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DEBAT

Lettre au frère président Bouteflika

Si je m’adresse à vous précisément en ce moment par le biais d’une lettre ouverte, c’est que la situation le requiert. Je ne pouvais en effet faire taire davantage ces pulsions qui nourrissent mes insomnies, tant l’avenir de ce pays m’importe autant qu’à tout le peuple algérien. Il ne peut en être autrement eu égard aux perspectives qui se présentent et aux enjeux dont elles sont porteuses qui ne sauraient ne pas alimenter le débat.

Frère Président, il y a bientôt quinze ans, lors d’un entretien que vous aviez permis à l’occasion d’une séance de travail avec Votre Excellence, je vous ai parlé de la nécessité de la rupture et de celle d’investir le corps de la jeunesse de votre confiance… Vous aviez alors fait montre de réceptivité franche et de bonnes dispositions à l’égard de ce segment de la nation, sain et prometteur et de l’idée de changement.

Je vous le redis maintenant, dans d’autres circonstances et en d’autres termes, mais toujours avec la même conviction, parce que je persiste à croire obstinément que telle est la voie du salut pour ce pays. En 2012, votre discours, qui a porté sur la nécessité et l’inéluctabilité de la transition générationnelle m’avait alors donné espoir, comme à des millions d’Algériens, que l’ère du changement était enfin advenue. Vous étiez sincère et tel était le fond de votre pensée.

Vous l’auriez fait, le peuple en est persuadé, n’étaient les aléas de la vie… Ce sont ces arguments qui font qu’il soit fondé de refuser d’admettre que vous seriez, à quelque titre que ce soit, un obstacle au changement et ce sont les mêmes raisons qui vous poussent à vous opposer à ceux qui échafaudent des stratégies de pérennisation d’un règne dont vous-même aviez dénoncé les limites.

Le peuple, vos convictions, il les a faites siennes. Il se fait votre porte-voix, témoignant ainsi devant l’histoire que la revendication pour le changement, vous en avez été le précurseur.

Frère Président, vous avez assez fait pour ce pays pour lequel vous avez sacrifié votre jeunesse et, adulte, votre santé, pour qu’une minorité se serve de votre image, de votre passé et de l’affect populaire à votre égard pour monter des stratagèmes qui n’ont d’autre finalité que d’assouvir des desseins d’accaparement d’un pouvoir qu’elle sait hors de sa portée par les voies normales.

C’est là où se situe la déviance. Cela ne saurait se faire sans péril pour la nation, traversée qu’elle est par de graves incertitudes quant à son avenir et à son unité et, paradoxalement, plus que jamais déterminée à mettre à profit les joutes électorales de 2019, pour amorcer ce changement qui transcende les personnes et auquel vous aviez appelé. Cette aspiration à la rupture que recelait votre discours est désormais celle du peuple.

C’est dire que le peuple est en phase totale avec votre appel de Sétif et s’il s’en fait l’écho à la veille des élections projetées, c’est qu’il l’endosse comme cause. Telle est sa posture et, parce qu’il en est ainsi, il serait dangereux pour la stabilité du pays de ne pas en tenir compte. Vous avez toujours été à son écoute, je reste convaincu que vous demeurerez attentif à ses réactions.

Frère Président, vous méritez mieux que de servir de gué pour des aventuriers sans scrupules, rôle que certains, nullement représentatifs de ce peuple, semblent vouloir vous assigner. Votre passé vous place au-dessus de la mêlée. Votre destinée vous prédispose pour être ce lien, ce trait d’union historique, ce pont entre deux générations, celle qui a fait Novembre et de l’Algérie une nation et celle qui, imprégnée de son esprit, œuvre à en perpétuer le message.

Vous êtes le dernier de votre génération à présider aux destinées de ce pays. C’est dire que l’histoire vous a choisi et que l’honneur vous échoit, parmi tant d’autres de vos frères d’armes, pour que vous assigniez à la trajectoire de cette Algérie le sens que lui ont tracé nos valeureux chouhada, vos compagnons de combat. Faites qu’il en soit ainsi. Dans un ultime geste salvateur, empêchez qu’on détourne le fleuve de son lit et que votre état de santé ne soit pas mis à profit par certains pour mener ce pays vers le péril.

