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Chronique du temps qui passe

L'absurde gasconnade de Bouteflika

Aucun chef d'Etat algérien (*) n'a bénéficié de faveurs de la nature aussi miraculeuses que celles qui ont accompagné le règne du président Bouteflika. Comment le président a-t-il fait pour échouer avec autant d'atouts ? «Au rythme où on va, on risque, à l’avenir d’enseigner dans le monde comment échouer et on nous citera comme exemple », déclare avec un humour acide, Abderrahmane Hadj Nacer, l’ancien gouverneur de la Banque d’Algérie. L'Algérie s'imposera, en effet, comme un cas d'école, un pays qui serait passé, en quelques années seulement, du statut de pays riche à celui de pays misérable. Où est parti l'argent ? Eh bien dans les achats à l'étranger, la corruption et la fraude. « Nous sommes dans une approche de prédation très violente », a précisé Hadj Nacer qui cite la fuite massive de capitaux, une lutte accrue entre l’argent de l’impôt classique et l’argent brutal qui favorise l’import-import et la corruption sociale via l’Ansej.»

Entre 2001 et 2014, Bouteflika a dépensé près de 1000 milliards de dollars en achat à l'étranger, sans rien investir dans la modernisation du pays et encore moins dans son industrialisation, sur ces projets durables qui auraient prémuni contre la chute du prix du pétrole. Ce serait plutôt l'inverse qui s'est produit, à en croire Abderrahmane Hadj Nacer pour qui le régime Bouteflika a pris la route à contre-sens, manquant de favoriser l’émergence d’une classe moyenne pouvant servir d’intermédiaire, favorisant le statu quo qui, selon Hadj Nacer, « ne peut que bénéficier du soutien étranger et qui se maintient en favorisant, sur le plan social, la démodernisation, le désapprentissage et le tribalisme.»

En termes moins savants, cela signifie que l'inertie économique de ces 14 dernières années a été encouragée par les capitales occidentales et arabes qui n'a pas été élaborée au bénéfice du pays mais au seul profit d’une conjuration de forces prédatrices formées par les milliardaires de l’informel et la pègre pétrolière internationale que l’expert Nicolas Sarkis désigne par « quelques sociétés étrangères sans scrupules »

Les recettes faramineuses de cette surproduction pétrolière ont servi à enrichir encore et toujours ces milliardaires qui ont noyauté, en l’espace de dix ans, les institutions de l’Etat algérien pour finir de le vider et de le travestir. Comment réduire les importations quand ce cartel d'importateurs impose que rien ne change ? Créatures d’une Algérie qui favorise l’économie douteuse au détriment de la production nationale, celle-là si semblable – toutes proportions gardées – à la Russie de Boris Eltsine, gangrénée par l'accumulation des capitaux non déclarés, la spéculation, l'absence de transparence, la corruption, du népotisme économique, es nouveaux riches sont devenus décideurs politiques après avoir prospéré très vite, trop vite, dans l’import et le marché informel, sous le pouvoir de Bouteflika. Leur influence et leur force sont insoupçonnables.

Avec la pègre pétrolière mondiale, celle-là qui fut au cœur du scandale de BRC et qui, aujourd’hui, fait la une en Italie avec l’affaire Saipem, ils forment la seconde mâchoire qui étrangle l'économie algérienne. C'est cela, le fonds réel du système de pillage institué par Chakib Khelil : asservir l'Algérie aux appétits de l'affairisme étranger, qu'ils soient occidentaux ou arabes. Cela va beaucoup plus loin que la simple corruption. L'affaire Naftal s'inscrit dans cette démarche.

