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TRIBUNE

L’absurdité du cinquième mandat ou la honte d’une nation

Le cinquième mandat relève d’une absurdité absolue. Un non-sens. Absurde parce que le président Bouteflika auquel on prête l’intention de briguer ce cinquième mandat qui fait honte à la quasi majorité du peuple algérien souffre depuis plusieurs années d’une grave maladie qui le rend non seulement incapable de coordonner ses mouvements, mais aussi incapable d’être le maître de ses facultés réflexives.

Paralysé au point de ne pouvoir se mouvoir que par le biais d’une chaise roulante, le président dont le regard perdu, hagard, inspire la compassion, n’a plus les capacités intellectuelles requises pour conduire à bien les affaires d’une grande nation, comme la nôtre.

Pourtant l’on s’acharne à le réélire, contre toute évidence, pour la cinquième fois consécutive à la tête de la magistrature suprême !

En supposant que le président soit en bonne santé, le cinquième mandat « brigué » est en lui-même contraire à l’esprit de l’alternance, et au « pluralisme démocratique » déclamé et clamé à la face du monde.

En l’occurrence, vouloir porter à tout prix un homme ankylosé, grabataire et inconscient, à la tête de l’Etat, c’est non seulement manquer de respect et de considération à ce président physiquement affaibli, et néanmoins présenté comme sain malgré lui, mais c’est faire boire également au peuple algérien la coupe jusqu’à la lie ! En un mot, imposer le président Bouteflika comme candidat unique à sa propre succession, c’est faire subir au peuple algérien mille avanies. Comme si l’Algérie manquait des hommes éligibles et de candidats compétents !

Risée des Nations civilisées, l’Algérie l’est devenue en effet par le spectacle piteux, lamentable, qu’offre l’image d’un président prostré dans son fauteuil roulant. Au contraire, les partisans du président momifié qui ont perdu toute honte n’ont absolument cure des railleries et des quolibets des nations étrangères.

Certes les concurrents du président frappé d’aphasie ne sont guère mieux lotis politiquement pour prétendre à sa succession. En effet, les candidats des partis d’opposition aussi bien « démocratiques » qu’islamistes ne présentent point une alternative crédible par rapport au système de Bouteflika.

Opportunistes, aux principes volatiles et à l’esprit inconsistant, ces candidats sont attachés par intérêt beaucoup plus au maintien du statu quo qu’au changement radical de l’ordre établi.

Reste maintenant à savoir qui peut, parmi les candidats en lice, satisfaire aux attentes d’un peuple fatigué et las par le marasme d’une gestion politique conduite à huis clos.

Le général-major Ali Ghediri, sauveur de l’Algérie ?

Peut-on, comme certains le pensent déjà, que le général-major à la retraite, Ali Ghediri, sorti presque ex nihilo, pourrait sauver l’Algérie du naufrage dans lequel le régime de Bouteflika l’a enfoncée ? Rien n’est moins sûr.

Ce général-major dont j’ai entendu ici et là les déclarations absconses me parait bien, d’une part, assez terne pour jouer le rôle de rassembleur, et d’autre part, très novice en politique pour présider au destin d’une grande nation, compliquée, complexe et rebelle à la fois. Mais que représente-t-il au juste pour se porter candidat au présidentielle du 18 avril prochain ? Une opinion, un parti politique, un clan ou une coterie ? A l’entendre, il ne représenterait que les intérêts de l’Algérie et ne voudrait assumer d’autres rôles que ceux de la rupture, mot qui revient comme un leitmotiv dans sa bouche.

Son programme égrené en huit points dans sa page Facebook se veut une rupture avec les pratiques répréhensibles du système de Bouteflika, telles que, entre autres, « l’autoritarisme et le système rentier et clientéliste.. » ; il promet de fonder une seconde République, « réellement démocratique et moderne » ainsi qu’un Etat de droit respectueux des libertés individuelles et des valeurs des différentes composantes nationales ( arabe, amazigh…).

