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Document. Saïd Sadi à Aokas et Akfadou

Le régime invoque "l’autorité d’Abane pour réanimer un système militaro-policier !"

Nous publions cette intervention de Saïd Sadi à Aokas et Akfadou portant le titre "Plateforme de la Soummam : repères historique, acquis et référents historiques."

I- Introduction

Avant d’entamer mon propos, j’aimerais saluer l’engagement citoyen des animateurs des cafés littéraires en général et ceux d’Aokas en particulier, eux qui ont su résister à la censure et au populisme inspirés ou encouragés par les pouvoirs publics. Ces lieux de convivialité et de libre débat sont des oasis de liberté dans une société où de larges pans sont captifs des tentations clientélistes ou des bigoteries cultivant l’opportunisme et la démission civique.

Pour ce qui me concerne, je me fais un devoir, à chaque fois que cela m’est possible, de répondre positivement aux invitations qui me sont lancées par ces soldats de la citoyenneté. C’est dans cet esprit que je partage le plaisir d’être avec vous aujourd’hui, plaisir que je revivrai demain avec la même intensité et ferveur avec vos amis d’Akfadou qui lancent, à leur tour, leur café littéraire. Ces chaînons du savoir, de l’écoute et de l’échange sont les plus belles réponses que l’on puisse opposer aux démagogues, semeurs de haine et d’obscurantisme.

Nous sommes donc convenus d’évoquer aujourd’hui en cette veille de la commémoration de son 62e anniversaire les articulations historiques, les acquis politiques et les référents culturels de la plate-forme de la Soummam, premier texte qui a concrétisé l’idée nationale algérienne dans ses fondements doctrinaux, ses méthodologies politiques et ses traductions organiques et institutionnelles.

Ce texte est fondateur de l’Algérie moderne car, exception faite de la brochure Idir el Watani publiée en 1949 par un groupe d’étudiants avant la lutte armée, il n’y a pas de document qui ait fait écho avec autant de justesse, de profondeur d’analyse et de pertinence prospective à un mouvement insurrectionnel algérien. 

Texte de tous les paradoxes, il est revendiqué, ou à tout le moins évoqué, par l’ensemble des mouvements citoyens ; il fut en effet fréquemment abordé lors des débats sur la charte nationale organisés en 1976, assumé par les animateurs d’avril 1980 puis endossé en 2001. Simultanément, il est édulcoré, occulté ou franchement diabolisé par les différents pouvoirs qui se sont succédés depuis 1962. 

En fait la plate-forme de la Soummam est à la fois l’acte de naissance de la révolution citoyenne algérienne et le certificat d’incompatibilité démocratique du système.

Comment resituer cette plate-forme par rapport à l’imaginaire producteur de mythes fondateurs ?

II- Quelques rappels historiques

L’une des grandes nouveautés du texte d’août 1956 est la lucidité qui guide sa lecture de l’Histoire.

Les Royaumes berbères du Haut Moyen âge qui ont rayonné sur des espaces larges et évolutifs sont un héritage fluctuant entre le Maroc et le centre et l’ouest de l’Algérie actuelle. Ils ne pouvaient, de ce fait, constituer un socle sur lequel s’érigerait une entité spécifiquement algérienne.

La période ottomane est une mise sous tutelle fiscale, c’est à dire une occupation que les ambiguïtés sémantiques peinent à valider comme une séquence historique intrinsèque de l’épopée nationale. Hormis la marine qui avait besoin de bras pour ramer, autant dire de galériens, l’armée était interdite aux autochtones et dans la mémoire populaire, les impôts et les expéditions punitives ont laissé le souvenir d’une administration turque rarement évoquée comme l’expression d’un Etat national bienveillant.

Les réactions à la pénétration française, fragmentées et souvent peu élaborées dans leurs conceptions théoriques et leurs visions stratégiques furent vécues comme une succession d’épreuves et d’échecs.

Première organisation à revendiquer l’idée d’indépendance, l’Etoile nord africaine, par manque de cadres et compte tenu des faibles marges de développement organique concédées par la puissance coloniale n’eut pas la possibilité de formuler des propositions sur les voies et moyens à envisager pour libérer le pays ni anticiper sur les projections institutionnelles du futur Etat national.

Pour les auteurs de la plate-forme, le déclenchement du premier novembre est entendu comme un détonateur auquel il a fallu donner sens et consistance. Cette fonction de starter a autorisé les congressistes à en élaguer les aspérités religieuses et surtout à produire la chair intellectuelle et politique qui faisait défaut à une proclamation lancée dans la précipitation avec le souci tactique de mettre au pied du mur les cadres d’un appareil du MTLD déliquescent. 

Une lecture attentive de la plate-forme de la Soummam montre que s’il est pris acte d’un existant historique algérien, ses inspirateurs se gardent bien de revendiquer une quelconque filiation idéologique de ces luttes ni même de référencer formellement leur engagement par rapport aux espaces et régimes à travers lesquels cette substance protéiforme s’est révélée. 
On ne cède ni aux mystifications d’un Messali qui décrète que la nation algérienne existe depuis le 7e siècle ni à celles qui décrivent un roman national perpétuel et ininterrompu depuis le règne de Massinissa.

La légitimité de la révolution et l’Etat qui en sera issu est actée par la violence du fait colonial et c’est à ce segment historique qu’est réservé la plus grande partie de l’analyse historique. Réactionnelle, la stratégie n’en est pas moins offensive. Elle ne s’interdit aucune audace dans la mise en perspective d’un destin heurté par huit grandes invasions. Faire naitre un entité moderne à partir de souffrances et de combats erratiques suppose réflexions inédites, propositions innovantes et adaptées dans un siècle qui a laissé sur la bas côté de la route du progrès le monde musulman ; l’essentiel étant que le projet plonge ses racines dans le réel sociétal. 

