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Mohamed Benchicou le signe samedi 17 mars à 18 h au Salon du livre de Paris

Le mystère Bouteflika : Lisez quelques extraits

Extrait 1


Le vieil homme demande l’heure. Sa voix est à peine audible, bien qu’amplifiée par un microphone accroché derrière son oreille.
À la télévision, on ne parle que du chanteur Johnny Hallyday, mort dans la matinée. La visite du président français Emmanuel Macron à Alger est éclipsée.
― Dix heures trente, Monsieur le Président !
Il lui parvient le bruit des vagues et la discrète senteur des fleurs. Ses seules vraies compagnes depuis qu’il n’est plus qu’un personnage impotent, amorphe, s’obligeant à une double vie, celle, réelle, du malade qu’il est, une vie morose et douloureuse, et celle, factice, fabriquée de toutes pièces, du président qu’il continue, obstinément, à vouloir être.
―    On a encore le temps, dit Saïd.
―    Combien de temps ?
―    Il viendra à 16 h 30.
Il a le temps, en effet. Il n’a même que ça depuis des années. Du temps pour rien. Du temps à regarder passer le temps. Il ne se doutait pas que c’était tellement triste de vieillir. Ceux qui ont eu une existence banale ne mesurent pas la tragédie ; pour eux, vieillir, ce n’est que le déclin naturel d’une vie sans éclats. Mais vieillir quand on a tant exulté, vieillir quand on s’est si longtemps oublié dans l’illusion de l’immortalité, quand on a côtoyé tant de grandes figures et vécu ce que l’homme peut connaître de plus prestigieux, vieillir devient alors comme une injustice divine. Pourquoi connaître tant de gloire, Dieu, pour si peu de jeunesse ?
Sa jeunesse, il l’a épuisée dans l’interminable guerre contre les chefs militaires qui ont constamment fait obstacle à ses ambitions de pouvoir. Quarante ans qu’il livre bataille pour être roi en république. Plus de soixante années qu’il en rêve ! Depuis le temps où, dans sa chère ville d’Oujda, il partageait ses journées entre le lycée Abdelmoumène, le café Ennour et les quartiers européens qui le captivaient. Oujda, en cette fin d’année 1954, portait encore les cicatrices des violentes émeutes populaires qui l’avaient endeuillée un an plus tôt. Le Maroc, sous protectorat français, revendiquait, dans un climat d’insurrection, le retour du roi Mohamed V, déposé par l’occupant avec l’aide du Glaoui de Marrakech qui plaça un proche, Mohammed Ibn Arafa, sur le trône.

Abdelaziz vivait les événements avec émotion, ne s’interdisant toutefois pas de se promener, avec son ami Chakib, dans la partie européenne de la ville, s’extasiant devant le luxe colonial, s’attardant devant le parc René Maître et son splendide plan d’eau, la place De Gaulle et sa superbe fontaine, les terrasses du Café Simon où se retrouvaient ces colons si gais et si volubiles et dont les deux adolescents enviaient le mode de vie, la puissance, la richesse, le monde magique où s’élevait tout ce que les autochtones n’avaient pas, les boutiques luxueuses de la rue du maréchal Bugeaud et son bazar Verney, les maisons cossues et les belles vitrines de l’avenue de France. Ils n’oubliaient pas de bifurquer, au retour, par les Galeries Lafayette de Paris, territoire des belles femmes françaises décomplexées qui peuplaient alors leur imaginaire d’adolescents. Ils s’oubliaient au spectacle de cette communauté qui disposait des deux piliers d’une vie réussie : l’argent et le pouvoir. Ils découvraient le privilège des dominants. Rien à    voir avec la condition des indigènes, ou de ces juifs pauvres qui s’entassaient dans le bidonville du Mellah.

Secrètement, toutefois, Abdelaziz admirait un autre personnage : le prince héritier Moulay El-Hassan, d’à peine huit ans son aîné et qui, déjà, allait bientôt posséder, à lui seul, les deux piliers d’une vie réussie : l’argent et le pouvoir. Et un pouvoir à vie ! Un pouvoir sans partage !
Celui qui sera plus tard Hassan II devint l’idole obsessionnelle du jeune Abdelaziz.
Pour toujours.

