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Rebond

Post-scriptum sur l’idéologie harkie

Suite à la série d’articles sur l’idéologie harkie, quelques commentaires me laissent totalement perplexes. Un ami lecteur, M* B*, me semble résumer ces malentendus par un courriel qu’il a eu l’amitié de m’envoyer en privé. Le voici, fidèlement reporté :

« Dès le début de ce sujet Harki et idéologie, je commençais à ne pas voire claire , je suis un peu confus. Tout le monde avec qui je partage des idées des rêves à tes yeux sont des Harkis?
La signification de se mots est trop humiliante et dégradante. Il ne s’agit pas d’une simple divergence d’idées, c’est plutôt une accusation de traîtrise et de complot contre ses semblables. Habituellement c’est le langage de la dictature Algérienne, pour manipuler l’opinion nationale, sur une idée innovatrice ou quand on touche directement à leurs intérêts personnels.
Bref, je trouve qu’une accusation comme celle-ci n’aide pas la construction d’un état de droit, ou le débat démocratique. C’est plus de l’arbitraire et de la marginalization et de la tromperie. »

J’avoue ne pas comprendre de telles réactions. En effet, chacune des parties, je dis bien chacune des parties de cette étude, a pris le soin de définir, progressivement, de la première à la dernière, ce que j’entends par « harki », comportement de harki et idéologie harkie, dans le passé comme dans le présent. La partie finale comprend, enfin, ceci :

« Ainsi, le harkisme, pour nous Algériens (et tant mieux si cette acceptation autochtone passe dans les dictionnaires étrangers) est une idéologie qui se caractérise par le servilisme dans l’intérêt d’une oligarchie dominante-exploiteuse, au détriment du peuple, et cela en échange de privilèges plus ou moins consistants, matériels et symboliques (« prestige » social). »

Le texte envoyé au journal mettait en évidence cette définition en utilisant les italiques. Malheureusement, l’article publié n’a pas reporté ces italiques. Il est vrai qu’un lecteur attentif n’en pas pas nécessairement besoin. Cependant, je constate que cet usage de la forme italique est utile à d’autres lecteurs.

Pour expliquer que le harkisme n’est pas un comportement de tous, ou presque, faut-il encore expliquer la définition sus-mentionnée ?

Oligarchie

Tous les maux sociaux, sans exception, en Algérie comme dans le monde, dans le passé comme dans le présent et le futur, ne sont-ils pas causés par l’existence d’une minorité de personnes qui agissent comme oligarchie, que ce soit au niveau national qu’international. Que les personnes qui ignorent ce que c’est une « oligarchie » prennent la peine de s’informer sur internet, afin de ne pas se contenter de « consommer » ce qui est ici écrit, mais manifestent une activité autonome de recherche et de réflexion. Car mon but n’est pas de « prêcher » ou de m’ériger en « icône » (ayant été dans le passé victime de ce genre de stupide et aliénante prétention), mais de stimuler à la réflexion personnelle.

Intermédiaires

Et cette oligarchie dominatrice-exploiteuse peut-elle exister sans le service que lui assurent des agents intermédiaires, en échange de privilèges matériels et médiatique, afin de transmettre les idées de cette oligarchie, et légitimer son emprise sur la majorité du peuple, dominé-exploité ?… Dès lors, appeler cette « courroie de transmission » (cela fut précisé dans plusieurs parties de cette étude) du terme « harki », pourquoi pas ?… Justement parce que cette manière est, comme l’affirme M* B*, « trop humiliante et dégradante ». Pour ma part, j’avais dit « trop chargé émotionnellement ». Citons des exemples : en France, n’emploie-t-on pas, encore aujourd’hui, le mot infamant, « humiliant et dégradant » de « collabo » pour indiquer, au-delà du traître au service du nazisme occupant, tout agent actuel du système dominateur-exploiteur ? Par ailleurs, l’adjectif « jaune » a, lui aussi, une histoire passée mais également un emploi présent(1). Et ces deux termes, « collabo » et « jaune », comme « harki » restent utilisés notamment du fait de leur charge émotionnelle, laquelle permet la réception intellectuelle du mot de manière plus certaine. Et comment ne pas apprécier au plus haut point l’expression « chien de garde » (2), titre de l’essai de Paul Nizan ? Et, aussi, la nouvelle expression « Les nouveaux chiens de garde », concernant la majorité des journalistes ?(3)

