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DECRYPTAGE

Bouteflika ou l'inventaire d'une dérive monarchique

Depuis l’indépendance de l’Algérie, en 1962, Abdelaziz Bouteflika est aux commandes du pays, excepté sa "traversée du désert" de 1981 à 1998.

Une année comme ministre de la jeunesse et du tourisme puis seize années comme ministre des affaires étrangères (et numéro 2 du régime de Boumediene de 1965 à 1979) ; il occupe par la suite le poste de ministre d’Etat sous Chadli pendant une année. Depuis 20 ans, il est président.

Sous le règne de Boumediene, Abdelaziz Bouteflika était le second du grand dictateur. Ils ont fait de l’Algérie un Etat qui reposait sur un « bâton » en acier : la terrible sécurité militaire. Economie de la rente et chape de plomb : prends ton bout de pain et ferme ta gueule ! Pendant ce temps là, Messaoud Zeggar, Abdelaziz Bouteflika et quelques autres privilégiés faisaient fortune dans ce pays décrété socialiste pour les masses populaires.

Chadli Bendjedid réglera des comptes en mettant en prison le premier et en faisant traverser un grand désert au second en le faisant poursuivre par la cour des comptes (ce qui le poussera à l’exil).

En 1999, comme par miracle, Abdelaziz Bouteflika profite d’une alternance clanique et revient au pouvoir comme chef de l’Etat. On ne pourra pas citer toutes ses « grandes » réalisations durant ses vingt années de règne en quelques paragraphes mais on peut faire part, brièvement, de quelques-unes, à commencer par la corruption.

La corruption est devenue une « valeur » sûre : ce ne sont pas les corrupteurs et les corrompus qui ont à craindre des sanctions pénales mais ceux qui essaient de s’y opposer. La délinquance gagne aussi sur le terrain des «valeurs». L’un des symboles de cette corruption, et délinquance, Chakib Khelil, totalise plus de 750 000 mentions «j’aime» sur sa page officielle de facebook. Et c’est un très proche du président.

Les services de sécurité et la justice semblent vivre en symbiose avec ces nouvelles « valeurs » sociétales. Après tout, c’est logique qu’ils se mettent à la mode : ils font partie du peuple.

Le système politique est d’ailleurs très performant en matière de corruption de masse. C’est ainsi qu’il a pu se constituer une clientèle importante qui « négocie » des avantages à l’approche de chaque élection, aussi bien au niveau de catégories sociales ou professionnelles, de secteurs, que dans une logique régionaliste ou confessionnelle. Même si des pans de cette clientèle semblent se réfugier ailleurs à l’occasion de ce cinquième mandat, il n’en demeure pas moins qu’une certaine clientèle continue de s’accrocher à ce qu’elle perçoit comme une source de profit.

La santé et la médecine ont déserté les hôpitaux : c’est un secteur complètement délabré. Cela fait les affaires des rabatteurs des cliniques privées. La nomenclature des médicaments importés ne cesse rétrécir, des pénuries à répétition. La secte au pouvoir s’en fiche : ils se soignent, eux, et meurent, même, en Europe ou en Amérique, pris en charge par la CNAS et l’Etat.

L’économie a pour oxygène la rente pétrolière et gazière. Cette dernière sert fondamentalement à maintenir le régime en place depuis l’indépendance du pays. Cette rente est essentiellement partagée entre ce qui sert à l’entretien de l’appareil de répression, le budget consacré à l’achat de la « paix sociale » et celui dévolu à la constitution d’une clientèle électorale, et ce qui est détourné par la caste au pouvoir. Des miettes pour le développement du pays. La courbe des prix des hydrocarbures représente le cardiogramme de l’économie algérienne.

Quatre mandats ont suffi à instituer et institutionnaliser les idées des islamistes qui ont gagné la bataille idéologique sans gagner d’élection présidentielle.

D’ailleurs, les zaouïas ont soutenu Bouteflika dans tous ses mandats et ont appelé à un cinquième mandat ! Grâce à toutes ces mosquées qui poussent comme des champignons, elles vont pouvoir continuer leur « œuvre ». D’ailleurs, on a l’impression que le pouvoir utilise de plus en plus l’« opium » (pour emprunter le mot de Marx) que le bâton pour mater les velléités de subversion dans le pays.

Pour réussir ses programmes, le président et ses « compagnons » ont misé sur l’éducation.

Avant, l’école était sinistrée, 20 ans plus tard elle est anéantie. Le peu de matière grise qui réussit à échapper, miraculeusement, au massacre est pompée par Campus-France à Alger même. Les universités forment des légions de diplômés en majorité incultes. Parmi ces lieux de savoir et de recherche, il y en qui se transforment en zaouïas qui ne s’occupent sérieusement que de la morale (islamique) de leurs étudiants. D’ailleurs, il n’y a que la dimension islamiste qui réussit dans ce système avec comme conséquence l’abolition du sentiment national. Islamisme et nationalisme sont incompatibles. La conscience sociale, quant à elle, s’est effritée au fil des années.