Déposséder l'Algérie des outils de développement et de modernisation. Vaste et funeste programme ! Cette stratégie de démolition ne doit pas être masquée par les seules révélations sur les actes de corruption. Comme le souligne l'expert pétrolier Nicolas Sarkis dans l'entretien qu'il a accordé au Soir d'Algérie, «cette affaire de détournement de fonds ne devrait pas être l’arbre qui masque ce qui est encore pire, à savoir la forêt du détournement de la Sonatrach de sa raison d’être et une volonté systématique de sape des objectifs des nationalisations de 1971. Cette volonté a été bien apparente dans la loi de 2005 et par une politique délibérée de portes ouvertes aux entreprises étrangères, d’accroissement effréné de la production et de forte chute de la part de la Sonatrach dans la production pétrolière nationale. On ne pouvait pas faire mieux pour opérer, sans la nommer, une dénationalisation déguisée au profit évidemment de sociétés non algériennes, et au mépris d’une gestion tant soit peu saine des gisements pétroliers et gaziers. Des cadres des sociétés qui ont profité de cette politique de portes ouvertes m’ont confié qu’ils étaient surpris par tant de générosité. Je n’en étais pas moins surpris moi-même». Ladite loi proposait d’attirer par des largesses, qui n’existent nulle part ailleurs au monde, les grandes compagnies pétrolières mondiales afin qu’elles consentent d’investir des milliards de dollars dans le Sahara algérien.

Obsédé par le pouvoir, Bouteflika a passé des pactes avec toutes les forces prédatrices nationales et internationales capables de l'aider à s'y incruster.

Sa politique ne sera rien d'autre qu'une série de décisions scandaleuses prises au profit de "groupes amis" contre l'intérêt national.

Conformément au plan de la pègre pétrolière internationale, Chakib Khelil avait mis en œuvre la nouvelle loi sur les hydrocarbures, scélérate loi de libéralisation du secteur de l’énergie (gelée depuis) qui autorisait un pillage en règle du sous-sol algérien par les majors anglo-saxons moyennant quelques dividendes accordés à leurs amis algériens.

Il est édifiant, à ce propos, que l’ancien ministre de l’Energie, dans des correspondances datant de 2008 et 2009, précise à l’intention de ses interlocuteurs qataris : « Notre ami commun (Abdelaziz Bouteflika) est le seul médiateur et se portera garant.» Il leur promettra le soutien politique de Bouteflika lui-même pour la cession de Naftal. : «Nous vous garantissons que le projet démarrera sous l’égide de notre président de la République Abdelaziz Bouteflika et qu’une attention particulière est réservée à ce projet, écrit Chakib Khelil aux Qataris. La politique économique de notre ami le président Abdelaziz Bouteflika est consistante et nous donne des garanties pour la réussite de l’implémentation de notre projet. C’est ce que nous avons déjà déclaré à votre émissaire et ce que notre ami mutuel vous a fait remarquer. Nous serons bientôt en mission à Genève (Suisse) et pourrons vous rencontrer si vous êtes disponible.» Comment cela a été possible sans que ne soit alertée aucune institution dans le pays ?

C'est tout cela débat réel autour de la catastrophe qui nous attend. Comment penser que le système Bouteflika qui a conduit le pays à la catastrophe pourrait l'en délivrer ?

Un sursaut patriotique urgent et ultime est exigé de ceux qui aiment encore le pays. Un sursaut sans retard.

(*)Chronique parue le 24 décembre 2014

Auteur
Mohamed Benchicou
 

Commentaires

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Un pays riche qui risque d'imploser de misère.Un pays jeune qui risque de mourir de vieillesse ou de sénilité. Qui osera défendre le bilan ou "le programme de fakhamatou-hou" lorsqu'il quittera le fauteuil présidentiel ? Personne,y compris parmi ses aboyeurs de service,chiens de garde du système.
Avec un baril à plus de 100 dollars, n'importe quel Dahlalou (idiot du village) ) peut gérer l'Algérie. Bouteflika a instauré le despotisme oriental avec brio , là c'est une réussite à 100%. Un autre "chantier" que ce régime incarné par Boutef a réussi à merveille,c'est la ré-islamisation /version intégriste de la société algérienne.Ce que le FIS rêvait ,Boutef l'a réalisé en enclenchant la marche arrière vers l'obscurantisme et les ténèbres.En matière de despotisme, de corruption, de fraude électorale et de roublardise...nous n'avons de leçons à recevoir de personne.Le sursaut salvateur, hélas,n'est pas pour demain camarade Bentchikou, la classe politique et la société civile sont dans un profond coma politique.Vivement la libération de la nation kabyle.

