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Harragas d’hier vs Boumediene et ses délires !  

Passeport, autorisation de sortie pour les Algériens : récits et souvenirs (I) !

« 3aârbouha, 3awdjouha ou mazal iykherbouha ! »

On ne peut comprendre le « fakhamatisme » ambiant et l’agitation stérile autour de Bouteflika et son clan sans remonter le temps, jusqu’aux années Boukherouba, avec ses nombreuses élucubrations que d’autres attribuaient à du patriotisme salutaire alors qu’il s’agissait d’endoctrinement suicidaire !

Sans remonter à la catastrophe humanitaire de 1962, celle qui forcé des centaines de milliers de vertèbres économiques, sociales et culturelles du pays (petite pensée à Lili Boniche, à Line Monty et au sublime Alger-Alger (*)), à prendre la valise pour éviter le cercueil (« un détail » de l’Histoire d’Algérie sur lequel nous reviendrons, un jour ou l’autre), il est utile de dresser une trame des écueils que notre génération post 1962 a eu à affronter avant de faire le seul choix qui s’offrait à elle aussi, après celui donné aux pieds noirs, aux harkis et aux juifs d’Algérie, celui de la valise ou du cercueil. Pour elle et surtout pour ses descendants !

Quand l’héritage de l’école imposé par Boumediene apprend aux enfants à haïr ses propres parents, juste parce que ces derniers ne font pas la prière, quel autre chemin suivre que celui de l’exil, bon sang ! pour sauver ses petits oisillons ? C’est une loi de dame nature applicable autant à la fourmi qu’à la baleine : fuir les semeurs de mort pour s’accrocher à la vie et la perpétuer contre vents et marées de prédateurs en tous genres !

Nous sommes au milieu des années 1970. Quoi de plus normal pour un jeune étudiant que de vouloir explorer le monde et rêver de voyages en franchissant les frontières, ces lignes Maginot physiques et intellectuelles dressées par les hommes pour délimiter des territoires et des peuples conquis, toujours par les armes et jamais par les fleurs ?

Rêver c’est bien ! encore faut-il avoir le cran et l’audace d’affronter l’administration de Boumediene pour décrocher le ticket exigé pour chaque projet d’évasion ! Celui d’une autorisation de sortie du territoire nationalisé. Une autorisation soumise à des contraintes et la confection d’un dossier, souvent digne du parcours du combattant. Combien de fois n’avions-nous pas tenté tel circuit, en majors de la débrouille et (clin d’œil averti au général Ghediri) de la lutte contre une bêtise érigée en mode « normal » et qui surpasse nos hargnes et autres sursauts, pour finir vaincus par des lois scélérates appliquées à l’arbitraire sur des bases de maârifa, souvent de facies, et parfois de simple timbre vocal inharmonieux à leurs oreilles !

Et les obstacles dressés devant la sortie du territoire ne s’arrêtent pas une fois le guichet conquis, car souvent circulaient des rumeurs selon lesquelles des citoyens avaient été refoulés de l’aéroport juste parce qu’il manquait à l’autorisation de sortie une preuve de citoyenneté accomplie : carte de vote ou cachet de la mairie sur le passeport ou la carte d’identité en guise de bonne foi pour diluer une mauvaise foi dont nous étions tous (kachouch mechouch) accablés de facto sans vraiment savoir pourquoi !  En gros, nous étions tous considérés comme des antipatriotes sommés d’apporter la preuve qu’Algériens nous l’étions, des orteils physiques aux états propres de la crinière quantique !

Nous sommes donc en août 1977. Aux termes du dernier tronçon d’études à la fac d’Alger, la chance et l’acharnement sont aux rendez-vous pour décrocher une bourse Sonatrach pour les USA ! En tout nouveau marié, j’avais envie d’offrir et de partager, avec la plus gracieuse « thadjadarmith » du monde (clin d’œil à Hend) que le hasard et la chance m’ont offert, l’aventure outre Atlantique ! Elvis venait de mourir ! L’Amérique était en deuil !