Pour les Soummamiens, la modernité révolutionnaire exigeait d’intégrer la réalité historique dans ses vérités les plus crues. Il y avait lieu, en conséquence, de construire une maison commune avec des matériaux disparates dont il ne fallait ni taire les faiblesses ni maquiller les défauts. La forme, l’utilisation et l’entretien de la domiciliation nationale étaient à inventer. Dépasser et s’extraire d’un panarabisme émotionnel était une démarche intellectuelle et relevait d’une grille d’analyse politique clairement revendiquée. Et pour lever toute forme d’ambiguïtés, il sera affirmé que « la révolution algérienne n’est inféodée ni au Caire ni à Londres ni à Moscou ni à Washington ». Il serait utile de voir dans les archives égyptiennes comment ce non-alignement avant la lettre fut enregistré par les autorités égyptiennes de l’époque. 

Le qualificatif d’architecte de la révolution donné à Abane prend tout son sens. Il faut cependant relever que les congressistes ont appelé leur texte « plate-forme » ; c’est à dire un lieu terrassé permettant une modularité constructive qui laisse aux générations futures la possibilité d’amender, selon leur volonté et besoins, les dispositifs hérités de leurs aînés.

Ceux qui ont substitué au Caire en août 1957 à cette plate-forme les diktats de la bureaucratie prétorienne qui prévalent aujourd’hui encore justifient leur coup de force en arguant du fait que le texte adopté en août 1956 fut imposé par un Abane omnipotent. Cette assertion, essentiellement produite après guerre par les réseaux résiduels du MALG, héritiers et exécutants des suggestions et intrusions nassériennes, est relativisée par plusieurs faits et témoignages. 
- Des acteurs qui se sont dédit ou qui se sont tus au Caire en 1957 quand la plate- forme a été reniée étaient présents à la Soummam lors de son adoption ou en librement assumé le contenu après coup. On pense à Krim, Dahlab, Ben Khedda, Abbas, Mehri… 
- On sait aujourd’hui qu’il y a eu des débats très vifs pendant toute la durée du congrès sur plusieurs sujets et que des congressistes ont vigoureusement défendu leurs positions, y compris quand il fallait contrer celles d’Abane.
- Plus anecdotique mais significatif, on a ce témoignage de madame Abane, épouse Dehiles. Quand il a fallu décider du nom à donner à l’organe de la révolution, plusieurs titres ont été envisagés (Patriote, Combattant, El Moudjahid…). Dans le petit appartement du quartier algérois Gharmoul qui abritait la discussion, Benyoucef Benkhedda proposa le nom El Moudjahid qui emporta l’adhésion de Ben M’hidi. Madame Abane, présente sur les lieux, rapporte que Ramdane Abane avait émis de sérieuses réserves sur ce choix à cause de sa résonnance religieuse qui ne manquerait pas d’avoir des conséquences sur les développements politiques futurs. Ben Khedda insista en expliquant que cela pouvait faciliter la mobilisation des couches populaires. Ben M’hidi acquiesça. Une dernière tentative d’Abane avertissant contre les risques des associations religieuses dans les combats politiques fut sans effet. L’affaire fut soumise au vote et Abane, mis en minorité, accepta un titre de l’organe portant la parole de la révolution qui, non seulement n’était pas de son choix mais qu’il avait, vainement, essayé de retoquer. 
- Nous disposons aussi de cet avis de madame Hassani née Ben M’hidi ( sœur de Larbi ) quand à la relation qui existait entre Abane et Larbi Ben M’hidi. Elle nous déclara lors d’une université d’été organisée par le RCD à Tipaza que ce qui avait permis d’arriver à la Soummam était une entente parfaite entre Ramdane et Larbi qui échangeaient sur tout. Elle ajouta que rien n’avait pu dissocier les deux hommes. Et ce ne sont pas les tentatives qui ont manqué.

De par sa méthodologie d’élaboration et les mécanismes de son adoption, le document d’aout 1956 est sans équivalent dans l’histoire algérienne. Il fut débattu un mois durant avant d’être validé par consensus même si, nul ne le conteste, l’initiative de la réunion et la nécessité de donner un texte de référence au combat algérien est le fait d’Abane, comme le furent d’ailleurs la plus grande partie des décisions ayant rationnalisé la lutte pour faire muter l’insurrection en entreprise de libération cohérente et efficience ; ce qui fut fait par la structuration des étudiants, des commerçants ou des travailleurs.

III- Acquis politiques

« Jusqu’à ce que nous parvienne la plate-forme envoyée par Abane, nous avions toutes les peines du monde à nous faire entendre en Europe et dans le monde, y compris dans les catégories progressistes. » Ces propos sont d’Ali Haroun. Ils ont été prononcés à Aouzellaguene lors d’un colloque organisé par le RCD à l’occasion du cinquantenaire du congrès d’août 1956. Celui qui deviendra le chargé de la communication de la fédération de France du FLN avait ajouté qu’Abane était à ce point conscient de la nécessité de donner sur la scène mondiale une voix et une image de la révolution conformes aux aspirations du peuple algérien qu’il nous avait demandé de traduire la plate-forme dans un maximum de langues. Il avait aussi recommandé une version en hébreu, c’était une façon de démontrer l’immersion du FLN dans l’universalité et de rassurer la minorité juive quant à son destin dans le futur Etat national.

L’autre élément qui a marqué Ali Haroun est la réunion des différentes sensibilités autour du mot d’ordre d’indépendance. La fédération d’opinions diverses sinon divergentes pour un combat de terrain était une première dans le mouvement national. Auparavant, les autres tentatives, quand elles ont abouti, se sont limitées à la signature d’une déclaration d’intention mais rarement les partis algériens ont pu engager une activité concrète durable autour de luttes communes. 