Langage

Dès lors, comment peut-on affirmer, comme le fait l’ami M* B*, : « Habituellement c’est le langage de la dictature algérienne, pour manipuler l’opinion nationale, sur une idée innovatrice ou quand on touche directement à leurs intérêts personnels. »

Certes, l’idéologie harkie actuelle est « innovatrice » dans ses formes de manifestation (je l’ai exposé dans cette étude). En France, par exemple, nous avons eu les « nouveaux » philosophes. Nous avons constaté en quoi consista leur « nouveauté », manifestée notamment par Bernard-Henri Levy. L’expression « barbarie à visage humain » fut une efficace trouvaille. Le temps fit découvrir où s’y cachait l’imposture : que les « barbares » ne sont pas seulement ceux qui dénoncent les autres comme « barbares ». En Algérie, l’«innovation » que fut le « socialisme » de Ben Bella puis Boumediène, le temps a fini par en révéler la nature : un capitalisme d’État au service d’une oligarchie (4). Au lecteur d’ajouter d’autres exemples. Par conséquent, toute « innovation » est-elle bénéfique ?… Et ne faut-il pas que le lecteur-citoyen apprenne à distinguer entre « langage de la dictature » (qu’elle soit algérienne ou autre) et langage de l’émancipation sociale ?

Il est vrai que les harkis de tout poils prennent le soin (cela fut exposé dans cette étude) de faire semblant de combattre la dictature, en recourant à des mots nobles tels « liberté », « démocratie », « progrès », « bien-être du peuple », etc. Depuis le commencement des temps, partout, les agresseurs (et leurs mandarins-pharisiens) emploient ces mots pour masquer leur agression en intervention « humanitaire ». Très rares sont les intellectuels ou personnalités économiques ou politiques qui se déclarent ouvertement au service d’une domination. La majorité prennent le soin de se masquer et draper comme « démocrates », « progressistes », « au service de la raison et de l’humanité » (cheval de Troie).

Le plus préoccupant, c’est de voir des lecteurs tomber dans ce piège. Ainsi, l’un d’eux, « Hend Uqaci », commente : « Si Si Qeddour El Polpoti avait une autorité quelquonque je qualifierais ses tentatives d’égratiner Sansal, KD et Benaissa de velléité de purification. » À  supposer qu’il s’agisse d’un lecteur de bonne foi, et non de l’habituel manipulateur payé pour intervenir dans les journaux, m’accuser d’être un « Polpot », et de vouloir « purifier », n’est-ce pas là précisément le langage des idéologues harkis ?

Un Bernard-Henri Levy ne dénonçait-il pas Polpot, pour les massacres commis contre la population cambodgienne, mais en gardant le silence sur les massacres de « Polpot » israéliens contre des civils palestiniens sans armes, et d’autres « Polpot » (Sarkozy) dans les massacres du peuple libyen ? Un Boualem Sansal ne dénonce-t-il pas la dictature du régime algérien, mais garde le silence sur la domination militaire israélienne sur le peuple palestinien ? Un Kamal Daoud n’a-t-il pas publié un article très virulent sur de jeunes Algériens à Cologne, mais n’utilise pas le même langage concernant des carences du peuple français (anglais ou états-uniens) ? Un Slimane Bénaissa, outre les informations données récemment sur son parcours existentiel, par le professeur A. Merdaci, n’a-t-il pas accusé le « public » d’être « absent » du théâtre, alors qu’au contraire, ce sont les artistes qui sont absents là où vit le « public » ? (4) Et, même au vu de son curriculum professionnel, Slimane Benaissa est-il le plus indiqué pour être chargé d’un festival de théâtre international algérien, si le pays était géré par des représentants authentiques du peuple ?

