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Débat

Algérie-Kabylie et Ferhat Mehenni

A la lumière de ce que vient de lancer Mas Ferhat Mehenni de Londres, nombreux sont des amis, réels ou virtuels sur les réseaux sociaux, qui m’ont dit ou écrit en privé pour m'inviter à donner mon avis. D’après eux j’ai tardé à le faire alors que dans le passé je me suis toujours prononcé sur les questions de l’heure qui engagent la Kabylie et Tamazgha.

C'est le manque de temps pour donner une bonne réflexion qui explique un tel retard. Cependant c'est un post particulier, émanant d'un jeune, qui m'a supplié de le faire car mon avis compte pour les jeunes d'après lui. Ce qui m'a forcé à voler le temps nécessaire pour  finaliser mon avis, que voici et sans aucun détour. D’abord je tiens à préciser que j'écris ce post à titre personnel, et donc au nom d'aucune organisation parmi celles dont je fais partie (Association, Fondation, TV, ...).

Ensuite, je vais être clair dès le début pour dire que je ne cautionne aucun recours à la violence pour arriver au bout de notre noble et saine cause. Celle de se réapproprier notre destin commun en tant que Kabyles, et par voie de conséquence et ultérieurement tous les autres peuples amazighs par la suite.

Par rapport à la sortie londonienne du président du MAK-Anavad, j'ai pu lire, relire et analyser la plupart des réactions émanant de nos intellectuels, politiciens, journalistes ou tout simplement les citoyens kabyles à travers surtout les réseaux sociaux. 

J'ai noté quelques réactions émanant de ceux qui n'ont jamais soufflé un seul mot sur Ferhat Mehenni ou son mouvement depuis sa création en 2001. Je veux citer comme exemple le fameux chroniqueur du Soir d’Algérie, Hakim Laalam.

Tout comme il convient de constater que les Naima Salhi, les Oulémas musulmans, et l'Organisation des anciens moudjahidines, ... n'ont émis aucun avis ou commentaire. A savoir pourquoi ? 

Est-ce que leur silence cache quelque chose ou plutôt la rue kabyle les amuse en la voyant définitivement divisée, presque à part égale, entre ceux et celles qui ont donné un sens ou un autre au concept de "Forces de contrainte". C'est-à-dire recours à la violence ou la nécessité et l'urgence de s'autodéfendre face aux multiples provocations dont:

- L'interdiction de nombreux cafés littéraires en Kabylie. Pour rappel, moi-même  j'étais le premier à être interdit à Bouzeguène pour le café littéraire que je m'apprêtais à animer en décembre 2015 sur la menace de l'audiovisuel algérien en Kabylie. Il a été annulé sur décision du chef de daïra de Bouzeguene. Le lendemain, le chef de daïra d'Ighil Ali a ordonné la même chose en interdisant la conférence que j’étais supposé animer sur le même thème. Les membres de l'association culturelle d'Ighil Ali qui m’ont invité ont brisé le mur de la peur, en me déplaçant du lieu initial, la salle Taous Amrouche, que la police a scellée vers la salle Mouloud Kassem Nait Belkacem.

- Le kidnapping des entrepreneurs kabyles ou leurs enfants pour les inciter à investir hors Kabylie, ainsi que le sabotage économique en Kabylie (Cevital au port de Bgayet, usine Samsung, …) pour empêcher le développement économique. En contre partie, d'importants budgets ont été investis par l’Etat algérien dans la construction des prisons, brigades de gendarmerie, casernes militaires, mosquées et centres islamiques.

- Le financement douteux d’associations pseudo-éducatives comme Iqraa pour donner à nos vieux et vieilles  des cours d’alphabétisation pour apprendre comment lire et écrire en langue arabe mais pas dans leur langue kabyle. En parallèle, plusieurs écoles coraniques (zaouïas) et crèches islamiques, sous tutelle du ministère de l’éducation ont été implantées en Kabylie, pour salafiser nos petits enfants. Arabiser et islamiser nos aînés et nos enfants répond à un agenda :  l’acculturation à plus ou moins long terme. L’école publique algérienne achève le reste pour ainsi couvrir toutes les tranches d’âges en terme d’assimilation linguistique. 