D’Alger nous partagions la peine des Américains ! C’était comme si avec la mort d’Elvis, une partie de nos propres rêves venait de disparaître aussi ! Mais, jeunesse oblige, on oublie vite ses peines pour chevaucher ses joies ! Avec ou sans Elvis, il fallait poursuivre ses propres rêves et sa foi en l’avenir du pays dont nous souhaitions calquer les chevauchées modernes sur celles de la grande Amérique !

En étudiant boursier, ma propre autorisation de sortie m’avait été délivrée directement par les services en charge, à Sonatrach. Il m’appartenait de décrocher celle de ma jeune épouse auprès de la daïra de notre domicile, celle du fameux 3ème arrondissement d’Alger-centre-Bab-el-oued !

Un matin d’août 1977, je débarque aux guichets de la daïra avec, en mains, le dossier comprenant les justificatifs pour arracher le sésame pour ma dulcinée !

Passons sur la cohue qui régnait aux abords des guichets ! Une cohue que vous ne pouvez traverser qu’en faisant preuve d’une patience absolue, des heures et des minutes goulues !

Au sein de l’équipe administrative qui gérait des dossiers en tous genres, l’artiste Kadri Ahmed, dit Krikeche, focalisait souvent l’attention et l’espoir. Les miens aussi, je dois l’avouer ! Mais ce dernier s’excusait, avec la gentillesse qu’on lui connait, de ne rien pouvoir faire pour nous aider.

Je me souviens que quand mon tour fut venu, je m’étais accoudé au guichet, les yeux béants et le sourire béat ! Croyant être arrivé au bout de mes peines. Enfin ! m’étais-je trop vite dit. Car c’était sans compter sur le regard et l’analyse circonspects jetés, en à peine une poignée de secondes (je n’exagère pas) sur mon dossier par l’expert administratif pour tout rejeter et me traiter d’idiot ! Bombant le torse, le regard méprisant, il me lance en expert es-lois : vous êtes boursier de Sonatrach, il appartient à Sonatrach de délivrer une autorisation de sortie à votre épouse ! sur son regard méchant se lisait un « bougre d’imbécile », en complément.

Et vlan pour mon kamum d’ignare, au regard de la planète administrative sous Boumediene !

Bête mais discipliné, je m’en « va » voir les responsables de Sonatrach pour leur exposer le problème : -Mais ce n’est pas à nous de vous délivrer tel document mais aux autorités compétentes de la Daïra ! Et cela, au vu d’une seule et unique loi, celle qui énonce que quel que soit le cas de figure « la femme suit son mari » ! Vous avez une autorisation de sortie, elle y a droit aussi ! m’entend-je dire ! Eh oui ! après tout, n’a-t-on pas calqué nos lois sur celles qui font de la femme une mineure à vie qui passe de l’autorité parentale à la possession exclusive du mari ?

Des lois calquées sur celles édictées dans une grotte d’Arabie en l’an 622. Allez donc vivre vos rêves d’adulte au 20ème siècle, l’inertie de l’an 622 accrochée à vos moindres pas ?

Fort de l’enseignement de mes garants Sonatrach, je m’en retourne à la daïra le lendemain pour exposer les arguments précédents !  

Le responsable administratif à qui je reformule La Loi me remballe comme une patate cuite trop chaude pour ses mains et me lance : Ce n’est pas à Sonatrach de dicter Ses lois ! Abasourdi, j’interpelle un de ses collègues et lui tend mon dossier. Il le prend, l’examine et tente de convaincre le chef que mon cas ne souffrait d’aucune ambiguïté !

Le responsable le réexamine tout en m’observant du coin de l’œil et lui lance : ce n’est pas la peine de discuter avec ce « b’ghel » !  « A3yit n’efham fih, ma f’ham wallou ! » J’ai beau lui expliquer à ce bourricot, il ne comprend rien !

Me voilà donc, en quelques secondes, transformé en abruti cacheté, moi qui rêvais de conquérir un peu d’Amérique, apprendre ses méthodes et revenir ensemencer quelques petites doses pour construire une Algérie rayonnante de meilleur !