Pourtant toutes les pratiques répréhensibles que ce général-major dénonce avec force ont prospéré du temps où le général Toufik était encore « Rab Dzayer » (Le Dieu de l’Algérie), et auquel ce Ghediri doit sa carrière et ses promotions successives jusqu’à sa mise à la retraite anticipée en 2015. « Le système rentier et clientéliste » ainsi que « celui des groupes d’intérêts et des oligarques » existait donc du temps de Rab Dzayer et l’on se demande pourquoi le général-major Ghediri n’avait rien fait pour contribuer à son éradication…

Quand les « intellectuels » viennent à la rescousse d’une « casquette » en renonçant à leur indépendance d’esprit

On vient de le voir, le programme politique du général-major Ghediri se réduit à un discours du déjà-vu et de vœux pieux. Un programme qui se veut une rupture avec les pratiques du népotisme, du clientélisme et de leur cortège de corruption et de corrompus, alors que ces pratiques condamnables sont antérieures au système de Bouteflika, lequel, n’a fait, il est vrai, que les accentuer.

Que le général-major à la retraite entre en lice dans cette compétition, ça se comprend. Ce qui l’est moins en revanche, c’est le fait que des intellectuels, comme mon ami H’mida Ayachi, apporte son soutien et sa caution «morale» de journaliste et d’intellectuel à un général mû plus par des ressentiments évidents envers le président Bouteflika dont on connaît, par ailleurs, le sentiment revanchard que par des convictions dépourvues d’arrière-pensées politiques et d’ambitions personnelles.

En devenant chef de campagne d’un militaire tombé en disgrâce et soucieux de prendre sa revanche, H’mida Ayachi s’est-il rendu compte de la perte de son indépendance d’esprit et de sa crédibilité en tant qu’intellectuel ? La même question s’applique à l’avocat Aït Larbi qui s’est mis, lui aussi, au service du même général dans le seul but de discréditer Bouteflika et son cinquième mandat.

L’intellectuel, le vrai, ne devrait-il pas se tenir à distance des querelles des chapelles et des clans ? Certes, il peut prendre des positions, émettre des critiques, faire des propositions, aider à l’élaboration d’une politique intelligente au service du gouvernement, mais en restant toujours impartial. L’impartialité est la grande rançon de l’honnêteté et de la liberté de l’esprit, sans lesquelles, il n’y a point d’intellectuel digne de ce nom.

Je pourrais bien dialoguer et même conseiller les deux antagoniques sans pencher pour autant en faveur de l’un contre l’autre. Telle devrait être, selon moi, la démarche que devrait adopter l’intellectuel qui se respecte…
 

Auteur
Ahmed Rouadjia, Professeur des Universités
 

Commentaires

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la honte et l'absurdité, c'est que, un certain missoum dit spécifique, devenu député grâce à celui qu'il insulte maintenant et qui n'est que le chef supréme, et bien ce spécifique se voit devenir chef supréme, mais vraiment il se voit président pour diriger un pays comme l'algérie, un pays centre d’intérêts de plusieurs puissances mondiales,
missoum pense qu'il aura le soutien des habitants des wilayas de tizi, bouira, boumerdes et béjaia juste parce qu'ils sont contre le pouvoir() et qu'ils voteront pour lui pour faire de l'algérie son paradis, et s'il pense ça c'est que lui il prend les populations de tizi, bouira, boumerdes, béjaia pour des idiots,
missoum s'en prenait à benyounes gratuitement en faisant le clown à l'APN, une fois chef supréme ce fou spécifique est capable de devenir un pinochet,
ce n'est pas le 5éme mandat qui est grave mais ceux qui veulent faire leur premier mandat, spécifique en fera 10 mandats s'il arrive à son rêve,
spécifique qui discuterait avec macron, merkel, poutine, erdoane, shinzo ça serait amusant,
mais c'est quoi ce délire, macron et merkel, ne se déplacerait plus à alger comme ils le font pour le vieux malade, ils enverraient leur ambassadeurs par diplomatie, parce que macron en sortirait de son improbable entretien avec spécifique, non pas fatigué comme avec le vieux malade, mais pris d'un fou rire qui ne le lâchera pas pendant des mois,

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m'ssiou rouadjia intellectuel (autoproclamé), m'a tout l'air d'être en service commandé contre le général. Pour qui roule-t-il? m'ssiou Rouadjia ne le dit pas! mais pitêtre que ça fera lobji du prochain article...