- La confiscation des commerçant(e)s kabyles notamment les militant(e)s comme Massa Kamira Nait Cid, présidente du CMA (Congrès Mondial Amazigh).

- Nos forêts qui brûlent d’une façon récurrente depuis seulement 2001 et à chaque été sous le faux prétexte de la chaleur alors qu’avant cette inoubliable et malheureuse année (qui rappel le printemps noir) c’est rare d’entendre une forêt kabyle qui brûlait. Il ne fait aucun doute que par ces actes préprogrammés, c’est l’asphyxie économique de la Kabylie qui est visée en brûlant nos oliviers et figuiers millénaires.

La sortie subite de quelques hommes politiques et acteurs culturels kabyles, dont certains du MCB, souvent absents de la scène kabyle, est considérée par certains comme pour rajouter de l’huile sur le feu. Ce qui a fait dire à un écrivain kabyle, que je respecte, que le régime algérien peut dormir sur ses deux oreilles : une bonne partie de "l'élite" algérienne," se situant dans l'opposition, en Algérie ou à l'étranger, possède l'art de massacrer les rares personnes qui osent défier ce régime. 

Personnellement je pense que Mas Ferhat Mehenni, lauréat du prix international Gusi de la Paix en 2013, en prononçant l'autorité kabyle, il entend celle que nos ancêtres, de par leurs assemblées de villages ont, de tout temps, exercée sans violence et sans même recourir à la prison. 

En effet pourquoi ne pas revenir à cet ordre villageois pour trouver des solutions à tous ces intrus et virus idéologiques (arabistes et salafistes) qui inondent vos villages. Lesquels nous sont imposés avec la complicité, pour ne pas dire la volonté de l’Etat central d'Alger, via ses écoles, mosquées, tribunaux (code de la famille oriental), radios, journaux et enfin ses dizaines de TVs.   

Encore une fois il m’est difficile de croire que les propos tenus par l’un des principaux fondateurs de la première Ligue algérienne de la défense des droits de l’homme en 1986, aient un rapport direct avec la violence.  

Pour moi Ferhat Mehenni, avec l’ensemble des actions pacifiques entamées jusque-là, fait partie de ces nombreux hommes et femmes qui ont suivi le chemin de Mahatma Gandhi, le précurseur et le théoricien du concept de la «non-violence». 

Pour les besoins de rappel historique que je trouve utiles pour nos jeunes Kabyles,  Mahatma Gandhi,  né 1869, est un dirigeant politique, un guide spirituel et un leader du mouvement pour l'indépendance de l’Inde. Il a préconisé la désobéissance passive et collective pour lutter contre les ségrégations en remportant de prodigieuses victoires face au puissant colon britannique.

Étant donné sa diversité confessionnelle, Mahatma Gandhi a prôné un Inde laïque et multiconfessionnelle. De ce fait, il est assassiné par les siens à Delhi le 30 janvier 1948. Exactement par un extrémiste qui souhaitait plutôt la création d'un État hindou religieux, l'Hindoustan.

Il est important aussi de rappeler l’impressionnant parcours d'une autre  personnalité historique, qui a fait que 40 années après sa mort, les USA ont eu leur premier président noir. Résultat direct d'une longue mais pacifique lutte qu'a mené Martin Luther King Jr. Ce dernier, né en 1929, est un pasteur protestant afro-américain, un apôtre de la non-violence et l'une des figures les plus célèbres du mouvement afro-américain des droits civiques pour l'abolition de la ségrégation raciale aux États-Unis. 