Pour ses performances intellectuelles, le système éducatif algérien a été l’avant-dernier du classement PISA en 2015.

A présent, ce n’est plus une école (et université) à réformer mais à fermer : ce sont les fondements même du système éducatif algérien qui doivent être refaits.

Quatre mandats ont suffi pour anéantir l’engagement idéologique en politique et asseoir l’hégémonie de l’opportunisme politique dans le pays. L’espoir d’alternance dans l’exercice du pouvoir est mort. L’opposition dite démocratique est laminée. On voit actuellement des femmes et des hommes qui se prévalaient de cette tendance se rallier à la candidature d’un général et se ranger derrière lui dans l’espoir de déloger Abdelaziz Bouteflika de la présidence.

Pourtant, il y peu de temps, personne ne connaissait ce général sorti du chapeau du grand magicien Toufik, l’ancien patron du DRS (qui a institué ce même Bouteflika). Le désespoir fait naître des mirages : voir en Ali Ghediri un «messie» alors qu’il ne peut représenter, au mieux, qu’une alternative clanique, avec, peut-être, un peu moins d’opium et plus de bâton. Il a servi le régime, et contribué à le sauvegarder, pendant des décennies avant de se découvrir une âme d’opposant après sa mise à la retraite. Pour la propagande électorale, ce sont les méthodes du système : ils n’essayent même pas de convaincre, ils veulent faire taire toute voix discordante. Les « candidats » ne sont pas en quête d’électeurs : c’est l’allégeance de la population qui est attendue. La police politique est déjà à l’œuvre dans les médias et les réseaux sociaux.

Une des « réussites » d’Abdelaziz Bouteflika est la sacralisation de son personnage. Le code pénal est éloquent : on ne parle pas d’«outrage» mais d’«offense» au président de la république. C’est le même terme qui est utilisé pour «le prophète et les envoyés de Dieu». Ces délits figurent dans le même article, 144 bis et 144 bis 2. Cette sacralisation est aussi dans l’après-Bouteflika : on parle de succession et non d’alternance démocratique. On peut penser aux monarchies mais dans ce mode de gouvernement, la succession est décidée dès l’accession au trône du monarque.

A la mort du prophète Mohamed, ses compagnons étaient tellement occupés à se battre pour la succession qu’ils avaient oublié de l’enterrer abandonnant son cadavre à la putréfaction dans son domicile pendant trois jours. En Algérie, la bataille pour la succession à Abdelaziz Bouteflika dure depuis des années mais aucun de ses compagnons n’a réussi, pour le moment, à s’imposer comme calife. Si jusque-là, on a empêché ce personnage «sacré » de se reposer ou de mourir, je crains que les prétendants au califat ne s’étripent encore pendant des années et oublient leur maître.

Abdelaziz Bouteflika a encore besoin de cinq ans comme chef de l’Etat (qu’il dirige déjà par procuration) pour asseoir définitivement au sein de la population la suprématie du fantasme arabe (les nombreuses vierges éternelles du paradis) sur le rêve américain ou l’idéal révolutionnaire français (qui a enfanté la déclaration de droits de l’homme). Il aura aussi le temps d’achever l’Algérie.

De toutes les façons, avec un calife ou un messie, on ne sera pas mieux lotis. Le mal est très profond. Il faut espérer un miracle et un véritable processus démocratique pour sauver le pays.

Auteur
Nacer Aït Ouali
 

Commentaires

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La désignation –parce que tout est désignation aux temps actuels- de M. LAMAMRA comme conseillé diplomatique d’une momie –les BOUTEFLIKA sont sur le point de nous révéler les secrets énigmatiques de la momification égyptienne- est en elle-même une confirmation, qui n’a rien de littéraire, de l’existence de cette énergie sombre, bien physique et qui manœuvre depuis cette non moins physique matière noire qu’est la géopolitique mondiale qui gravite tout autour de la triptyque pétrole, dollar et ‘institutions’ internationales.

Deux fausses notes ont perturbé la symphonie de l’après seconde guerre est ont sérieusement dérangé le théâtre d’ombres mis en scène par de grands acteurs du renseignement ayant changé de maître au profit des lobbys financiers et des intérêts privés : la crise financière de 2008 et le printemps arabe, qui ont donné un sérieux coup au plan final de domination mondiale des peuples par de nouveaux pharaons.

Le sens de l’Histoire s’achemine naturellement vers ce qui n’a pas été, mais il arrive à la Dame qui porte en gestation l’humanité, non pas de nous faire retourner au passé mais plutôt de recréer, dans le présent, des séquences de ce passé, du moins, aux yeux de ceux qui voient, à travers un déroulé d’événements qui donne l’impression du déjà vécu, identiques à ceux ayant provoqué l’un des nœuds et qui empêchent la conscience collective de chaque peuple d’être.