Dieu que jeunesse rime bien avec naïf ! car pendant que nous étions délégués pour apprendre et partager avec nos concitoyens à notre retour, Boumediene et sa clique les matraquaient avec l’idéologie folle de l’Arabie Saoudite, ses mythes, ses psaumes cosmico-comiques, via des administrateurs zélés érigés en régisseurs d’un peuple auquel ils n’ont jamais rien compris ! Le plus dévastateur, c’est que plus de 40 années plus tard, Bouteflika El-Mali, son clan et ses petits frères fonctionnent toujours sur le même tempo de sottises que Boumediene a implanté ! La dernière polémique sur la « sallat zkara » à l’école en représente la preuve proéminente d’une marche forcée vers les ténèbres à laquelle plus aucune force, si gigantesque fusse-t-elle, ne pourra intimer l’ordre d’un « khelf dour ! » salutaire !

Nous avons fini par l’arracher cette autorisation de sortie érigée en trophée, qu’il fallait mériter, par ces Majestés qui avaient remplacé les conquérants roumis, dès que ces derniers avaient été chassés du pays ! Comment ? Je vous en conterai détails et mimiques bien avant la date fatidique d’un 5ème mandat qui s’annonce catastrophique pour le moral et l’espoir !

Kacem Madani

(*) En voix masculine, ou féminine, seul un amour puissant du pays peut faire délivrer les émotions des vidéos ci-après ! ça transpire de la joie et de la beauté, même dans la nostalgie du pays ! Allez donc demander au clan Aek-el-mali de fredonner ou de laisser les autres déclamer une Algérie de l’enchantement, eux qui ne jurent que par l’avoir quitte à noyer nos espoirs !

Quelle da3wassou, nom de Dieu, d’avoir vécu toute une vie à supporter et assister impuissant à tant de déboires !

Oublions-les et laissons-nous transporter par ces mélodies de la paix, débitées en enchanteresses loquacités ! Cette paix que des hommes malveillants imposent par les armes, depuis la nuit des temps…pour étouffer tout germe de bienveillance entre des êtres humains qui ne demandent qu’à vivre dans une sérénité libérée de ces bourreaux déshumanisés qui transforment leurs pays en geôles et des murs difficiles à escalader !

https://www.youtube.com/watch?v=hl4VnQCWFDs

https://www.youtube.com/watch?v=ySET5B-0ZxE

Auteur
Kacem Madani
 

Commentaires

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Bonjour à tous.Je pense que vous lisez l histoire à l envers ou bien vous êtes devenu amnésique ,et dans ce cas la,vous n êtes plus redevable de rien ..Je ne vois pas qu'elle type d autorisation de sortie du territoire que Boumediene lmposait aux algériens...il y avait certes une somme limitée de changé pour le reste on était libre de notre choix.
Concernant les arabes du golfe ,boumediene n a jamais suivi ces gens la ..et on se rappelle tous du choc pétrolier de 1973..et la nationalisation des hydrocarbures...alors monsieur ....si vous avez eu votre bourse ç était grâce à boumediene que vous ne manquez pas une seule occasion pour l insulter...et je tiens à vous rappeler que boumediene n est pas Bouteflika et vous le savez très bien...combien de voleurs et de trafiquants agissent maintenant en Algérie ,au su et vu de tout le monde?
Enfin parfois ,il est souvent dit qu' il faut répondre aux imbéciles par le silence,je peux dire d autres méchancetés,mais je tiens à respecter cette page qui nous offre la possibilité d éclaircir nos concitoyens sur la vraie histoire..bye

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;;;;;;;;;;;Des lois calquées sur celles édictées dans une grotte d’Arabie en l’an 622. Allez donc vivre vos rêves d’adulte au 20ème siècle, l’inertie de l’an 622 accrochée à vos moindres pas ?;;;;;;;;
Mass madani avec ce simple paragraphe vous souligner tout le drame colonial sous lequel vivent les peuples amazighs d algérie multilangues les algéroalgériens
Le chantre de l amazighité kateb yacine avertissait ,déjà,il y a longtemps que la neo coloniale islamo ouroubi de l arabe qui a pris le relai de meursault en 1962 EST PLUS RAVAGEUSE que la coloniale apartheid française
Kateb yacine et l araboislamisme colonial

https://www.youtube.com/watch?v=CtqnXcQBZBw

https://www.youtube.com/watch?v=a0WJajggv-I

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M. Madani votre article, fait l’effet d'un baume sur le cœur. quelle authenticité. vivement la suite. merci