Voici un autre témoignage qui me vient de Ben Tobbal. « Avant la Soummam, la révolution n’avait pas de repères. Plus grave les chefs locaux, livrés à eux mêmes, exerçaient leur autorité sur des territoires mal définis et de façon un peu anarchique. Ce qui provoquaient des conflits internes et des excès qui freinaient l’extension du combat et, plus ennuyeux, des situations de tensions sur lesquelles pouvaient jouer l’ennemi. »

On a souvent reproché au texte son caractère jacobin, voire un certain mimétisme avec l’Etat central français. Lorsque je rédigeais en prison le livre « Algérie, l’échec recommencé ? », j’avais remarqué que le découpage territorial en six wilayas correspondait aux régions naturelles du pays. La modernité de la plate-forme n’excluait pas une prise en compte des réalités socio-culturelles. 
Ben Tobbal aussi avait souligné que la laïcité revendiquée au congrès était une option longuement discutée, ajoutant que sur ce chapitre, notre génération ne devait rien céder. Lorsque nous nous retrouvions dans le cadre de la conférence nationale des démocrates ( CND) à laquelle il avait adhéré, il avait souvent rappelé ce choix. 

L’affirmation du caractère de libération nationale qui « n’est pas une guerre de religion » tranche radicalement avec les slogans ayant marqué les combats du passé, généralement conduits sous l’autorité ou avec la bénédiction d’un patriarche qui incarnait à la fois l’autorité et le message censés refléter la volonté et les aspirations de la communauté des croyants.
Il est important de noter que la plate-forme a été jusqu’à édicter des règles strictes en matière de justice et de sanctions. Tout accusé était en droit de se choisir un défenseur et certains traitements dégradants avaient été formellement proscrits. 
Les organes de direction issus du congrès sont des instances d’un Etat moderne avec des structures exécutives et un conseil national de la révolution algérienne qui faisait office de parlement de guerre. Il convient de souligner que malgré l’absence des Aurès, due à la disparition de Ben Boulaid tenue secrète par ses proches, les membres du CNRA étaient désignés par leur pairs, ce qui donnait à cette instance une représentativité régionale assez équilibrée. 

Cette approche rationnelle et réaliste donnera aux instruments institutionnels forgés en 1956 une pérennité que même les fossoyeurs de l’esprit et des recommandations du congrès n’ont pas pu défaire.

Ce sont ces mêmes instruments qui serviront à la conduite de la guerre. Avant la création du GPRA, c’est le CCE qui sera l’organe d’exécution de la révolution. Le CNRA restera l’institution souveraine de l’Algérie combattante jusqu’à la houleuse cession de Tripoli en 1962 dont Ali Haroun fera d’ailleurs observer dans son ouvrage « L’été de la discorde » qu’elle n’a jamais été clôturée.
L’apport politique de la plate-forme de la Soummam peut être résumé d’un mot. Le combat algérien est passé du stade de révolte à celui de révolution.

Les difficultés rencontrées par l’alternative soummamienne furent nombreuses et complexes. On peut néanmoins les classifier en deux grandes catégories. Les obstructions internes et celles menées ou inspirées de l’extérieur, les deux pouvant avoir des connexions entre elles. 
Parmi les attaques internes il y a eu celles qui seront rapidement lancées par Ben Bella pour des raisons de leadership et des considérations idéologiques. 

Là dessus se sont greffées des alliances tactiques qui n’ont pas résisté à l’épreuve du temps. Des témoins toujours en vie assurent que lorsque la nouvelle de l’assassinat d’Abane est parvenu à la prison de la santé où étaient détenus les dirigeants capturés dans le détournement de l’avion qui devait les mener à Tunis, Boudiaf et Ben Bella s’étaient réjoui de la disparition de l’homme de la Soummam et ceci pour des raisons très éloignées. Ben Bella était un opposant déclaré du projet de société soummamien, alors que Boudiaf avait des rapports tendus avec Abane qui ne manquait pas de le rappeler, et de le ramener, à sa mission de pourvoyeur d’armes quand il était à la délégation extérieure.

Parmi les autres oppositions il faut s’attarder sur celles des conjurés du Caire en août 1957 qui, eux aussi, étaient opposés à Abane mais pour des motivations ne relevant pas toujours des mêmes causes. Si à l’époque Boussouf était un relais de Ben Bella, Krim était d’abord animé par des ressentiments à l’encontre d’Abane dont il est n’est pas facile de définir la part de subjectivité. En effet, le fond du document ne pouvait pas poser problème au futur négociateur des accords d’Evian puisqu’en tant que congressiste, il avait débattu et entériné le contenu des résolutions.
Les interférences extérieures ont aussi renforcé les pressions qui ont conduit à l’avortement de la mise en œuvre su projet soummamien.

Nasser et De Gaulle, chacun pour des raisons qui lui sont propres, pèseront de tous leur poids pour éliminer les hommes pouvant conduire aux destinées d’une Algérie « non inféodée au Caire… ».

Pour Nasser, manager en chef du panarabisme, la Soummam et son architecte étaient sa hantise. Faire monter Ben Bella, cornaqué par Fathi Dib, le chef de ses services spéciaux, était une priorité et un impératif absolus.

De son coté, De Gaule, déjà dans l’antichambre du pouvoir, préparait le coup d’après. L’histoire post-coloniale écrite ultérieurement à travers la France Afrique ne pouvait s’accommoder ni d’un Abane ni d’un régime démocratique où l’arbitrage du citoyen pouvait déjouer les accords tacites ou explicites passés avec des despotes à portée de pressions et chantages ou sujet aux tentations. A ce propos, il serait utile de vérifier avec plus de précisions la nature des rapports noués par certains hauts responsables du MALG basés au Maroc avec Oufkir, officier de l’armée française installé au Palais royal pour « accompagner » la gestion de la phase transitoire ayant précédé l’indépendance du Maroc. Tout en gardant à l’esprit qu’il s’agit d’un ouvrage écrit par le fils du général de Gaulle, il est intéressant de relever ce que l’auteur a entendu de son père quant à la façon dont l’émergence puis la suprématie du MALG a été suivie et appréciée. 

