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Menaces sur la Kabylie

Ne pas céder à la peur ! Protéger nos libertés ! Réhabiliter le débat pluriel !

Ferhat Mehenni, président du GPK, a appelé récemment à la constitution d'un "corps de contrainte en Kabylie".

Ferhat Mehenni a fait une déclaration le 3 juin dernier à partir de Londres dans laquelle il a appelé ses partisans à la formation d'un "corps de contrainte" de sécurité. Cette grave déclaration a suscité et suscite encore un âpre débat dans divers milieux politiques et intellectuels. 

Dans cette contribution publiée par El Watan, Arezki Aït Larbi, journaliste-éditeur, militant des droits de l'homme et membre fondateur de la première Ligue de défense des droits de l'homme, explique et dissèque les dangers et les non-dits de cette déclaration. En dépit de la gravité de la situation et des potentiels dangers d'une telle déclaration, il avertit contre "les stratèges de comptoir", appelle à un débat serein et à l'expression de toutes les idées pacifiques.

La rédaction

 

La dérive était prévisible ! En demandant à la Kabylie «d’accepter de bonne grâce et en toute conscience la mise sur pied d’un corps de contrainte», Ferhat Mehenni a déclenché un séisme de réprobations. Intervenant dans un contexte national, régional et international bien particulier, son «appel de Londres» aura eu toutefois le mérite de relancer le débat sur des questions fondamentales, otages jusque-là des agités du clavier chargés de polluer les réseaux sociaux. Avant même d’ouvrir ce débat, les miliciens de la pensée l’ont déjà enfermé dans un camp, avec ses barbelés, ses miradors, et ses gardiens.

Le choix est binaire : l’adhésion aveugle et inconditionnelle à la force «de contrainte» en gestation, ou les crachats déversés sur son promoteur. Malgré les apparences, ces deux options sont, en fin de compte, les deux faces d’une même pièce. En excitant les antagonismes jusqu’à la caricature, elles mènent vers un seul objectif : neutraliser la «capacité de nuisance» de la Kabylie, fut-ce au prix d’un grave dérapage.

Ni ange, ni démon ! Ferhat Mehenni n’est pas ce «prophète», ce «visionnaire» que ses partisans nous somment d’aduler. Il n’est pas non plus le «traître», le «fou», ou le «mercenaire» diabolisé par ses pourfendeurs qui appellent à sa lapidation. Ce militant politique au long cours a eu ses heures de gloire forgées dans la lutte pour un idéal auquel il a voué toute sa vie.

Pour les militants des années 80’, il était le porte-drapeau d’une génération qui a ébranlé, les mains nues, la dictature du parti unique. Au risque de donner une nouvelle crise d’urticaire aux analystes de bistrot, oui, il était le «meilleur d’entre nous», malgré les dérives en cours qui appellent plus à la réflexion et à la vigilance qu’à l’excommunication.

Si la passion est le carburant des luttes extrêmes, une «drogue» qui peut pousser jusqu’à l’ultime sacrifice pour défendre une valeur, une conviction, un projet ou même une crête, elle ne doit pas brider ce devoir de lucidité et la part de la raison, qui restent les ultimes remparts contre les aventures tragiques et les suicides collectifs.

Stratèges de comptoir

Dans cette période trouble de notre histoire tourmentée, il faut résister aux simplifications caricaturales et au confort du prêt-à-penser. Malgré les appels pressants au lynchage d’un homme qui a tout donné pour la cause des libertés, de la Kabylie, de l’Algérie, il incombe à ses anciens compagnons de lutte, comme aux jeunes militants du MAK, de protéger Ferhat Mehenni.

D’abord contre ses propres démons. Si, dans la phase historique actuelle, le projet indépendantiste peut paraître comme une diversion qui risque de virer au tragique, son expression démocratique est légitime dès lors qu’elle reste pacifique.

Il serait donc malvenu de donner quelque crédit, et encore moins de rejoindre la horde de hyènes qui bavent sur son visage, la meute qui tente de lui mordre les mollets, ou les «patriotes» gastriques qui éructent leur amour d’une Algérie fantasmée, qui ne trouve grâce à leurs yeux que dans la peau d’une vache à traire.

Pour toutes ces raisons, les agents infiltrés dans l’entourage du vieux militant pour tirer les ficelles à l’ombre de sa notoriété, doivent être démasqués. «Ministres» d’opérette, dont certains ont été exclus d’organisations antérieures en raison de leurs «fonctions» d’indics confirmés de la police politique, affairistes véreux nommés «ambassadeurs» qui ont fait fortune dans le commerce de la «libération du peuple kabyle», tous ces stratèges de comptoir rentrent curieusement en Algérie par le salon d’honneur de l’aéroport d’Alger, sans être inquiétés !

Au même moment, les jeunes militants du terroir, des étudiants pour la plupart, se font embarquer par la police pour avoir collé une affiche appelant à la commémoration du 20 Avril.

Et puisque la guerre de Libération nationale reste, pour ces faussaires avec ordre de mission, une référence symbolique dans ses travers les moins glorieux, imagine-t-on un ministre du GPRA/FLN se rendant à Paris pour animer un meeting pour l’indépendance de l’Algérie, et rejoindre Tunis en passant par le salon VIP d’Orly escorté par une escouade du SDECE, les services secrets français de l’époque ?...

La voie pacifique : Une frontière politique et morale

Au-delà des personnes, il reste l’essentiel : les enjeux politiques. Rappelons ici que le MAK a été créé dans la fureur de la répression du Printemps noir de 2001, à la veille de la marche du 14 juin, à Alger, au cours de laquelle des repris de justice étaient mobilisés pour jouer les agents provocateurs. Le soir, au journal de 20h de l’ENTV, un haut fonctionnaire du ministère de l’Intérieur félicitait ces mercenaires «qui ont défendu leur ville contre les envahisseurs venus de Kabylie».

Si tout projet politique est discutable, celui du MAK historique qui prônait l’autonomie avait un incontestable mérite. Alors que les manipulateurs de l’ombre excitaient le désespoir d’une jeunesse blessée pour la pousser vers des dérapages violents, Ferhat Mehenni et ses compagnons tentaient de canaliser sa colère en lui offrant un cadre de lutte ordonné, et surtout pacifique.

Malgré les divergences et les confrontations, parfois rudes, entre les différents courants politiques qui activent dans la région, et singulièrement à l’université, cette expression pacifique s’est imposée, depuis le Printemps berbère de 1980, comme une ligne rouge sang consensuelle qui a tracé la frontière — politique et morale — entre la légitimité des opinions même les plus outrancières, et le piège des aventures sanglantes, dont nombre de militants avaient fait les frais par le passé.

En violant ce consensus qui a évité, jusque-là, l’irréparable malgré les provocations récurrentes, en voulant s’imposer à la hussarde, comme une autorité de fait accompli qui va dicter sa loi aux citoyens et exercer une coercition dont il revendique, déjà, les exactions «inévitables», le GPK est devenu une milice liberticide. Contre la Kabylie. Contre les Kabyles.

Le marketing politique de cette sortie de route a été préparé depuis bien longtemps. Par un discours outrancier élaboré par des conspirateurs en cagoule, il vise à isoler la région rebelle de son environnement, la couper de la solidarité nationale, avant de la livrer au chaos. Un discours à la jonction de trois pôles agissants, aux intérêts en apparence divergents, mais qui se recoupent sur le même terrain des opérations : la Kabylie.

1- Pour le pouvoir algérien, il s’agit de neutraliser la région frondeuse, catalyseur potentiel d’une insurrection citoyenne nationale, même si le Grand soir semble peu probable à court terme. Dans le sérail, secoué par les soubresauts d’une interminable guerre de succession, la tentation est forte de reconstruire le consensus en invoquant une fois encore la traditionnelle «main étrangère, relayée par l’ennemi intérieur». Comme dans l’affaire de Cap Sigli, qui avait fait diversion pendant la lente agonie de Houari Boumediène en décembre 1978.

