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REGARD

FLN : la disgrâce comme moyen de transition !

L'ancien parti unique est un cas d'école. Les décisions concernant le FLN se prennent en dehors des structures du parti. Celui-ci n’est plus qu’une simple caisse de résonance sur laquelle viennent frapper et souffler si néecessaire les hommes de l’ombre qui tiennent le pouvoir.

Il y a eu les « coups d’état scientifiques » qui ont conduit au limogeage d’Ali Benflis, Belkhadem. Puis le débarquement d’Amar Saadani et maintenant on apprend qu’Ould Abbès a été prié de se démettre. Le parti FLN : quel cinéma !

« J’ai eu un malaise cardiaque qui a nécessité mon évacuation à l’hôpital militaire de Aïn Naâdja (…) et un repos total d’au moins 45 jours. Je n’ai pas démissionné, mais les hauts responsables ont estimé que je devais m’éloigner du stress que je subis depuis deux ans», a avoué Djamel Ould Abbès.

En réalité cette déclaration ne fait que confirmer ce que tout Algérien subodorait. Le blagueur en chef du FLN est en fin de mission. Le pseudo-malaise n’est qu’une couverture pour lui assurer une sortie moins indigne qu’elle n’y paraît. Il est donc appelé à quitter la scène sur la pointe des pieds. Mais il avoue benoîtement qu’il n’a rien décidé mais plutôt « les hauts responsables ont estimé que je devais m’éloigner ».

FLN : tout se décide à la présidence

Ce qui devrait interpeller c’est la mise au pas des structures internes du parti FLN. Ni le comité central ni le bureau politique n’ont donné leur avis dans cette décision concernant leur SG par intérim. Pour Saadani, l’ordre de sa mise à l’écart est venu de la présidence. Pourtant l’homme a servi de lance-flammes contre l’ancien patron du DRS. Qu’importe ! Sa mission était terminée. Même constat pour Ould Abbès qui a saturé la scène politique par ses déclarations abracadabrantesques. Comme celle assurant les Algériens qu’ils allaient voir Bouteflika remarcher ! Le bretteur a fait son temps.

Mais alors comment est-ce possible que les militants du parti ne soient pas outre mesure choqués par ces décisions qui font et défont les carrières sans qu’ils n’aient un mot à dire. Autant pour le limogeage d’Ould Abbès que pour son remplacement, les décideurs ont superbement fait fi du règlement intérieur du parti.

Mouad Bouchareb n’appartenant pas au comité central ne pouvait légalement prendre les rênes du parti. Le subterfuge de l’intérim ne tient pas. Ancien opposant à Amar Saadani, Bouchareb a vu sa carrière mystérieusement propulsé en l’espace de 15 jours, passant de simple député à celui de patron de l’APN puis de SG « par intérim » du PFLN. Quand bien lui fasse avant sa disgrâce inévitable.

La leçon

Après le sort fait d’une manière tout aussi peu honorable à Saïd Bouhadja, et le limogeage en règle d’Ould Abbès, tout porte à croire que nous allons assister à d’autres opérations du genre. Et elles risquent de toucher deux autres pontes du régime : Abdelkader Bensalah ainsi que Mourad Medelci qu’ont dit très malade. Des rouages usés et trop âgés pour les garder au devant de la scène. Celui du tout puissant vice-ministre de la Défense n'est pas à exclure également. Même si toutes les décisions ayant touché les généraux-majors n'ont pas été sans son consentement, Gaïd Salah fera inévitablement les frais des nouveaux travaux de façades du régime.

Si l’on ignore pour l’heure la portée et l'objectif précise de ces changements autoritaires, il y a lieu de croire que cette reconfiguration se fait dans la perspective de l’échéance présidentielle.

Il faut cesser de couper les cheveux en quatre. Le fonctionnement autoritaire est intrinsèque au système Bouteflika. Les intérêts du locataire de la résidence médicalisée de Zéralda passent avant tout autre destin. Même au prix de traîner dans la boue les plus intransigeants de ses supporters.

La disgrâce de ces deux hommes devrait donner à réfléchir aux autres, à tous ces huiles qui appellent avec une moue à un 5e mandat. 

Auteur
Yacine
 

Commentaires

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Les anciens commencent à partir et à placer leur progéniture à la tete des partis, du gouvernement et des institutions de l'Etat. Peuple algérien réveille toi le FLN s'empresse d'ancrer ses petits enfants.

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I suggest Ould Abbes visit the Saudi Arabia consulate in Algiers and get a visa to Riyadh. He will certainly be welcome to the country that gave us religion , fashion, culture and and language that brought Algeria to its knees. I hear that their medical system is excellent. Bon retablissement !

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L'avantage du régime est dans l'opportunisme individuel: qui accépte d'etre nommé par fait du prince doit accépter d'etre dégommé quand le prince n'en veut pas. La spirale ne travaile que pour asseoir le régime comme dernier recours. Le FFS qui a rejoint le parloir arabe d'Alger en est l'exemple historique, le discrédit l'a miné suite aux compromis au rabais qu'il a consenti

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Militants du parti dites vous? La plupart d'entre' eux sinon tous autant qu'ils sont, sont des poules mouillée et font pipi dans leurs pantalons dès qu'ils entendent parler du frère cadet sans jamais l'approcher.

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