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L’une des rares choses sur lesquelles j’ai toujours été d’accord avec mon défunt voisin quand on discutait au café du coin, et même quand il était encore bistrot, c’est d’être sûrs et certains que l’Algérie n’a jamais été un pays sérieux que pendant la guerre d’indépendance. Aucun pays ne nous a pris au sérieux et ne nous a crus sérieux, les rares exceptions ont été dictées par des accords sur des intérêts immédiats et en général éphémères. Nous sommes dans un pays devenu l’antithèse de ce qu’il était pendant la lutte armée, du jour au lendemain devenu la risée du monde. Même ses habitants ne croient plus depuis très longtemps être ceux d’un pays normal, et je répète le mot pour la quatrième fois, un pays sérieux.

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Mais qui peut, Mr. Benchicou arrêter cette machination diabolique dont les effets commencent à se faire sentir. Comment a t-on fait pour neutraliser tous les instruments de protection ou de surveillance du système immunitaire du pays ? existent-ils toujours ? il y a autant de questions qui méritent d'être posées, car il y va de la survie du pays, de son existence en tant que nation et état.
Comment ces prédateurs arrivent-ils à exhiber toutes leurs rapines sans aucune crainte ou question genre : "D'où détiens-tu cela". ? C'est leur couverture qu'il faut situer ! Y a t-il une intention délibérée de laisser le pays aller doucement vers le chaos, et dans ce cas un morcellement de son territoire est à redouter....Et puis, si une agression extérieure atteignait le pays, serait t-il capable d'y faire face en ce temps de crise économique ? C'est une appréhension légitime tout simplement.

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Ce moment viendra où tous les algériens devront quémander le plus petit soutien.Et aucun pays ne viendra à notre aide.Ils attendent ce moment avec impatience.

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Je donne raison de plus en plus au MAK il est urgent de quitter le bateau. 50 en arrière il y avez probablement de l'espoir. Mais pas maintenant c'est fini. 40 millions la plus part sont nés après 1962, les autres étaient trop jeunes pour comprendre ce qui était le L'Algérie Française. La petite minorité trop veille maintenant est au pouvoir depuis 1962 . Et depuis c'est la dictature la violence le crime organisé jusqu'à nos jour, histoire falsifié, culture détruite, la nature détruite, valeurs morales inexistantes, on ne connait ni la justice ni le sens du savoir ni le savoir vivre, ni le respect des autres, ... Les autres pays ne sont pas responsables directement de notre malheurs, eux ont besoin du pétrole, ils l'achètent de celui qui au pouvoir, si un ne veut pas acheter un autre l'achètera c'est ainsi que le monde roule.

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L'audace et la source de l'absurde de tout effort de raisonnement, est d'essayer de comprendre, sous-enttendu resoudre, les dysfonctionnements percu, dans une fausse topology. On peut faire ca, dans toutes les science, c.a.d. resoudre des problemes dans un systeme transpose' dans un autre temporairement. Mais cela n'est possible que lorsqu'on sait ce qu'on transpose. Quand on ne le sait pas, la seule reponse fiable qu'on peut tirer de la transposition, est la reelle nature du probleme qu'on a transpose'.

Une illustration geometrique de ca serait: On prend les coordonne'es d'un nombre de point sur une figure que nous pensons etre une sphere, et on examine les rapports et distances entre differents de celle-ci, pour voir si les relations de proportionalite' par example sont verifiables. On se rend compte que non. Une partie l'est, mais derriere, ca se prolonge de facon triangulaire... conique - c'est un cone. Au retour dans le systeme reel, il faut arreter de parler ou raisonner en termes de sphere, mais de Cone - et biensur d'admettre que l'on s'est trompe'.