Dans un climat d’incertitude qui oscille entre 5e mandat et succession clanique, l’option d’une nouvelle répression sanglante serait d’autant plus légitime qu’elle aura été confortée par des concessions cosmétiques sur les revendications culturelles et identitaires portées par la Kabylie : statut de langue nationale et officielle «aussi» pour Tamazight, Yennayer jour férié, Académie berbère…

2- Pour le Makhzen marocain empêtré dans le bourbier du Sahara occidental depuis la Marche verte de 1973, l’occasion est inespérée de transformer un «problème de décolonisation» géré par l’ONU en conflit bilatéral avec l’Algérie.

Le soutien ostentatoire à la déstabilisation de la Kabylie est devenu un levier inespéré, une providentielle monnaie d’échange dans d’éventuelles négociations avec le pouvoir algérien : l’abandon du GPK contre celui du Polisario !

Une position opportuniste qui vire parfois au burlesque. Alors que l’ambassadeur marocain à l’ONU se faisait l’interprète d’une «Kabylie insurgée» en quête d’indépendance, la police royale réprimait violemment les manifestants pacifiques du Rif.

3- Pour les néo-conservateurs américains, qui ont redessiné la carte du Grand Moyen-Orient en faveur de leurs alliés, notamment Israël et l’Arabie Saoudite, une dissidence violente en Kabylie réprimée dans le sang serait le prétexte aux armées des «grandes démocraties» pour prendre pied en Algérie, rétablir la paix et protéger le pays des menaces terroristes qui harcèlent déjà ses frontières.

Comme en Irak, en Libye, au Yémen, et en Syrie. Après avoir subi, comme l’Algérie, les dictatures indigènes avec la complicité des anciennes puissances coloniales, ces pays sont plongés, et pour bien longtemps encore, dans un indescriptible chaos.

Alliances coupables

Ce scénario de l’apocalypse est loin d’être une vue de l’esprit, même si, à force de crier au loup de la «main étrangère» pour discréditer les mouvements sociaux, il a perdu toute crédibilité lorsque la menace, bien réelle, frappe à nos portes. Une analyse sommaire du discours belliqueux contre «l’Algérie coloniale» permet de révéler les dessous d’une agression préméditée. Elaborée par les officines spécialisées dans les coups tordus, il est relayé par les cagoulards qui hantent les réseaux sociaux, en se revendiquant, sans être démentis, du mouvement «souverainiste».

Objectif : la mise en quarantaine — au sens bactériologique — de la Kabylie en lutte, pour éviter la contagion citoyenne dans les régions «normalisées». Intolérance, misogynie, propos racistes, sympathie sans complexe pour les services secrets de puissances hostiles sont revendiquées avec une curieuse ostentation… Toutes les digues de l’intelligence, de la logique, de la raison et de la bienséance ont fini par sauter.

En France, la proximité d’extrémistes rejetés à la marge de la République est exhibée comme une prise de guerre qui va «conforter le combat de la Kabylie pour son indépendance». Comme l’extrême droite identitaire spécialisée dans la chasse au «bougnoule». Comme Eric Zemmour et les nostalgiques de l’Algérie française qui rêvent de reconquête. Comme Bernard-Henri Lévy, le très peu recommandable va-t-en-guerre, devenu brusquement un «ami de la Kabylie».

Peut-on revendiquer décemment le soutien d’organisations fascisantes et d’individus sulfureux qui, eux, nous considèrent tout juste comme une force supplétive de leurs fantasmes, l’instrument docile de leurs manœuvres ? Le philosophe en représentation permanente, qui peine à avoir des idées novatrices, a pris la fâcheuse habitude de cultiver une image de dandy sur les ruines des pays qu’il a contribué à détruire.

Faut-il rappeler que lors du Printemps noir de 2001, BHL n’a pas eu un seul mot de compassion pour les 126 jeunes manifestants pacifiques, tombés sous les balles assassines des gendarmes. C’était l’époque où il était bien en cours dans le sérail algérien après avoir donné, quatre années auparavant, l’onction démocratique au régime et couvert de sa notoriété médiatique les dérives sécuritaires qui avaient terni la légitimité de la lutte antiterroriste.

Lorsque le chaos libyen dont il était l’artisan-théoricien s’était installé dans la durée, BHL avait déclaré, lors du dîner annuel du CRIF, l’organisation sioniste ultra que les juifs démocrates et progressistes n’ont cessé de dénoncer : «Je suis allé en Libye en tant que juif.

La disparition d’El Gueddafi, ennemi d’Israël, ne peut être que bénéfique, même si la démocratie n’est pas encore à l’ordre du jour dans ce pays». Faut-il donc se résoudre à voir, un jour, le même BHL, accompagné d’une meute de caméras, poser en bombant le torse dans les restes fumants de la forêt de Yakouren ?

Ou dans les ruines de Bgayet, la ville historique réduite à un amas de gravats ?
Si chaque militant, chaque mouvement politique est libre de ses amitiés, de ses alliances et de ses soutiens, ces errements ne sauraient engager la Kabylie, qui mérite mieux que le rôle de supplétif d’une opération contraire à ses aspirations.

L’exemple des Kurdes, qui ont combattu les barbares daechiens avec un courage peu commun, est encore d’une tragique actualité. L’on ne peut penser sans émotion à cette jeune femme, commandant d’un groupe de résistance qui, entre deux accrochages avec les légions de l’Etat islamique, donne le sein à son bébé.

Traquer la mort pour préserver la vie ! Peut-on oublier Barîn Kobanê, dont le courage a été chanté aussi bien par son peuple que dans les salons parisiens où l’on cause en régurgitant des relents de caviar ; lorsque la jeune combattante de 23 ans est suppliciée, torturée, découpée en morceaux par les troupes conquérantes du très «modéré» Erdogan, peu de «consciences morales» s’élèveront pour dénoncer la barbarie du Grand Turc.

Positionnements contre-nature

Est-ce un hasard ? Alors que l’arbitraire policier tend à se généraliser, alors que les procès pour délit d’opinion se multiplient, alors que les agressions liberticides ont atteint un niveau d’alerte qui soulève l’indignation unanime, alors qu’un embryon de résistance pacifique commence à prendre forme, on propose à la Kabylie de faire preuve de docilité pour se soumettre de bonne grâce à une force de «contrainte».

C’est-à-dire une autorité de fait accompli, dont la cible sera le citoyen kabyle, sommé de renoncer à ses libertés, mettre ses neurones au garde à vous, répudier son devoir de lucidité et accepter les exactions, qui s’annoncent déjà «inévitables», des néo-Pasdarans, véritable «Armée kabyle du salut».

Avec un pouvoir autoritaire plus enclin à la ruse et à la répression qu’à la négociation, le chemin est encore long pour concrétiser le rêve d’une société plurielle, dans le respect de toutes ses composantes ethniques, culturelles, linguistiques et religieuses. Est-il raisonnable pour autant de se tirer une balle dans la tête au milieu du gué ?

Le devoir de lucidité appelle, aujourd’hui plus que jamais, à la vigilance. Tout projet politique, du plus banal au plus farfelu, est légitime dès lors qu’il respecte le débat démocratique, loin des surenchères, des invectives et des intimidations. Qu’on ne s’y trompe pas ! Les rebelles Facebook qui, avec le courage qu’autorise l’anonymat, prônent la violence comme un raccourci pour accoucher l’histoire, les stratèges de bistrot qui glorifient le martyre et le sacrifice… des autres, sont rarement parmi les premiers à prendre le maquis.

S’il faut éviter de céder à la peur dans un contexte où tous les coups semblent permis, force est de reconnaître que l’hypothèse d’une provocation sanglante est loin d’être une vue de l’esprit. Le terrain de cette opération a été préparé depuis bien longtemps.

Par un positionnement contre-nature qui a ciblé les valeurs ancrées jusque-là en Kabylie, depuis l’Etoile nord-africaine jusqu’au Printemps d’avril 1980, les chargés de mission n’ont reculé devant aucune outrance pour cracher le venin de leurs commanditaires sur les héros qui ont façonné l’engagement de plusieurs générations de militants.

Outrage bien singulier à l’histoire, Abane Ramdane serait donc coupable d’avoir assassiné Bennaï Ouali, Amar Ould Hamouda et leurs compagnons berbéristes de 1949 ; Krim Belkacem serait l’artisan du traquenard qui a emporté Abane ; le «sanguinaire» Amirouche aurait décimé l’intelligentsia kabyle qui risquait de faire ombrage à ses ambitions de pouvoir ; Hocine Aït Ahmed se serait vendu aux islamistes pour le perchoir d’une Assemblée nationale dominée par les barbus.