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Je me rappelle d'un ex chef de daira de sidi M'hamedex MALG, devenu ministre de l'intérieur sous Bouteflika qui avait fait fortune avec ces autorisations de sortie qu'il faisait revendre par un de ses sbires qui roulait à cette époque en R5 Alpine.Comme quoi, même à l'époque de Boukharrouba, la corruption battait son plein dans le régime bureaucratique qu'il avait instauré. En tant qu'étudiant, on se faisait un peu d'argent en voyageant deux fois par mois à Palma de Mallorca pour ramener des affaires à revendre à Alger, surtout des Loi's à l'époque. Il faut dire que le billet d'avion n'était pas cher, 450 DA aller/retour, si ma mémoire est bonne. On y allait le jeudi et on revenait le dimanche, on achetait à cette époque cette fameuse autorisation au niveau de cette relation au niveau de la daira. C'était l'époque des trois révolutions, des industries industrialisantes et des Kolkhozes, le samedi et le dimanche avec l'UNJA. Des idées utopistes faisaient adhérer les gens, il y'avait un prolétariat plus ou moins organisé, surveillé et noyauté comme l'université par la sm. Tout cela s'est transformé avec l'arabisation et l'islamisation, organisées par le régime en dystopie. Même G Orwell et sa novlangue dans 1984 ne ferait pas le poids.

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C'est vrai que Boumediene avait ses défauts et surtout beaucoup de crimes sur la conscience, mais l'Algerie ne s'est jamais portée mieux que sous sa 'dictature'. L'université algérienne était pratiquement comparable à la française et les diplomes algériens étaient de facto équivalents aux diplomes français, un bachelier algerien, surtout en sciences/maths, pouvait obtenir en même temps le bac français. C'était les résultats colossaux des investissements de l'état en éducation, en santé, en économie en général. Beaucoup de kabyles se sont fait avoir avec ces histoires de démocratie, de laicité et de charte des droits de l'homme issues de la révolution française pilotée par les francs-maçons talmudo-sionistes. Il suffit juste de regarder avec les GJ en France, on ne remplace pas un integrisme par un autre.

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@Celui qui commence par « bonjour à tous » et qui ne se rappelle pas cette fameuse, ou plutôt infame, autorisation de sortie : Sois tu plaisantes, soit tu as moins de 40 ans et tu n’a pas vécu cette époque. L’Autorisation de Sortie était un trophée rêvé par tous les jeunes algériens sous Boumediène. Je ne vois pas comment on peut en nier l’existence, pas possible. Parfois même cette autorisation ne suffisait pas pour sortir. Si un agent de la PAF n’aimait pas ta gueule il pouvait te refuser de sortir avec ou sans autorisation de sortie. Même si tu étais assis dans l’avion, tu ne pouvais être sûr qu’après le décollage car sinon un agent de la PAF pouvait toujours entrer te chercher et te débarquer pour une raison quelconque. La plupart des jeunes algériens ne demandaient pas l’autorisation de sortie parce qu’ils savaient qu’il n’y avait presque aucun espoir de l’obtenir sans piston.

