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Langues et outils de productivité

Communiquer, collaborer, planifier, c’est aussi possible avec la langue kabyle

Les équipes localisatrices des outils numériques en langue kabyle avancent doucement mais surement dans un domaine où seules les langues prises en charge par les gouvernements arrivent à s’installer et à s’imposer, un domaine extrêmement récent.

Mais la prise de conscience des jeunes localisateurs kabylophones d’aujourd’hui, due certainement à la croissance de la demande issue de la culture numérique et du Web, confirme l’envie chez la communauté de voir leurs outils de travail, de communication et de collaboration déclinés dans leur langue maternelle. Ces localisations permettent d’ailleurs d’installer un nouvel usage de la langue kabyle hors littérature, poésie, chant, théâtre, enseignement, et pratique quotidienne.

Les équipes ont réussi un challenge de taille, celui de produire des interfaces totalement kabylisées de deux outils très répandus dans le monde du travail et même grand public.

Il s’agit de l’outil de gestion de la messagerie électronique Thunderbird, soutenu par la fondation Mozilla et de l’outil de collaboration et de partage de notes, Evernote, de l’entreprise portant le même nom. Les deux organismes sont tous les deux basés aux USAs.

Thunderbird est un outil gratuit, disponible en langue kabyle pour Windows, Linux et masOS. L’aisance de sa manipulation le rend parmi les outils de gestion de la messagerie  électronique les plus prisés dans les entreprises et les institutions. Le pack linguistique kabyle est intégré depuis la version 45 (La version courante étant 52). Il dispose d’un calendrier grégorien complètement en langue kabyle. L’équipe pense même à greffer dessus le calendrier agraire kabyle avec intégration des correspondances aux périodes et dates grégoriennes.

La fonction principale de Thunderbird étant la gestion de la messagerie, hormis l’envoi et la réception des messages, d’autres fonctionnalités telles que l’archivage, planification d’envoi de mails automatiques… sont aussi disponibles. Il est aussi possible d’installer le correcteur orthographique Imseɣti n tira n teqbaylit sur Thunderbird. Le correcteur est  basé sur le dictionnaire Issin et réalisé par Dr Kamel Bouamara &Paul A. et une équipe d’académiciens du DLCA de l’université de Bgayet. Il s’agit d’une extension disponible en libre téléchargement. Le correcteur permettra de corriger les messages avant leur envoie.

tamazight

Avec Thunderbird,  Il est possible de maintenir son carnet de contact, planifier des activités et des rappels. Il est équipé d’un mécanisme de recherche rapide simplifiant ainsi la  tâche aux usagers. Le tout dans un kabyle simplifié et accessible même aux débutants. L’ensemble des fonctionnalités peuvent être consultées sur le site qui se décline lui-même en langue kabyle, fruit de l’équipe localisatrice, sur cette adresse : https://www.thunderbird.net/kab/features/

L’outil peut aussi être téléchargé directement sur cette adresse : https://www.thunderbird.net/kab/

A noter que le site internet et l’outil lui-même, sont localisés sur la plateforme Pontoon (disponible aussi en kabyle) de Mozilla où l’équipe de la locale (langue) a pu lancer 27 projets, tous initiés par Mozilla.

Ceux qui souhaitent rejoindre l’effort de correction et de traduction, peuvent créer un compte sur https://pontoon.mozilla.org/kab/ et contacter les administrateurs de la locale kabyle pour prise de contact, orientation et diverses informations avant de se lancer dans l’aventure de la localisation.

A noter que ce projet ne saurait voir le jour sans le concours des localisateurs dont : Slimane AMIRI, Uccen Marzuq, Farés Bensadi, Hocine Benamer, Farid Alem, Linda DIB, Amazigh BEDAR, yazid bouhamam, Nacira Abrous, ButterflyOfFire, samir_t7, Mhenni Xalifi, Yuba Ǧuwwadi, agrakal, hociben, wina20156, oudjedy, azizi lamia, Mustapha Lateb

L’autre outil aussi prisé par les collaborateurs dans les entreprises et en particulier les équipes organisées en projet, est Evernote. Il est disponible en kabyle pour Windows, Android et iOS. Il est téléchargeable gratuitement depuis le site de l’éditeur sur cette adresse  https://evernote.com/. Le Pack linguistique kabyle est disponible dans les paramètres avancés de l’outil une fois installé. Evernote est disponible en version gratuite mais aussi payante pour bénéficier de fonctionnalités encore plus poussées pour les utilisateurs avancés. La version gratuite suffit largement pour les usages quotidiens.