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bonjour,
le moment n'est plus à rester à equidistance des protagonistes, il faut se mouiller et participer à sortir de cette impasse. un vrai intellect est celui qui aide son peuple à discerner et voir claire et non à celui qui reste chez lui contempler les antagonismes fissurer le pays.
salutations

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Vous avez fait tout un article uniquement pour discréditer Ghediri et les gens qui le soutiennent mais vous quelles sont vos propositions ?

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selon le grand analyste et investigateur devant l’éternel semmar,et
son compère le grand philosophe repenti aboud,bouteflika serait un
despote éclairé.

Ainsi,et après avoir déversé sur les frères genna des torrents de
boue et d'injures,voilà qu'ils essayent de matraquer ceux qui les
regardent à coups de mots creux qui révèlent plus leur manque de
personnalité qu'une quelconque influence sur les téléspectateurs.

Pour s'en rendre compte,il suffit de visiter leur pages Facebook .où
s'expriment sobrement des Algériens revenus de tout, et qui ne sont
pas dupes du carnaval où des bouffons indignes (sellal entre autres )
s'acharnent sur un mort (débranché) pour persister dans leurs
ripailles.Mon Dieu,quels goinfres!

Il faut se rendre à l'évidence que les chaines de tv "algériennes " et
les journaux (hormis deux ou trois" participent de la grande kechfa
qui consiste à infantiliser notre peuple devenu plus que soupçonneux à
l'égard du pouvoir et de ses alliés .

Les polonais avaient ,du temps de jarulevsky,inventé un jeu qui
consistait à mesurer la vitesse avec laquelle ils éteignaient leur
téléviseur dès l'apparition des images du
général .Il leur fallait 5 secondes :le temps de se lever de leur
canapé et d'appuyer sur le bouton qui éteint le tube cathodique .

Notre peuple a battu le record de vitesse;c'est qu'aujourd'hui la
zappette raccourcit les distances..

bouteflika despote éclairé;allons donc!Pourquoi pas moubachar
bejanna?Au train où vont les choses,les vendus vont faire des
bouteflika la Sainte famille et du CADRE le Saint Esprit!

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Aucun Kabyle digne de ce nom ne voteras pour ce Ghediri, qui vient d'ailleurs de repeter que l'Algerie est un pays Arabe. Pour une Algerie Algerienne, libre et seculaire .

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Pourquoi devrait-on prendre pour argent contant votre contribution dans cette tribune, sachant que tous vos mots sont réfléchis et pesés sauf vos messages codés.
Vous ne semblez viser qu'un seul opposant, celui qui semble le mieux placé, qui peut-être ne vous a pas fait le mème honneur qu'il a fait aux autres intellectuels qui l'assistent, alors vous lui reprochez son passé et le votre d'intellectuel sans jamais une seule intervention.
je ne vous connais pas tous et je m"en porte pas plus mal.

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Pourquoi me censurez-vous ?Vous protégez qui? Aboud ou bouteflika.ou les deux ?De toutes les façons ,tout le monde sait que aboud est le larbin de said depuis que ce dernier l'a appelé au téléphone pour le ...

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"Peut-on, comme certains le pensent déjà, que le général-major à la retraite, Ali Ghediri, sorti presque ex nihilo, pourrait sauver l’Algérie du naufrage dans lequel le régime de Bouteflika l’a enfoncée ? Rien n’est moins sûr."
Peut-on quoi, professeur des universités? Admettre ou nier ?

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