Si nul révolutionnaire n’est exempt d’erreurs, parfois tragiques, il faut relever que dans ce procès en indignité instruit par des procureurs à gages, aucun baron du pouvoir, aucun corrompu du sérail, aucun tortionnaire n’a été convoqué dans le box des accusés.

Ce révisionnisme qui prolonge la crise de l’été 62 participe de la quête permanente de légitimité des vainqueurs venus des frontières, dont le palmarès guerrier se résume aux coups de feu contre les maquisards des Wilayas, et qui s’est soldé par des centaines de morts. A défaut de revendiquer quelque gloire acquise sur les champs de bataille, les planqués de l’extérieur qui ont pris le pays en otage depuis l’indépendance, tentent ainsi de salir ceux qui continuent à leur faire de l’ombre.

De la sous-traitance de cette régurgitation de l’histoire, les nouveaux commissaires politiques sont passés aux fatwas de l’intolérance. En distribuant des brevets de «kabylité» à ceux qui, par conviction, par lâcheté ou sur ordre de mission, sont devenus les chantres d’un suicide collectif, ils renvoient tous les autres dans les catacombes de l’indignité et de la trahison. Dans leurs vomissures prémâchées dans les officines où s’élaborent les conspirations déversées sur les réseaux sociaux, la Kabylie est réduite au rôle de rampe de lancement contre «l’Algérie», devenue un gros mot, une maladie honteuse.

L’autonomie régionale en marche

Face à toutes ces manœuvres, il est temps de distinguer les militants emportés par l’élan de leur enthousiaste sincérité, auxquels il faut tendre une main fraternelle, des mercenaires chargés d’organiser les dérives, qu’il faut isoler. Une seule riposte : protéger et élargir les espaces de liberté, promouvoir la pratique démocratique par le débat nécessairement pluriel où chaque militant, chaque citoyen aura sa place, à visage découvert, sans anathème, sans invective, sans intimidation.

Dans ce débat, les militants pacifiques du MAK ont toute leur place pour promouvoir et défendre leurs convictions, parmi d’autres militants, porteurs d’autres projets politiques, d’autres convictions.
De tout temps réfractaire à l’autorité qui tend à la brimer et à brider sa liberté, la Kabylie ne peut donc «accepter de se soumettre de bonne grâce» à celle d’un GPK replié sur les bords de la Seine, qui rappelle par bien des facettes une histoire récente.

Contrairement à son alter ego qui avait fui le pays en guerre pour revenir en conquérant une fois la paix retrouvée, ce nouveau clan d’Oujda-Montreuil autoproclamé pouvoir de fait accompli, s’essouffle à provoquer une guerre civile qui va lui donner quelque légitimité internationale, à défaut d’avoir le consentement du peuple kabyle qu’il prétend représenter.

Car, le retour vers les années de plomb, la tentation de réinventer le parti unique pour imposer «l’unité d’action et de pensée» de triste mémoire, ne peut engendrer que des affrontements fratricides. En se rêvant dans l’uniforme du général de Gaulle, Ferhat Mehenni risque de se réveiller avec la barbe de Messaâdia, au milieu des dégâts que son aventure ne manquera pas de provoquer.

Malgré tout, rien n’est perdu à jamais. Tout est encore possible. Dans un monde d’incertitudes qui ne pousse guère à l’optimisme, des citoyens sans grade, sans indemnités ni ordre de mission, ont fait le pari de ressusciter l’espoir. Contre les hordes salafistes envoyées à la conquête des villages de montagne pour traquer la paisible spiritualité ancestrale, et imposer l’intolérance d’une religion caricaturale, contre les manœuvres du pouvoir qui peine à normaliser la Kabylie insoumise, la force tranquille de l’autonomie régionale est en marche. Plus qu’un discours, plus qu’un projet, elle se construit concrètement, au quotidien.

Le «concours du village le plus propre» a fait tache d’huile. La démocratie participative est une réalité dans l’ancestrale Tajmaât mise à jour. Le développement durable n’est plus un fantasme de quelque écolo décalé avec une marguerite entre les dents ; chaque week-end, les «exilés» des villes retournent volontairement au village pour participer aux travaux d’intérêt collectif, à côté de ceux qui y sont restés, pour améliorer leur cadre de vie.

A Iguersafène, le comité du «village aux 99 martyrs» rasé par l’aviation coloniale peut annoncer avec cette fierté de ceux qui préfèrent les actes aux slogans : «à part l’électricité et le goudron fournis par l’Etat, tout le reste a été réalisé par les villageois». Le reste, ce sont des rues tracées au cordeau et d’une impeccable propreté. C’est une crèche et un jardin d’enfants. C’est une mosquée où l’on prêche la tolérance et le respect, et qui abrite, dans une harmonieuse cohabitation, le siège du très laïque comité de village.

C’est un centre culturel avec une bibliothèque bien fournie, et un musée dédié à la Révolution. C’est l’eau minérale captée des sources de montagnes et qui coule dans les robinets… D’autres villages comme Zoubga, Boumessaoud, Ath Waâvane, Tiferdout, et tant d’autres encore, moins connus mais tout aussi méritoires, ont réussi le pari d’une modernité décomplexée, bien ancrée dans les valeurs du terroir.

Le Festival Racont’Arts, cet espace itinérant de convivialité, d’échange et de partage qui, sans budget, avec des bouts de ficelle et beaucoup de bonne volonté, a acquis une renommée internationale. Les Cafés littéraire de Bgayet, de Bouzeguène, d’Aokas et de Sidi Aïch, pour ne citer que les plus médiatiques, ont essaimé un peu partout dans la région. Des bibliothèques publiques poussent dans des lieux parfois insolites : cafés maures, abribus, jardins publics, etc. Autant d’initiatives citoyennes autonomes qu’aucun pouvoir autoritaire, aucun «corps de contrainte» ne saura arrêter.

Cette Kabylie qui avance pour construire au jour le jour, pierre par pierre, l’avenir de ses enfants, a besoin de conforter une bien fragile paix civile et d’élargir le champ des libertés. Ceux qui ont connu la guerre d’indépendance, ceux qui ont vécu l’occupation militaire pendant l’insurrection du FFS de 1963/65, ceux qui ont accompagné le deuil des familles des victimes du Printemps noir de 2001, en connaissent la valeur pour la laisser hypothéquer par des coups de tête inconsidérés.

Si vous voulez que le sang coule…

Contraint à l’exil et coupé depuis quelques années des réalités du terrain qu’il ne connaît désormais qu’à travers des rapports frelatés, Ferhat Mehenni est entré dans une autre dimension. Ceux qui ont chanté Tizi Bwassa (l’hymne aux luttes passées, présentes et à venir), Tafsut n Tizi Wezzu (Le printemps de Tizi Ouzou), Nnif d lherma (honneur et dignité) du «troubadour» qui a porté les espoirs trahis de l’Algérie démocratique, de la Kabylie combattante, et de Tamazgha réconciliée avec son passé pour aller vers un avenir solidaire, sont sous le choc. Le «troubadour» flamboyant qui a servi, plus que tout autre, la cause de la liberté, semble aujourd’hui otage d’un GPK interlope, qui promet à la Kabylie des souffrances, du sang et des larmes pour une cause occulte.

Non, cher Ferhat, ne crache pas sur le passé pour justifier les dérives du présent, qui préparent un sombre avenir. C’est ce «troubadour» que tu traites aujourd’hui avec mépris qui a porté, haut et fort, les valeurs pour lesquelles tu as sacrifié une carrière qui aurait pu être «rentable», hypothéqué ta liberté dont tu as été si souvent privé, ignoré le confort de ta famille qui a longtemps vécu de la solidarité militante pendant que tu moisissais dans les cachots humides de Lambèse et les cellules de condamné à mort de Berrouaghia.

Au moment où la Kabylie risque de basculer dans l’inconnu, je t’invite à écouter la voix de ton cœur, dans l’intimité de ta conscience.
Je t’invite à penser aux jeunes militants du MAK qui t’adulent comme un prophète et dont l’enthousiasme risque de se fracasser contre l’impasse d’un combat douteux.