Evernote permet de partager des prises de notre en ligne. On peut insérer tout type de document. Le tout synchronisé automatiquement vers tous les périphériques connectés de l’auteur. Les prises de notes peuvent aussi être partagées via une réunion en live avec prise en charge du son et de la vidéo.

D’autres fonctionnalités liées à la recherche minutieuse, l’indexation et autre traitement sur les documents sont aussi disponibles. Cela permettra aux pratiquants de la langue kabyle de découvrir un usage très scientifique de leur langue loin des usages traditionnels connus à ce jour.

L’investissement des outils de collaboration permettra d’installer la  langue kabyle dans le milieu de l’entreprise ce qui pourra dans le futur, générer d’autres services liés à l’industrie linguistique qui de plus en plus prend dans l’ampleur dans notre monde globalisé. Cela permettra aux générations futures d’ouvrir des opportunités de travail ou d’investissement loin des cercles habituels.

Le site officiel de l’éditeur et la version Web de l’outil Evernote sont en cours de localisation en langue kabyle. Toute personne désirant rejoindre les efforts de l’équipe kabyle pour aider dans la correction et le maintien des traductions, peuvent se connecter sur la plateforme de traduction en ligne en créant  un compte sur https://translate.evernote.com/kab/ pour participer aux différents projets lancés.

A la fin, il est important de signaler que grâce à ces projets, le lexique spécialisé ayant été produit depuis des décennies, a enfin trouvé sa place dans ces outils modernes, qui non seulement sera vulgarisé, mais trouvera d’autres usages adaptés au contexte d’aujourd’hui, celui des nouvelles technologies.

Nos remerciements vont à toutes et tous ceux qui ont collaboré autour de ces projets, que ce soit les producteurs/auteurs de lexiques, ou la jeune équipe des localisateurs volontaires kabylophones qui s’est tracé un riche et long programme de localisation et de production de solutions déclinées dans leur langue maternelle.

Auteur
Belkacem Mohamed
 

Commentaires

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Merci pour vos actes citoyens, la culture du collectif repose sur cette volonte' de batir ce que le regime nie! Bravo.

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Pour communiquer, collaborer et planifier il faut d'abord avoir la mentalité pour ça et ensuite il faut maitriser la langue dans laquelle on veut communiquer.
Ce n'est pas la traduction de l'interface des ses outils qui va avoir un impact sur ces questions.
D'ailleurs cela peut même avoir l'effet inverse. J'ai pu constater que les traductions de ces interfaces des outils Mozilla et autres sont de qualité médiocre. Ce qui fera fuir les potentiels utilisateurs de cette langue.

De plus, dans le monde numérique les outils cités sont en passe d'être déphasés par rapport à l'état de l'art.

Ces jeunes informaticiens sont-ils capables d'innover dans leur domaine pour hisser leur langue ou bien vont-ils continuer à être partisans du moindre effort et perdre leur temps sur la traduction de systèmes que d'autres ont conçu?

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J'ai essayé le correcteur orthographique mentionné dans cet article et je l'ai trouvé de qualité médiocre. Etant basé sur le dictionnaire "Issin", il regorge de mots tirés de l'arabe utilisés dans la région de Vgayet.
Aussi, il est incomplet en ce qui concerne le vocabulaire qu'il reconnait et pas de support pour détecter les fautes de grammaire.
J'utilise un autre qui est beaucoup plus complet et disponible sur l'internet en cherchant sur google avec la phrase suivante: correcteur orthographique en ligne tamazight

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Peut-on savoir si dans l'équipe de localisateurs cités il y a un linguiste formé en langue amazighe et en même temps dans la langue source à traduire?