Martin Luther King Jr. a organisé et dirigé des actions non violentes qui ont porté leurs fruits. Il convient de citer juste une: Le boycott des bus de Montgomery pour défendre le droit de vote. C’était une campagne politique et sociale entamée en 1955 à Montgomery (Alabama) pour s'opposer à la politique municipale de ségrégation raciale dans les transports publics. 

Ce boycott qui a duré une année entière (1956) a abouti à une décision de la Cour suprême déclarant anticonstitutionnelles les lois de l'État d'Alabama imposant la ségrégation raciale dans les bus. 

D'ailleurs cette action non-violente me rappelle le boycott scolaire en Kabylie en 1994, initié par Ferhat Mehenni et ses amis en vue de faire reconnaître tamazight comme langue nationale et officielle. Ce boycott qui a duré aussi une année entière a abouti à une décision historique de l’Etat algérien. Celle d’intégrer l’enseignement de tamazight dans les écoles ainsi que la création du Haut commissariat a l'amazighité. . 

Depuis Ferhat Mehenni a mené pédagogiquement énormément d'actions pacifiques qui blessent, dérangent et perturbent l'ennemi sans tirer aucune balle. Je cite quelques-unes:

1. Mis en place, avec d'autres acteurs, d'un mouvement autonome kabyle en 2001.

2. Une décennie plus tard, transformation de ce mouvement en autodétermination de la Kabylie. Suite directe de l'autisme du régime d'Alger face à la revendication de l'autonomie, telle que souhaitée aujourd'hui par la plupart des Kabyles.

3. Création d'un Gouvernement Provisoire Kabyle (Anavad), une façon de montrer à l'opinion internationale que les kabyles sont très mal à l'aise avec le Gouvernement Permanent Algérien, d'essence arabo-islamiste. Lequel gouvernement, depuis 1962 et de façon plus accentuée depuis 1999, ne cesse d'enterrer l’âme kabyle, chacun année un peu plus. 

4. Mettre en place, après un long processus électif et de concertation, d'un drapeau kabyle pour le dissocier du drapeau fédéral amazigh, tolérée depuis par les autorités algériennes. Une façon de dire que les Kabyles ne sont pas à l'aise avec le drapeau algérien, vicieusement conçu en 1933 par le fondateur de l'antikabylisme Messali El Hadj et sa femme française, selon l’idéologie de ses ancêtres ottoman-turcs.

5. Création d'une carte d'identité kabyle, entièrement écrite en taqvaylit. Une façon de dire que les Kabyles ne sont pas à l'aise avec la carte d'identité algérienne entièrement écrite en arabe, y compris la version informatisée de 2018 (tout comme le passeport biométrique). Soit deux ans après la semi-officialisation de tamazight, fruit de la pression constante et pacifique du MAK, selon les observateurs les plus avertis. 

6. Composition d'un hymne national kabyle. Façon de dire que les Kabyles ne sont pas à l'aise avec celui d'Algérie exclusivement pensé et composé en langue arabe. 

7. Création d'une structure humanitaire kabyle qui est l'Aza rouge pour répondre au besoin de solidarité sociale et d’aide humanitaires. Laquelle structure est d'essence identitaire (kabylo-amazigh) contrairement à celles d'essence religieuse (monothéiste) comme la Croix-Rouge (chrétienne), le Croissant-Rouge (musulman) et l'Étoile-Rouge de David (juive).

8. Mise en place d'une équipe nationale de football kabyle et sa participation à la coupe du monde CONIFA 2018. Façon de dire que les Kabyles sont très mal à l'aise avec les onetwotristes algériens qui, à chaque fois ils scandent leur fierté d’être les seuls représentants du monde arabe et faisant des prières avec des Imams et des Raqis dans les vestiaires à chacun des matchs de l’EN algérienne lors des coupes du monde FIFA 2010 et FIFA 2014.  

9. Mise en place d'une agence d'information Siwel, 100 fois plus visitée que l'agence algérienne APS qui a enfin décidé d'informer en tamazight mais anarchiquement en trois caractères (arabe, latins et tifinagh) comme les livres scolaires de Tamazight et la TV4.

