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LE COIN DES POETES

Ami

Pluie fine de rue 
Lumière s'y reflète
Saint Michel bat le pavé
De gens qui n'ont rien

Sols mouillés et des pas
Attendent ne sait quoi
Saint Michel est là
La Seine coule là

Les merveilles de la nuit
Ne sont plus là
Saint Michel les oublie
Ainsi passe le temps

L'Ami parti de vie à trépas
La Seine comme sa vie
Aura coulé et l'oublie déjà
Dans mes yeux une pluie.

JiJi

Cet espace est le vôtre ami(e)s poète(esse)s. Nous vous le réservons pour la publication de vos poèmes avec votre illustration.

 

Commentaires

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Ma Patrie

J’aime ma patrie à tous les temps,
l’été, l’automne, l’hivers , et le printemps.

J’aime l’Algérie pendant les soirs d’hivers,
quand le froid pénètre dans les cœurs.
J’aime le vent qui se promène dans la forêt,
et poursuit le chacal et le renard vers l’orée.

Quand la pluie tambourine sur les toits,
alors qu’on est à l’abri chez- soi,
et l’on écoute le vent qui siffle dans les champs.
Il nous raconte les histoires d’antan.

J’aime les flocons de neige qui se balancent,
et quand partout s’installe le silence,
dans les rues, le bazar et les instances,
en attendant le soleil avec patience.

Puis la campagne se couvre d’herbe verte,
de perce-neiges, de narcisses et de pâquerettes.
Le coquelicot dans les champs se balance,
et le blé, l’orge et l’avoine sont en abondance.

Les oiseaux chantent dans les amandiers,
les passereaux se rassemblent sur les oliviers.
Les perdrix rousses courent vers leurs nids,
ou’ les attendent avec impatience leurs petits.

Enfin arrive la reine des saisons
que tout le monde attend avec raison.
Les gens accueillent enfin l’été
et leurs visages s’éclairent de gaité.

Puis les émigrés sont tristes,
en colonne ils se dirigent vers la piste.
Les vacances sont vite terminées,
ils fond des projets pour la prochaine année.

J’aime ma Patrie en tous temps,
l’automne, l’hivers, l’été et le printemps.

@ mes frères et soeurs algériens.

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Nom (Obligatoire, sinon le commentaire sera supprimé.)
Hassan

E-Mail (ne sera pas publié) (requis)
hassan@hotmail.com

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Mon beau pays.

J’aime l’Algérie en automne,
avec ses forêts monotones.
Un platane aux feuilles rouges,
tend une branche au rouge-gorge.

Sous les bouleaux et les pins poussent,
des champignons aux ombrelles rousses.
Une ammonite se tient comme un berger,
et protège son troupeau de tout danger.

Un renard au pelage roux,
court le long des houx.
Il traîne sa queue en panache,
file comme une flèche et se cache.

Alors que dans le ciel le soleil luit,
un corbeau croisse et appelle la pluie.
Un hanneton à la carapace noire,
se hâte vers son gîte d’un soir.

Un cerf traverse une clairière,
il regarde sur les côtés et en arrière
Un tonnerre éclate dans l’air,
il s’affaisse et fait sa prière.

Deux hommes marchent dans le sentier,
ils n’ont pas l’air de rentiers.
L’un tient un fusil à la main,
l’autre pense au méchoui du lendemain.

Au loin des nuages s’amassent,
bientôt des flocons de neige se tassent.
Les cours d’eau et les mares se glacent,
l’automne se termine hélas.

Le vent du nord souffle en rafale
et les gens se terrent c’est normal.
Les arbres s’habillent de cristal,
et la grisaille d’hivers s’installe.

Puis c’est la fête de fin d’année,
le feu chante dans la cheminée.
une fumée blanche s’élance,
elle tourbillonne dans le ciel et danse.

Le vent du nord se transforme en bise,
la glace dans la mare se brise.
une perce-neige sort timidement sa tête,
pour observer de loin la crête.

