temps le remplissage deviendra problématique et les altitudes négatives disparaitront.
Je pense que c’est la raison essentielle qui a fait échouer le projet…
… Pour le moment l’avenir de chott Merouane semble être de boues et de déchets liquides. En effet il semble appeler a être le réceptacle des eaux usées d’El-Oued et des agglomérations de sa périphérie. Si on n’y prend garde une autre Sebkha d’Oran est en vue .Certaines exploitations commencent à avoir du sel qui dégage une « odeur d’égout ».
La responsabilité morale des exploitants (ils réalisent au bas mot un chiffre d’affaire de quatre cent millions de dinars par an), des autorités locales et des trois universités de la région est engagée.
M.N/ Avril 2013
Extrait de : ` Exploitons et preservons Chott Merouane` In : www.morsli.overblog.com

Permalien

que jemdizi.

Comme nos ancêtres les bidwins ont réussi dija a assécher la mer qui inondait le Sahara jemdis hemdoullah qu'il se sont pas mis a syphoner le mer méditérrannée ou les deux océans qui bordent l'Afrique pour en faire des déserts.

On l'a échappé belle ya Boureb! 3lakhatar lizarabe i sont fort qu'en désertification.

Permalien

Le Sahara est localisee dans une region qui redeviendras verdatre avec forets et autres tous les 20 milles annnees. Le changement du temps dans la region et son impact sur la vegetation est connecte a une petite variation de l'angle de rotation de la terre par raport a la perpendiculaire (Tilting angle of earth ) . Au fait ceci n'est ecrit dans aucune Bible ..lol!!! Tout autre projet non naturel ne marcheras pas.

Permalien

Monsieur R.Bencherif l'avait déjà déclaré à la TV Algérienne comme quoi s’était un ancien projet Français.

Permalien

mais tous les projets sont des anciens projets de FAFA, ce n'est pas les guignols qui ont pris le pouvoir qui vont créer des projets, les pauvres ils sont là juste chauffer les chaises,
les autoroutes, les barrages, les cités dortoirs, les villages agricoles, les usines, les fermes pilotes, les polycliniques, les pistes agricoles, l’électrification, l'eau potable, l’assainissement, les crédits pour les vieux et les jeunes, ce sont des projets de FAFA et portent le nom de plan de Constantine qui ne contient aucun projet pour le civisme ou pour la santé physique ni de projet de Société ou d'Etat, et c'est pour ça que ça coince, FAFA doit trouvée d'autres guignols qui continueront de creuser le plan de constantine,

Permalien

Bonjour, il fût un temps où étant fonctionnaire en 1980 deux vieux ingénieurs aux cheveux blancs se sont présentés à la mairie d'ouzellaguen pour voir le Maire de cette époque - A midi mes collègues & amis les ont approchés afin de leur souhaiter la bienvenue dans notre commune , nous avons demandé leur présence dans notre valeureuse commune, les messieurs nous ont affirmés qu'ils sont des ingénieurs à qui l'état Algérien leur a confié un projet d'étude de CANALISATION DE LA RIVIÈRE SOUMMAM DE BOUGIE A MAILLOT dans toute sa longueur et en largeur - Ce projet existe-t-il encore dans les archives ? Imaginez le projet si il est mené à bien, le désengorgement des routes, la création d'emploi l'agriculture qui va faire un bond énorme, etc.... POURQUOI CE PROJET N A JAMAIS VU LE JOUR AVEC TOUTE LA MANNE PETROLIERE DE L ÉPOQUE ????

Ajouter un commentaire