J'ai pris mon temps pour ne citer que ces 9 actions pacifiques qui dérangent plus que si la violence aurait pris place au grand bonheur de ceux qui ont les clefs de l’armée, après la confiscation de l’indépendance en 1962, ne laissant aux kabyles que leurs fusils de chasse et encore. Laquelle violence risquerait d'emporter des dizaines ou centaines de milliers d’âmes kabyle et du coup finir avec le peuple kabyle. 

Ceci pour dire que Ferhat Mehenni est loin d’être inconscient pour ne pas continuer sur sa voie. Celle de la résistance à l'oppression. Tout comme Mahatma Gandhi qui a inspiré de nombreux mouvements de libération et de défense des droits civiques dans le monde. 

L'histoire retiendra que Ferhat Mehenni, avec tout ce qu'il a déjà enduré et entamé jusque-là et jusqu'à sa mort (j'en suis certain) comme actions pacifiques, figurera parmi ces  autres grandes personnalités (autres que Martin Luther King cité plus haut) qui ont suivi l'exemple de Mahatma Gandhi. Je cite à titres d'exemples:

- Le Dalaï Lama, moine bouddhiste et prix Nobel de la paix en 1989 pour avoir constamment œuvré à la résolution du conflit sino-tibétain par la non-violence, 

- Aung San Suu Kyi, femme d'État birmane, figure de l'opposition non-violente à la dictature militaire de son pays.

- Nelson Mandela (1918 - 2013) dont la longue lutte qu’il a entamé depuis son entrée au Congrès national africain en 1943, a donné ses fruits au point de devenir, presque un demi-siècle plus tard président d’Afrique du sud de 1994 à 1999. C’était 4 ans après sa sortie de la prison où il a été incarcéré pendant 27 ans. 

A rappeler que sa lutte non-violente contre les lois de l'Apartheid, mises en place par le gouvernement du Parti national dès 1948, a valu à Nelson Mandela le prix Nobel de la paix en 1993 pour avoir pacifiquement mis fin au régime de l'apartheid et jeté les bases d'une nouvelle Afrique du Sud démocratique, prospère et la plus développée de l’Afrique.

Bouteflika après ses 4 mandats, court toujours derrière ce prix Nobel, mais il ne l'aura jamais. Tout simplement parce qu'il est très violent envers les Mozabites, les Kabyles (128 jeunes assassinés entre 2001 et 2003), les chrétiens (dont Slimane Bouhafs), des blogueurs (dont Touati Merzoug), ... bref envers tous ses sujets algériens qu'il a affamés et privés de toutes les libertés et les joies.

Auteur
Racid At Ali uQasi
 

Commentaires

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Tanemirt a da Rachid
Merci pour ta lucidité et ce rappel chronologique des faits et actions qui ne sont que cohérents depuis bien longtemps.

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Dans un article paru dans Young India, en août 1920, Gandhi, le flambeau de la non-violence, celui qu'on admire pour sa non-violence, sa spiritualité, son amour de la vérité et son courage écrivit : « Je crois que s’il fallait, un jour, choisir entre la lâcheté et la violence, je conseillerais la violence. Je préférerais que l’Inde ait recours aux armes pour défendre son honneur, plutôt qu’elle devienne lâchement le témoin de son déshonneur ».

Dans la conclusion de son testament politique, le Grand treizième Dalaï-Lama ne mâcha pas ses mots sur la question de défendre la souveraineté tibétaine contre l’agression chinoise : « Nous devons tout entreprendre pour nous prémunir de ce désastre. Faisons usage de méthodes pacifistes lorsque celle-ci sont dues ; mais, dans le cas contraire, n’hésitons pas à recourir à des moyens plus énergiques ».