L’avortement du projet soummamien est la conséquence d’une double contrainte toujours en cours : celle qui oppose les démocrates algériens aux adhérents du panarabisme et aux tenants des reliquats post coloniaux, les liaisons entre ces deux tendances ayant été vérifiées à chaque fois qu’un équilibre historique favorable à l’émancipation algérienne venait à être à l’ordre du jour. La dernière manifestation de cette complicité étant l’alliance objective qui a vu des socialistes français apprécier l’avènement d’un régime théocratique comme un accomplissement naturel du destin algérien.

IV- Référents culturels

Initialement les assises du FLN devaient se tenir dans le nord constantinois si l’on se réfère au premier courrier d’Abane adressé sur ce sujet à la délégation extérieure. Pour des questions de capacité d’accueil ( sécurité, logistique, lieu central répartissant équitablement les distances à parcourir.) le congrès se tint à Ifri pendant le mois d’aout 1956.
On sait aujourd’hui qu’après l’annulation du site de la Qalâa des Ait Abbas, retenu en première intention, suite à l’incident de la mule qui avait fui vers une caserne de l’armée française avec les documents et une somme conséquente d’argent, Amirouche offrit d’accueillir le congrès dans l’ensemble de villages de la région les plus acquis au FLN. 
En plus de la protection militaire qui a mobilisé plus de cinq cents hommes, il y avait lieu d’assurer la discrétion à un regroupement rassemblant des hommes dont beaucoup ne connaissait pas le terrain et les coutumes locales. Ce sont essentiellement les membres de comités de villages, déjà sensibles à la cause nationale, que le lieutenant Hocine Salhi intégrera dans le dispositif de la logistique et de la communication.
Ce fut une gageure de tenir pendant près d’un mois un regroupement réunissant la quasi totalité des dirigeants de la révolution à quelques jets de pierre de l’une des plus grandes casernes de l’armée française basées dans la région.
S’agissant de la façon dont ont été gérés les débats, les récits des survivants autorisent quelques rapprochements avec les assemblées de villages. Certes, un président ( Ben M’hidi ) et un secrétaire du congrès ( Abane ) avaient été désignés mais Ouamrane raconte que quand ces deux personnes « devaient d’exprimer en leur nom personnel, leur charge ne pesait pas lourd ». Chacun défendait ses positions et opinions indépendamment de toute hiérarchie. Il ne faut pas systématiquement forcer les analogies mais évoquer l’esprit djemâa dans les joutes oratoires du congrès peut avoir du sens.

Rappelons ici que l’on a souvent insisté sur l’esprit jacobin de Abane qui aurait détient sur la philosophie de la plate-forme. Les valeurs de 1789 exaltant la citoyenneté et la quête d’exigence républicaine caractérisent plus d’un chapitre du document. Les fondamentaux de la modernité et de l’universalité sont les bases de la plate forme. Mais la détermination à combattre les féodalités et les archaïsmes n’est pas synonyme d’idéalisme et n’exonère pas de pragmatisme. Pour preuve, ce découpage territorial, véritable régionalisation avant l’heure. Ces délimitations, en plus de la souplesse décisionnelle qu’elles autorisent, permettent de mobiliser pour des missions de combat révolutionnaire les structures traditionnelles plus opérationnelles car plus familières pour l’habitant.

Enfin, on sait que les châtiments dégradants, infligés aux récalcitrants avant le congrès avaient été souvent décriés par d’anciens militants comme autant de mesures révoltant des populations ayant inscrit la vendetta dans « leur code pénal » mais qui ont récusé l’atteinte à l’intégrité de l’Homme. On peut voir dans l’interdiction du recours aux sanctions mutilantes la volonté d’inscrire les droits de l’homme dans l’Algérie future mais aussi le souci de faire honneur à une valeur humaine de la cité algérienne. 
Reste la question de la condamnation à mort des messalistes et des berbéristes signés par l’ensemble du CCE. Relevons d’emblée que la confusion de ces deux entités étaient politiquement erronée et moralement injustifiée. Les messalistes étaient réfractaires au soulèvement du premier novembre. Par la suite, ils seront équipées par l‘armée française pour livrer une lutte sans merci au maquis du FLN alors que les berbéristes, qui figuraient parmi les précurseurs de la libération par les armes, posaient des problèmes politiques quand au devenir de l’Algérie indépendante. Dans sa préface à l’opuscule Idir El Watani, Mabrouk Belhocine, écrira à ce sujet que la plupart des militants impliqués dans la crise de 1949 « rejoindront le FLN dès 1955 ». Les membres du CCE, au premier rang desquels Abane, étaient parfaitement avertis de tout cela.

Pourquoi donc cette décision injuste et humiliante. Krim, qui sera installé à la tête de la Kabylie à la place de Benaï Ouali après la crise de 1949, n’intégrera que que tardivement l’importance de la question identitaire alors même s’il avait déjà eu à mesurer la méfiance envers le Kabylie quand il a du se battre pour éviter que cette région ne soit divisée pour être répartie entre Alger, pour sa partie occidentale, et Constantine pour la région de Bougie.

Abane, tout aspiré par l’objectif de l’émergence de la république algérienne, n’a pas accordé de grande importance à la problématique identitaire, peu en vogue, il est vrai, à l’époque. 

Les raisons et ressorts qui ont conduit à cette faute sont nombreux et complexes et il faudra des recherches méthodiques et rigoureuses pour parvenir à dénouer les fils de cette tragédie. On peut néanmoins tenter d’ors et déjà quelques éléments d’explication. Faire admettre le package modernité laïcité et éliminer les messalistes seuls qui disposaient encore d’un réel soutien dans les milieux traditionnalistes n’était certainement pas chose aisée pour des congressistes affrontant un ordre colonial dont les principaux relais étaient recrutés dans les féodalités. De plus, condamner uniquement des messalistes, qui, par ailleurs, comptaient parmi eux bon nombre de Kabyles, pouvait donner du grain à moudre, à la machine anti kabyle déjà en œuvre. Sur ce coup, les enjeux étaient certainement trop grands pour tous. Pour une fois, et probablement la mort dans l’âme, même Abane, pour ne citer que lui, a dû accepter un aspect tactique, et ô combien tragique de la lutte, lui si radical et si intransigeant en matière de principes. Sauver ce qui parait essentiel au risque de commettre envers les siens une injustice doublée d’une humiliation, c’est aussi la culture des montagnards avec un rigorisme qui peut contraindre tout un chacun à devoir se faire violence.

