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Le clan Bouteflika le prépare

Le mouvement des walis participera à l'illisibilité de l'invisible 

C’est au tour des walis de passer sur le grill ! Ceux qui sont en poste ne sont pas sûrs de le rester. Beaucoup de prétendants sont aussi prêts à prendre leurs places. A tout prix !

Ce qui a fait réagir un ancien wali d’une wilaya côtière de l’Ouest du pays, admis  la retraite, qui est allé jusqu’à conseiller à son secrétaire général qui espérait une promotion en tant que tel, d’aller rendre visite au saint patron du coin, histoire d’obtenir sa bénédiction.

Il faut savoir déjà, que la nomination des walis n'obéit pas à des principes fixes. D’ailleurs il n'existe nulle part et, a fortiori, dans la fonction publique, un profil de carrière-type, contrairement à l'entreprise où l'actionnaire principal désigne son dirigeant, ce qui n'a en soi rien de scandaleux.

En définitive, tout le monde s’accorde à dire que la sélection des promus reste indéchiffrable : elle participe de l'illisible et de l'invisible. Mais, pour couper court à toute spéculation, on met en avant le principe du pouvoir discrétionnaire qui échoit à l'autorité investie du pouvoir de nomination ; celle ci n'a pas à justifier son choix. Dans le communiqué qui est rendu public, il n'est jamais expliqué, ni le choix ayant présidé à la désignation, ni le motif justifiant la mutation, encore moins la nature des griefs prévalant à la cessation de fonctions des walis.

Les bilans des walis ne sont, par ailleurs, ni publiés ni publiables, ce qui rend impossible toute évaluation citoyenne :

  • doit-on parler de logements réalisés, de PME/PMI créées, de zones d'activités réceptionnées, d’écoles et de lycées équipés, ou encore de postes de travail ouverts ?

  • est-ce vraiment raisonnable d'additionner ces éléments, un à un et de les imputer comme seules prouesses d'un seul homme, fût-il wali ?

Assurément non, avait rappelé le ministre de l’Intérieur, des collectivités locales et de l’aménagement territorial, Noureddine Bedoui, qui avait tenu à préciser qu’« il s'agit d'une œuvre collective à laquelle participent, d'amont en aval, tout ce que compte la wilaya comme personnels technique, administratif et d'encadrement, sans omettre les élus et surtout les services de sécurité, sans lesquels on ne peut parler de développement local, si l’on tient compte du fait qu'il subsistait encore dans un passé très récent, certains points du territoire inaccessibles aux entreprises de réalisation».

Alors, prétendre s'approprier la paternité d'un programme de 20 000 logements, d'un tronçon routier, d'un aéroport, d'un hôpital, voire même d'un barrage hydraulique, participe non seulement de l'usurpation mais certainement aussi de la mauvaise foi !

De ce qui précède, la formulation la « réalisation du wali» est à prendre sous toute réserve et, en tous les cas, pas comme un critère de sélection.

Le ministre de l’Intérieur, des collectivités locales et de l’aménagement territorial, Noureddine Bedoui devrait dorénavant assigner aux walis des « objectifs » et les évaluer sur la base d’une feuille de route loin des subventions d'équilibre octroyées jusque-là très généreusement par les pouvoirs publics.

Il faudrait pour cela, que les walis, crise oblige, aillent chercher de l'argent pour investir et créer de l'emploi localement. En un mot, se transformer en « managers » pour faire fonctionner les collectivités locales comme de véritables entreprises !

La tâche n’est pas insurmontable, elle passerait par un choix judicieux des hommes une réforme audacieuse des finances et de la fiscalité locale ce qui conférerait aux édiles plus de pouvoirs en matière de foncier et de recouvrement d’impôts locaux et du code communal et de la wilaya, sachant que pour ce dernier texte, l’administration centrale du ministère de l’intérieur s’attèle à mettre la dernière touche.

Ceci étant dit et malgré une rente importante, nos walis continuent à gérer le quotidien par des méthodes qui se caractérisent par un sérieux déficit de communication, malgré les exhortations du président de la République, qui aimerait les voir investir le terrain en managers du développement, en médiateurs de la République et, surtout, se rapprocher de la population tout le temps et non pas le temps d'une visite officielle.