Extrait 2 

Il prend le temps de humer le parfum des eucalyptus.
Dans quelques heures, le vieil homme sera au centre d’une parodie qui ne fait plus rire les Algériens. On l’exhibera comme une baudruche pour montrer qu’il bouge, qu’il parle, qu’il écoute, bref qu’il est toujours en état de recevoir, d’échanger, de réfléchir, de gouverner, lui qui ne peut plus rien faire de son corps. Mais ainsi le veut le stratagème qu’il a lui-même mis en place et auquel Emmanuel Macron devrait se prêter. Le président français va lui rendre visite comme à un grand-père grabataire et impotent. Avec compassion et délicatesse. Faire comme si on avait compris ses bredouillages, lui dire les mots qu’il aimerait entendre... L’audience sera aussi brève que laborieuse. Le vieil homme sera arrivé en chaise roulante et installé pénible-ment sur un fauteuil. Comme attendu, il n’arrivera ni à parler, ni à bouger ses membres. Il aura l’air totalement perdu, le regard hagard.

Mais personne ne saura rien de ces scènes. L’équipe des « retoucheurs » d’images, triés sur le volet par Saïd et s’activant sous la supervision de fidèles alliés dont le directeur général de la télévision, Tewfik K., – un homme clé du cercle présidentiel, originaire de Hennaya, le village natal du père de Bouteflika – va se charger de remanier le film de la rencontre. De leurs ciseaux sortira une minute et demie d’images bricolées dans lesquelles le président algérien apparaîtra comme miraculeusement guéri, discutant tout à fait normalement avec son nouvel homologue français. Les officiels français donneront ensuite crédit au subterfuge et attesteront avoir rencontré un président au mieux de sa forme, conformément au pacte convenu entre les hommes du président et les dirigeants de l’Hexagone : un témoignage de complaisance contre de vrais contrats à plusieurs zéros ! Le vieil homme en est réduit à cette fourberie diplomatique depuis ce maudit samedi 27 avril 2013, où son destin s’était arrêté.
Il venait de s’écrouler sur le sol de la résidence présidentielle de Zéralda, à l’ouest d’Alger.
« Accident ischémique ! » avaient diagnostiqué les médecins de l’hôpital militaire d’Ain-Naadja où le président algérien avait été conduit de toute urgence. Un caillot de sang empêcherait l’irrigation du cerveau. C’est grave ? Oui, avaient répondu les médecins. Si on veut éviter l’affection irréversible, il faut agir vite.
Cette information ne sera jamais dévoilée, tout comme celle du verdict des professeurs de l’hôpital parisien du Val-de-Grâce où Bouteflika était arrivé le soir-même :
―    Même s’il en réchappe, il vivra avec de lourdes séquelles qui lui interdiront toute activité.
 

Extrait 3

Il fait froid dans la résidence de Zéralda.
Emmanuel Macron est reparti.
Le vieil homme est retourné à son eucalyptus, à ses bégonias. Au bruit obstiné de la mer...
Tout s’est déroulé comme prévu. La rencontre avec Macron a été brève et douloureuse. Les images montrées le soir à la télévision ont été
« arrangées », bricolées pour faire vrai. Bricolées comme son passé, comme toute sa vie, une vie
à faire semblant. Une vie à se mentir. Mais que faire d’autre ? Il a toujours voulu « être les autres », Boumédiène, Hassan II, de Gaulle, Mandela. Il n’a jamais été que Bouteflika. Seulement lui-même. Et lui-même, ce n’est pas assez puissant pour diriger un pays comme l’Algérie où l’on se rappelle, à chaque minute, le prix qu’il a fallu pour être libre.
Macron est reparti