Quant à la « purification », n’est-ce pas un Ferdinand Céline qui en accusait les résistants français soucieux de neutraliser les « collabos » du nazisme en France ?… Serait-il donc erroné de vouloir, dans toute société humaine, neutraliser les divers harkis, par le débat d’idées clair et intransigeant, tant qu’ils se cantonnent dans ce domaine ? Faut-il faire remarquer que, généralement, les critiques contre toute domination sociale évoquent et visent uniquement les membres de l’oligarchie, sans jamais rappeler la couche sociale qui lui est servile ? Cette masse de collaborateurs ne constitue-t-elle pas la « courroie de transmission » sans laquelle une oligarchie dominatrice-exploiteuse ne pourrait pas exister ?

Droit du peuple

M* B* conclut : « Bref, je trouve qu’une accusation comme celle-ci n’aide pas la construction d’un état de droit, ou le débat démocratique. C’est plus de l’arbitraire et de la marginalization et de la tromperie. »

Cela me laisse croire que cet ami, s’il avait été troyen à l’époque de l’agression grecque contre sa ville, il aurait volontiers accepté comme « don » l’introduction du cheval de Troie dans sa ville assiégée. Pour trop de citoyens algériens, la compréhension de la nature de caste dominatrice-exploiteuse du régime de Ben Bella puis de Boumédiène n’a été comprise qu’au vu des résultats concrets réels, à la fin de sa dictature ; la nature dominatrice-exploiteuse de l’intégrisme clérical islamiste n’a été comprise que lors de la décennie dite « sanglante ».

Aujourd’hui, certains compatriotes en Kabylie, dans leur légitime combat démocratique, ont-ils besoin de l’intervention sioniste colonialiste, par l’intermédiaire de ses harkis dans la région, pour comprendre la tragédie que causerait certainement ce genre d’«aide» au peuple kabyle ? Et toutes les actions de stigmatisation culturelle du peuple par certains « intellectuels », médiatisés par des membres de l’oligarchie néo-coloniale française ou israélienne ? Et toutes les actions d’agents économiques algériens pour ignorer les experts algériens au profit d’autres états-uniens ?... N’est-il pas urgent et vital de comprendre la nature de tout ce « beau » monde ?... Oui, répétons-le encore une fois : toute personne au service d’une oligarchie dominatrice-exploiteuse, nationale ou étrangère, est harkie. Là est la « ligne rouge ». Faut-il attendre la tragédie pour comprendre les méfaits de ses agents ? Le proverbe populaire n’avertit-il pas ? « Al hour bghamza, wal barhouch bdabza » ( À la personne éveillée suffit un clin d’œil ; au têtu, il faut un coup de poing).

J’en déduis que le débat et la clarification sur la nature du harkisme et de ses formes actuelles reste ouvert, urgent, vital, à approfondir, à éclaircir totalement, précisément pour, comme l’écrit M* B*, «la construction d’un état de droit ». Or de quoi s’agit-il sinon de celui du peuple à s’affranchir de sa condition de dominé-exploité, pour gérer ses intérêts de manière libre et solidaire ? Pour y parvenir, tout citoyen et peuple doit veiller absolument à ne pas être le petit chaperon rouge de la fable. Il est indispensable de distinguer derrière le masque de la « bonne » grand-mère, le méchant loup assoiffé de dévorer sa victime. Espérons avoir éclairci les malentendus, et encouragé au débat salvateur, avec les lecteurs de bonne foi, réellement soucieux d’être des citoyens libres et solidaires.

K. N.,

Email : kad-n@email.com

Notes

(1) Voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndicalisme_jaune

(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Chiens_de_garde

(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Nouveaux_Chiens_de_garde

(4) Je l’ai compris dès 1963, bien que je n’avais que 18 ans, et pas de formation sociologique ni politique. Cette découverte fut possible grâce à la chance d’avoir vu ce qu’était l’autogestion réelle dans l’usine de chaussures d’Oran, où travaillait mon père comme ouvrier.