V- Conclusion

Finalement, sur plusieurs aspects, la plate-forme de la Soummam reste à analyser. Viatique de l’aspiration citoyenne face à la machine oligarchique, le document impacte notre présent par les réponses qu’il a apportées à la construction d’une nation hachée par les turbulences historiques et il nous alerte, aujourd’hui encore, par les opérations qui en ont empêché l’accomplissement et qui continuent de grever notre destin. 

Le texte n’est pas une recette qui peut se consommer en toutes circonstances mais c’est une grande leçon qui apprend à dégager des compromis dans des phases historiques où le plein exercice de la citoyenneté n’est pas encore possible, avec toujours le souci d’indexer les politiques concernant l’intérêt général par les invariants démocratiques. Et dans cette passe politique où le pays exprime ses colères et ses aspirations en dehors des institutions, avec les risques inhérents à toute démarche de violence ou d’impatience si légitimes soient-elles, la leçon de la Soummam est une belle pédagogie car elle rappelle la primauté de la réflexion partagée qui doit nécessairement nourrir l’action collective. 
Deux évènements, l’un péjoratif, l’autre structurant, viennent opportunément nous informer que des points de vue méthodologiques et stratégiques, la Soummam est d’une brulante actualité pour l’avenir immédiat du pays et la construction démocratique de l’Afrique du nord. 

Il y a quelques semaines, le vice-ministre de la défense a baptisé du nom d’Abane Ramdane l’annexe d’une académie militaire au moment où, selon toute vraisemblance, l’armée algérienne s’emploie à faire place nette pour relancer un régime qui illustre jusqu’à la caricature les reniements du projet de la Soummam. Invoquer l’autorité d’Abane pour réanimer un système militaro-policier ! L’Algérie aura vécu tous les outrages. 

Il y a quelques jours, Beji Gaid Essebsi, président tunisien, fait une intervention historique au cours de laquelle il affirme l’Etat laïc comme une donnée consubstantielle de la Tunisie, insistant sur la nécessité impérieuse de ne pas impliquer le religieux dans le champ politique. 
Par ses recommandations comme par ses avertissements, sur la scène nationale comme sur l’espace nord africain, la pensée soummamienne n’a pas fini de nous interpeller.

Auteur
Saïd Sadi
 

Commentaires

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Saadhi a epuisé son capital "crédibilité" . Sadi est au MAK ce que Messali est au FLN.

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ABANE était en prison quand éclata la révolution du 1er novembre 1954. Il a été arrêté dans le cadre de ses activités dans l'OS que le grand "résistant" BENBELLA dit OUVELLA a "donné" à la police tous les noms des responsables de toutes les régions du pays et cela avant de recevoir une seule gifle.
A sa sortie de prison courant 1er trimestre 1954, KRIM envoya OUAMRANE le chercher pour rejoindre la révolution, chose qu'il fit mais KRIM pensait avoir un secrétaire ou une sorte de béquille sur laquelle s'appuyer et non un véritable stratège qui pouvait voler de ses propres ailes.
Il a déroulé la plénitude de ses talents dès sa prise de fonction et a déjoué tous les plans de SOUSTELLE qu'il a battu à plate couture sur tous les plans et celui qui devait être un supplétif de KRIM est devenu le maître à bord de la révolution craint, respecté et obéi tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, ce qui mettait de l'ombre évidemment à KRIM et à tant d'autres tapis dans l'ombre de leur képi. Pour KRIM, il ne faut pas se le cacher, il était le premier à monter au maquis et c'est lui qui devait être le premier responsable du pays d'où ses revirements sur la plateforme de la Soummam en août 1957 au CAIRE.
Le tandem ABANE-KRIM était le couple idéal pour l'instauration d'un état civil laïc, social et démocratique en Algérie s'ils avaient survécu à la guerre mais ses camarades ont en décidé autrement pour le premier et l'armée française pour le second en les assassinant tous les deux l'un par strangulation et l'autre par pendaison.
Le contenu de la plateforme de la Soummam est connu et chacun a pu en mesurer l'importance et la justesse des concepts et des principes posés par les congressistes.

L'histoire retiendra que ceux qui étaient contre ont conduit le pays droit dans le mur à l'indépendance du pays et cela dure depuis puisque ce sont toujours les képis de l'extérieur (armée des planqués de l'extérieur de l'Algérie) qui ont manoeuvré et conduit les affaires du pays.
BENBELLA a toujours été remis à sa place et n'était qu'un simple élément de la délégation de l'extérieur, et BOUSSOUF en voulait à ABBANE d'être éconduit de la fédération de France du FLN car ces messieurs voulaient que l'argent de la fédération transitât tout d'abord par le Caire pour suivre le chemin du SINDOUK TADHAMOUN.
Abbane très intelligent et visionnaire génait tout le monde et dès qu'il quitta ALGER, il est marginalisé par les Képis en Tunisie, avait ses ennemis contre lui dans la délégation extérieure du Caire et il était devenu vulnérable - sans armée sur laquelle s'appuyer- à des apprentis tortionnaires qu'étaient ceux qui l'avaient condamné en dehors de l'organe qui devait tout d'abord le juger et pour quelles motivations il devait le faire (CCE). OUAMRANE a suivi les 3 B, bien qu'il ait tenté post mortem de s'en dédouaner.
Comme le crime d'un innocent se paie, les 3 B ainsi qu'OUAMRANE ont été évincé par leurs dauphins qui n'ont jamais connu le maquis mais qui n'ont jamais combattu aussi un soldat français ni à l'intérieur, ni à l'extérieur.
Le pays patauge dans la gadou et les tortionnaires de ABBANE sont condamnés par l'histoire.
Après ABBANE, c'était le tour de tous les chefs de wilaya qui ont été donnés par radio par leurs "frères du MALG".
Pour acheter le silence des Malgaches, les homme du pouvoir en guise de récompense pour services rendus leur ont accordé un statut particulier qu'aucun soldat de l'armée de l'intérieur n'a pu obtenir.
Les Algériens assez lucides comprendraient aisément que si les dirigeants de l'armée des frontières avaient utilisé les chars déployès contre les éléments de l'ALN en 1962 durant la guerre de libération nationale pour la destruction des lignes électrifiées, ils auraient contribué non seulement à réaliser un DIEN BIEN PHU 2 en Algérie et auraient inscrit leur nom en lettres d'or au lieu de l'inscrire en lettre de souffre dans la traitrise et la vilenie.