Des ruisseaux coulent le long des pentes,
le soleil revient et se présente.
Après les longs mois d’absence,
la musique des abeilles rompe le silence.

Une hirondelle vole au raz de l’eau et se mouille,
un chardonneret sur un arbre gazouille.
des canards jacassent dans l’étang,
la nature se fait belle au printemps.

L’herbe pousse et perce le sol dur,
la forêt se pare d’une couronne de verdure.
Le bouton d’or et la pâquerette dansent,
un papillon blanc sur une rose se balance.

Plus tard le soleil monte au zénith et brille,
les gens du peuple font la fête et rient.
Ils mangent, boivent , chantent et crient,
l’espoir gagne les coeurs et les esprits.

J’aime l’Algérie en tout temps,
l’été,l’automne et le printemps.
C’est un vaste territoire,
rempli d’héros et d’histoires.

J’aime les algériens,
ce sont les miens:
Arabes, noirs ou berbères,
Nous avons la même mère.

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A nos retraités.

Hier j'ai rencontré un retraité,
qui n'avait pas mangé à satiété.
Il avait faim, il avait froid.
Il n'était pas très fier de soi.

Et pourtant il avait travaillé,
il se levait tôt et parfois veillait.
Il sentait souvent un ressort cassé,
Il avait très envie de trépasser.

Il avait sacrifié sa jeunesse ,
et avait participé sans paresse,
aux révolutions, culturelle et agraire,
du temps ou on était tous fiers.

Mais les temps ont changé.
Ce fut la peur et le danger,
puis le bradage des entreprises,
et tout se transforma en crise.

Des loups firent leur apparition,
et s'accaparèrent de tout sans restriction.
Ils l'accusèrent de tous les tords,
Il regrettait qu'il ne soit pas mort.

Un homme ne pleure pas,
et ce quel que soit le cas,
mais il le faut parfois,
quand ses frères perdent la foi.

Hier j'ai croisé un retraité......

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أتمنى لك الخير
سنة قمح و شعير
و للجزائر حرية التعبير
لاختيار من يقود المسير
الرجل الشجاع و الخبير
و للبلاد الغد تاريخي شهير
كفانا من جثة على سرير
يتلاعبو بها الجهلاء و الحمير
نطوي صفحة الثورة و التحرير
بإطلاق صراح الأسير
و نفتح أفاق الإقتصاد و التعمير
أطيب التحيات و التقدير

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Le désert.

Rien n’égale le désert,
ni la forêt, ni la mer,
son air pur et son atmosphère,
ses espaces, ses dunes et ses pierres.

A l’horizon une Gara noire,
c’est le signe de l’espoir,
pour ceux qui fuient le désespoir,
le matin, le jour et le soir.

Les granites rouges brillent,
les diorites de vert se maquillent,
les filons blancs se tortillent
et le gneiss ses yeux écarquille.

Dans les schistes d’ardoise,
deux failles se croisent.
Dans l’oued à quelques toises,
flotte un parfum d’armoise.

Le moula-moula lève sa tête,
dans l’air il sent la fête.
Sous l’acacia on a lié les bêtes
et du bois on fait la quête.

Sous l’arbre à l’ombre de l’été,
les touaregs boivent du thé.
Ils évoquent l’époque de satiété,
de jadis, du bonheur et de la piété.

Dans l’oued une gazelle joue,
elle saute et tend son cou.
Elle ignore le chacal et le loup,
l’hyène et les chasseurs fous.

Non loin une gerboise se déplace,
en laissant derrière elle sa trace.
Le lézard sur le sable se tasse,
la vipère sous le soleil se prélasse.

Le touareg sur sa monture,
avec son chéche a fière allure,
sans cuirasse, ni armure,
il est chevalier de nature.

Il se dirige vers le campement,
dans son sac: Du thé, du sucre et du froment.
Il scrute les mirages alarmants,
ou’ se reflètent des paysages charmants.