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1- On ne fait pas appel aux linguistes de traduire Ouvrir un fichier par Ldi afaylu, Enregistrer par Sekles....Le rôle des linguistes, grammairiens, lexicologues est de produire des corpus, des grammaires et des lexiques que les informaticiens vont traiter à l'aide de programmes. Par ailleurs, les lexiques techniques sont produits par des techniciens et non pas des linguistes. L'idéal biensur serait de former des équipes pluridisciplnaires ce que nous faisons d'ailleurs à l'aide des nouvelles technologies à défaut de moyens qui devraient être mis à disposition par le gouvernement mais nous sommes en Algérie. On doiy donc agir pour libérer la langue kabyle.
2- Les jeunes informaticiens ont produit plusieurs app disponibles sur Android. Pour produire des outils lourds, il faudra les payer. Mais quand la roue existe pourquoi chercher à la réinventer? Il faut juste l'améliorer, l'équiper d'accessoire supplémentaire pour l'adapter à son propre besoin.
3- Le correcteur Issin est à ses début. Les initiateurs sont conscients. Il y aura des mises à jours. Pour la correction grammaticale, il faudra passer par la phase du NLP (Natural Language Processing), il faudra passer par plusieurs étapes: la tokenisation (segmentation), l'étiquetage morphosyntaxique, puis grammatical, et dans ce cas deux équipes sont indispensable: des linguistes et des informaticiens. Un projet est déjà lancé dans ce sens.
4- pour le moteur vocal, nous avons lancé un projet de collecte de données phonétiques et phonologiques kabyles sans ressources aucune. Les kabylophones devront aller enregistrer leur voix pour que nous puissions utiliser ces donénes pour produire un moteur vocal gratuit pour tous.

Notez que nous travaillons sans ressources et gratuitement pour produire des outils gratuits.

5- Merci pour les encouragements de certains. Au moins ça permet de remonter le moral de l'équipe pour continuer le travail, améliorer les production et penser aux systèmes d'exploitation pour 2019

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Il faudrait recenser le travail numérique disponible pour notre langue sur internet.
Il y a beaucoup de gens qui travaillent en silence sur notre langue et ne font pas de bruit ou de campagne d' information pour se montrer.

Faut se méfier de ceux qui à tout prix veulent se mettre en devant de la scène.

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Si vous voulez des candidats compétents pour vous rejoindre dans ces projets, je vous conseille au minimum d'agir sur les points suivants:

1. Bannissez le mot "kabyle" et remplacez-le par Tamazight
2. Dans la notation, ne suivez pas comme un troupeau les recommendations de Chaker (INALCO) et adoptez une notation de qualité qui facilite l'apprentissage de la langue conformément aux principes de l´UNESCO (notation la plus phonétique possible).
3. Appliquez-vous dans tout ce que vous produisez en exigeant un haut niveau de qualité.
4. Utiliser d'autres moyens de communication que FB et VK.
5. Ne faites pas trop de publicité pour ces projets et ne publiez pas des articles sensationnels. Les gens intelligents remarquent que vous faites trop de bruit et que ce qui vous intéresse c'est d'être le chef et d'acquérir une notoriété.
6. Soyez modeste et respectez vos ancêtres et le travail qu´'ils ont fait pour que vous puissiez en son temps jouir d'une formation d'informatique.
7. N'exagérez pas le rôle que peut jouer le numérique dans l'avancement de notre langue.
8. Soyez honnête et intègre. Oubliez les idées islamistes où vous vous êtes égaré.

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Par M.Belkacem
Pour ceux qui disent pourquoi le kabyle et non pas tamaziɣt.

Le NLP et les corpus linguistiques:

Le NLP n'est pas de la littérature. Le NLP est une discipline qui marie plusieurs sciences exactes. Le NLP implémente des programmes informatiques se basant sur des notions mathématiques et statistiques pour réaliser des algorithmes informatiques traitant les langues humaines selon les règles de la linguistique à travers des corpus et un ensemble de règles de la langue codifiées pour une usage technique.

Le algorithmes ne peuvent pas traiter un corpus Cocktail du genre corpus berbère contenant toutes les variantes du berbère en raison de:

1- Un jeu de phonèmes (donc de graphèmes) extrêmement important.

2- Ecart phologique, morphologique et grammatical entre les langues berbères.

3- Ecart lexical.

Ces écarts, si l'on considère que que le berbère représente un caractère d'unicité, ne méneront nul part, à moins que l'on produise une langue de labo.

Cet esprit d'unicité de la langue, s'il persistera, il va tout simplement nous retarder, voire rendre impossible l'intégration des langues berbères sur le numérique.

Le désir des berbéristes d'emboiter le pas aux nationalistes arabes ( certainement héritage idéologique issu du jacobinisme à la française) nous conduira vers la production d'une langue mort-née à l'image de l'arabe dit académique utilsé uniquement dans les mosquées. Et pire encore, politiquement, l'échec sera une occasion pour les détracteurs des langues berbères de continuer le résistance et socialement, un justificatif aux locuteurs de continuer de croire que les langues berbères ne sont bonnes que pour l'addaynin.