Même mort, ABBANE dérange et nous avons vu avec quel acharnement celui qui a été éconduit du congrès de la Soummam et qui a déserté ses frères chefs de wilaya dans sa propre wilaya s'est employé à le dénigrer - lui le soûlard dénoncé par ses propres compagnons dans sa propre wilaya.

GAID SALAH a beau utilisé ce symbole à leurs intérêts , cela saute aux yeux, ce sont les hommes au képi qui l'ont assassiné hier et nous ne l'avons pas vu condamner ceux qui ont commis l'acte le plus abject "attenter à la vie par traitrise de celui qui a damé les pions à SOUSTELLE et ses sbires".

Vive ABBANE, vivant même mort.
Tous ses tortionnaires ont payé d'une façon ou d'une autre, qui par pendaison, qui par maladie incurable et handicapante, qui par le silence et la condamnation de l'histoire qui rappelle leur acte infâme.

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"Ceux qui aiment marcher en rangs sur une musique : ce ne peut être que par erreur qu'ils ont reçu un cerveau, une moelle épinière leur suffirait amplement"... Albert Einstein.

La guerre, dit-on, est une affaire trop sérieuse pour la confier à des militaires. Que dire alors que de confier l'avenir de tout un peuple à des bidasses. C'est à ce niveau que se résume l'échec des acteurs (Algériens) impliqués pour le recouvrement de l'indépendance de l'Algérie. Le mouvement révolutionnaire Algérien était caractérisé par la méconnaissance de l'histoire profonde du pays, l'indigence intellectuelle, l'immaturité politique et le manque de vision et de stratégie de la majorité de ses membres. La guerre révolutionnaire n'est pas une partie de chasse où on se contente de tirer le gibier. Mis à part donc le Congrès de la Soummam dont les résolutions contenaient une esquisse de ce que devait être l'Algérie indépendante, autrement c'est le vide sidéral en la matière. Ce congrès qui en définitif n'aura servi à rien puisque non reconnu par les fossoyeurs et non moins traîtres de la République qui ont préféré lui substituer celui de Tripoli et par la suite l'élaboration d'une constitution contre nature et anti Algérienne conçue à la hussarde et en catimini dans un endroit (cinéma Majectic) qui en dit long sur les visées malsaines de ces fossoyeurs. Tout compte fait, en plus de l'ennemi visible (le colonialisme de l'époque) d'autres ennemis plus sournois et plus dangereux étaient tapis à l'ombre dans l'antre même des véritables combattants qui avaient pêché par une crédulité incommensurable et dirions-nous presque inadmissible et coupable. Dans l'ensemble, il y'avait deux camps aux idéologies diamétralement opposées qui se disputaient le leadership d'un mouvement de libération transformé en mouvement d'asservissement du peuple. Le camp des adeptes de l'Algérie typiquement Algérienne et celui des adeptes de l'Algérie de tendance Arabo-islamiste. Les premiers cités ont fait le (sale) boulot et les seconds planqués à l'extérieur ont en récolté les fruits sans se mouiller et avec Zéro risque. Plus malin et plus rusé que cela on meurt. Tout le monde sait que la fameuse unité affichée par les membres du FLN/ALN durant la guerre n'était que de façade et que des dissensions et des fractures minaient énormément le mouvement de l'intérieur. Les chefs des vrais combattants et patriotes de l'intérieur étaient au courant des dérives dangereuses et des complots des planqués de l'extérieur. Malgré cela ils ont préféré ne pas être trop regardant pour, disaient-ils, ne pas faire capoter la révolution. C'est justement à ce moment et à ce niveau qu’a été scellé le sort funeste de cette révolution en permettant sciemment à des voyous, des opportunistes et des gangsters de s'accaparer d'un pouvoir qui n'aurait pas dû échoir entre leurs mains et ce, quelque soit le prix à payer y compris de retarder l'avènement de l'indépendance. Malheureusement les générations postindépendance payent le prix fort de ce laxisme, de cette irresponsabilité et de ce lâchage qui ne dit pas son nom. Au vu donc de plusieurs indices de traîtrise constatés ça et là durant la guerre, des mesures radicales devaient être prises à l'encontre des planqués de l'extérieur particulièrement ceux basés au Caire qui s'avèrent avoir été au service des dirigeants Pan-Arabistes Egyptiens qu'au service exclusif de leur pays qu'ils étaient censés représenter dignement et farouchement. En clair, tous les traîtres, spécialement, ceux planqués à Oujda, en Tunisie et au Caire devaient, après jugement, passer par le peloton d'exécution. Malheureusement c'est l'effet inverse qui s'est produit et dont on cesse d'en payer le prix fort à ce jour. L'odieux assassinat de ABANE Ramdane avait sonné le glas d'un mouvement révolutionnaire dépouillé de son essence identitaire, culturel et historique avant d'être arrimé à une lointaine idéologie chimérique et utopiste pan-Arabiste et islamo-obscurantiste. Reste à savoir ce qu'il y'a lieu de faire aujourd'hui pour remettre les pendules à l'heure de la seule vérité qui compte, celle de permettre à la nature de reprendre ses droits. Il faudrait donc achever le travail des aînés et rectifier leurs erreurs tout en espérant pouvoir le faire avec le moins de dégâts possibles.