La France appuiera le 5e mandat. Les États-Unis, c’était déjà dans la poche. Il fait moins froid. Des rayons de soleil font irruption dans le grand salon de la résidence.
Aujourd’hui, ils sont quarante millions d’Algériens à pleurer le temps perdu. Il aurait pu rester dans les mémoires comme l’homme de la résurrection nationale. Contrairement à ses prédécesseurs, Bouteflika a eu, en effet, les moyens de créer le miracle. Sous Zéroual, l’Algérie se débrouillait avec un pétrole à 9 dollars le baril. Sous Bouteflika, et durant 15 ans, le prix moyen du pétrole avait explosé, oscillant entre 90 et 130 dollars le baril.
Son échec est aussi assourdissant que le furent ses promesses.[...]
Mais comment se résoudre à perdre un pouvoir à vie même après la fin de la vie ? On l’entendrait presque dire : « On gravera mon nom sur le Nobel de la paix et du haut d’un minaret de 300 mètres, le plus haut du monde, on le soufflera à l’oreille de Dieu ! »

On parle toujours de Johnny à la télévision. C’est étrange, la mémoire des jeunes générations, se dit-il. Elle retient le nom d’un chanteur et pas celui des grands hommes qui ont bouleversé l’époque.
Peut-être est-ce parce que le chanteur divertit les esprits sans la prétention de les convertir à sa religion. Quel souvenir garderont-ils de lui, ces hommes qu’il ne connaît toujours pas ? Dieu, quel cauchemar que cette implacable période où l’on passe de l’adulation à l’indifférence ! Il n’est pas seul à en souffrir, se console-t-il. Même de Gaulle fut congédié par une jeunesse qu’il n’a pas vue mûrir. Il était pourtant sûr de son auréole : l’homme du 18 juin 1940, le héros de la résistance, l’artisan de la Ve République ! La vérité, c’est que de Gaulle n’a pas voulu s’im-poser à un peuple où la jeunesse prenait de plus en plus de place et avec laquelle il y avait des diver-gences qui augmentaient chaque jour un peu plus. Il a posé la question aux Français : « Voulez-vous de moi ? » De Gaulle a su partir dès que la réponse du peuple lui est parvenue. À 52 %, les Français avaient voté « non ». Le 28 avril, de Gaulle démissionnait et se retirait à Colombey-Les- Deux-Églises. Il reconnut sa défaite en ces termes : « On ne saisit pas un torrent avec ses mains ». Ce fut tout naturellement qu’il quitta le pouvoir quand, quelques mois plus tard, cette société en colère qu’il n’avait pas su écouter, lui signifia l’heure de la séparation en disant « non » à son référendum. Il laissa à ses proches cette cinglante réplique, comme une épitaphe éternelle : « Quel homme serais-je si je prétendais me maintenir dérisoirement dans mes fonctions ? » Voilà le genre de questions que ne se pose pas notre estimable président qui n’est, à vrai dire, ni dans la lignée de Jefferson, Kennedy ou de Gaulle, fils de l’alternance démocratique, celle que prescrivait Tocqueville, il y a deux siècles déjà, préconisant que « le plus grand soin d’un bon gouvernement devrait être d’habituer peu à peu les peuples à se passer de lui ». Président B. a choisi d’être dans une filiation beaucoup moins prestigieuse : celle de Saddam Hussein, Kadhafi, Hafez El-Assad ou Ben Ali : une créature du despotisme arabe qui compte persuader le peuple de ne pas se passer de lui.
Non, le vieil homme n’aura jamais su comment accéder à la postérité.

Mandela, lui, a quitté le pouvoir à l’issue d’un mandat unique alors qu’il était idolâtré en Afrique du Sud et que rien ne s’opposait à ce qu’il reste aux commandes du pays jusqu’à la mort. « Ce n’est pas sympa de prendre le temps des autres », avait-il résumé. Il n’a jamais rien édifié à sa gloire, ni Grande cathédrale dont on aurait pu s’extasier sur la verroterie ni quelque monument colossal qui imposerait à jamais l’évocation de sa personne. Dans un monde où les gouvernants sont obsédés par l’immortalité, torturés par le terrible risque de l’oubli, Mandela s’est retiré avec une admirable insouciance envers son propre souvenir, sans rien redouter de la piètre mémoire des hommes. Il est parti en laissant à chacun de ceux qui lui ont survécu, la liberté de l’évoquer ou pas, peu ou prou, avec passion ou avec détachement.