Certainement, la paix est préférable à la guerre et la non-violence à la violence. Seule une personne avec des défaillances mentales ou morales disputerait la justesse globale et même la justice de cette proposition. Mais les peuples et les nations sont parfois confrontés à des problèmes où l’action violente semble être non seulement la seule solution possible, mais aussi une solution sage et héroïque.

Hambourgeoisement vôtre
Allas Ilelli

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Tanemmirt-ik a Dda Racid
Akken isyena umadyaz, "tesuḥac tagnit agi". Ayen awk id yekan si taqbaylit, aran-t dirit. Assa win yebɣan ad yar laɛnaya akw d lḥarma as qaren, awah wagi d aɛdaw "El ouma". Lehna d isaɣ n yal aqbayli. Yebwḍ-d lḥal anda umnaɣ ilaq tamurt laqbayel ad beden fella-s w arraw-is, imi "Dawla" n lzzayer tɛamed i wayen ila° idiḍarun. Yal tikti at nezdi. Xas akken ur-ɣ aslmdan-ara tutlayt nneɣ, assa yella tawil akken at-n-lmad, akken tigemmi-nneɣ azeka at-sbad lqed-is. Xas tira, ilaq atiliyi s taqbaylit. Ayen ad yarnun kra iw adlas nneɣ, tutlayt nneɣ, as neṭṭaf afus.
Taqbaylit tacbaḥ yisnaɣ, d trika iɣ-idǧan lajdud nneɣ, d lamana ad neǧ i darya nneɣ.
Ssuraft-iyi, tira°inu. Melmi kan i-lamdaɣ tira s tutlayt inu.

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C'est bien de remettre les pendules à l'heure sur la personne de Ferhat Mehenni , militant invétéré de la liberté, de la démocratie et de la langue et la culture berbère longtemps méprisées, bannies et délaissées par le pouvoir de 1962 qui est illégitime, autocratique, autoritaire et dictatorial.

Je suis contre la séparation de la Kabylie mais je suis solidaire de la profonde conviction de Ferhat Mehhenni.

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Oubliant la Kabylie pour un instant. Il est inconcevable de croire que ce régime acceptera de partir, de négocier de céder quoi que ce soit pacifiquement, il est très naïf de croire à ça. Ce régime n’a jamais dialogué ni résolu quoi que ce soit sans la violence qui fait partie intégrante de son ADN. Aucune révolution au monde n’a abouti pacifiquement, même le père de pacifisme Ghandi a fini par comprendre qu’a un certain moment dans la vie il faut utiliser et se battre avec les mêmes moyens que son adversaire. Maintenant revenant à la Kabylie que le régime considère que sa destruction sur tous les plans est un objectif national, et il a depuis toujours endoctriné ses soutiens à tel point que l’anti kabyle et le racisme de tout genre est la seule constante nationale a tous les niveaux ; je ne vais pas réécrire ni réciter les différents crimes de régime évoquer par l’auteur de l’article, les assassinats, les répressions, les kidnappings, les sabotages, les mensonges…etc…la liste est très longue. Et puis en 2001 lors de printemps noir le régime en parfaite harmonie avec sa nature et son visage il a froidement assassiné 126 jeunes, paralyser plus de 500 avec des handicapes à vie, et durant cet horrible carnage il y a eu un seul homme qui sut canaliser les aspirations de tout un peuple, il a osé posé la vrai question dans ce pays, et il remet en cause les faux fondements de tous ceux qui ont cru à cette pseudo nation, et surtout il a dévoilé au reste de monde le vrai visage de ce régime, et il payé son engagement très cher. Ce régime s’est installé par la violence ; il a trop commis de crimes, de détournements, de mensonges en toute impunité depuis trop longtemps, à tel point que le moindre changement lui fait craindre le pire pour sa sécurité et à tel point que l’unique garantie auquel il croit c’est de garder le pouvoir et d’être toujours le maitre des lieux même s’il faut vendre tous ce pays, massacrer tout le peuple il va le faire; dans sa logique c’est l’unique solution pour sa sécurité, sinon si tout est dévoilé ça sera le cauchemar pour ses tenants, leurs enfants, leurs arrières arrière arrière petits-enfants, pour eux ce pays est le leur a exploiter à leurs guise comme un bien acquis. Il faut des tireurs d’élite pour éliminer ces lâches qui se font nombreux au point de penser qu’ils établissent la norme, il faut des tireurs pour leurs faire payer leurs lâcheté et complicité envers ce peuple mille fois martyrisé, il faut des tireurs pour faire réfléchir a tous ceux seront tenter par leurs lâcheté et trahison qu’ils auront jamais de place au sein de ce pays mille fois martyrisé ou ces meilleurs enfants ont donné leurs vies. Il faut des tireurs que le nouveau pays sera élever au rang d’icone et symbole à la hauteur de leurs nobles engagements.