En plus clair, les problemes des algeriens, sont pose's ou presente's comme ceux d'un pays-republique et les meilleures des solutions ne marchent pas. Ce pays n'est pas une republique et n'est meme pas pays, car la notion de pays s'applique a des configurations/figures bien specifiques, c.a.d. avec des propriete's et normes, que ce truc algerie manque des plus importantes.

En fait, il s'agit d'une petite sphere dont la moitie', voir plus, du volume est coince' dans un cone. Comme un cone de glace. Il faut separer les 2, pour aboutir en une petite sphere et un cone.

Les parties illustre'es ici, sont la Kabylie et le reste de ce pays. c.a.d. la sultania de Tlemcen et la Republique Kabyle. Vous verrez qu'il n'y aura plus de problemes de confusion. Les republiques et les joomllokias, ont des problemes et des des solutions a ces problemes, bien connus et off-the-box, applicables avec certitude les yeux ferme's.

Une derniere remarque, c'est la futilite' de penser a rattacher toute la partie conique a la sphere ou l'inverse. A l'interieur de l'une ou de l'autre des figures il y a une infinite', ou du moins des Millions de points ou du moins petites spheres bien adjuste'es a transformer - et cela est couteux et dangereux - impossible. Bouger quelques points sur la surface ne suffira pas. En fait c'est ce que se fait depuis 60 ans maintenant, du maquillage de surface. Aujour'dhui, il n'y meme pas de quoi maquiller !

La solution est de reconnaitre 2 centre-de-gravite', un pour chacune de ces espaces et d'avoir la bonne volonte' de laisser les petites spheres prisonnieres d'un cote' ou de l'autre circuler, rejoindre l'espace qui leur sied le mieux. Ainsi, Un Boualem Sansal, un Kamal Daoud et d'autres seront tres heureux en Kabylie et inversement un Ouyaya et comperes seront joyeusement installe's a Tlemcen, avec des licenses a cirer guaranties !

En bref, deux cultures, deux peuples, deux Etats.

Mais, peut-etre qu'on se trompe encore - que les partenaires capables avec qui negotier sont les abassi, belhaj et Co. Ceux-la avec les Kabyles, n'auront pas a se suffir de miettes ni devoir sacrifier pour leur soltania - ils l'auront clef-en-mains. C'est juste des lignes/frontieres a tracer, sur un bout de papier et a chacun de prendre ses responsabilite's, de surveiller de son cote'.

Les autres, c.a.d. les faux sultans et faux-republicains, ont tous des residences et nationalite's ailleurs - ils sont deja partis, des que les negotiations commencent, avant qu'elles ne se terminent.

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Voici ou mène la logique qu on fait semblant de ne pas. Voir un pays qui mise sur la science le savoir les compétences s approchera vers les performances helas nos gouvernants ont misés sur la chaise l occuper le plus longtemps possible le cas de notre president puis sans innititives ni vision parfaite ni etudes fondées. Cela mènera directement a la banqueroute oui avec l ignorance le pouvoir politique peut durer dans le temps mais n apportera jamais la stabilite économique ou politique au contraire se sera la descente vers l inconnu sinon comment expliquer un p1ys tres riche avec des entrées en devises tres fortes se voit diriger vers la banque route he oui la politique du bricolage ne paye pas un soit disant programme présidentiel quand a chanté plus de 20 ans alors que le programme de 5 ans n a jamais vu le jour cela est une grosse arnaque disant que la famille bouhef pour s agripper au pouvoir a dépensé a droite et a gauche dans les banalites au lieu de redresser l économie et la production nationale des millards de dollars dillapudes dans les vols la corruption et tous les différents trafics en plus des concessions faites pour brader le marche interieur cela s est passe uniquement au pays d el 3iza oua el karama mais une chose est sur l histoire retiendra que meme des présidents stagiaires comme aime les appeler bouhef n ont brader ce pays mais avec plus de 1500 m de dollars lui notre président l a fait

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