Il s’agit, Frère Président, d’user de l’autorité légale dont le peuple vous a investi et, surtout, de l’autorité morale et du capital de sympathie qui sont les vôtres auprès de lui, pour que la transition se fasse dans les règles, à travers des élections propres et honnêtes, seules à même d’éviter à notre pays un désastre potentiel.

Il est important aussi que vous sachiez que les manigances des uns et des autres qui, conviendrait-il de le souligner, n’auraient jamais eu lieu si votre état de santé était autre, font figure de livre ouvert aux yeux de ceux qui ont à cœur de voir l’Algérie réussir cette transition générationnelle sans heurts et qui œuvrent pour qu’il en soit ainsi.

Evitons à notre Algérie une redescente aux enfers. Elle a assez souffert depuis le recouvrement de son indépendance. Ses enfants sont en droit de vivre une rupture qui réponde à leurs aspirations, à leur rêve.

Frère Président, il y a des hommes qui sont prêts, en ces moments difficiles, à consentir le sacrifice suprême pour ce pays, pour que la trajectoire de Novembre reprenne son cours et que la rupture sans reniement se fasse. Ils sont déterminés. Et, parce qu’ils le sont, ce ne sont pas les menaces, voilées ou franches, qui les en dissuaderont.

Celles de ceux qui n’envisageant aucune distanciation par rapport au pouvoir, n’ont d’autres desseins que de s’en accaparer, le moment venu, par-devers la volonté populaire, pour l’exercer ad vitam au mieux de leurs propres intérêts, avant de le transmettre en legs aux leurs. Faites, Frère Président, tant qu’il est encore temps, que ce sacrifice ne soit pas pour le pire, mais pour le meilleur, celui de la renaissance de l’idée nationale, celui de l’espoir pour toute une jeunesse, celui du renouveau.

Frère Président, je me suis permis ce cri du cœur à l’adresse de votre honorable personne, à l’adresse du moudjahid que vous êtes, étant convaincu qu’il trouvera en vous l’écho attendu par ce peuple, parce que votre destinée vous a prédisposé pour être l’acteur, pour être ce pont vers ce monde meilleur auquel il aspire. L’histoire ne manquera pas de le porter à votre actif, parce que vous l’aurez écrite.

Faites-le, Monsieur le Président.

Salutations militantes.

Par Ghediri Ali , Général-major à la retraite

(*) Cette missive a été publiée par le quotidien El Watan. Nous avons décidé de la reprendre eu égard à son importance et à la gravité de la situation que dépeint très justement l'auteur, un officier supérieur de l'armée qui a le courage de prendre ses responsabilités à un moment particulièrement critique pour le pays.

Auteur
Ghediri Ali, Général-major à la retraite
 

Commentaires

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On est toujours dans le système de relations personnelles.. L' État est juste la couverture du féodalisme instauré par le bagage Fln, qui pour l' occasion ressuscite benkhadem. De l' autre la référence est la zaouia. Coincé entre islamisme s avariés!

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Avec le tab jnanna de Sétif il n'a fait que se leurrer lui-même. On le savait de toute manière qu'il avait atteint ses limites et qu'il ne pouvait faire plus sauf dans le pire. Maintenant que tout est foutu il ne lui reste plus que de quitter le bateau Algérie qui coule.

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C'est votre deuxième lettre M. Ghediri en quelques jours, je ne peux retenir ce commentaire! Dans la première vous nous rabâchiez avec les 1million et demi de chahid qui est servi à toute les sauces, un long texte vide de sens. Aujourd'hui vous parlez à votre frère président et moudjahid. Que neni, Boutef n'a été Moudjahid que sur papier tout comme son mentor Boukharouba alias boumedienne, aucune cartouche de tirée, un autre champignon maléfique qui s'est gréffé aux glorieux vrai moujahids.
J'ai une question pour vous général à lar etraite. Votre métier est de défendre votre pays au péril de VOTRE VIE. Vous étiez payé pour ça. Qu'avez-vous fait pour défendre ce pays contre toutes ces hygiènes (dont font parti votre président boutef.) qui ont fini par dépecer ce pays? Vous étiez bien dans votre confort de généralissime avec une solde et beaucoup plus en avantages indus. Vous et vos semblables me faites gerber

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Mon général , il est peut être votre frère président pas le notre

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nul n est indispensable pour diriger un pays....un pays de corruption a touts les echelons .