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Oubliant la Kabylie pour un instant. Il est inconcevable de croire que ce régime acceptera de partir, de négocier de céder quoi que ce soit pacifiquement, il est très naïf de croire à ça. Ce régime n’a jamais dialogué ni résolu quoi que ce soit sans la violence qui fait partie intégrante de son ADN. Aucune révolution au monde n’a abouti pacifiquement, même le père de pacifisme Ghandi a fini par comprendre qu’a un certain moment dans la vie il faut utiliser et se battre avec les mêmes moyens que son adversaire. Maintenant revenant à la Kabylie que le régime considère que sa destruction sur tous les plans est un objectif national, et il a depuis toujours endoctriné ses soutiens à tel point que l’anti kabyle et le racisme de tout genre est la seule constante nationale a tous les niveaux ; je ne vais pas réécrire ni réciter les différents crimes de régime évoquer par l’auteur de l’article, les assassinats, les répressions, les kidnappings, les sabotages, les mensonges…etc…la liste est très longue. Et puis en 2001 lors de printemps noir le régime en parfaite harmonie avec sa nature et son visage il a froidement assassiné 126 jeunes, paralyser plus de 500 avec des handicapes à vie, et durant cet horrible carnage il y a eu un seul homme qui sut canaliser les aspirations de tout un peuple, il a osé posé la vrai question dans ce pays, et il remet en cause les faux fondements de tous ceux qui ont cru à cette pseudo nation, et surtout il a dévoilé au reste de monde le vrai visage de ce régime, et il payé son engagement très cher. Ce régime s’est installé par la violence ; il a trop commis de crimes, de détournements, de mensonges en toute impunité depuis trop longtemps, à tel point que le moindre changement lui fait craindre le pire pour sa sécurité et à tel point que l’unique garantie auquel il croit c’est de garder le pouvoir et d’être toujours le maitre des lieux même s’il faut vendre tous ce pays, massacrer tout le peuple il va le faire; dans sa logique c’est l’unique solution pour sa sécurité, sinon si tout est dévoilé ça sera le cauchemar pour ses tenants, leurs enfants, leurs arrières arrière arrière petits-enfants, pour eux ce pays est le leur a exploiter à leurs guise comme un bien acquis. Il faut des tireurs d’élite pour éliminer ces lâches qui se font nombreux au point de penser qu’ils établissent la norme, il faut des tireurs pour leurs faire payer leurs lâcheté et complicité envers ce peuple mille fois martyrisé, il faut des tireurs pour faire réfléchir a tous ceux seront tenter par leurs lâcheté et trahison qu’ils auront jamais de place au sein de ce pays mille fois martyrisé ou ces meilleurs enfants ont donné leurs vies. Il faut des tireurs que le nouveau pays sera élever au rang d’icone et symbole à la hauteur de leurs nobles engagements.