Pour les avoir vus, non sans une pointe d’admiration, chaque 20 avril, chaque 12 janvier, sur le terrain des luttes, j’ai pu mesurer leur engagement désintéressé, dans un climat politique pollué par les redditions et les plans de carrière. Malgré les erreurs compréhensibles d’une jeunesse qui aspire à s’affirmer, leur quête d’idéal pour façonner un désir d’avenir est un gage d’espoir.

N’avons-nous donc, toi comme tous les militants de notre génération, rien d’autre à leur offrir que le choix entre la course à la mangeoire d’un système que nous feignons encore de combattre avec plus ou moins de sincérité, et l’aventure hautement risquée, qui vise à entraîner la Kabylie dans le rôle indigne de supplétif, dans une guerre qui n’est pas la sienne ?

Je t’invite à avoir une pensée pour toutes les mères qui ont déjà pleuré un fils tombé à la fleur de l’âge, et à celles qui risquent de le faire si ton appel, suicidaire pour la région et tragique pour le pays, trouvait écho. Comme ta propre famille avec laquelle nous avons tous pleuré Améziane, l’aîné de tes enfants assassiné dans des circonstances troubles que la justice peine à élucider.

Je t’invite à mesurer l’ampleur du chaos qui menace la Kabylie, et dont tu risques d’être le vecteur consentant. Accepteras-tu de voir chaque village, chaque quartier, chaque rue, devenir le terrain d’affrontements fratricides ?
Je t’invite à écouter ces vers que le «troubadour» d’Imazighen Imula a chanté avec une conviction qui force, aujourd’hui encore, l’admiration et le respect :

Ma tebgham tazla idammen
I y idammen nwen kunwi
Zwiret akwen nwali
A syadi imeqranen

(Si vous voulez que le sang coule,
Et votre sang à vous,
Passez devant qu’on vous voit,
Vous, messieurs qu’on appelle grands).

Ce cri du cœur et de la raison que tu as porté comme une lanterne qui balisait la folie de nos rêves, les militants kabyles de plusieurs générations, dans la pluralité de leurs convictions, sont encore très nombreux à y croire. J’ose espérer que, malgré les apparences, ton verbe a dépassé ta pensée, et que tu ne l’as pas définitivement renié.

A. L. A.

Auteur
Arezki Aït Larbi
 

Commentaires

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On veut vivre dans un pays qui s'appellera Republique Kabyle. Pourquoi les arabes souhaitent aux palestinien ce qui ne veulent pas aux kabyles ?. Est.ce qu¡ils nous aiment au point ou ils n'arrivent pas a imaginer vivre sans nous ?. Nous pensons que le moment est venu de nous separer, que chacun prends son destin en mains.

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Doit on faire semblant que la constitutionette foncierement aux antipodes de notre tradition laique berbere serait une fatalità' historique?
Certe le recours aux armes redonnerait un credit politique au regime criminel, ce que j ai moi-meme decrie'. Toutefois les crimes et criminels doivent etre juges. Sans quoi on admetrait la pax de domination. Ce que vous innocentez indirectement en ometant cette prassi digne de l' occupant colonial...(
Si les armes sont un mauvais moyen un refus clair et fort du regime dominant doit prendre le relais pour de vrai. Sans quoi on subira l' islamisme d' Etat en complement de celui de la oumma. Le BIG-IP choix societal est un crime. Dites donc que faire plutot que de prolonger l' agonie que les rues de kabylie bien propres seront jonchees sous peu de tapis islamiques, comme les banlieues parisiennes enseignent qu' un islamisme tolere' nuit la liberte'. Cette verite' est a' la puissance N quand c' est l' Etat qui dispense la charia d' office aux ecoliers!

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Wi siça, chantez encore vos vieux refrains et psalmodiez encore vos anciennes litanies.

Thoura daghène n’allez pas carwar que j’ai que ça à faire de me mêler de ces zistwars de kabichous pendant que je guète Si Qadour des fois qu’il rentrerait par effraction poser sa chronique qu’il vient de chiasser chez ingiri pataryoutik qui raffole de zistwars de harkis tellement eux ils sont pataryottes.

Jusque-là j’étais plutôt du côté de ses contempteurs, mais là ça en fait kamim trop des sohabbas qui se trouvent une vocation de lapidaires.
Ils nous rappellent les chemins qu’ils ont suivis dans le désert comme Mou3iz qui pomma son peuple dans le désert sans les accompagner jusqu’à la terre promise.
Loukane khinwi vous avez réussi Ferhat n’en serait pas là ! Là, au bout de sa logique tout seul pendant que la kabychie achève son arabo-islamisation lhemdouyllah !

Admettez kamim à partir du moment où il s’est engagé sur la voie de l’autonomie, de la différentiation sans évoquer le nom d’indépendance il ne pouvait aboutir qu’à cette alternative : la soumission, ou ….

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Non cher Monsieur , Ferhat n'a jamais fait un appel à la guerre dans sa déclaration du 04 Juin 2018 à Londre;Ferhat a appelé à constituer un corps de sécurité , qui veillera sur le citoyen kabyle, comme c'est le cas en Catalogne (ESPAGNE); et pourquoi?
-D'abord il y'a ce problème de communication entre les citoyens Kabyles et la majorité du corps de sécurité Algerien, les kabyles n'arrivent pas à s'exprimer clairement dans les langues parlées arabes algeriennes,
-Nous sommes tous témoins des exactions commises par ces corps de sécurité à savoir la corruption dans l'affaire du sable par exemple,
-et pour finir, j'évoque le Mois d'Avril 2001 qui a complètement ternis l'image de ce corps de sécurité algerien;

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Les discours creux valent zero devant le cocktail 🍸 de s deux islamismes, du peuple et de l'Etat( issu du coup d' Etat).
L' ecole impose la charia lui fait echo la contitutionette, en avalanche emportera tout a' son passage.Si paris subit la pax islamiste ce ne sera pas la kabylie a' pouvoir arreter une telle pression.
Le triptyque est le levier de cette strategie on impose le symbole nouveau en le greffant a' l' original, avec la scritture du resultat: eviter le rejet...
Ferhat n' a pas tue' mais on le crucifie....

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Pourquoi tout ce bla bla bla ? ou est le mal, si le president d'un parti qui a rendu sa dignité à la kabylie s 'adresse sereinement aux militants pour leur recommander de se protéger face aux razias et exactions d'un pouvoir assoiffé d 'en découdre avec eux moyennant repression,torture l'arbitraire chantage , bref l'utilisation des methodes hitleriennes contre des jeunes qui ont été laissés pour compte pendant 56 ans. par des dicatateurs qui lui ont confisqué l' independnace acquise par leur parents au prix de leurs vies.

Certains ont la mémoire courte ils sont aveuglés par leur désir de paraitre des sorciers en politique, ils balaents 56 ans de souffrance sous la botte d' un clan de malheur qui nous a insultés, tués affamés ,exilés, deshonnorer . rtaités de harkis de juifs de mauvais mucsulmans infideles amomoh assassinés nos elites je ne sais quoi encore, la liste de sméfaits de ces bandits est trés trés longue.
Soyez hommete ne versez pas dans le sentimentalisme gratuitTrouvez vous juste de diaboliser l' homme qui essaye ded faire de son ,mieux pour arreter ce génocide ?? Esz il vraiment la rooseur a aroser comme beaucoup d emauvaises langues sont en train de prêcher? non non et non . Fehat est pacifique ila subi la vilemce et il na jamais reagit c est le Ghandi Kabyle n en deplaise au pouvoir assassin .Personne ne ma payé pour ecrie cequi precee et je ne suis pas du MAK je suis juste un kabyle qtz a connu la hogra du FLN et ses barons

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Ce qui est très bizarre c'est le silence du pouvoir et des islamistes face a cet appel lancé à l'emporte pièce!!!!!
Oui c'est évident c'est leurs rêve et fantasme de voir la Kabylie à genoux même si pas pour les mêmes desseins. Ils veulent laisser faire les amazighs s'entretuer pour assouvir leurs désir de vengeance sur histoire. Ils se frottent les mains comme des mouches sur un tas de cacas! non! yaw fakou et ce depuis 2001. Non yaw fakou depuis que les KDS ont infesté le terrain. N'est ce pas a vu tlilict!