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Et les pénuries alors, et les queues interminables devant les magasins aux étagères toujours vides de tout sauf de poussière et de toiles d’araignées ?
Je me rappelle une blague que la situation a inspirée à un de mes copains de quartier, car il fallait bien rire si on ne voulait pas simplement crever:
Devant un magasin pas encore ouvert, une longue queue. Personne ne sait ce qui se vend ce jour-là. Peut-être du sucre, peut-être de l’huile, ou bien du savon, ou alors des pneus. Les gens manquent de tout de toute façon, alors si on vend quelque chose il faut en profiter avant qu’il n’en reste plus. Au milieu de la queue un jeune, déjà fatigué, a une soudaine envie de péter hachakoum. Il essaye de « réprimer » son envie mais c’est difficile. Il se contorte, se serre les genoux, etc., mais c’est difficile. Il ne veut surtout pas perdre sa place s’il va péter ailleurs, alors il résiste, il résiste, il résiste, mais finalement il décide qu’il ne peut pas se retenir. Il quitte alors brusquement la chaîne en courant pour péter loin des gens. Mais en le voyant courir, les autres pensent qu’il vient de se rappeler où il y a quelque marchandise à acheter, alors ils lui courent tous après en criant : « Attends-nous ya el-akh ! Estenna !... » mais il court aussi vite qu’il peut. Quoi qu’il fasse il ne réussit pas à les semer, alors finalement il abandonne la partie : il s’arrête et lâche un pet à faire vibrer les vitres à un kilomètre à la ronde, un pet superbe qui est monté jusqu’aux nuages.
Toute la meute qui lui courait après s’arrête d’un coup sec, en soulevant des petits nuages de poussière et de fumée causés par le frottement de semelles contre la chaussée, comme dans les dessins animés, et tous lui demandent à l’unisson : « Ouine chrit elloubya ya khou ? » (Où as-tu acheté les haricots ?)

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le mal qui frappe l'Algérie date depuis le condominium établi par Ben bella et Boumédiène depuis l'assassinat d'Abane jusqu'à ce jour . Celui qui a écrit que les diplômes algériens sont l'équivalent des diplômes français il a oublié que l'enseignement est dispensé en français que les coopérants qui représentaient un part notable du corps ont enseignant prodiguaient leurs cours en français et étaient très dévoués et avaient le souci d'aider l'Algérie que ce pays étaient encore assez laïc.Mais la dévalorisation du diplôme algérien a commencer au début des années 1980 quand le pouvoir en place a réussi sa crétinisation avec les programmes importés d'Egypte et d'Arabie Saoudite . Quand ce pouvoir sordide a imposé l'"éducation islamique" dès le cours préparatoire et l''Arabe comme langue nationale alors qu'elle est celle du colonisateur au même titre que le Romain le Vandale le Turc Croyant bâtir un Etat-Nation alors que l'Etat avec à son intérieur la Kabylie comme colonie et non la Nation.. L'Etat algérien en tant qu'entité géographique a été établi par le décret du 19 octobre 1838 signé par Virgile Schneider Président du Conseil lequel a tracé les frontières actuelle de l'Algérie . Ces dites Frontières sont reconnues internationalement y compris par l'U.A dans l' article 51 de sa Charte. Quant à la Nation algérienne elle n'a jamais existé jusqu'à ce jour et n'existera jamais : ce n'est qu'un illusion

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A 28 ans, en 1989, j'ai quitté l'Algérie à cause de :.........
- la corruption ;
-l'injustice ( le gendarme, le policier, le juge ) ;
- le non-respect même du petit "secrétaire" du citoyen ;
- les soins dans nos hôpitaux ;
-le piston ouvertement ;
-la chaine partout ;
-le manque de transport ;
-le manque des routes ;
-la construction des mosquées à quelques kilomètres d'intervalles ;
-l'arabisation à outrance et suppression du français ;
-l'islamisation (intégrisme) ;
-la peur de l'autre ;
-le vote à 90°/° pour le candidat élu et choisi d'avance ; etc.... etc... etc.....
Cela m'arrive de dire que j'étais un lâche, j'aurais dû rester là-bas et combattre tous ces maux comme mes soeurs et mes frères. Mais quand je regarde devant moi, qu'aujourd'hui, on ne traverse pas la méditerranée par bateau ou avion mais entassé à plusieurs dans une barque, et autour de moi, des parents qui cherchent à tout prix acheter un visa à leurs progénitures, je ne regrette pas ma décision de partir. Tous les émigrés en europe vous le confirmeront : mieux vaut la misère en europe et la soit-disant belle vie en Algérie. Aujourd'hui, c'est pire qu'en 1989.
Je reviendrai sur ce sujet plus tard. Merci à la presse algérienne (les journalistes).