Cela a fait réagir, peu ou prou, le ministre de l’Intérieur qui a fait état de son ressentiment aux walis de l’Ouest du pays qu’il avait regroupés dès sa prise de fonctions.  

Et les chiffres relevés dans la presse à l’occasion de ce regroupement, font froid dans le dos : le taux de réalisation de PCD de ces wilayas n’a atteint que 5,3%. Au niveau national il n’est que de 7,3% ! Les walis, parce qu’ils sont les premiers responsables au niveau local, n’ont pas réussi, a dit Bedoui, le développement économique espéré, malgré la levée de tous les obstacles, notamment le foncier.

Pour l’heure, les commentaires sur les mouvements des walis sont à double ressort, et personne ne se prive, en fonction de sa propre analyse, de citer tel ou tel cas d’abus, de favoritisme, même si cela peut relever parfois du domaine anecdotique.

Ce qui est sûr, c’est que :

  1. Le mouvement provoque des disponibilités et des ouvertures de carrière en chaîne.

  2. Il introduit de la souplesse et crée une nouvelle dynamique dans la sphère où il est opéré

C’est peut-être vrai pour la première affirmation, cela l’est moins concernant la deuxième assertion, car, en fait de dynamisme, l’on tente plutôt de renforcer une corporation, celle des énarques par exemple qui ont préempté le corps (au nom de l’Enarchie), ou gonfler les rangs d’un clan au détriment d’un autre ; on tente surtout de promouvoir les commis les plus obéissants et pas forcément les plus méritants ou les plus expérimentés et les jeunes, au nom d’un « jeunisme » de mauvais aloi !

Même s'il est bon de « diversifier » les origines dans la nomination des walis, certains d'entre eux n'ont aucune culture du corps faute, d'avoir effectué des « aller retour » entre l'administration centrale et locale. En plus, l'acclimatation se faisait plutôt chez les chefs de daïras. Après cette formation sur le tas qui durait un certain temps, le concerné était promu wali. Depuis, les nominations de personnalités venues de l'extérieur ont troublé cet ordre, notamment dans les années 1990. Ce n’est pas demain la veille qu’on aura des walis de la veine du :

  1. Préfet Claude-Philibert Berthelot de Rambuteau qui, s’adressant à Louis-Philippe lui a déclaré : « dans la mission que votre Majesté m’a confiée, je n’oublierai jamais que mon premier devoir est de donner aux parisiens de l’eau, de l’air et de l’ombre ». Sous son mandat, l’Arc de Triomphe est terminé et le projet de la grande avenue des Champs Elysées voit le jour ; son nom est aussi attaché aux vespasiennes qu’il a fait installer sur les voies publiques  

  2. Préfet Claude Eugène Haussmann qui a mené une politique de grands travaux qui allait transformer en profondeur l’urbanisme de Paris.  Son nom reste lié à l’ouverture de nombreuses percées-création de voies nouvelles-, à l’aménagement de parcs et de squares, à la mise en place d’un réseau d’égouts et à l’alimentation de Paris en eau de source

  3. Préfet Paul Demange, premier préfet de la réunion qui a pris des mesures importantes contre le paludisme qui ont permis de réduire la mortalité à 0 en 5 ans ! Pour la petite histoire, Paul Demange a été préfet à Oran

  4. Préfet Eugène Poubelle qui a donné son nom aux poubelles à travers les décisions qu’il a prises en tant que préfet de la Seine afin d’améliorer l’hygiène de la ville de Paris     

Certes la comparaison est hardie car nos walis, faut-il se dire, ne sont pas réellement dotés des pouvoirs qu’on leur prête. Auquel cas, sont-ils présentement en capacité de faire bouger les lignes ou sont-ils confrontés à des limites objectives qui rendent leur rôle bien aléatoire, comme l’a rappelé très justement quelqu’un ?