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J'ai 86 ans, je reve d'assister a la naissance de la Republique Kabyle.

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IL est quand même étonnant de lire cette cascade d'interventions sur une évidence que tout ce monde admet intérieurement : quoi de plus naturel que de se défendre face aux agressions, de surcroît d'une institution Police/gendarmes et Justice aux ordres. nous sommes dans une impasse totale. Il faut rappeler que ce n'était pas la faute au MAK que 130 jeunes sont assassinés par balles explosives, que Matoub a été liquidé !!
Bouteflika lui-même avait dit que s'il était à la place de ces GIA, il aurait pris les armes !! Boutef est toujours là, président, même handicapé, presque sans voix, ni mouvements !! C'est quoi ce traitement de faveur ?? un islamiste qui prend les armes, c'est dans la nature des choses peut-être ?? un Kabyle qui veut se défendre ne peut pas le faire, et on est loin des faits d'armes revendiqués par ceux-là même que l'on élève au rang de personnalités nationales reçus à la présidence pour écrire une ou 2 lignes dans la constitution algérienne. C'est quoi ce traitement de faveur, à moins de demander aux kabyles de ne prendre les armes qu'après leur conversion à l'Islam radical, et renommer leur combat identitaire en Djihad : là, on en verra aucun inconvénient, on va être applaudi (y compris par Naima Salhi !), financé et j'en passe.

Comme par hasard, la plus part des intervenants étaient (ou sont toujours) des amis à Ferhat, pour certains, ont partagé même la prison, voire la cellule avec lui. Arezki lui-même a affirmé que Ferhat était le meilleur d'entre-eux. qu'est ce qui a changé depuis moins de 2 mois ?
Est-ce le pouvoir qui a gentiment demandé à ces anciens amis de Ferhat de lui demander de "s'assagir" ? Est-ce que ces intervenants ne sont pas eux-mêmes victimes d'une machination ?
Au demeurant, que peut proposer Arezki pour éviter à la Kabylie de se diluer complètement dans le moule arabo-musulman ? En attendant, l'école fait des ravages en Kabylie, y a t-il une ou plusieurs voix pour STOPPER NET ce carnage ? Parce qu'entre temps, le MAK n'a fait de mal à personne, il encaisse juste les coups de matraque et les veillées dans des commissariats, les insultes, le mépris et toutes sortes d'injustice.
Avec tous ces intervenants, Ferhat doit être sous pression, venant de ses propres amis, Kabyles.
Ad Yili Rebbi Yidek A Da Farhat

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Les sous traitant du régime interviennent à tour de rôle farhat est os coincé dans les larynx des dérogeant maffieux algérien ces dernières actionnent leurs relais a à tour de rôle pour diffamer farhat espérons récolter des miettes ou un siège.fahat a le soutient de toute la Kabylie .vous perdez votre temps,

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merci pour cette analyse lucide, l'algerie doit rester unie apres avoir mis de coté tout ce qui est illegitime

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Serons nous des éternels soumis ? Les berbères sont-ils toujours des peuples à asservir . Des égoïstes, égocentriques incapables de relever les défis des peuples conscients et libres. Dieu n'aime pas les lâches,.

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Ils feignent d'éteindre l'incendie en mettant de l'huile sur le feu ! Au lieu de condamner les crimes du puissant terrorisme d'état, ils préfèrent incriminer celui qui défend sa Kabylie et son peuple. Ils jouent au diable en traçant une ligne de démarcation entre les Amazighs aliénés, devenus la force active de leur aliénation et ceux qui sont allergiques à toute forme d'assimilation... car pour ces schizophréniques valets de l'arabo-islamisme, plutôt sa ruine et même sa disparition qu'une Kabylie indépendante.

Même Mustapha Hammouche et Hakim Lalam, qui d'habitude préfèrent le bon-sens à la polémique, qui rejettent l'invective et l'anathème et pour qui j'ai un grand respect, n'ont pas résisté cette fois-ci à l'affreuse et ignoble tentation de jeter l'opprobre sur cet infatigable militant et combattant de toutes les causes justes, de clouer au pilori et vouer aux gémonies Monsieur Ferhat Mehenni, Président du GPK.

Que dire de tous ces apprentis-sorciers jouant en mauvais figurants et médiocrement le rôle de journaliste et excellant dans le rôle de la tromperie et de la supercherie ? Comment qualifier tous ces scribouillards de cette presse aux ordres, ridicules dans leurs trop grands costumes de journaliste, qui ont attendu avec la patience de vautour un aussi sensible sujet, une aussi facile proie pour la polémique et les malentendus pour transformer en cette circonstance dorée leur plume en cul-de-poules afin de dresser un portrait au vitriol de l'auteur de cet appel de Londres, lui qui n'a commis de pêché et de crime que celui d'avoir choisi l'ultime voie, semée d'embûches, pour sauver ce qui pourrait encore l'être de ce qui reste de la mythique Kabylie que nos ennemis voudraient bien transformer en Kaboulie ?

C'est avec leur plume qu'ils éteignent la lumière et le son pour que nous cessions de discuter, de vouloir échanger et d’écrire. Ils ont déclaré persona non gratta l’argument et pour mort le débat, qu'ils ont noyés sous l’invective et l’anathème. C'est la dialectique du western. La récession de la pensée, la déflation des idées, la médiocrité des temps incertains. Si leurs ridicules montagnes en mal d'homme accouchent de souris, les nôtres enfantent des lions comme ceux qu'ils feignent hypocritement de respecter comme les Abane, Ait Ahmed, Amirouche, Krim,... et ceux qu'ils haïssent ouvertement comme Ferhat Mehenni et compagnons.

J'exprime à l'ANAVAD, au GPK et à son Président Mr. Ferhat Mehenni mon indéfectible soutien ! Comme ont tord les fossoyeurs de notre existence, même quand ils ont raison, Mr. Ferhat Mehenni a raison, même lorsqu'il a tord! N'en déplaise à mes frères aliénés, n'en déplaise à toute cette multitude d'algérianistes de mauvaise foi, n'en déplaise au RPK qui voudrait renaître des cendres du MAK, lui qui n'a rien du phénix.

Nous sommes là, toujours là, de plus en plus nombreux, bien présents, plus présents que jamais pour vous soutenir, vous épauler, vous communiquer toutes nos énergies, toutes nos volontés conjuguées, toute la puissance de notre passion pour la Kabylie, notre Kabylie ! Nous sommes avec vous, nous mènerons avec vous le combat pacifique jusqu'à l'ultime seconde et jusqu'à la victoire. Nous garderons à jamais notre ferme conviction, Monsieur le Président, que votre victoire sera la nôtre, que notre avenir sera le vôtre. Nous ressentons les frémissements de notre chère patrie "La Kabylie", elle, qui est fière de vous avoir enfanté pour l'arracher des tentacules de l’infamie de l'arabo-islamisme qui l'écrase et qui veut la dissoudre et lui redonner les lettres de noblesse républicaine et démocratique.

Vive la Kabylie libre et indépendante!

Avec tous mes respects et mon fidèle engagement.

Hambourgeoisement vôtre.
Allas Ilelli

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En lisant ,péniblement,cet incroyable article d une violence ,en filigrane,contre ferhat,inouie d hypocrisie,on se demande ,justement,si le tartuffe ou l'Imposteur ,la comédie de Molière en cinq actes et en vers créée le 5 février 1669 sur la scène du Théâtre du Palais-Royal, n a pas été réincarné en un kabyle, d ici et de maintenant .
Quelle malédiction de constater que le panarabisme ,aidé par ce genre de tartufferie,a encore des siécles et des siécles de domination coloniale en pays kabyle
Tazamurth at qar hit tachakurt at aagadh l'olivier a eu mal de la hache ,et a crié
Ata chakurt ilaanayem tene-ghi dhi yé Oh!la hache ,stp,tu me fais mourir
Taacha kurt ta ra yess i tazamurth La hache répondit à l olivier
ATA ZAMURTH : Afus siw as sghurem idika Oh! olivier,mon manche provient de
ton bois

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Dans ce monde de la culture ,celle des hommes libres et des beautés d âmes diamétralement opposé à celui de vils oesophagiens,adipeux, corrompus jusqu'au nauséabond de leurs moelles avilissantes on entend la voix de l'ami " BREL donner de l'amicale tendresse des hommes libres
Chauffe marcel chauffe.....
Et celle de ptiti mario hauts talons ,moqueuse ,dédaigneuse et insultante vociférer
Koule ya lekbeyli ,koule..