Il y en a de ces personnages illustres à travers l’histoire, qui ont réussi à défaire le nœud par la bonne connaissance des choses et la vraie patience aux circonstances, comme il y en a qui ont préféré faire parler l’épée et le canon pour aller vite, et c’est généralement ce nœud provoqué qui revient dans le temps…

Pour revenir à ce qui nous concerne et à ce qui nous arrive, cela découle de ce glissement fatal qui nous a éloigné de notre indépendance et nous a livré de nouveau, pieds et poings liés à l’ancien joug colonial, par ce processus entré à l’œuvre dès l’instant où la matière noire a donné son accord à l’énergie sombre de mettre fin à la vie de Houari BOUMEDIENNE –je suis loin d’être un fan du personnage.

Je l’ai appelé décennie noire parce qu’elle renferme à elle seule la bonne clé qui ouvre ce passage qui mène vers la lumière…

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ne soyons pas dupes ne soyez pas naïfs cet individu en prenant le pouvoir illégitimement a déclaré maintenant que j'ai le trône sauf la mort me l’enlèveras pourquoi gaspiller des milliards de dinars alors que les dés sont déjà jetés L'Algérie gouverner par un cadre beaucoup D’algériens sont malades tristes malheureusement ils souffrent intérieurement sans pouvoir s exprimer par peur d’êtres arrêtes et emprisonnerez licencier

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ne soyons pas dupes ne soyez pas naïfs cet individu en prenant le pouvoir illégitimement a déclaré maintenant que j'ai le trône sauf la mort me l’enlèveras pourquoi gaspiller des milliards de dinars alors que les dés sont déjà jetés L'Algérie gouverner par un cadre beaucoup D’algériens sont malades tristes malheureusement ils souffrent intérieurement sans pouvoir s exprimer par peur d’êtres arrêtes et emprisonnerez licencier

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LE PRÉSIDENT EST MALADE DITES-VOUS Mr SELLAL ?

Réponse

Mr Sellal, vous reconnaissez publiquement la maladie de Mr Bouteflika. Et cette maladie n'est pas passagère. C'est une maladie très GRAVE et INVALIDANTE, que Mr Bouteflika a depuis plus de 7 ans.
Mr Sellal, la planète toute entière a constaté et vu depuis 7 ans, l'incapacité de Mr Boutelika, qui occupe ILLÉGALEMENT la fonction de président de la république, depuis 2013. LA CONSTITUTION LE LUI INTERDIT STRICTEMENT.

Dans un pays de droit où le pouvoir est entre les mains des institutions, Mr Bouteflika serait DESTITUE depuis 2013.

Mr Bouteflika est incapable d'exécuter par lui-même le moindre acte indispensable à tout être humain, pour vivre. Mr Bouteflika ne sait même pas ce qui se passe autour de lui.

Donc vous représentez Mr Sellal, L’ILLÉGALITÉ.

La candidature de Mr Bouteflika EST ILLÉGALE et couvre l'Algérie d'une HONTE ETERNELLE, sur le plan mondial. Nous sommes devenus plus qu'une risée du monde.

Et par conséquent, vous n'avez pas le droit, Mr Sellal, de vous adresser au peuple étant donné, que le candidature de Mr Bouteflika, que vous représentez, est illégale.

LE PRÉSIDENT EST MALADE MAIS A SES HOMMES, DITES-VOUS Mr SELLAL ?

Réponse

De 2013 à ce jour, la fonction de président est usurpée par son frère Saïd et le clan présidentiel mafieux et prédateur dont vous faites partie Mr Sellal, preuve à l'appui.
1000 milliards de dollars ont été dilapidés et c'est Mr Benouari ex-ministre du trésor qui l'a déclaré publiquement. Il a également affirmé que le secteur bancaire privé Algérien a été détruit, pour permettre aux banques mafieuses Françaises de s'installer en Algérie. Et on voit leurs méfaits au quotidien.

Le clan présidentiel mafieux a installé en plus en Algérie des lobby et réseaux mafieux pro-Français dont le rôle est de bloquer par tous les moyens le développement de l'Algérie, comme le prouvent les projets vitaux pour l'Algérie de Mr Rebrab, qui sont bloqués depuis plusieurs années. Ces projets porteront nos exportations à plus de 50 milliards de dollars et créeront plus d'un million d'emplois directs et indirects.

Avec 1000 milliards de dollars, l'Algérie devrait être mieux développée que l'Espagne.
Ces usurpateurs cités ci-dessus ont hypothéqué l'avenir du peuple Algérien et celui des générations futures.

Ce qui prouve que ce clan présidentiel mafieux et prédateur est le pire ennemi du peuple Algérien.
Selon le dernier rapport de la Banque Mondiale, nos réserves de change en décembre 2018, sont descendus à 60 milliards de dollars.

Où est passé l'argent du peuple Algérien ?

Après tous ces crimes économiques inqualifiables, dont le clan présidentiel mafieux et prédateur EST TOTALEMENT RESPONSABLE, le peuple Algérien ne vous fera jamais confiance à vous et à votre clan, Mr Sellal.
JAMAIS, JAMAIS, JAMAIS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

VIVEMENT Mr GHEDIRI PRÉSIDENT ET VITE.

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