Qui sait, peut-être voulait-il signifier que le vrai secret de la gloire authentique est de n’être réductible à aucun monu-ment, aussi pharaonique soit-il, car aucun édifice ne peut restituer la majesté d’une vie admirable.[…] Mais c’est que cet homme n’a jamais rien voulu imposer à personne, surtout pas le souvenir de lui -même. Ce n’est pas seulement de la modestie, encore qu’avec ce singulier personnage, la modestie est le seul éclat qu’il soit permis d’ajouter à la gloire, non, ce n’est pas de la simple modestie ni encore moins de cette modestie affectée et étudiée dont on dit qu’elle masque un orgueil secret. Chez Mandela, cette impassibilité devant l’obsession de l’immortalité, c’est le substrat d’une existence dédiée à la liberté : on ne s’impose pas à un peuple, et surtout pas à sa mémoire. Et il le pense, lui qui a écrit : « Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. »

Le vieil homme de Zéralda ne comprend toujours pas comment on accède à la postérité.
À la télé, Johnny chante toujours :
«On m’a trop donné bien avant l’envie /J’ai oublié les rêves et les « mercis » /Toutes ces choses qui avaient un prix / Qui font l’envie de vivre et le désir / Et le plaisir aussi... »
 

L'auteur de "Le mystère Bouteflika"

vous attend au Salon du livre de Paris

samedi 17 mars à partir de 18 h

(Stand de Riveneuve P23)  pour vous signer  l'ouvrage
 

Auteur
L.M.
 

Commentaires

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J'ai parcouru avidement ces lignes et aurais-voulu le terminer même si cela devait me coûter une nuit de sommeil, connaissant la plume de l'auteur , son style et ses références à de prestigieux personnages de l'histoire que compte certain pays dont l'impact sur le reste du monde reste avéré.
Merci encore cher Monsieur Benchicou.

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Merci du fond du cœur, Monsieur BENCHICOU, pour vos excellents OUVRAGES et votre IMMENSE COURAGE.
Vous êtes une GRANDE CONSCIENCE et un GRAND ALGERIEN LIBRE, pour tous les Algériens dignes de ce nom et je m'inclus dans le lot..
Je me suis posé à présent, un certain nombre de questions EXTRÊMENT IMPORTANTES.
1/- A qui doit s'adresser le peuple Algérien pour récupérer les vingt (20) ans de sa vie que les Bouteflika, leur clan et leurs sponsors ( nos pires ennemis de toujours), viennent de lui faire perdre sciemment, sournoisement et d'une manière criminelle?
2/- Que doit faire le peuple Algérien pour récupérer les 1000 milliards de dollars que les Bouteflika, leur clan et leurs sponsors ( nos pires ennemis de toujours), viennent de dilapider durant ces 20 dernières années perdues?

Pour ce faire, les Bouteflika et leur clan, avec les conseils de nos nos pires ennemis de toujours, ont :
a/- organisé la faillite de l'industrie et la destruction de l'économie de l'Algérie,preuve à l'appui
b/- institutionnalisé LA CORRUPTION, à TOUS LES NIVEAUX DES INSTITUTIONS DE L'ETAT, preuve à l'appui, à tel point que l'Algérie des Bouteflika occupe respectivement, d'une part, le peloton de tête des pays les plus corrompus du monde et d'autre part, le peloton de queue des pays les moins avancés du monde, preuve à l'appui.
Alors, que durant ces 20 dernières années, l'Algérie avait tous les moyens pour devenir un pays véritablement développé.

Avec seulement 700 milliards de dollars, l'Algérie pouvait atteindre un niveau de développement supérieur à 50% des pays de l'actuelle communauté Européenne.
Les Bouteflika et leur clan doivent rendre des comptes au peuple Algérien, quelque soient les circonstances, tout de suite, pour tout ce qu'ils ont fait à l'Algérie

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mystère: DE MADAME SOLEIL A BAB AZZEOUNE
Sacrement du baptême et de l'eucharistie.
Vérité inaccessible à l'intelligence humaine, mais dont le contenu ne peut être saisi que par la révélation divine. (La catéchèse traditionnelle classe parmi les principaux mystères la Trinité, l'Incarnation et la Rédemption. Le mystère ne doit pas être conçu comme une forme négative de la connaissance humaine, mais comme une ouverture au mystère central qui est le mystère de Dieu manifesté en Jésus-Christ.)