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Toute la kabylie avec ferhat??? Vous revez monsieur croyez moi..
Nous sommes tellement inombrables,kabyles algeriens a refuser ce nouvel autoritarisme que veulent nous imposer les gens du mak anavad ,et croyez moi vous ne passerez pas...
Nous n avons pas combatu et resiste aux barbares du fis pour tomber dans les bras totalitaires de ferhat et ses sbires...
Le ferhat de notre jeunesse n est plus,il est tombe bien bas et il s enfonce inexorablement,refusant la voix de la raison,tant pis pour lui ,l histoire le jugera....

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Ferhat n’a jamais fait appel à la guerre. Il n’a pas les moyens de se battre contre une armée qui peut détruire tout le Maroc au complet. Si on avait les moyens on serait déjà indépendants depuis longtemps.
Ferhat prépare son peuple à être prêt au pire, Monsieur Arezki. Votre Algérie va exploser mon cher, et Ferhat ne va pas sacrifier son peuple une autre fois pour sauver ta dictature chérie.
On s’est fait avoir pendant les années 90, vous êtes un grand menteur. Nous nous sommes révoltés par hasard, mais parce qu’après que la Kabylie avait sacrifié ses meilleurs enfants pour que l’Algérie ne sombre pas dans l’intégrisme et l’islamisme. Voilà le nouvel ordre arrive, l’islamisation et la daechisation de la Kabylie par les gros moyens, et décharger une Kalachnikov sur un jeune Kabyle dans une brigade de gendarmerie, en signe de mépris et d’humiliation.
Et le 14 juin était la fermeture à double tour, de toute possibilité de démocratisation, de reconnaissance identitaire. N’a-t-il pas juré ton Berzidan par 3 fois que Tamazight ne sera jamais langue nationale et officielle?
Tu l’as dit toi-même Ferhat est le meilleur de nous tous, moi je te dis encore mieux, Ferhat est en avance sur nous tous, y compris sur toi!
Alors écoute-le ! Au lieu de retarder sa cadence, de créer cette psychose.
Je te rappelle, Ferhat ne présente aucun danger pour les Algériens, et loin de présenter un danger pour les Kabyles.
Le seul danger pour les Algériens, et les Kabyles c’est la dictature Algérienne.
Ferhat ne fait appel que pour protéger ces citoyens. Il y a pas plus légitime que ça. Vous pourrez mourir justement, allez y verser votre sang en premier puise que vous connaissez la chanson, le nôtre c’est non!
Je sais ce que vous êtes, vous attendez à ce que l’autonomie sera décrété par ton Berzidan, marre de cette mentalité de beni oui oui, il a fallu que la dictature décrète langue Tamazight langue de tous les Algériens, que les youyous les feux d’artifices explosent partout, oh quelle bonheur, notre cher dictateur a corrigé l’erreur, une injustice. Quand Ferhat se battait, emprisonné torturé pour Tamazight! Beaucoup l’appelaient mokharib, amcum. Tu vois pourquoi je te dis il est en avance?
Comme les Kabyles ont choisi la propreté contre la saleté imposée par la tyrannie Algérienne. Les Kabyles choisiront leurs gouverneurs aussi. Nous allons bâtir ce pays nous allons avoir notre place parmi les peuples de ce monde. Avec ou sans l’aide du Maroc, les juifs, BHL ou qui tu veux. Mais chose est certaine l’avenir parlera de vous.
iteswiɛt nediq ineḥwaǧ irgazen, mačči di liṭaɛ.
Continuez à craindre vos ombres, l’Algérie arabo-musulman est en route, Taqvaylit tugduda aussi, vous pouvez choisir votre camps.
Tanemirt, taqbaylit taḥwaǧ arawis. Ada Arezki.
--- Mohandwamer--

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Il faut savoir que les choix civilisationnels sont des nécessités existentielles. Or le régime qui a imposè l'arabisation cherche à faire valoir le fait accompli. 55ans de cechoix ont produit le desastre actuel. La longueur de cet ar4ticle montre cette peur de choisir, alors il rode autour de la question sans l'affronter de face. Peut on accéder à l'identité par réformes succèssives? Une identité octroyée en pillules sert juste l'ancrage de lahierarchie: celui qui vous reconnait vous controle. Les peuples différents meurent et vivent dans leurs essences deraciner une culture ou lui changer de terroir, la tue. Ou le pays entier rentre dans son ame unitaire, alors pas d'arabe officielle ni d'islam source juridique oubien la Kabylie finia par prendre son chemin. Le non -choix fait subir les effets néfasts au pays. Le triptyque sert l'indecision qui fait du pays un arabe refusè par les vrais arabes: la schyzophrenie

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"Debat pluriel" sert l'ancrage du triptyque: à savoir le devoir s'arabiser à 50% faute de n'avoir pas pu effacer ce qui resistent.

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Rien que le répertoire en chansons de Da Ferhat est en soi une encyclopédie.
Pourquoi on est allé cherché Amzarti (Le déserteur !!!) au lieu de Tizi Bwassa ??? :
Anved ghaf Tizi Bwassa
Nessike-d ghar Zat
Amek ara yili uzekka
Yemmugar -Ghid Umennugh
Amennugh nekwni at nedhem
Ghaf Izarfan Nnagh
Kra igh yerzan at nessedhem
Sifadhen Net dukli Nagh
Tanemirt

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Il se murmure dans les quartiers huppés d'Alger qu'il reste encore des places a prendre dans la nouvelle académie de langue amazigh qui va être mise en place si dieu le veux biensur par l'état Algérien. Et le nom de DDA REZKI est bien mis en avant, mais a condition qu'il fasse une bonne tournée de danse du ventre... en attendant le claquage des strings, la chasse est ouverte... a vos marque ! prêt ? a l'attaque ..

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Enfant, l'on me forçait à dire que mes ancêtres étaient des Gaulois, moi le petit Kabyle natif d'un village niché au flan de la chaîne du DJURDJURA là où les "roumis" avaient planté leur drapeau en juin/juillet 1857 et pour la première fois, l'aigle ayant baissé la tête, il a été vaincu par plus fort que lui.

Et puis vint la guerre d'Algérie durant laquelle, femmes, enfants, vieux, jeunes, tout le monde avait contribué à hauteur de ses moyens et de ses possibilités à sacrifice à soutenir, entretenir, nourrir, habiller, faire déplacer et j'en passe nos "valeureux maquisards" pour arracher notre indépendance que nous n'imaginions pas telle qu'elle nous est offerte depuis 1962 à ce jour.

En ces temps de guerre, enfant, je me souviens que l'on nous disait que nous serions tous égaux et tous algériens sans aucun autre qualificatif qui viendrait compléter celui tenant à notre qualité d'algérien. Et puis, vint l'indépendance, tant attendue mais que n'avons-nous pas entendu depuis? De Kabyle forcé à chanter qu'il est gaulois, je passe à Kabyle forcé de chanter que je suis "Arabe" moi qui n'ai rien à voir avec cette race ni de loin, ni de près et cela parce qu'un traître qui a vendu tous ses frères de l'OS en 1950 l'avait décidé pour tout le monde et nos parents, les maquisards qui ont fait la guerre et non comme les planqués de l'extérieur se sont aussi tus par peur ou par lâcheté. Le résultat nous l'avons obtenu dans les années 1990 durant lesquelles des scieurs de poteaux, des traîtres à la révolution se sont découverts une âme de révolutionnaires après coup
pour marquer de leur empreinte et à leur manière les habitants de ce pays. Et encore durant cette période, comme en 54/62, c'est bien un village kabyle -IGOUDJDAL - qui a fait parler de lui et qui s'est levé contre la hogra instaurée par nos muftis d'opérettes -illettrés et idiots malléables et corvéables à merci- qui voulaient devenir des érudits en sciences islamiques à la sauce mahométane.