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La haine n'est certainement pas là où vous le suggérez! Car introduire le talmudo-sionisme pour discréditer la personne qui écrit est un procédé déloyal qu'on nomme" attaque ad hominem"qui consiste lorsqu'on n'a point d'arguments à opposer au message, à attaquer la personne du messager. D'autant plus, à moins d'être de mauvaise foi, tous les algériens conscients, qui ont vécu cette période, peuvent certifier que c'était une prison à ciel ouvert.
Dans la suite de votre message, je décèle, par contre, une contre vérité. Attribuer l'excellence des lycées et des université, juste après l'indépendance, à Boumédienne est une vue de l'esprit. les bons résultats de l'université à cette période, découlaient surtout de l'existence d'enseignants algériens formés durant la période coloniale et de coopérants français et belges, avant l'arrivée massive à partir de 73/74 d'Egyptiens et de Syriens chargés de nous apprendre notre langue arabe et de faire de nous de bons et loyaux serviteurs de la Oumma. Donc l'excellence, des résultats découlait de la soif d'apprendre de nos étudiants, de la qualité du corps professoral et des programmes scolaires hérités de la france même si on començait déja à introduire la " tarbia dinia"mais c'était marginal et son coef n'était pas important.
Par contre l'investissement de Boumedienne avec sa politique d'arabisation à marche forcée, a fait écarter tous les bons professeurs, poussés pour certains à une retraite prématurée, pour d'autres à l'exil, a commencé à donner des résultats à partir de la fin des années 1980 début des années1990. C'est le retour, comme le souligne l'auteur, à l'an 622, avec tout ce que cela charrie de charlatanisme et de bigoterie ténébreuse. 250 000 morts plus tard, avec Benbouzid ministre de l'éducation 20 durant suivi de Mme Benghebrit, l'école est sommée de produire des croyants à la place des citoyens pour louer la grandeur de Fakhamatouhou 1er. Plus d'une génération n'a connu que Benbouzid et Benghebrit qui ont réduit l'enseignement à une bigoterie de mauvaise aloi basée sur des manuels scolaires dignes des ténébres et du moyen âge inquisiteur, comme l'avait souligné K Daoud dans ses écrits. Le débats de fond, comme aujourd'hui, tourne autour de la "Salat" prières à l'école durant les heures de cours.

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WouaHahahahaha….hahaha…. !
Merci pour cet incontrôlable fou-rire que ta petite blague a déclenché en moi…jusqu’aux larmes ! Je ne la connaissais pas celle-là ! Bon Dieu que ça fait du bien de rigoler un bon coup, avec cette atmosphère morose que répandent nos sommités boulitiques !
Avec ta petite blague, je comprends mieux pourquoi ces têtes de kronenphèle osent nous traiter d’imbéciles ! L’explosion déclenchée par ce mangeur de Loubia, du temps de Boumediene, a dû faire fracasser des vitres et des miroirs, à des kms à la ronde ! De ce fait, si-khouna ne doit plus avoir la possibilité de jauger, par réflexion à quoi ressemble vraiment un imbécile !
Si dans les années 1960-70, l’Université d’Alger pouvait se targuer d’un niveau honorable, ce n’est certainement pas grâce aux chl’aghem de Boumediène, mais tout simplement parce que l’enseignement fonctionnait encore sur la base de l’héritage des roumis ! Un héritage bien transmis jusque dans les années 1980, avant la déferlante kalhoualahite qui a talibanisé le pays ! Grâce à qui ? Encore et toujours, grâce aux ch’laghem orientalisés d’un certain Boukherrouba !
Troquer les ch’laghem de j’maa limane contre ceux de la supercherie de la grotte, il fallait oser le faire ! Boumediène l’a fait, Bouteflika et son clan aussi ! Si ce n’est pas cela la définition même du harkisme, faudra bien se resigner à changer de disque si-khouna ! Pas « moua » !
Quant à ma bourse ! N’en déplaise à si khouna ce ne fût qu’une infime partie de « haki ta3 el’bitrole ! »…très vite remboursée d’ailleurs !
Allah ne s’est pas seulement trompé en nous forçant à cohabiter avec ces têtes de kronenphèles sur la même terre et sous le même ciel, mais il s’est aussi trompé de planète !
Et, quand d’aucuns osent défendre le bilan de Boumediene, l’on comprend aussi très vite pourquoi Fakhamatouhou occupera le koursi jusqu’à son dernier souffle de vie !
Moralité, ce fût ce jour-là, dira-t-on plus tard, le jour ou un mangeur de loubia a fait exploser les miroirs d’Alger que notre destin fût scellé et que le pays fut empesté à jamais, et déclenché une « el-harba taslek » intempestive qui se perpétue encore aujourd’hui !
Ah si Qoreish avait vaincu !
Cheers buddy !