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vous avez résumez toute la tragédie algérienne!!! oui nous vivons une grande tragédie, parce qu’il ne sera pas facile à l’Algérie de reprendre le flambeau de sa destinée...où est l'issue??? telle est la question!!
merci encore Monsieur

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Le système Bouteflika peut s'enorgueillir d'avoir laissé à la postérité un système de fraude électorale le plus rodé au monde, un système invincible et qui a fait ses preuves : un troisième mandat , un quatrième et pourquoi pas un cinquième .Un système de fraude bien huilé qui nargue le suffrage universel et les principes de démocratie. Un système de fraude électorale qui ferait rougir le gouverneur Naegelen et son administration de triste mémoire.

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Je crois que le mystère c'est nous le peuple. La démarche du monarque est bien claire. Je ne peux concevoir qu'un homme malgré son narcissisme maladif puisse s'accrocher comme une loque rien que pour se venger de n'avoir pas été..... C'est vrai qu'il a réduit le FLN à sa pitoyable équation....

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Indépendance confisquée , révolutionnaires liquidés voir même exécutés , peuple opprimé , jeunesse sacrifiée, libertés étouffées, justice sous les bottes, voilà le triste sort du valeureux algérien qui a arraché son indépendance suite à de lourds sacrifices consentis durant la révolution ! Triste constat et grand amertume que je ressens après tant d'années d'indépendance !

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Tout à fait vrai, le mystère c'est ce peuple inerte qu'on pourvoie à quelques besoins essentiels pour lui arracher ce qu'il a de plus cher, sa dignité sa personnalité, ses richesses, et finalement l'honneur de son pays ! Il n'y a plus d'état juste un directoire occulte qui gère le pays comme sa propre société d'import export. Le pays fait peur, trop d'injustices, trop de corruptions, trop de prédations !
J'ai l'impression que le pays est assis sur un volcan dormant !

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Portrait des dictateurs .
Les dictateurs sont "des grands enfants "
C'est la conclusion à laquelle nombre de psychanalystes on abouti .
" un être tyrannique est à tout point semblable aux enfants qui n'ont jamais quittés la phase égocentrique de leur comportement psychologique et intellectuel .
Il veut tout pour lui et ne veut partager avec personne "
Les dictateurs ressemblent à des grands enfants bloqués à ce stade de croissance ,à l'âge ingrat .
Les dictateurs souffrent de narcissisme , c'est un" trouble psychiatrique caractérisé par une SURESTIMAION de ses capacités ,un sentiment d'être unique ,un besoin d'être reconnu comme exceptionnel "
A ces yeux ,il est le centre du monde.
ON TROUVE UNE DIMENTION MESSIANIQUE CHEZ LES DICTAEURS .
Ce qui signifie qu'ils sont considèrent comme investie d'une mission ,ils se voient protecteurs ultimes de la nation " après moi le chaos " après moi le déluge " clament-ils .
Aussi ne comprennent-ils pas ce qui signifie la présence des opposants dans leurs pays .
Ceux-ci ne sont-ils que les" ennemies de la nation " et des traitres comme tels .
Ma contribution est un extrait tiré d'un étude réservé aux dictateurs , et cela ressemble étrangement au nain d'El-Mouradia .
Tanmirth.

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Mr Benchikou , je suis très déçu par vous , car vous osez comparer un monument éternel comme le grand Mandela à un vulgaire voleur ( quand il était ministre des AE ), traitre, saboteur et mauvais gouvernant marocain qui a dilapidé plus de 1 000 milliards de dollars sans impact sur l'économie du pays comme B que je ne veux même pas nommer c'est vraiment inattendu de votre part . vous m'avez vraiment déçu comparer le à Moboutu