SI la religion avait arabisé certains qui ont renié leurs origines, elle ne le fera jamais pour moi : je demeurerai jusqu'à la dernière minute de ma vie -KABYLE et fier de l'être n'en déplaise à tous les larbins et autres suppôts de l'islamisme manipulateur car l'histoire et le présent nous enseigne que les Malaisiens, les Indonésiens, les Iraniens, les Turcs ne se sont pas arabisés et n'en sont pas moins des musulmans.
A tous ceux qui me diraient qu'un certain BEN BADIS avait dit ceci ou cela, je leur rétorquerai que ce monsieur ne me représente pas comme je ne me sens pas représenté aujourd'hui par l'homme au fauteuil roulant ni d'ailleurs par ses prédécesseurs tous usurpateurs d'une fonction qui ne devaient jamais leur revenir. BEN BADIS s'est rendu en France pour festoyer et non pour exiger, il n'a pas pris les armes , ni n'a appelé le peuple à se soulever et je ne connais pas beaucoup de ses semblables qui aient pris les armes et qui ont rejoint le djebel durant les années de plomb et de poudre. Cette engeance des marabouts, des zaouias, les escrocs par le livre écrit par Waraqa ont sévi et continuent à le faire même aujourd'hui.

Dans la vallée de la Soummam, il y a un bachagha qui est craint par tous les autochtones pour ses accointances avec les colonisateurs en la personne de BENALY CHERIF qui a envoyé des centaines d'hommes kabyles en Nouvelle Calédonie et à Cayenne en déportation, qui a trahi le cheikh AHADDAD lors des insurrections de la Kabylie en 1871 et je m'aperçois que l'un de ses descendants est porte-parole du ministère des affaires étrangères de l'Algérie qui'ils ont contribué à maintenir sous le joug du colonialisme. Je vois une descendante du BENGANA coupeur d'oreilles de ses concitoyens reçue à grandes pompes par la TV algérienne qui plastronne à vanter les mérites de son aïeul.
Je vois des fils de harkis qui osent traiter de "terroristes" les enfants de maquisards. Je vois des collaborateurs de FAFA détenteurs d'attestation de moudjahid avec emploi et pension à la clé.Je vois des gens qui ont été condamné par le FLN plastronner sur les sommets de l'état pour lequel ils n'avaient jamais levé le petit doigt.
Notre révolution était inachevée, c'est ainsi que des usurpateurs, des gens sans foi, ni loi, des traitres se sont accaparés les rênes de ce pouvoir avec l'appui des gens à leur image et des marsiens auxquels s'ajoutent toutes les hordes d'intéressés du système pour en arriver à parler toute honte bue d'une génération de baby BOUTEFLIKA lui le célibataire endurci.
Et dans toute cette faune, comme pour ameuter tout ce qui peut être utile, nous voyons intervenir tous les marabouts pour implorer FERHAT à plus de sagesse sans avoir rien compris à ce qu'il dit OU mieux en déformant ses dires et ses intentions.

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Vous pouvez gigoter à votre guise mais jamais les Kabyles n'auront recours aux armes. Leurs armes ce sont leur conscience des enjeux, leur sens élevé des responsabilités, leur bravoure, leur engagement sur le terrain de la politique, leur lutte au quotidien aussi bien en Kabylie qu'à l'étranger pour continuer à sensibiliser et toujours sensibiliser les opinions. Leurs armes ce sont aussi leur drapeau, leur hymne national Kabyle, leur mobilisation, leurs marches, la commémoration de leurs dates historiques, leur équipe nationale de football, leurs documents administratifs (même symbolique pour le moment), leur futur monnaie ainsi que leur parlement, leur mémorandum pour l’autodétermination pour faire entendre leur voix dans le monde entier. Leurs armes ce sont également leurs valeurs communes, leur identité millénaire, leur culture ancestrale, leur langue éternelle et leur détermination à toute épreuve. Leurs armes ce sont aussi leur clairvoyance, leur lucidité, leur intelligence. Quelque soient vos provocations et vos messages de haine, les Kabyles ne prendront jamais les armes pour vous faire plaisir. Ils sauront attendre le temps qu'il faut pour arriver à leur fin au moindre frais. Ils appliqueront le bon sens paysan qui consiste à attendre que le fruit mûrisse pour le cueillir sereinement et en toute quiétude. Pour votre gouverne, les Kabyles n'ont ni gourou, ni émir, ni imam, ni parrain, ni commandeur des croyants, ni guide spirituel, ni chikour, ni fakhamoutouhou, ni si Flen. Ils ont uniquement des leaders politiques qui tentent tant bien que mal de les guider et de les rassembler. Parmi ces leaders, Ferhat M’henni, quoi que l’on pense de lui, s’avère être le seul qui a compris ce qui sied réellement à la Kabylie. Son expérience de militant acharné, de politicien avisé, d’homme de tous les combats a fini par l’aiguiller dans le sens du vrai combat, du seul qui vaille la peine d’être mené à savoir d’extraire la Kabylie des griffes de l’idéologie mortifère de l’Arabo-islamo-salafiste. Tous ceux avant lui se sont trompés de société, d’ennemis et de la nature du combat qu’ils devaient mener avant d’arriver en fin de compte à la grave dérive que connait la Kabylie actuellement. Ferhat M’henni est une chance inouïe pour la Kabylie si elle veut la saisir, contrairement aux oiseaux de mauvais augure qui, par défaitisme, fatalisme, impuissance, incompétence, servilité, opportunisme, masochisme, haine, jalousie ou intérêt bassement matériel à défendre, tentent de salir celui qui fut le maquisard de la chanson. Il n’est ni un dictateur ni un gourou comme on tente de le dépeindre, mais on ne peut non plus, compte tenu de sa mission délicate actuelle, lui reprocher d’être ferme ou d’imposer de la rigueur et de la discipline pour pouvoir atteindre les objectifs que le MAK s’est fixé. En tout état de cause ce grand Monsieur mérite tous les égards et au pire toutes les circonstances atténuantes possibles et inimaginables quand on connait ceux contre qui il lutte, des ennemis barbares et criminels de la pire espèce. Ce sont ces énergumènes qui doivent être montré du doigt, trainé dans la boue et demander à ce qu’ils soient jugés pour crime de guerre et crime contre l’humanité pour ce qu’ils ont fait subir non pas seulement à la Kabylie mais à toute l’Algérie. Se faire l’avocat de ces criminels et s’en prendre à Ferhat revient à choisir son camp. Celui de la soumission, de l’indignité, du déshonneur et de la honte. Alors, faute de ne pouvoir proposer autant sinon mieux que Ferhat M’henni, de grâce ayez au moins la décence de vous taire et de vous terrer.

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Tous les algériens sont opprimés par les régimes successifs qui se sont imposés depuis l'indépendance, et pas seulement les kabyles. Qu'on le veuille ou non, la Kabylie est une région intégrante de l'Algérie, comme les autres régions de notre pays. Que mes amis kabyles se rangent du côté des apprentis sorciers qui veulent mettre le pays à feu et à sang est intolérable. On sait que la majorité des kabyles ne sont pas des extrémistes, surtout ceux de la petites Kabylie qui sont méprisés par ceux de la grande... Tizi

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@malek, Nuance, nous n' avons rien contre vous, desole' mais nous refusons l' arabisation et l' islammisme. Notre langue n' est ni l' arabe nos lois pas islamiques. Du reste l' algerie arabe est waghzen....

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Celui qui me méprise c'est celui qui me traite d'arabe moi qui n'ai rien à voir avec cette race ni de loin, ni de près. Le "Kabyle" du SEBAOU n'a rien contre celui du SAHEL. Amirouche le grand KABYLE a élu son quartier général dans l'AKFADOU.
Celui qui me méprise c'est le traitre qui a pondu sa constitution scélérate dans laquelle il est déclaré que ce pays est arabe et musulman. Je ne suis pas arabe et je ne suis pas obligé d'épouser et d'adopter la religion de la haine et de la violence et de l'industrie du mensonge.

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Bizarrement votre; vous parlez d'interalite territoriale en Algerie mais Votre tentative de division "Petits contre Grands Kabylie" est miserablement basse et d'aucune verite. Elle reflete bien sure une reflexion de type colonisatrice bien connue historiquement : diviser pour regner. Le seul mepris que les Kabyles du Nord, de l'Est , de l'Ouest ou du Sud, en sont victimes c'est celui qui vient de tes consorts.