Dans le désert , rien n’est nuisible,
la vie coule simple et paisible.
C’est la patrie du coran et de la bible,
C’est mon rêve et ma cible.

Oui demain je partirai,
et à Tamanrasset atterrirai.
Je prendrais la route de Tirririne
et je traverserai Tin Séririne.

Oui il faut que je parte,
aux aiguilles de Tahagart
et autour d’un feu on parlera,
de ceux qui ne sont plus la.

On se souviendra de Oukal,
de Lakhdar, Mohamed et Djamel.
On parlera de Tan Affella,
du jour ou la montagne trembla.

Oui demain je partirai,
oui demain je partirai……

NB: Moula-moula oiseau à la couleur blanche et noire
Tirririne gisement d’or dans le Hoggar.
Tin Séririne bassin sédimentaire du Tassili.
Gneiss roche métamorphique.
Tahagart gisement d’uranium dans le Hoggar.
Tan Affella : site des explosions nucléaires souterraines.
Gara: Montagne en Tamachek
Les prénoms sont ceux des géologues du désert(Allah yarham men taoufa).

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Viens dans ma ville

J’aime déambuler dans ma ville
Tranquille.
je marche tout le long de la Makta
pas à pas.

De la Brémère aux grabas
Tout la-bas.
Je prend un thé et des beignets
avec nos aînés.

Voici notre frère Amri
Il rit.
Il prépare une grande Besma
Pour demain.

Ne voila pas Mr.Kabèche
à sa tâche.
Oiii! il se fâche
contre le camembert et la vache.

Soeur Louisa prépare le manger
à Alger.
Elle rêve de voyager
sans danger.

Si Abbassi est assis
sur son koursi.
Il rédige son testament
C'est alarmant..

Le Papi proméne Safa
ça va.
Il se dirige vers Monplaisir
Cela fait plaisir.

Si Bécouche rédige la dernière touche
il fait mouche.
Fait sa priére et se couche,
aprés sa douche.

Mr. Othmane dans sa Bretagne.
Il peigne,
des paysages marins,
Il est serein.

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La solitude.

Mes enfants ont quitté la maison,
mon épouse se traîne sans raison.
entre-nous il y a comme une cloison,
qui petit à petit distille son poison.

On m’accuse de vivre à leurs dépend,
comme un gueux, un chenapan.
Moi qui n’avait qu’un désir,
protéger ma famille et la nourrir.

Je n'ai plus de valeur marchande,
aprés moi personne ne demande.
Je suis seul dans ce monde,
seul je tourne sur cette terre ronde.

Mon cœur est triste,
comme un squelette sur une piste.
Tout dans ma mémoire s’efface:
Il ne reste aucune trace.

Seul dans un appartement,
je tourne comme un dément,
personne avec qui parler un moment,
ni âme, ni livre, ni roman.

La solitude est sans âme,
autour de vous tisse sa trame,
vers le gouffre tu rames,
sans te rendre compte du drame.

La vieillesse n’est pas la joie,
plus de santé et d’intelligence à la fois.
Tout ce qui était beau et plaisir,
petit à petit se fane et se met à dépérir.

A l’horizon des nuages noirs s’annoncent,
tout autour tangue et se balance.
La terre sous les pieds s’enfonce,
il ne reste plus ni musique ni danse.

Je n’ai pas de rancœur,
seulement je suis triste,
ceux qui remplissaient mon cœur,
ont quitté sans avertir la piste.

Je suis seul sur la route,
plein d’angoisse et de doute,
ballotté comme un sac dans la soute,
d’un navire qui n’a plus de marche-route.

Je suis fatigué de marcher dans ce désert,
sans chaleur humaine et sans repère.
je voudrais mourir comme la vague de mer,
qui aprés avoir voyagé atteint la terre.

Mes enfants ne sont plus la,
mes amis m’ont quitté,
ma femme comme un prélat,
elle est tout de noir habillée.

La vieillesse n’est pas de la joie!

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