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Bravo , j'espere que ce commentaire brillant , eveillera les consciences de ceux qui sont
encore sceptiques et qui croient toujours en une Algerie plurielle et democratique ..
Notre pays, notre kabylie meprisee ,, notre culture ,notre identitee bafouee, ecrasee par un etat
artifificiel tyranique ayant confisqué notre independance et dirigé par des ramassis
d'opportunistes, de voleurs, d'imposteurs et de renegats.
Le Mak. les Souverainistes, les Autonomistes kabyles ne sont pas tombes du ciel, ils sont tous
le resultat d'une politique criminels de depersonnalisation du peuple kabyle .ajoutê a ça ,le mepris
affiché a ce peuple , lui refusant sournoisement tout progrés et developpement.
Finalement, le peuple Kabyle n'a aucun avenir dans cette ALGERIE ,les autres populations sont indifferents a tout changement politique, aucune prise de conscience salutaire qui va nous rassembler..
Alors, quelle est donc la solution ? peut etre c'est celle de deux etats !

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ça ne m'etonne pas , tu t'appelles
tu appartiens certainement a la CORNE DES CHAYATINES D'ORENT
les bedoins risees de toute la planete .le veritable Dieu ([pas le votre evidemment}.vous a maudit.
200 de tes semblables meurent tous les jours ,on ne vous enterres plus.

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Honorable réaction, authentiquement kabyle et pourquoi pas algérienne pour qui veut revendiquer cette qualité sans hypocrisie.

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Merci pour cet article d'une grande clarté. Les demoiselles effarouchées peuvent se rassurer: Ferhat n'a pas fait une déclaration de guerre; c'est juste une force de persuasion pour avertir les petits voyous de l'Etat qui agissent dans l'ombre qui se croient intouchables.Il s'agit de défendre l'honneur des villages kabyles légendaire.

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Vous pouvez rajouter aussi la revolution tranquille menait par les Quebecois.Sauf que tout ce beau monde et ces leaders n ont pas en face d eux des arabes et islamistes sanguinaires qui ont fait preuve de leur soif du sang Kabyles 63-65 et 2001 entre autres.
Comme l a si bien dit un ecrivain respectable, la Kabylie devrait peut etre posseder la bombe atomique pour qu elle soit epargner. L Algerie recidivera ces massacres contre la Kabylie tot ou tard, ce n est qu une question de timing.

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Avec le retour de l'oie ou bien Wellat el wouza, dites-nous M. le jars même en puisant dans les contes de ''Ma Mère l'Oie'', avez-vous quelques arguments solides à débattre au-delà du KDF, aussi creux et vide que tout le vocabulaire démagogique et aliénant du pouvoir infâme qui a ruiné le pays, l'Angéré Izerman. Ou bedon au-delà des couins couins habituels vous n'avez rien à dire citadir walou comme dans Walou well wezza, nothing, nada, rien ghir Rrih qui flagorne la gandoura. Alors du vent por favor !

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En 1959, Krim Belkacem avait refusé l’offre du Général de Gaulle, qui lui a été exposée par Jean Amrouche à Alger, consistant à octroyer une large autonomie à la Kabylie, en contre partie de l’arrêt des hostilités entre la France et la Kabylie (chose que certains kabyles quémandent aujourd’hui auprès des Janissaires d’Alger en vain….!!!).

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C’est sur ce bonhomme que la dictature Algérienne avait lâché ces chiens de Baltaguia l’ année dernière. Ils l’ ont tabassé sur sa terre natale. Vous pouvez fermer tous vos orifices pour ne pas voir, entendre et sentir mais la vérité est la, vous ne pouvez pas l’ ignorer à l'infini, un jour ou l’autre la merde vos explosera dans la gueule. Oui il y a cette volonté politique Algérienne de détruire la Kabylie en entier, oui il y a une guerre contre tout ce qui est culture et histoire Kabyles. Vous pouvez continuez à choisir cette position de faiblesse et de lâcheté, mais la dictature et le système fasciste Algérien ne lâchera pas tant qu’ils existent encore des femmes qui accouchent des Kabyles.
Le silence des intelectuels Kabyles est une autre erreur stratégique pour l’ avenir des générations futures et pour la survie de notre espèce.