La première limite, a-t-il précisé, se trouve au niveau de la conception - même - de la fonction : leur action est noyée dans une multitude de tâches qui grèvent leurs capacités de réflexion et de planification. Des avaloirs bouchés aux ordures ménagères, en passant par la voierie, leur énergie se consume dans des missions censées être accomplies par les APC et les services spécialisés. À force de s’occuper de tout, le wali donne parfois l’impression de ne s’occuper de rien…comme il se doit.

La seconde tient à l’interventionnisme étouffant des administrations centrales à travers un fatras de circulaires et de messages qui entravent leurs actions en compliquant les procédures. Prenons l’exemple de la capacité du wali à affecter des terrains pour l’investissement. Depuis l’été 2011, les wilayas ont attribué des dizaines de milliers d’hectares de terrains d’investissement. En cinq ans, peu de projets ont connu une avancée sur le terrain et un nombre insignifiant a été achevé et mis en exploitation.

D’ailleurs, l’explication vient des walis eux-mêmes : complexité des procédures administratives dont les solutions dépendent des multiples intervenants aux niveaux central et local. En résumé, si le wali affecte les terrains, le reste des procédures lui échappe dans une large mesure.

Le mouvement des walis est dans l’air : est-ce à dire qu’ils vont porter le chapeau, alors que les P/APC qui ont pourtant bénéficié d’une formation appropriée, de l’augmentation de leurs salaires et de l’apport non négligeable de plus de 5 000 cadres entre ingénieurs et architectes vont se tirer indemnes du désastre du développement local ?

Aujourd’hui, le bilan est lourd et le peuple est dans la rue pour contester l’absence de réactivité de certains chefs d’exécutif concernant notamment les attributions de logements sociaux.

Le premier ministre leur a fixé un cap : créer de la richesse et de l'emploi ! Certains d'entre eux n'ont pas caché leurs inquiétudes en affirmant : On ne peut pas réussir en 3 ans ce que nos prédécesseurs n'ont pas réalisé en 50 ans. Pour faire adhérer, massivement, la population à la démarche du gouvernement et cap fixé par le premier ministre, l'implication des élus est indispensable ; or, ces derniers, pluripartisme oblige, ne sont pas toujours en phase avec l'exécutif de wilaya, et de ce fait, l'objectif recherché devient, quasiment, impossible.

De nos jours, faut-il le dire, l'amour du travail bien fait, dans le respect des valeurs, de l'Etat de droit n'a pas l'air de sensibiliser à outrance. Quant aux notions d'intégrité, d'engagement, d'honnêteté, certains en méconnaissent totalement le sens !

Sacré dilemme pour les walis ! Pour les plus anciens, c'est clair, ils vont jouer la montre en attendant la prochaine rotation qui, par devers eux, viendra compliquer davantage leur vie de famille. Ils assureront le service minimum et se contenteront de prendre la pose à côté des ministres en visite dans leur wilaya. Quant à ceux nouvellement promus, ils vont essayer de se décarcasser au mieux, apprendre à gérer tous les risques et surtout soigner leur communication, en évitant autant se faire que peu les micros baladeurs.

Le ministre promet de sévir. Il  a des rapports défavorables concernant les walis accusés d’«inertie», de «passivité», et même de « manœuvrer » pour obtenir des subventions.   

Il va y avoir du sport dans les rangs des walis. Peut-être bien avant la fin de ce mois de juillet.

Auteur
Cherif Ali
 

Commentaires

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Comme à l'accoutumée en Algérie : On déshabille Pierre pour habiller Paul!! Cela va être ainsi jusqu'à l'extinction du régime de Bouteflika malade cloué à son fauteuil roulant depuis déjà des années. 56 années de règne sans la moindre alternance le régime ne sait pas sur quel pied danser. 1Kabylo-Canadien résidant au Canada. Farouche opposant au régime d'Oujda et des islamistes égorgeurs!