J'ai consulté un corpus de phrases "berbères" de 108000 entrées pour le reprendre et l'exposer sur Common Voice, introduites dans Tatoeba, une fondation hébergeant des corpus ouverts, ce qui est une initiative très louable et encourageamnte, et je tiens à remercier les initiateurs et les contributeurs. Ces corpus sont destinés aux divers traitements automatiques.

Pour les exploiter, il faudra faire le tri et c'est très difficile sur un corpus de plus de 100 000 phrases de plus de 15 parlers berbères très disparates.

Pourtant, Taotoeba a ouvert la voie à toutes les langues du monde codifiées dans ISO 639-3 et non pas ISO 639-2. Contairement à ISO 639-2 dont fait partie le Kabyle mais pas toutes les autres langues berbère, ISO 639-3 quant à lui, est ouvert à toutes les langues berbères dont le Chawi, le Mozabit, le Tergui, le Ouergli, ....etc. Ces langues sont toutes codifiées dans cette norme que Tatoeba utilise.En tout cas, un projet de corpus Kabyle est inimitié sur cette plateforme. La locale kabyle sera bientôt ouverte.

Il est temps de produire des corpus segmentés sur la base des parlés pour pouvoir analyser mieux et produire de bons traitements.

L'unicité de la langue ne fera pas de nous des citoyens unis. L'union est daans la justice, le droit, la citoyenneté. Elle n'est ni dans la langue, ni dans la religion.

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On peut mettre en évidence l'attitude et niveau de maitrise de l'art en examinant ces réponses, en toute somme une attitude et un niveau superficiels et arrogants:

1. "Open a file" qui est devenu "ouvrir un fichier" ne devrait justement pas être rendu bêtement comme "ldi afaylu" dans la langue de Mammeri. On n'ouvre pas un fichier comme on ouvre une fenêtre ou une porte. On accède plutôt à son contenu! C'est dans les langages de programmation qu'on a inventé ces termes à l´origine pour initialiser le processus de traitement d'un fichier. Mais pour les gens courants, ça n'a aucun sens d´OUVRIR un fichier. ACCEDER A SON CONTENU, oui. Même remarque pour l´ autre mot donné comme exemple. Ici on voit un exemple flagrant de mauvaise qualité du langage utilisé même quand il s´agit de mots simples parce qu'on traduit bêtement et litt'eralement des mots. A la fin, l'interface de ces outils n´est compréhensible que pour ce petit groupe restreint qui a fait la traduction littérale (on ne peut même pas parler de localisation car ce n'est pas vraiment adapté à la langue et culture de Mammeri).
Je ne vais pas parler des traductions qui impliquent des phrases entières car là les problèmes se retrouvent à tous les niveaux: notation, orthographe, lexique - arabismes, mots inventés qui ne maintiennent pas la logique de formation des mots de notre langue,...), structure syntaxique, sémantique. C'est à un vrai massacre de la langue que l'on assiste.

Les lexicologues ne produisent pas de lexique, c'est plutôt les lexicographes.

Les lexiques techniques produits par des techniciens sans formation lexicographique ou collaboration avec les spécialistes de la langue, sont d´une qualité médiocre.

En résume pour ce point, on voit bien que vous ne comprenez pas ce que c´est une langue, comment elle est construite, comment elle se développe. Vous abordez le sujet comme amateur et vous ne prenez pas au sérieux la qualité et la profondeur. Il vous manque une formation de base (qui doit remonter jusqu'à corriger des lacunes du niveau primaire).

2. Une roue ne sert que quand il y a d'abord un terrain adéquat pour rouler. Ceci dit, apprendre à innover est vital pour la survie de notre peuple et par extension de sa langue.

3. Là encore vous essayez dímpressioner avec des grands mots (NLP, étiquetage morphosyntaxique, grammatical,...) mais je doute que vous saisissez vraiment ce que cela veut dire quand on se met au travail. Notre langue a été très peu étudiée en profondeur. Beaucoup reste à faire dans la recherche linguistique de base pour arriver a une grammaire qui peut donner des résultats utiles dans le traitement automatique.

4. Les outils informatiques "gratuits" ne le sont pas vraiment. A part les virus qu'on peut y implanter, ils peuvent être une perte de temps couteuse.

5. Il faut des encouragements quand ils sont mérités mais la critique on en a besoin toujours pour élever le niveau.

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Quelques corrections des centaines de fautes que l'on trouve dans la traduction de l'interface de Thunderbird:

"Attach" est traduit par "Seddu", alors que ce mot veut dire faire marcher. "seddu-d" avec le la particule "d" change le sens du mot à "inclure" qui conviendrait dans ce cas-ci.