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Avertissement au moderateur: j'espére que c'est la derniere fois que vous me censurez. Je couperais tout contact avec votre journal si vous ne publiez pas mon commentaire,Vous copiez mes idées vous les modifiez comme cela vous convient , et vous les publiez sous d'autres pseudo .Et je saurais quoi penser de ce journal .Enfin j'ai compris votre manege

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Tanmirt ik a Rachid.
Tout est bien expliqué pour celles/ceux qui veulent connaître la vérité, et rien que la vérité

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Je vous remercie de votre clairvoyance sur toute la ligne pour le rappel de l'état général de la Kabylie, de notre culture et des kabyles ainsi que de la nécessité de nous occuper de nous-même et de notre devenir afin de parer à ceux qui s'en prennent à nous. A mon avis,sur ce coup, ceux qui se prennent à nous viennent de gagner un pas. Comme à l'accoutumé, nous autre kabyles avons toujours pris de l'avance, et l'histoire l'atteste, sur l'ennemi connu et reconnu en lui offrant la meilleure arme au moment où il le veut, pour mieux nous faire abattre et taire en faisant de lui un vainqueur incontestable. Nous n'avons jamais agi, nous n'excellons que dans la réaction face à des situations de crises, où la colère ( effet réactionnaire), que nous privilégions systématiquement, nous aveugle au point de ne pas considérer les stratégies criminelles opératoires de l'ennemi. Nous attendons toujours d'être agressé pour nous constituer une unité que d'aucun ne veut durable d'ailleurs. C'est le génie kabyle de ne pas se reconnaître en frères. "Hemmlagh gma at wtagh..." Ceci dit, à chaque peuple ses qualités et ses défauts...
Ferhat en sa personne, et pour parler de lui, est l'un des plus dignes enfants que la Kabylie ait porté. C'est tout à son honneur et à notre honneur. Personnellement, il constitue le phare qui m'a permis de m'éveiller à mon amazighité et de veiller à ne pas me laisser aller aux "facilités" quant à la promotion de notre culture. Le caractère non violent de son combat identitaire est un exemple qui a forgé en moi un esprit aguerri au respect de la différence qui fait la pluralité des peuples. Ce n'est pas vous tromper si vous le comparez à Mandella, LutherKing, Gandhi ou encore le Dalaï Lama en matière de combat non-violent pour la paix et les droits de l'homme. La seule différence est que tous ces vaillants hommes ont mené leur combat de leaders à leur corps défendant à l'intérieur de leurs pays et près des leurs. Principale condition pour la réussite de tout mouvement de protestation et de combat patriotique, populaire et institutionnel.C'est cet écart entre le "dit" et le "fait" qui m'intrigue et me fait me demander:
1/ Qu'est-ce qui le fait virer des principes de la non-violence pour appeler bien longtemps après qu'il ait quitté la kabylie à feu et à sang (2001) pour s'installer à l'étranger, pour appeler à un corps sécuritaire, non violent dites-vous??
2/Comment entreprendriez-vous l'installation de ce corps sécuritaire alors que tous ceux qui appellent à sa création se la coulent plus ou moins douce à l'étranger et l'option du retour au pays ne leur effleure l'esprit que pour venir prendre un couscous ( s tgheddiwt svp) et vite rentrer chez "eux" qui en Europe et qui en Amérique?
3/ Parmi ce beau monde, je me demande qui penserait à enseigner et à éduquer ses enfants s Taqvaylit nni iten id ssekren afin de leur permettre une meilleure réinsertion prochaine parmi les leurs?
4/ Enfin à quel schéma de la politique internationale obéirait l'administration de la carte d'identité kabyle qui porte la transcription française ( supplémmentaire) en plus de la principale taqvaylit et de la nécessaire anglaise?
Je souhaiterais si vous le permettez Monsieur que vous répondiez à mes questions.

En attendant, sincères salutations!

"Tidets atsan di tmurtiw".dixit Lwennas Matub

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