(5) Voir mon article http://kadour-naimi.over-blog.com/2017/12/au-theatre-les-absents-sont-les-artistes.html ».

Auteur
Kaddour Naïmi
 

Commentaires

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En tant que lecteur invétéré du journal Le Matin , je suis degouté par vos écrits . vivement qu'on en finisse , allez prêcher la cause palestinienne autrement sans vous en prendre à vos compatriotes et à ses hommes libres . Vous sentez de loin l'odeur des bigots harkis

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Je vous le rappelle que le cheval de Troie est introduit en Algérie il y a 14 siècle. Nous l’avons pas accepté comme cadeau, il nous est introduit de force et par l’épée. En cette occasion de célébration de la mort de notre grand-mère Dihya assassiné par les arabo-Musulmans et que seuls les Kabyles continuent à célébrer l’événement à chaque 7 juillet, je m’incline devant les femmes amazighs qui résistent encore à la Barbarie et la sauvagerie Musulmane.
Monsieur Kadour, je ne crois pas que si vous vous accusez mutuellement de Polpot et de Harki , que ça va avancer la liberté d’expression et la démocratie en Algérie, je prends la défense de Mr. Hend Uqaci s’il le permet, c’est un gar que j’apprécie beaucoup je ne l’ai jamais vu, mais je suis sûr qu’il est loin d’être Un agent de la dictature Algérienne, pourquoi ?
Hend Uqaci Ivarwaqen , a une petite signature particulière, il assaisonne ces commentaires, avec une petite pincé d’humour Kabyle. C’est quelque choses qui vous échappe je ne vous blâme pas c’est un code culturel. Une autre preuve que nous les Kabyles est une nation différente de la nation arabe.
Je vais maintenant vous donnez la vraie raison pourquoi Hend Uqaci ne peut pas être un agent de la dictature. Il est si drôle et intelligent pour s’assoir avec les incultes de la pire espèce humaine qui existe sur cette planète terre. Autrement dit si la dictature Algérienne est si ouverte d’esprit pour recruter des Hend Uqaci, elle fermera les prisons, elle arrêtera de tabasser les gens, d’humilier les militants du MAK, d'arrêtera d’exiler les meilleurs enfants de l’Algérie et d'arrêtera de tuer les opposants du régime.
Sur cette plateforme il y a quelque chose sur laquelle seuls les Kabyles peuvent rirent , il y a celui qui vous pique Hend Uqaci il y a toi qui ne le rate pas Si Qadour, 2 noms qui ont un sens particulier chez les Kabyles.
Alors je vais vous lancer un défi, s’il s’avère que monsieur Hend Uqaci est agent de la dictature, je vais disparaitre de la toile.
Je vais te dire ou est-ce que tu t’es trompé. Tu penses vraiment que l’Algérie est un pays souverain et indépendant. Et que la fragilité de l’Algérie est un complot extérieur. Mais tu ne réalises pas que cette idée est implanté dans ta tête par la dictature Algérienne, à chaque fois que le peuple se soulève, la dictature nous fait sortir la cassette de l’unité national, de la main étrangère et l’ennemie égaré de l’intérieur. Alors le chaos est bien préparé par le gouvernement fasciste Algérien.
Je vous l’ai dit déjà je ne complote contre personne, nous avons un rêve c’est de faire un pays ou chaque individu pourra vivre en toute liberté même les juifs, les homosexuelle, les noirs, les arabes, même les harkis, tous les marginaux. Et je vous l’ai déjà répété, la Kabylie ne présente aucun danger pour l’Algérie, historiquement et culturellement elle n’a jamais envahi un territoire quelconque, les Kabyles avaient fui les envahisseurs pour finalement s’installer sur les sommets de Djurdjura. On ne peut pas fuire plus haut.
Est-ce que c’est trop demander une indépendance? Une autodétermination? Une auto gestion si tu aimes plus ce mot? Ce n’est pas cette demande légitime qui dérange la dictature Algérienne. Tu le sais très bien : c’est plutôt l’effet dominos qui entrainera l’effondrement de la dictature. Tu ne trouves pas qu’ailleurs les peuples s’unissent en faisant des concessions, des contrats, des traités, des chartes,. Ils ne s’unissent pas en écrasant les minorités, en usant de la force pour éliminer physiquement les porteurs d’espoir, comme c’est le cas en Algérie. Vous avez traité K. Daoud de Harki, parce que vous dites qu’il a dénoncé énergiquement le comportement sauvage des Algériens en Allemagne, il faut le rappeler ces Algériens ont agressé sexuellement des femmes Allemandes. Je ne vois pas 2 poids de mesures moi, parce que il a dénoncé aussi quand les Algériennes sont agressées par ces Algériens. K.D avait tout simplement honte comme tout Algérien qui se respecte. Il n’y a pas de quoi être fier.
Je ne vois aucun comportement de Harki dans cette affaire, ces Algériens nous ont humilié collectivement, ce n’est pas parce que la palestine est occupée qu’il faut violer les Européennes.