Même chose pour "sken" qui n´est pas adéquat pour traduire "View". "Sken-d" peut-être, mais plutôt "ẓeṛ".

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M. Belkacem, vous ne lisez pas bien ou vous faites semblant de ne pas comprendre pour en profiter et faire le prof?
One vous a pas demandé d'unir les variantes de Tamazight, mais seulement de jeter à la poubelle ce terme péjoratif et colonialiste de "kabyle". La langue de Mammeri s´est toujours appelée Tamazight ne vous en déplaise. Tamazight du Centre Nord si vous voulez être plus précis sur la variante sur laquelle vous bricolez.

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Pour ceux qui ne savent pas et ceux qui faignent de ne pas comprendre, voici ce qu´a écrit Hanoteau en 1906 dans son livre sur notre langue:

"Nous connaissons aujourd’hui ces groupes sous les dénominations, arabes pour la plupart, de Kabyle, Chaouia, Chelouh, Beraber, Zenatia, Beni Mzab et Touareg.
Aucun de ces noms n’appartient à la langue des peuples qu’ils désignent. Plusieurs de ces peuples, cependant, les Kabyles par exemple, les ont adoptés et ont oublié leur nom national. Mais, partout où les populations berbères ont été à l’abri du contact et de l’influence arabes, elles s’appellent : Imazighen ou Imajaghen, pluriel de Amajegh, chez les Touareg du Sud, et Imouchagh, pluriel de Amachegh, chez ceux du Nord.

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@Commentaire sur "Réponse"

puisque vous avez l'air de maitriser le sujet mieux que les concepteurs et que vous pourriez certainement faire des miracles (très probablement un travail sans fautes :)). pourquoi ne pas rejoindre l'équipe et apporter votre précieuse contribution ?

et je vous dis ça avec tout le respect du monde !

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M. Belkacem ne sait pas lire ou feint de ne pas comprendre ce qu’il lit et détourne la question des commentateurs pour rabacher et divaguer sur des impertinences.

Aucun commentateur n’a demandé à ce que ce M. Belkacem travaille sur l’unification des variantes de Tamazight. Dieu nous en garde.
Mais on a demandé que quand il se réfère à la langue de Mammeri qu’il n’utilise pas le terme péjoratif “kabyle” inventé par les colonisateurs, mais plutôt Tamazight. Car c’est ce terme autochtone que nos ancêtres utilisaient avant que les colonisateurs leur imposent le nom de “kabyle” renvoyant sournoisement aux tribus arabes. Hanoteau écrivait en 1906 dans son livre intitulé ”Essai de grammaire renfermant les principes du langage parlé par les populations du versant nord du Jurjura et spécialement par les Igaouaouen”:
“Nous connaissons aujourd’hui ces groupes sous les dénominations, arabes pour la plupart, de Kabyle, Chaouia, Chelouh, Beraber, Zenatia, Beni Mzab et Touareg.
Aucun de ces noms n’appartient à la langue des peuples qu’ils désignent. Plusieurs de ces peuples, cependant, les Kabyles par exemple, les ont adoptés et ont oublié leur nom national. Mais, partout où les populations berbères ont été à l’abri du contact et de l’influence arabes, elles s’appellent : Imazighen ou Imajaghen, pluriel de Amajegh, chez les Touareg du Sud, et Imouchagh, pluriel de Amachegh, chez ceux du Nord. “
Alors prenez note une bonne fois pour toute, arrêtez de vous humilier et débarrassez-vous du fardeau colonial.

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Mohammed Belkacem, on ne peut pas vous faire confiance. On vous a déja dit ce que vous devez faire pour avoir une chance que les gens compétents apportent leur contribution.

Etes-vous prêt à appliquer les points suggérés en commençant par appeler notre langue Tamazight au lieu de l'humilier avec une appellation arabe et colonialiste ?

Dans le cas contraire, vous ferez mieux de retourner à la mosquée du village pour continuer de faire le muezzin (celui qui appelle à la prière islamique). Ceux qui vous connaissent savent que là est votre vraie vocation, en plus de la tendance à profiter de la bonne volonté des gens pour des fin personnelles et de bacler tout ce que vous faîtes. De grâce, laissez le travail sur la langue de Mammeri aux linguistes confirmés. Ne diffusez pas une langue massacrée dans son orthographe, lexique, syntaxe et sémantique à travers les projets amateurs que vous promotionnez .

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