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le wali obéit, si ça ne marche pas, il saute, il n'est qu'un fusible, passif,
il attend d’être grillé, en cas de surtension,
le wali porte la casquette et le chapeau, et du degré de son obéissance dépend son avenir,
de tous les walis devenus ministres, rares ceux qui donnent satisfaction,
le wali ne crée rien, n'invente rien, tous les projets sont centralisés, sa marge de manœuvre est limitée et dans la majorité des cas, il transgresse les règles et même les lois pour faire aboutir ou détourner un projet pour l’intérêt d'un tiers,
le wali applique, les instructions, les ordres, et les recommandations, des hauts responsables, il ne dépend pas d'une autorité clair et donc n'est pas protégé, car il est nommé sur intervention de personnes influentes pour les servir, on lui un nombre d'entités pour la réalisation, des objectifs a atteindre et le reste est à ses risques et périls, si son parrain tombe en disgrâce il tombe dans l'abime ou alors il prête allégeance à un autre parrain, dur dur d’être wali, parce que par fois on jette le wali avec l'eau du bain,

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On ne peut pas gouverner Indéfiniment sans vraiment de légitimité des peuples algeriens. Et si l'on persiste, cela se paye en manque de performance et en une monnaie nationale sans valeur.
Cela se paye aussi en manque de confiance et possiblement en désobeissance.
La démocratie a été inventée pour pallier a tout cela et le niveau atteint par son étendue est directement proportionnel aux facteurs cités plus haut.
A bons entendeurs!
PS: pourquoi utiliser ces mots rebelles de Walis et WILAYAS, CE N'EST PAS FRANCAIS.

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Faute de bilan on stigmatise ceux qui ont été nommés. En faisant sauter les fusibles le régime croit nous dribler. Les 1000 000 000 000$ sans efleurer la terre algérienne volent vers l'europe et les lieux benis par allah, les pays où germe le" blé"...

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Il faut complétement supprimer ce poste de wali issu du schéma colonial. C'est un personnage qui a des pouvoirs démesurés et qui ne rend des comptes qu'à celui qui la désigné. Alors que l'élu et les assemblées locales se trouvent inefficace faute de prérogatives et de moyens. Il n'y a que la France coloniale qui peut imaginer ça avec bien sûr des gendarmes qui dépendent de l'armée pour faire la police!
Ce schéma colonial plaît d'ailleurs bien aux dictateurs, et les bottes sont bien servis. Merci encore une fois la France de nous avoir laissé les hommes et les modes d'emploi.

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Au kabylo/Canadien, résidant au Canada qui se dit opposant. Rentre en Algérie et clame ton opposition au lieu de bêler au Royaume des colons. Vive l'Algérie et vive les Algériens résidants en Algérie.

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Tout ça tu peux le rajouter aux foutaises de Da Meziane. Wagi iwumi qaren itamaɛ urḍan il-mayet . Un système archaïque, obsolète, héritage du colonialisme, va développer le pays?
Les walis sont les yeux et les oreilles, de la dictature Algérienne. Ils espionnent le peuple et le mouvement associatifs ceux qui peuvent réellement faire une différence.
Ils ne sont même pas élu, voilà la raison pourquoi ils se comportent comme des colons et des parasites au lieu de servir la population, ils obéissent à leurs maîtres, ils ne peuvent pas satisfaire les doléances de la population locale.
Le système de wali ne répond pas aux principes de la démocratie, c’est incompatible. Vous ne pouvez pas espérer grand chose.
Tout ce mouvement n’est que danse de charme, pour faire rêver.

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Ce papier esquisse on ne peut mieux les contours même de ce qui est communément appelé « La république bananière » dans la sémantique qui régit le réel occidental (voir Sir William Sydney Porter). Sam Zemurray, le président de « United Fruit Company », l’avoue comme suit: « Au Honduras, il est moins cher d’acheter un député qu’une mule ! » Pour l’Algérie, et par extension de sens, pour toutes « li dawlat, pays en langue arabe » je lui préfère un terme immanent, local et bien approprié à mes yeux à la réalité algérienne, sans être obligé de passer par des emprunts de sens tels que le calque sémantique, calque phraséologique, structure morphématique, etc. J’ai nommé « La république arabe ». Ce concept est à rapprocher de l’expression « rue arabe, travail arabe, pays arabe, femme arabe, etc. », après tout, tout ce qui fait une république, une république arabe. Ce ne serait que rendre à César ce qui lui appartient.
Eux, ceux qui font et défont la république arabe au quotidien, à leur tête le figurant dans la photographie d’en haut, pour qu'elle puisse apparaitre plus officielle, c'est-à-dire, non accessible à la gent populi, dixit (G. Orwell, in Animal Farm), ils peuvent, volontiers, lui rajouter le lexème « bananière » pour qu’elle deviennent « La république arabe bananière »