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Il fallait écrire Frère Said c'est mieux, mon Général

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Jen ai marre de tous ces ces CHARLATANS : faux generaux, faux patriotes, faux citoyens mais vrais terros.

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Too little and too late General. Instead of writing Bouteflika a letter...You should have written a letter to the justice department asking it to look into the systematic rape of Algeria economically, culturarly, educationally and politically. You letter was not read..because your brother Bouteflika cannot read.

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J AI ARRéTé SEC DE LIRE CET ARTICLE QUAND JE SUIS ARRIVé à LA PHRASE ABOMINABLE QUE JE REPRODUIS CI-APRéS:

"Frère Président, je me suis permis ce cri du cœur à l’adresse de votre honorable personne, à l’adresse du moudjahid que vous êtes"

CECI EST INACCEPTABLE ET ABERRANT, CAR ,TOUT LE MONDE SAIT QUE BOUTEF A FAIT SA GUERRE DE LIBERATION ET SA REVOLUTION, DANS UN CASINO TRES CONNU DE BAMAKO OU IL SE DANDINAIT TOUS LES SOIRS AVEC DES FILLES DE JOIE. PENdANT DES ANNEES, JUSQU'A L'INDEPENDANCE ET FUT ENSUITE CHARGé PAR SON MAITRE ,BOUKHAROUBA ,DE RENDRE VISITE AUX PRISONNIERS D' AULNOY POUR PREPARER AVEC BEN BELLA LA PRISE DU POUVOIR EN ALGERIE MILITAIREMENT AVEC LES CHARS DES OFFICIERS D.A,S DIRIGES PAR BOUMEDIENNE CHEF D ETAT MAJOR DESTITUTE A LA TETE DES HARKIS D'OUJDA ENROLLES PAR BOUSSOUF ET STATIONNES AU MAROC POUR S'EN SERVIR LE MOMENT VENU, EN LES LANCANT A L'ASSAUT D ALGER EN VUE DE LA CONFISCATION DE L INDEPENDANCE AU PROFIT D'UNE SECTE ARABO OREIENTALE ORGANISEE COMME UNE MAFFIA A OUJDA CONFORMEMENT AUX VOEUX DE NASSER ET DE GAULE

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C' EST MALHEUREUX QU UN ENSEIGNANT BAFOUE L' HISTOIRE DE LA GUERRE DE LIBERATION DE LA SORTE..
ESPERONS QU'IL N A PAS ENSEIGNE CETTE VERSION CI ,DES FAITS AUX JEUNES GENERATIONS D'ALGERIENS POST INDEPENDANCE QU IL A EU A EDUQUER AU COURS DE SA CARRIERE . MOI J' EN DOUTE. JE PENSE QU 'IL A DU EUR RACONTER QUE BOUTEF ET SES MAITRES DE WEST-ALGERIA, BOUSSOUF ET BOUKHAROUBA ETAIENT DES HEROS ET QUE, MEME LE COLONEL AMIROUCHE,KRIM BELKACEM ET ABANE RAMDANE N'ARRIVAIENT PAS A LEURS CHEVILLES.

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Autant je n’aime pas les commentaires insultants comme celui du “it’s too late” dans lequel l’auteur confond hygiène et hyènes puis moudjahid et fantassin, autant Mon Général je vous prie d’arreter de regarder dans le rétroviseur et d’adresser vos suppliques à un homme du passé, comme vous et moi.
Votre supplique aurait dû être adressée aux hommes du futur, les jeunes, et aurait pu être limitée à deux mots : indignez-vous! Ce serait un plagia de Hessel mais combien utile.

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