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Petite anecdote des années Boumediene,
Comme le signale Kichi, sous Boukherouba, nous manquions de tout ! à tel point que quand une queue se formait ça et là dans la capitale, nous nous y alignions souvent sans savoir ce qu’il se vendait !
Un jour, un camarade faisait la chaîne pour un morceau de Gruyère, aux Galeries Algériennes de la rue d’Isly ! Devant lui une dame d’un certain âge. Celle-ci se retourne et demande : « wech iybi3ou el’youm ya oulidi ? » -Elggruyère ya yemma ! répond le camarade.
La queue avance. Sa petite portion de fromage presque à portée de main, notre vieille dame se retourne à nouveau et demande : Ya oulidi wach’nou houa elgrryère ?
Anecdote authentique ! Et pendant ce temps : el-djeich, e-chaâb, m’3ak (ou 3’mak, selon les régions) ya Boumediene ! scandait-on, un peu partout au pays !
Ah si Qoreish avait vaincu !

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Du temps du sang et des larmes, Boumediene était planqué aux frontières, Oujda au Maorc et ghardimaou en Tunisie.
Quant à la qualité de l’enseignement de l’Algérie jusqu’au milieu des années 70 Boumediene n’y était pour rien. Dès 1962 Boudiaf écrivait dns «  Où va l’Algérie ? », «  l’Algérie avait un potentiel égal à celui de l’Espagne et supérieur à celui de la Grèce ». Donc les diplômes dont vous parlez ne sont pas dus à la politique de ce colonel sanguinaire et traître. Il faut savoir que ce sinistre individu a fait ses études à la Zitouna à Tunis et à El-Azhar au Caire avec une bourse du consulat de France ( Mohamed-Harbi : aux origines du FLN paru fin des années 70 ). Par ailleurs l’armée Française a continué ses essais nucléaires dans la région de Reggane.
Enfin pour finir, c’est vrai que Boulediene a mis en place l’école fondamentale ou « fawdha mentale » dont nous voyons aujourd’hui les résultats, tous ces douctours ou zombies qui sévissent en Algérie.

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Anti Kabyle notoire! Meme les colons francais n'haissaient pas les Kabyles comme il l'avait fait. C'est tout ce que je me rappelle de ce Chaoui qui avait honte de lui meme. Il se faisait passer pour un Arabe : cela montre le respect qu'il avait envers lui meme et son peuple. Ses feres Arabes le lui rendirent bien; ils lui donnerent du Cool Aid au Polonium. Ainsi finissent les dictateurs.

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"La valise ou le cercueil" c'est l’œuvre de digoulle, son OAS, et son clan de malheur (installé aux frontières dés le début du conflit et alimenté en pro-coloniaux) et qui finira par ruiner l'espoir de l'appel du 1er novembre; il fallait faire ça pour éviter que l'algérie ne soit un nouveau canada ou une nouvelle australie, c'était un bon calcul et un bon programme pour éviter à la france historique de se retrouver un jour sous la domination économique de son ancienne colonie,
Question simple : A qui profite l'arrachage des vignobles? la réponse à cette question explique tous les autres crimes, et entre autres l'assassinat de benmehid-abane en 1957 et boudiaf en 1992,
bentoubal disait "en 1962 et en 24 heures je suis passé de héros à traitre" comme beaucoup d'autres héros puisqu'il n'est pas le seul dans ce cas, ce qui veut dire "qu'en 24 heures des traitres sont devenus
des héros", et ça ne peut être que le résultat d'une opération d'élimination, d’infiltration, d’implantation et de remplacement menée par des services secrets étatiques, spécialement français et égyptiens,

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