Abgayti – Le bougiote

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Malheureusement, hormis une minorité dite Kabyle, ce changement dont je rêve depuis longtemps ne peut se faire car l'Algérie ne s'est pas encore dotée d'un peuple mature, éduqué, qui réfléchit sinon qu'à son ventre et à son bas ventre, instruit, bien élevé, responsable, civilisé, autonomiste comme cela se pratique dans le monde entier au Canada, se départir des méthodes funestes, etc.... La liberté s'acquière, elle ne se vend pas au marché d'El-harrach.
l'

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Curieux quand même que l'auteur de l'article ne pipe mot sur la surreprésentation de l'ouest du pays dans les postes de Wali, mais il est vrai qu'il écrit dans le quotidien D’Oran, journal Béni oui-oui qui se contente de parler du Bouteflika Bashing, et jamais du Bouteflika "déguerpissing"...

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La réponse au monsieur me disant de rentrer au pays pour clamer mon opposition au régime boiteux, celui qui avait Mohamed Benchicou en prison pour avoir critiqué dans un de ses livres que j'ai lu et que j'ai retrouvé à la bibliothèque municipale... Comment retourner au pays alors que la populace est privée même de tout. J'ai lutté quand j'étais là-bas et je continue à lutter à distance à travers mes modestes commentaires... Je remercie Le Matin d'Algérie de Mohamed Benchicou et sa bande d'avoir créé cet espace réservé à ses lecteurs. Je vous le dis, le pays ne se relèvera jamais tant que ce régime d'Oujda et les islamistes sont dans la tête des gens dociles et maniables et qui ne pensent qu'à leur ventre et à leur bas ventre.

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Le régime de Bouteflika craint l'option de l'autonomie ou de l'indépendance des régions Kabylophones... Si cette option advenant serait appliquée j'en suis même certains la Kabylie prendrait son envol et dépasserait les 48 départements (Je n'aime pas wilaya, daira, baladia et je ne sais quoi d'autres) créés de toutes pièces à savoir sur le plan culturel, politique, civilisationnel, économique, développement, propreté, sur le plan religieux nous, Kabyles, respectons toutes les religieux monothéistes y compris l'athéisme. La liberté cervicale n'a pas de prix, elle s'acquière, elle ne s'achète au marché ex Clauzel. Vive l'Algérie de l'époque où tout est propre, même la mendicité était interdite... Aujourd'hui, elle foisonne partout. Finalement, cette pseudo indépendance nous a pas servie à grand chose. Elle nous a apportée que la misère!!

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Comme celui de la Kabylie le clan d'Oujda et les islamistes n'auraient jamais existé jusqu'à l'heure où j'écris ce commentaire à mes yeux très significatif. Malheureusement, ce régime en question a nourri la populace de l'ignorance, c'est la raison pour laquelle elle ne réagit pas malgré qu'elle est touchée dans sa chaire, elle pense qu'à son sachet de lait et à son pain qui d'ailleurs mal fait puisqu'il est bourré de mie donc immangeable, et est vendu pardessus le marché à 10 dinars au lieu de 8,50. Donc, on voit que le pays fonctionne sans loi ni foi. Tag aâla mentag.

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Malheureusement, l'Algérie ne s'Est pas construite une base solide... Moi je reproche à Yacef Saadi d'avoir laissé l'armée d'Oujda débarquée dans Alger... Khatib, soi-disant commandant si Azzedine et plein d'autres... Ces gens là ont fait soi-disant la révolution pour acquérir des biens des pieds noirs, etc... La ruée vers les appartements, les cinémas, les hôtels, les restaurants sinon les Algérierns étaient tous pauvres comment se fait-il aujourd'hui sont devenus riches... Moi mon père, ancien cheminot, avait la possibilité d'avoir une maison à ben omar mais il ne voulait pas... Un vrai Kabyle digne et honnête... Que son âme soit au ciel. À bas le régime totalitaire d'Oujda, à bas ceux qui ont trahi la mémoire de larbi ben m'hidi qui ne voulait pas assister à cette pseudo indépendance ressemblant à un télé film truqué!!