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Il repete une verité que tout le monde dit bien avant lui. Il faut dire qu'il etait aussi ami du sinistre ex chef de drs, outre que ministre de bouteflika, l'ami intime de boumediene…..
C'est bien de se présenter avant de passer pour revolutionnaire

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En aucun cas une revolution ne peut decider de l' identite'. L' arabisation est un acte illegitime barbare et nazi

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Ce machiavéle ,aprés avoir eu la panse et le portefeuille bien remplis,le voilà ,un pas en arriére,comme pour mieux voir venir ces choses perfides de la politique dont il est un des pires manipulateurs,l ex rab edjair qui ne savait pas dribbler avec plus machiavéle que lui,restât bouche bée,en confidence aux moins apeurés qui lui rendent encore visite ,lorsque ce mister saadi et docteur said se mettait à critiquer le DRS!!!
L'art de "bouffer avec le renard ou plutôt le loup de la guerre pédagogique et faire sniff snifff en essayant de jouer de la flûte empreintée au berger kabyle
Certains machiavéles ,tel ptit mario,ont au moins une excuse historique ,enfanté du côté du makhzen colonial arabomarocain ,il n applique son machiavélisme que sur un autre pays amazigh,l algérie, dont il traita les peuples de médiocres ,montrant ,ainsi,son mépris de ces "gueux imazighénes,pour mieux les humilier et les "neo coloniser" lorsque l inestimable occasion s était présentée à lui servi par des indignes chefs caporaux képis "désertés" neocolonialement par le colonialisme apartheid français...P TIT MARIO hauts talons ,ne fait que sous traiter à ces "sanguinaires chefs képis" cette pauvre algerie en y appliquant les methodes de "son modéle monarque"hassassin 2...UNE HOGRA COLONIALE EFFROYABLE contre le pauvre amazigh vaincu qui ferait retourner dans leurs tombes,de gêne devant tant de prédation et de destruction de ce pays,okba et ses suiveurs envahisseurs des benisoleim et benihillel...
Mais cet égaré du côté de chez freud,sa ruse ,sa machiavéle soif de chef partisan ,c est contre la kabylie qui lui a servi de tremplin pour côtoyer LEMAKHZEN ET SES donneurs d ordre chefs képis ,qu il les a appliquées pour que ,presque 25 ans aprés avoir obtempérer à la création du RCD sous la bénédiction des kabyles elmokh et de celui de guenzet qui ne savait pas dribbler lorsqu il disputa le match de sa vie contre p tit mario et son équipe arabomakhzenienne ,la kabylie se retrouve à ce jour dans un état de déliquescence effroyable
La kabylie pardonnera t elle ,historiquement , à tous ces mutants qui l ont utilisée comme tremplin de mass saadi à douktour said et de idir à cheb hamid.....?

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Impressionnant personnage il a joué la carte de la démocratie comme dans une partie de pocker, il ne gagne pas mais en plus c’est un mauvais joueur. Said Saadi et son frère ennemi ont partiellement brisé la Kabylie. Moi à sa place j’aurai honte de courir dans les cafés Kabyles ou chercher après la communauté Kabyle. Il n’a pas réalisé les dommages qu’il avait causé à la Kabylie, cette politique de noyade de la Kabylie dans l’océan Arabo-Musulman. En essayant de gagner les Algeriens pour son projet pseudo démocratique, il a eu la carotte arabo musulmane bien enfoncer dans la gorge jusqu'à l’ettouffement. J’ai une question à ce sujet justement:
1 : Pourquoi donner une conférence à Aokas et non pas à Djelfa par exemple?
Du moment que pour saadi, nous sommes tous des Algeriens homogènes même pays même origine même culture.
Mais je vais te dire ce qui se produira si Saadi osera essayer de donner une conférence à Djelfa: ils ne vont pas lui poser des questions dans le respect, ils vont lui faire entendre une cassette du coran et ils vont faire la prière dans la salle, à défaut de fermer la salle ils lui donneront un coup de pied au derrière.
Alors la prochaine fois sois à la hauteur de répondre aux questions de tes concitoyens. Au lieu de les insulter après tout tu es chez eux en Kabylie, la ou tu viens vendre ta salade et celle de tes sponsors d’Alger.
Est ce que tu réalises un peu le mal et le tord que tu causes aux Kabyles et à la Kabylie, avec ton acharnement contre les indépendantistes Kabyles? Et bien oui, c’est pour ça on te paie!

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Said SAADI, tu traines tellement de casseroles derrière toi que tu es devenu l’éternel obligé de tes employeurs dont il ne t'échappe pas que certains d'entre eux sont passibles du Tribunal pénal international (TPI) pour crime contre l’humanité. Alors Docteur de la propagande, comment interpréter tes sorties en Kabylie si ce n’est d’être toujours de service et à quel prix. Comment interpréter que tu sois actionné en ce moment précis et dans quel but. Puisque tu es un Algérianiste convaincu, qu’est-ce qui t’empêche d’aller prêcher la bonne parole ailleurs qu’en Kabylie auprès des Algériens de l'Algérie profonde à qui tu espères inculquer les valeurs du progrès, de la modernité voire de la démocratie et de la laïcité si affinité. Dans ta région natale tu as joué et tu as perdu ou plutôt la Kabylie a perdu et maintenant tu persistes encore à vouloir polluer l’atmosphère. Un minimum de dignité te recommande de te retirer définitivement de la scène politique parce qu’entre temps un autre train de l’espoir est passé par là. Seuls ceux qui se sacrifient réellement pour la Kabylie peuvent prétendre en être les dépositaires. "Heureux celui qui sait quitter l'état qui le quitte, et rester homme en dépit du sort" ! -Jean-Jacques-Rousseau-