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Le bachagha Boualem , chef de la Harka à l'époque coloniale , était musulman comme vous et maîtrisait bien langue française comme vous contre ses frères.

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« Le plus préoccupant, c’est de voir des lecteurs tomber dans ce piège. Ainsi, l’un d’eux, « Hend Uqaci », commente : « Si Si Qeddour El Polpoti avait une autorité quelquonque je qualifierais ses tentatives d’égratiner Sansal, KD et Benaissa de velléité de purification. » À supposer qu’il s’agisse d’un lecteur de bonne foi, et non de l’habituel manipulateur payé pour intervenir dans les journaux… »
Cette phrase à elle seule délimite la ligne rouge d’une incompréhension réciproque entre berbères d’origine et ceux qui se disent, ou se croient, fiers d’avoir été arabisés par l’islam ! Une ligne infranchissable dans l’absolu !
Pour comprendre Hend Uqaci, prendre la juste mesure de ses dires et pouvoir jauger le fait que ses commentaires sont GRATUITS et relaxants, il faut être kabylophone !
Pour savoir prendre au 2ème ou au 44ème degré, selon la bouteille consommée dans la soirée, ses envolées lucides, pleins d’esprit et de BONNE FOI, il faut être kabylophone !
Pour se fendre de rires et de fous rires, oh combien bienfaisants pour les tristounets que nous sommes devenus par la force de l’Histoire, de notre Histoire, à chacune de ses « intrusions » de magicien NON-MANIPULATEUR et NON-Payé pour ce faire, il faut être kabylophone !
Vous savez, amis arabophones, vous qui refusez obstinément de faire allégeance à vos propres gènes au point de les renier, il m’arrive de ressentir beaucoup de peine pour vous ! Vous qui n’avez pas la chance de comprendre les messages « di-vin » et vivifiants de Slimane, Azzem, d’Aït Menguellet, de Matoub Lounes, et tant d’autres ! Quoique vous fassiez, quoique vous disiez, quoique vous vous considériez plus Algériens que nous les récalcitrants à la langue Arabe et à l’Islam, il manquera toujours de sacrés chapitres à votre culture et de sacrées briques pour escalader le mur des ramifications originales qui mènent à votre génétique, tant que vous refusez d’écouter et de comprendre notre rage…exprimée dans la langue de nos, de VOS ancêtres !
À cet égard, il est impossible de ne pas saluer la verve de Hend-Uqaci, tout en le suppliant de ne rien changer à sa façon naturelle de bousculer nos neurones, avec les nombreuses anecdotes qui accompagnent chacune de ses envolées !
Quant à vous qui n’y comprenez que dalle, allez donc prier Charlemagne, Emmanuel Macron ou Bouteflika de vous en traduire les subtilités !
Plus je lis ce genre de reproches excessifs à l’endroit de commentateurs lucides comme Hend Uqaci, lequel est loin, tout comme nous tous, d’être un indépendantiste convaincu, plus je sens mon cœur et mon âme vibrer pour Ferhat M’henni, tout universaliste et anti-différence que je suis ! Tout simplement parce que ce genre d’envolée nous fait comprendre que dans le référentiel de tout algérien-musulman convaincu, pour mériter notre appartenance à l’Algérie, nous devons d’abord nous excuser d’être Kabyles ! 56 ans après, wa yavava v’ghane agheren dhayene our nelli et en plus, ils veulent qu’on « applaudit » !
Ce n’est pas sérieux tout ça ! ce n’est pas sérieux du tout !
Pour autant, de petites décharges à ces emportements irrationnels seraient la meilleure façon de faire preuve de sagesse intellectuelle pour démontrer aux éternels sceptiques que nous sommes que rien n’est tout-à fait perdu pour le pays !
Cheers à Hend Uqaci
Kacem Madani