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La coupe du Monde
"Sur les réseaux sociaux, Kolinda Grabar-Kitarović est au cœur de toutes les discussions des internautes algériens. Elle suscite même un énorme buzz. Le chef d’État de 50 ans, en poste depuis 2015, se distingue par sa simplicité, sa modestie et sa proximité avec ses concitoyens. Des valeurs qui font cruellement défaut à la classe politique algérienne. Des valeurs qui font rêver des Algériens en rupture totale avec leurs dirigeants accusés de mépris et d’arrogance permanente à l’égard de leurs compatriotes." Source Algériepart.
Les Algériens n'auraient-ils pas le droit d'avoir un Président jeune, en pleine possession de ses capacités, toutes ses capacités, au contact de son peuple, à son service, ayant toute l'attention que requiert sa fonction de président de la république à l'endroit de la jeunesse, et de toutes les générations qui composent le peuple, intervenant à chaque fois que l'événement impose de le faire, de partager, ses inquiétudes, ses appréhensions quant à son avenir, celui de la nation. Si le régime actuel est celui qu'on prétend, un régime présidentiel, où est alors la communication du chef d'état directement avec son peuple, sans messages à lire, ou intermédiaires dont certains gesticulent tout le temps en faveur du 5e mandat ! N'est-ce pas une arme à double tranchant ces incessantes affirmations de ses thuriféraires répétant sans honte "le programme du Président" ! Faut-il alors comprendre que demain il sera seul comptable du bilan de tous ses mandats ? Non ?
Ne faudrait-il pas commencer d'abord par respecter nos lois, notre constitution, ou s'agit alors d'un état virtuel tout simplement…

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Messieurs vous etes tous hors jeu, un kabyle canadien qui donne son avis un autre algerien lui repond mechament. Un X qui parle de kabylophonie etc... Apart un ou deux tous les autres commentaiires sont vides. Il ne faut pas blamer le peuple, premierement parce que politiquement il est vide, pour certains cas vide avec un vendre vide alors la politique ne l'interesse pas.
Le plus important c'est que pourqu'il y est un changement il faut un leader , un guide. vous avez comme exemple la Pologne avec Leach Valessa, Le Yemen avec la dame qui a eu le prix noble de la paix etc....
Malheureusement chez il n'y a pas de partis d'opposition nos partis d'opposition sont des coquilles vides.(Tout le monde le dit et le sait)..
Au gentleman qui parle de wali' wilaya etc un systeme francais. Et alors le defaut n'rest pas dans le systeme la bas leur systeme de prefecture et prefet fonctione tres bien, parce que tout responsable doit rendre des comptes. C'est ca la democratie c'est un systeme ou on rend des comptes, un systeme ou le parlement est fait pour parler et non pas pour dormir.
Merci

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Contribution – Lettre à Abdou Semmar
ne sois pas le dindon de la farce !

Par Mohand Arezki – Je suis tes interventions depuis longtemps et avoue apprécier énormément les thématiques que tu abordais au lancement d’un nouveau site ; des thématiques savamment choisies et qui ne peuvent que nous atteindre au plus profond de notre amour pour ce pays, pour cette Algérie plusieurs fois meurtrie et trahie par ses propres enfants.

Hélas ! J’ai dû vite déchanter et digérer ma grande déception ; déception aussi grande que l’espoir mis dans un jeune journaliste dynamique que j’ose espérer sincère. Oui, j’ai vite compris que ces choix n’étaient, en fait, qu’un «appât attaché» à un hameçon solide ; hameçon dont les teneurs ne sont nullement apparents.