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Ferhat Mehenni et son PAK me rappellent ceux qui faisaient du tourisme en Egypte, au Maroc et en Tunisie et qui ont pris le pouvoir en 1962 et qui sont toujours entrain de conduire l'Algérie vers un abîme très profond d'où elle ne risque plus de s'en sortir .
Mr Mehenni venez avec votre entourage prendre les armes en Kabylie au lieu de passer des joueurs paisibles en France ou en Israél .

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Maitre Ait Larbi, puisque vous aimez les a defendre contre les bavures policieres , voila du travail pour vous.

Extrait:
Abdennour Hamadou, assené de plusieurs coups sur le crâne par la police algérienne à Larbaa Nat Irathen est actuellement dans le coma. Son état est jugé critique.

Il a été roué de coups en bas de chez lui dans la nuit de dimanche à lundi, après que la police algérienne ait tenté d’empêcher un rassemblement anticipé pour célébrer la Journée de la Nation kabyle du 14 juin.

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@ Malek, contrairement à tes appréhensions, les Kabyles ont toujours servi de pompiers à ce pays et les pyromanes apprentis sorciers dans tous les sens du terme tout le monde les connait et sait où ils se trouvent. Alors arrêtez de délirer. Quant à vouloir créer la zizanie entres Kabyles de telle ou telle région cela ne tient plus parce qu'il n'existe ni de petite ni de grande ni d'aucune autre taille. Il y'a tout juste la Kabylie dans toute sa diversité.

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@_Tizi Bwssa

Bonne remarque. Je suis entièrement d’accord avec toi.

Dans l’adaptation en kabyle du Déserteur de B. Vian, il était question de ne pas envoyer les enfants kabyles pour se battre pour la France, l’Algérie, pour les Arabes (La guerre de six jours), etc. Les temps ont changé …

Ihi tura :

[A] nbed γef Tizi n Wass-a
Nessiked γer zdat
Amek ara yili uzekka
Yemmuger-aγ-id umennuγ
Amennuγ, nekwni ad t-neddem
Γef izerfan nneγ
Kra i aγ-irẓan ad t-enssedhem
S ifadden n tadukli nneγ

Tanemirt

Ilef iḥizi

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" .......l'habitude nous apprend à servir et à avaler, sans le trouver amère, le venin de la servitude......" La Boëtie.
" .. La folie consiste à appliquer la même solution à un problème et de s'attendre à des résultats différents." A Einstein
Nous vivons depuis 56 ans sous la domination, sous la volonté arbitraire, d'une régime qui n'accepte aucune action de notre part si elle n'est pas conforme à ses désirs ou sa volonté. Venir aujourd'hui nous dire qu'au nom de l'unité nationale, il faut accepter de se faire écraser et de disparaître, ceci est inacceptable. Vous n'avez pas le monopole de la vérité. Chacun a le droit de s'exprimer, sans qu'on ne le traite de tous les noms d'oiseau, et même M Mehenni !!!
Au nom de l'unité nationale on veut bâillonner les gens et dresser les bûchers.
Une campagne de désinformation à grande échelle est lancé par le régime qui a ameuté tous ses serviteurs... et courtisans...KABYLES..... "les docteurs spin". Cette fois -ci, sans Naima salhi et la cohorte d'islamo-fascistes qui la soutiennent d'habitude. L'ordre et donné,seuls les Kabyles doivent neutraliser leur frère. pour cela, on déploie une méta propagande digne des campagnes de "Béria" avec bientôt la réouverture du goulag dans le sud. On veut développer un sentiment de peur irrationnelle, pour suggérer au peuple kabyle, de rejeter les militants du MAK à travers le mythe de la guerre civile répéter ad nauseam par les médias au garde à vous pour l'enraciner dans la population. Une opération psychologique digne du 5ième bureau. bientôt ils vont sortir les hauts parleurs et les slogans vont fleurir sur les murs des cités. tant que la kabylie n'a pas pris sa destinée en main, elle demeurera toujours la cinquième roue du carrosse, nous serons toujours considérés comme minoritaire, chez nous, sur notre propre terre et donc condamné à subir et se taire.

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DA FARHAT fiat ressortir les hemmorides au regime et a ces relais,RPK ,KDS,aux islamistes,aux journalistes affilés aux drs
vive la kabylie indépendante
vive da farhat

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Elle est trop trop grosse ,la couleuvre que tu viens de pondre pournous la faire etre avaler..
Tu peux courir pour nous confondre .Tu essayes de mettre la petite contre la grande tu reves . Quelle petite ! qu 'elle grande !,il n y a eu, il y a et il n'y aura qu' une seule kabylie , depuis la nuit des temps et jusqu' à l'eternité, n'en déplaise aux colinisateurs de Tamzgha qui ont toujours echoué dans leurs tentatives de nous diviser pour rêgner sur notre chère patrie Tamzgha qui sera un jour ou
l'autre libre et indépendante. Vous aurez a choisir entre la valise et le cercueil et vous neperdez rien pour attendre.. La vengeance est un plat qui se mange froid !.

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Belle envolée lyrique de soutien au dernier discours de Ferhat Mehenni. Je ne relèverai pas que cela vient une fois de plus de l'étranger, passons. Mais il n'y a que des attaques personnelles des contradicteurs mais pas de fond. Vous accusez ce que vous considerez comme des ennemis de lancer des anathèmes, d'empêcher le debat mais n'est- ce- pas votre idole qui à plusieurs reprises, a dit clairement vouloir asseoir l'autorité unique du MAK ANAVAD, mettre en place des tribunaux pour passer en justice les traitres qui ne seraient pas sur cette ligne. Récemment et notamment dans sa mise au point, il est dit que le corps de contrainte ( mot en contradiction avec le pacifisme dont vous vous gargarisez) est non pas destiné aux forces de repression mais aux kabyles qui ne respecteraient pas l'autorité de votre sauveur. Ou est le débat, la liberté d'opinion? . Maintenant vous avez le droit de vouloir remplacer la dictature actuelle par une autre dictature , kabyle c'est mieux...

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@_Malek. Vous écrivez: "... On sait que la majorité des kabyles ne sont pas des extrémistes, surtout ceux de la petites Kabylie qui sont méprisés par ceux de la grande... Tizi"
Ou avez-vous relevé cette énormité, du Coran ? De la Tradition mahométane avec sa version (de l'homme à la chatte = Abu Hurayra, Yéménite qui a vécu à Médine 4 ans du temps de Mahomet, sans qu’il y ait un seul indice de proximité entre lui et le koraïchite Mahomet) ? De celle de L'Ouzbek, El Bouchari, né en 810, c'est-à-dire 178 ans après la mort de Mahomet ou 240 ans après la naissance de celui-ci ? Ou de celle de Muslim, ce perse venu au monde en 817 soit 247 ans après la naissance Mahomet et 185 ans après sa mort?
La basse kabyle parle la même langue et le même langage que la haute Kabylie ne vous en déplaise à vous et vos semblables ! Vive le MAKabylie

Ilef

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Je pense que monsieur Mehenni a brûler certaines étapes, avant de parler dun corps de contrainte il aurait dû demander au peuple de la kabylie et à tous les berbères de l'Afrique du Nord qu'il est temps de refuser la langue arabe comme langue de l'école et d'opter une fois pour toute pour le français ou l'anglais. Personne n'à le droit d'imposer une langue étrangère à un peuple mais le peuple a le droit et le pouvoir de choisir parmi les langues étrangères celle qui lui convient le mieux pour se lancer dans le 21 ieme siècle. Et si par malheur ceux qui se sont proclamés sans l'aval du peuple comme représentants de l'état interfèrent , à ce moment le peuple aura le droit d'opter pour les méthodes les plus radicales, les 21 du premier novembre l'ont bien fait...malheureusement l'histoire de l'Afrique du Nord est faite ainsi, tous les envahisseurs de cette terre bénie n'ont été chassé qu'avec la force des armes. De même aussi, j'aimerais dire à monsieur Mehenni que la kabylie ne se limite pas à quelques villages et villes de djurjura mais c'est toute l'Algérie et que je n'accepte pas à ce wu'on fasse de la kabylie un gutto pour les berbères et le reste de l'Algérie laissé au envahisseurs non et non......

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