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Les commentaires qui se disent sur BOUTEFLIKA depuis un certain temps sont en décalage total avec la réalité .Son long parcours singulier que ne peuvent effectuer que les grands hommes aux destins particuliers . Ce parcours peut etre scindé en 5 étapes . (1) Le combat pour l'indépendance . (2) L'indépendance et l'édification de l'état et de l'économie collectivisté . (3)Le rappel au pouvoir et le rétablissement de la paix et la concorde civile . (4) Là réunification de la nation par la langue et culture berbère en cours. Cette dernière étape l'à distingue des autres leaders Nord Africains . Il a libéré la culture et langue millénaire de l'Algérie et de toute l'Afrique du Nord . il devient le chef spirituel incontesté . Son oeuvre apparaît dans toute sa splendeur . BOUTEFLIKA à réalisé la l'espoir des peuples de cette région du monde . Bentchicou si Mohamed doit prendre en considération cette réalisation exceptionnelle . Car cela nécessité tactique et énergie . Laissons l'enfant ALGERIE se développer .

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Merci M Benchicou de vos efforts pour réveiller la conscience de nos concitoyens endormis par tant d'années de matraquage propagandiste de médias à la botte, largement rétribué avec l'argent des algériens. Ce livre pamphlet, satyrique qui s'ajoute à "Bouteflika une imposture Algérienne", restera comme un témoignage que cette terre d'Algérie, arrosée par le sang de ses meilleurs enfants depuis la nuit des temps, n'enfante pas que des thuriféraires de la plume ou de la parole. Vous aurez notre éternelle reconnaissance d'avoir vécu comme un homme, sans mettre un genou à terre.
A la personne qui a parlé de 1000 milliards dilapidés par ces charlatans de la politique, je dirai simplement que le plan Marshall qui a permis de reconstruire l'Europe au lendemain de la 2ième Guerre Mondiale, fait l'équivalent de 800 milliards de dollars d'aujourd'hui.

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Il y a là une myopie qui frise l'indécence, je ne sais si vous vivez dans le bled ou si vous vous fiez aux mensonges des khobzistes du fln et tous ceux qui gravitent autour de la cour, Soyez sérieux Monsieur, la régression du pays est lisible et visible sur tous les plans, les économistes les plus éminents tirent la sonnette d'alarme sur les dangers d'une véritable banqueroute nationale alors que les principaux responsables de cette gabegie ont transféré tous leurs butins hors du pays en prévision d'une explosion sociale….

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Et pourquoi vous rabaissez comme çà le président ? Et pourquoi pas leader mondial, le plus éclairé, le plus fort, le plus honnête, le plus compétent et j'en passe?

M'enfin, il faut savoir, en toutes choses, raison gardée et ne rendre à César que ce qui lui appartient.

L'apport de BOUTEFLIKA à la révolution consistait à comploter avec son mentor à OUJDA quand il ne portait que simplement la serviette de ce dernier. Citez-nous un seul combat auquel il a pris part ou une seule action positive si ce n'est dans le complotage.

Après l'indépendance, il faut se référer aux arrêts de la cour des comptes pour se rendre compte de l'édification à laquelle il a participé: remplir son compte bancaire...

Et depuis 1999 à ce jour, il a amnistié des assassins et des criminels et donné vie à des vautours, des sangsues qui ont sucé le sang des Algériens.

Quant à la berbérité, il faut se rappeler qui a donné ordre de tirer sur les 126 Kabyles emportées par la faucheuse sous son règne sans compter des milliers d'handicapés à vie et le temps où le nain -au sens propre et figuré- traitait en vociférant les Kabyles de nains. Même en matière de langue berbère, il est à la traîne puisque c'est le souverain marocain qui a été à l'avant_garde en la matière.

Il faut lui reconnaître le mérite d'avoir réussi la prouesse de nommer PDG et ministre un envoyé de la CIA pour brader les hydrocarbures du pays et d'avoir réussi à tripatouiller, à son avantage, la constitution du pays.

Quant à la dignité de l'Algérien, elle est résumée par les chaines sans fin des citoyens devant les commerces pour acheter un sachet de lait et la fierté de faire la queue devant les banques pour avoir 100 euros par an d'allocation devises.

C'est tout cela être leader nord-africain mais à l'envers et non à l'endroit.

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C'est un très beau livre que j'espère le lire dès que je l'aurais en main Bravo BENCHIKOU.
La question que je me pose où va l'Algérie?

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merci benchicou;vous avez tout dit concernant ce systeme

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