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Attention, à force de traiter de ...harki, évitez de le devenir si vous ne l'êtes pas encore...

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Je n'ai pas lu votre dossier sur la harka, parce que, quand je vois votre signature KN je zappe. Je sais déjà à peu près ce qu'il véhicule. Donc je suis tombé par hasard sur cet article signé par vous même en voulant lire un commentaire de notre ami "Kacem Madani" sur "Hend Uqasi". Comparaison n'est pas raison Monsieur. Vous déniez aux journalistes et aux écrivains que vous citez, le droit d'avoir leur propres opinions, ou leur propre grille de lecture d'un événements ou un autre et dès lors qu'ils ne pensent pas et ne réagissent pas comme vous, vous les traitez de harki. Pour moi, je trouve que vous êtes formaté et imprégné, peut être à votre insu, de l'idéologie fasciste arabo islamique, toujours prompte à voué aux gémonies les personnes différentes qui ne rentrent pas dans le moule de pensée dictée par la doxa des oulamas. Vous poussez votre ignominie, jusqu'a déclarer en filigrane, que la Kabylie et une partie des kabyles sont des harkis, parce qu'ils auraient, sois disant, accepté l'aide d'une hypothétique partie sioniste qui veut le mal de ce pays. C'est exactement le langage tenu par les officines sous contrôle des services Algériens pour diaboliser et neutraliser toute velléité d'émancipation qui n'est pas sous leur contrôle.Disqualifier, discréditer moralement celui qu'on veut délégitimer politiquement. Quand vous reproduisez ce genre d'accusation , il ne faut pas rester dans les généralités, dans l'abstrait, il faut apporter des preuves sur ce que vous dites. Vous accusez Sansal de Harki parce qu'il n'a pas écrit sur la Palestine, et il s'est rendu en Israël. Mais en quoi cela vous regarde, M sansal est un homme libre. Moi aussi, je peux vous accuse de harki du système, parce que vous n'avez rien écrit sur les massacres de Kabylie en 2001. Apportez un seul texte de vous, signé sur un journal en 2001, et je retire ce que j'ai dis.
Et je suis tout à fait d'accord avec les remarques de K Madani, concernant la sensibilité de comprendre certaines choses sur la Kabylie que les non Kabylophones prennent souvent au premier degré. Uqasi c'est un régal, même si j'ai la flemme de lire un article, je le fais à cause de son commentaire.

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La Palestine que vous défendez est historiquement condamnée par le fait de la poignée de main du muphti de Jérusalem avec le furer Hitler et des renforts de soldats au lll ieme Reish en 1945. Vous de l'antisémitisme primaire de ralliement au travers de vos ecrits

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" L'opinion est consciente de son insuffisance subjective et objective." E.Kant. Au delà des différences, des divergences de points de vue, j'éprouve un profond malaise quand je découvre la hargne et la passion aveugle, voire l'insolence, qui animent beaucoup d'intellectuels ou universitaires algériens. Le temps passe, et il semble n'avoir aucun empire sur nos tares, nous sommes incorrigibles. Nous sommes comme des arbres épars et rabougris dont les fruit est rare et amer.

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