La technique est d’ailleurs utilisée par beaucoup de médias-orientés qui, au lancement, entreprennent systématiquement une étape de crédibilisation, avec des actions de conditionnement psychologique bien rodées, auprès d’un public sympathique et fort bien disponible à mordre à l’hameçon tendu en aimant le média et en souscrivant à ses ligne et thèses.

Cette étape de préparation psychologique est toujours marquée par des reportages ciblés réalisés avec la plus grande intégrité morale et une justice et justesse sans failles. Tes entretiens avec des compétences algériennes établies à l’étranger et savamment choisies, puisque méprisées et marginalisées en Algérie et courtisées et admirées à l’étranger, font partie de ce conditionnement machiavélique.

Aussi, la mise en scène de ton départ d’un site, sous prétexte de manque de courage et de probité à dénoncer la corruption (sic), et le lancement d’un autre pour des raisons éthiques furent la première action de ce processus conditionnement. Mais qu’en était réellement de ce site : un média d’investigations ? Sûrement pas, une supercherie, oui !

Comment peut-on faire des investigations tout seul et, de surcroit, en Algérie, et de publier quotidiennement «plusieurs scoops» alors que l’investigation est, par nature, un travail de longue haleine, demandant patience et persévérance et marquée, souvent, par de longues périodes de disettes pour aboutir, parfois, sur un début de scoop.

Un travail souvent accompagné de pressions psychologiques, de sacrifices physiques, de privations matérielles, loin de toute opulence, et exigeant une disponibilité totale à la tâche, rendant ainsi impossible l’exercice de toute autre activité (sic) quand ce ne sont pas les obligations familiales qui se voient délaissées. Un travail énorme que seuls des journalistes engagés et indépendants peuvent se le permettre pour défendre un idéal auquel ils croient profondément et sincèrement.

La réalité est que toutes ces qualités font défaut à ce site qui est, présentement, entré dans sa phase de manipulation volontaire d’un public pré-conditionnée, notamment en se jouant le rôle d’une boîte aux lettres dans laquelle des commanditaires «postent» des dossiers à diffuser ; des commanditaires qui, je suppose, t’ont garanti protection et bienveillance !

Une boîte aux lettres utilisée par des tiers, à première vue, uniquement pour assouvir des petites vengeances touchant des corrompus de tous bords et de toutes régions. Mais à y regarder de plus près, cet organe est exploité dans un schéma plus global avec une stratégie plus vaste et dont t’es loin de saisir tous les enjeux. Sans m’étaler sur ce plan global, je donne ici deux exemples récents pour montrer ton parti pris loin de la vérité et de la probité que tu dis rechercher.

Oui, je suis abasourdi par la force qui est la tienne à défendre l’indéfendable en ce qui concerne la probité supposée d’un Hamel et son implication dans l’affaire des 701 kg de cocaïne. Tu ne prends pas de gants à mettre tout sur le dos de son chauffeur personnel en trouvant des prétextes ! Avec tous tes scoops, t’aurais pu savoir, avant l’éclatement de l’affaire, les agissements de ce chauffeur ! Sauf si c’est ce chauffeur qui te déposait des dossiers «scoops» !

Certes, cette affaire est d’une dangerosité extrême et qui est , sûrement, exploitée aussi pour des raisons politiques, soit ! Mais pourquoi cet acharnement à défendre la famille Hamel alors qu’au-delà de cette affaire, et ce depuis longtemps, des Algériens parlent de leurs agissements et leurs accaparations de biens, surtout dans l’Ouest algérien ? Tu peux en parler même si ce n’est pas un scoop.

Mais cette affaire ne devrait pas nous rendre aveugles quant à l’autre danger qui guette l’avenir de notre peuple. Je veux parler de la privatisation en cours de Sonatrach au profit des Américains. Une privatisation en bonne et due forme qui se fera au travers la nouvelle loi des hydrocarbures dont l’élaboration est confiée aux Américains en contrepartie, notamment, d’un soutien américain au cinquième mandat.

Pire que la loi Chakib 2005, cette nouvelle loi signera la mise à mort de notre peuple et ce pour longtemps. Une privatisation à l’image de ce qui s’est fait en Russie durant les années 1990 qui se traduira forcément par de la misère et la famine et qui obligera notre pays à l’endettement extérieur.

