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Chronique du temps qui passe

Allah, Novembre et les forbans (I)

Le président Bouteflika à El Alia. Archives.

Au nom d’Allah Clément et Miséricordieux, que les prières et la paix d’Allah soient sur Son Messager", a-t-il dit en préambule d'une nouvelle sournoiserie. Dieu, c'est pratique, surtout quand on s'apprête à commettre une forfaiture en son nom.

Puis il (ou ceux qui ont rédigé le communiqué à sa place) a (ont) poursuivi  : "L’Algérie célébrera, demain, le soixante-quatrième anniversaire du déclenchement de la Glorieuse Révolution de Novembre, la célébration la plus significative de notre histoire contemporaine. En effet, le Glorieux 1er Novembre est le jour où notre peuple a décrété qu’il briserait les chaînes du colonialisme inique consentant tant de sacrifices pour le recouvrement de sa liberté spoliée et sa souveraineté nationale confisquée."

"Sa liberté spoliée et sa souveraineté nationale confisquée " ? Ce n'était pas très utile de convoquer Dieu et les saints pour répéter un mensonge vieux de 64 ans. "Ô Vous qui allez nous juger...", lisait-on dans la déclaration du 1er Novembre 1954. Malheur à ceux qui ont cru pouvoir juger...Ou qui ont cru pouvoir accéder au pouvoir par le mécanisme démocratique. Bouteflika est de ces hommes habiles et sans scrupules pour qui Dieu, Le prophète, le Coran, les anges, sont de simples faire-valoir au service d'une ambition tristement humaine. Des hommes qui, depuis toujours, ont su confier aux martyrs la besogne de conquérir la liberté pour aussitôt s’y engouffrer, la contrôler, puis gouverner par le glaive et le mensonge et, à l’occasion supprimer les souvenirs des martyrs pour mieux l'enfourcher. Ils n'ont pas de honte à s'approprier le combat des morts, à dire « nous » en parlant des martyrs qu’ils ont fait oublier. Après tout, l’histoire des peuples n’a que faire de vérités ni de mémoire elle a juste besoin de mythes, seulement de mythes, de faux héros, de vrais mensonges et d’orgueil grandiloquent.

Ce président qui n'a connu que les putschs et qui sera resté au pouvoir 20 ans (25 ans s'il arrive au terme de son 5ème mandat), cet homme avide de pouvoir, malade de pouvoir, qui ne croit ni aux élections, ni à l'alternance, ni à la séparation des pouvoirs, cet homme qui dit le contraire de ce qu'il pense et qui pense le contraire de ce qu'il dit, ce personnage sans grande compétence, qui aime s'entendre parler - Hélas, le plus souvent pour ne rien dire - , cet homme n'a pas fini de désosser un pays qui a cru, il y a 64 ans, engager une révolution pour se libérer. Il a dilapidé l'argent du pétrole, hypothéqué l'avenir, installé une Camorra dans la périphérie du pouvoir, isolé le pays dans l'arène internationale... après 20 ans d'exercice absolu et archaïque Du pouvoir, l'Algérie est à bout de souffle. Ce n'est pas moi qui le dit, ce sont les journalistes étrangers Qui se plaisaient, en 1999, à dresser un portrait dithyrambique d'un président « éclairé, courageux, démocrate et talentueux » et qui, aujourd'hui, en ce 64e anniversaire de révolution de novembre, écrivent et disent tout autre chose, S'autorisant des formules dégradantes et insultantes à l'endroit de président qu'il portaient aux nues. (A suivre) 

Auteur
Mohamed Benchicou
 

Commentaires

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Ils nous ont fait regretter notre indépendance , ils ont vendu au rabais les idéaux et les sacrifices de nos valeureux chouhadas .Ils se sont substitués au système colonial que nos chouhadas avaient combattu et chassé. À l'oppression colonialiste ils ont donné forme à une autre monstruosité semblable avec en plus l'omnipotence et le contrôle du droit chemin et de la religion dans un rôle qu'ils tiennent à partager avec dieu pour nous dominer et nous faire soumettre. Une dictature militaro-policiere doublée d'une dictature théocratique .

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Vraiment des goinfres! Les mains jointes et le creuset des paumes tendus vers le ciel et Dieu, ils Lui demandent de leur ajouter encore quelques milliards pour arrondir les capitaux pillés aux Impôts, au Trésor, aux banques, dans les transferts illicites vers l'étranger, les very grosses tchipas, De frappaer à mort Amir DZ, et surtout de ne pas se presser à rappeler à Lui Le Branché. Ils en ont encore besoin, Ould Kadoour ayant signé aux Etats-Unis, pas en Algérie, des contrats si discrets , qu'ils ont peur qu'il n'ait été trop gourmands et égoïste. Les Martyrs, les Chouhadas? Bof, ils y penseront une autre fois. C'est pas urgent. De toute façon , tout le monde va croire que c'est fait en même temps que la supplique. Allez, levez un verre!

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Je ne comprends toujours pas comment Allah, le dieu des Arabes, n'arrive pas a rendre les arabes heureux?

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nous devons refaire notre novembre 2018 ou 2019 ,nous somme gouvernés par les harkis et les moudjahidines sont mouillés jusqu'au cou après l’indépendance y avaient 125 mille moudjahid aujourd'hui il sont plus de 800 mille

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gouvernacre vois tu dans les films le héros ne mourra jamais chez nous les moudjahidine se font de plus en plus pour qu'il ne mourront pas

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