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Vous dites: << Les réactions à la pénétration française, fragmentées ....>>, comment pouvait-il en etre autrement, l'Algerie et la nation algerienne n'existe pas. Tous les historiens sont d'accord la dessus,
Fehat Abbas le dit clairement et l'Algerie est une creation de la France coloniale en 1839 par le général Schneider, et pendant ce temps, la Kabylie etait INDEPENDANTE. Ce que vous n'oserez jamais dire. Il etait tout a fait naturel que la Kabylie s' en ai defendu toute seule en 1857 jusqu'a perdre son independance et son annexion 'a l'Algerie Francaise.
Ceci dit vos propos et votre lecture quand a << un existant historique algérien>> n'est que pure speculation.
Revenons a la plate forme de la Soumam que vous considerez comme <> , il y a lieu de mentionner qu'il n'a survecu que moins d'une année et a été remis en cause et vidé de son esprit moderniste Kabyle laic au profit de l'arabo-islamisme algerien au caire ou a regnait l'esprit de la mosqué comparativement a l'esprit de Tajmait et joutes oratoires qui regnait en Kabylie que vous voulez a tout pris généraliser a toute <>.

Revenons maintenant au <>, vous faites bien de mentionner que les arabes etaient contre et voulaient perpetuer l'esprit colonialiste Francais qui a partagé le pays KABYLE entre le département d'Alger et celui de Constantine. Krim en parfaite Kabyle avait refusé. Le pays Kabyle que vous vous considerez comme region au meme titre que Bougie. Je vous cite: << Constantine pour la région de Bougie>>.
Sur ce point j'aimerai vous rappeler si mes souvenirs sont bons que dans une de vos videos sur Amirouche, vous disiez qu'il a géré ce teritoire comme un état, ce qui au demeurant est vrai puisque la Kabylie a gardé les reflexes de son indépendance mem vis a vis de la France.

Pour ce qui est d"Avril 80, l'a aussi contrairement a ce que l'on veut faire croire, les Kabyles ne sont pas sorti pour un semblant de democratie, ni pour l'arabe algerien mais bien parceque la Kabylie a de nouveau était agressée, et ses enfants jeté en prison. That's it that all. Autre chose n'est que litterature.

Il ya eu le printemps rouge de sang de 2001, qui est la rupture totale entre la Kabylie (qui s'etait entre temps renié elle meme) et l"Algerie.

Une autre date assez revelatrice du fossé entre la Kabylie et l'Algerie est celle des élections legislatives de 1991. La Kabylie avait voté Kabyles laics democrates, par contre l'Algerie a voté arabo-islamique. Vous auriez du prendre vos responsabilité alors meme que la base de votre parti montrait déja des signes assez claire quand au devenir du Pays Kabyle.

Pour ce qui est de la récuperation/manipulation de Abane par le pouvoir , il n'est pas et ne sera pas le seul.
Rappelez vous la definition de l"algerianité que la Kabylie a offert au pouvoir : amazighité-arabité-islamité
l'Algerie l'a transformé en : l'algerien est arabe musulman d"origine amazighe . Ils sont des arabes 3rabahoum el islam.
L'Algerie a réechelonné sa dette sans vous, alors que le pouvoir criait sur tout les toits que le
réechelonnement etait un acte anti-national parceque c"etait le Kabyle qui le proposait.
Qu'en est il de vos projets de banque pour la Kabylie, ou du projet que votre parti a décroché pour la Kabylie et que vous étiez obligé de partager avec d"autres mais le contraire n"a jamais été de mise. AFUD.etc..

Je peux continuer comme ca jusqu'a remplir une encyclopedie. Mieux vaut arreter.

Une question se pose : -Admettons que tous les islamo-arabistes ( arabes ou arabophones pour faire court) aient assisté a ce congres en dehors de la Kabylie, pensez vous que le texte et l'esprit aurait été le meme? Pour ma part j'en doute fort.

Pour conclure je dirais qu'il y a deux entitées-visions aux antipodes l'une de l"autre. La Kabylie kabyle laic et l'Algerie arabo-islamique.
La Kabylie s"est reconcilié avec son histoire propre, sa nation , son peuple Kabyle. A ce titre les Kabyles ont fini avec leur algerianité, ils ne veulent que vivre libres et independants en paix avec leurs voisins, et en ce sens la Kabylie aura a gagner a ce que des Kabyles comme vous rejoignent les rangs des independantistes comme l'a fait un certain Ferhat Abbas en son temps, ou bien continuer et finir comme un certain Hajj. L'histoire ne pardonne pas

Ronald Reegan avant de devenir president des Etats-Unis sous la banniere republicaine etait un democrate, et cela ne l"a pas empéché de devenir le president le plus éstimé des américains.
L"indépendance de la Kabylie est une question de To be or not to be.

Kabylement.

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Said SADI a une longueur d'avance sur les intellectuels de pacotilles qui defilent sur les ecrans de TV algerienne. Dans les annees 80, Il a parle dans son livre : l'ALGERIE, L'ECHEC RECOMMENCE" des malheureux que va subir le peuple algerien dans le futur a cause de la politique suivie par les islamo-baathistes qui detiennent le pouvoir.. Ses predictions se sont realisees, il a parle de la clocharisation de la societes, du marasme dans lequel va succomber le pays, les crises multiples que va subir le peuple algeriens etc...

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Franchement, ce n'est pas seulement ce chapitredu livre alKharien qui degoute, mais tout le livre qui me fait vomir. Les 128+ victimes de 2001, sont mortes et enterre'es. Mous sommes realistes, elles ne peuvent rien dire. Ni au paradis ni a l'enfers, mais sous la terre qui leur a donne' vie. Ceux qui ont survecus, a des milliers de Kms de la et partout, vous disent: pliez baggage et allez laver vos crimes-moraux autour de la grande pierre en parpins, labas... ou vous serez chez vous.Ils aiment les grandes parlottes... ca justifie leur besoin de couper les mauvaises tetes en publique, et c'est la deche en ce moment.

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J'espere que mon commentaire que j'avais posté sera publié
Merci

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