Malheureusement, faisant fi de tous ces dangers, et pour des desseins qui sont les tiens, tu n’arrêtes de faire l’éloge et la promotion d’un Ould-Kaddour, en adoubant l’ensemble des choix et actions qu’il entreprend, même si elles vont à l’encontre de l’intérêt suprême de notre pays et de celui de notre peuple.

Je suis ébahi devant ton acharnement à encourager l’exploitation du gaz de schiste alors que plusieurs pays l’ont interdit chez eux en raison des conséquences dramatiques que cela pourrait engendrer sur les terres et les populations. L’avis des Algériens du Sud, t’en as cure !

Consterné devant les arguments que tu avances quant à l’intérêt de l’achat d’une raffinerie vieillissante, proche du démantèlement qu’autre chose, à l’étranger alors, pour ne citer que ce risque, qu’un simple changement de la fiscalité dans ce pays pourrait nous coûter trop cher sans pouvoir riposter !

Amertumé par ta défense de la décision d’Ould-Kaddour de sous-traiter l’élaboration de la loi d’hydrocarbure à des cabinets américains, en arguant leur professionnalisme supposé, alors que cette décision pourrait mettre à mal la sécurité nationale et anéantir complètement et définitivement le peu de souveraineté nationale qui nous reste. Alors qu’en toute rationalité, cette loi stratégique et vitale doit être élaborée en Algérie par des Algériens et ce dans la confidentialité la plus totale puisque relavant de la sécurité nationale.

Tu défends bec et ongles Ould-Kaddour alors que sa seule obsession est de punir ce peuple et ce pays où il a été emprisonné deux ans pour espionnage : pour lui, oui, nous devons payer !

Pour finir, je te rappelle que l’éthique journalistique dont tu te réclames voudrait que tu rapportes au moins l’information sur les agissements du fils d’Ould-Kaddour tels sortis dans les Panama Papers ! Mais oui, tu n’as pas reçu le feu vert !

Malheureusement, toi et tes semblables faites beaucoup de mal à notre pays ; pire que la corruption matérielle, vous intervenez dans la corruption morale et de la pensée. Peut-être que l’appât du gain est tentant ! Hélas, tu défends des thèses sur commande. Tu fais semblant de côtoyer des démocrates mais, en réalité, ta proximité voulue avec des démocrates et des opposants n’est qu’un paravent qui finira par tomber : je pense notamment à tes interventions sur Al-Magharibia ou à ta sympathie avec Djamel Benchenouf dont l’idéal démocratique est sans limite.

Sache en tout cas que tous ceux qui ont agi comme toi dans le passé, et ils étaient nombreux, ont tous fini à la manière d’un mouchoir de papier : après utilisation, ils sont jetés à la poubelle. Comme le dit bien l’adage : l’idiot utile finit d’être utile mais restera idiot.

A toute fin utile : en 2014, plusieurs journalistes des médias en ligne ont été exploités et ont appuyé, volontairement ou pas, le 4e mandat. Lui, il a gagné. Eux, ils ont gagné matériellement mais ont beaucoup perdu moralement. L’Algérie, elle, en a souffert, meurtrie et trahie par ses propres enfants encore une autre fois !

Fraternellement.

M. A.

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Tout à fait Monsieur, je commençais à être gagné pas des doutes sur certaines positions du journaliste qui cachaient mal les raisons d'éviter de heurter certains personnages pas tout à fait blancs à travers leurs actes de gestion ou velléités dont les desseins ne pouvaient en aucune manière servir le pays, je fais allusion là à Sonatrach, qui en fait, constitue une cible chère et importante pour certaines puissances.
L'étant de santé du président, la déliquescence des institutions faciliteraient énormément la perte de sonatrach. Et si ma foi l'absence de perception de ce danger venait à se confirmer alors l'Algérie sera perdue, son pays morcelé, et ses populations entreraient dans une guerre civile durable qui sera entretenue pas les puissances occidentales sur le même schéma que celui du moyen orient !
Je pense qu'il y a assez d'intelligence dans le pays pour nous éviter cela !!!

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