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Gaz de schiste

Confier l’élaboration de notre code pétrolier aux Américains, un aveu d’échec !

Il y a eu déjà, selon des sources, des fracturations hydrauliques à In Salah et Reggane.

Il faut appeler un chat un chat, si un comité ad hoc composé de cadres de Sonatrach, de la direction juridique d’Alnaft dont la mission est l’élaboration et l’exécution des contrats pétroliers, d’une équipe du ministère de l’Energie qui n’est pas à son premier accord pétrolier, travaillant d’arrache-pied voilà  près de 7 mois ne sont pas sortis avec un semblant de résultat, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas.

Il est difficile de juger si le ministre de l’Energie a convaincu ou pas les membres du Conseil de la nation qui, selon toute vraisemblance, attendait sa première mouture en juin comme il l’avait annoncé tout au début du lancement de la réflexion de ce report à l’année prochaine et plus précisément à deux mois de l’échéance présidentielle.

L’octroie de la partie technique à des bureaux d’étude  américains semble, selon de nombreux spécialistes, une parade pour cacher justement un désaccord profond sur ce qu’il y a à changer ou éventuellement une méconnaissance totale de la défection des investisseurs du dernier amendement de 2013 en dépit des avantages fiscaux qu’il leur offre. Sinon, quelles difficultés techniques ce comité a pu rencontrer pour faire appel à tant de cabinets américains spécialement pour lequel, notre ministre "minimise" l’aspect nationalité alors qu’elle est au cœur de la question ? 

Il ne s’agit pas de compétence mais incontestablement d'une mauvaise orientation par manque de stratégie. On amende sans savoir ce qu’on veut. Puis après tout, il s’agit d’un simple amendement d’une loi déjà mâchée et deux fois rectifiée, le corps technique du contrat qui en découle ne change pas, c’est le régime de concession qui donne droit au concessionnaire de conduire et de financer l’exploration à son propre compte et en cas de découverte commerciale, il reçoit la totalité de la production après approbation du profil de production par Alnaft. Il est propriétaire des installations. Il paye les redevances et les impôts. C’est aussi simple que cela. C’est la mouture originale de 2005 qui n’a pas drainé d’IDE.

On sait aussi que des sociétés multinationales comme ENI, BP, ExxonMobil, Total ont toutes manifesté leur intention de venir en avançant même de l’argent par coût de milliards semble-t-il si l’on se réfère aux déclarations des uns et des autres. Le plus simple aurait été de les réunir et de leur demander ce qu’elles veulent puis on l’examine au lieu de faire ce cinéma d’une réflexion et encore plus faire appel à des cabinets qui ne resteront pas comptables de leur proposition une fois leur chèque encaissé.

C’est une simple fuite de responsabilité et tout le monde l’aurait compris. Lorsque la loi ainsi amendée ne ramène rien, on dira "c’est pas moi, c’est eux".

Il faut souligner d’emblée que l’expérience mondiale a montré que lorsqu’un investisseur affiche son intention de s’embarquer dans ce domaine réputé aléatoire et très capitalistique, il évalue juste après le risque géologique, celui du pays. On entend par là la stabilité politique qui pourrait affecter celle d’ordre fiscal. Donc la conception d’un code pétrolier représente la vitrine de cette stabilité recherchée. Il devra décrire la stratégie pétrolière et gazière d’un pays et la gestion de son domaine minier dans la durée pour les générations présentes et celles futures. La fiscalité y est accessoirement présente avec une certaine flexibilité qu’une simple loi de finance et celle qui la complète ou un simple contrat pourraient assurer son évolution pour la rendre souple sans toucher au squelette de la loi cadre.

Le tout devra être teinté d’une certaine cohérence même si la mise en œuvre  paraîtra impopulaire et crée un malaise sociétal.

L’expérience de nombreux pays pétroliers notamment africains  montre que ces cabinets proposent des formules très longues et qui n’ont jamais trouvé une application effective sur le terrain. Si les objectifs de l’Algérie est la valorisation de ses ressources naturelles, l’augmentation des fruits de la rente par la vente des hydrocarbures jusqu’à son décollage économique pour une diversification de son économie qui assurera un développement durable, la question d’une nouvelle loi sur les hydrocarbures ne se pose même pas. Pourquoi ?

On prend au mot ces sociétés qui veulent venir pour exploiter le gaz de schiste, on leur offre gratuitement les blocs, on les accompagne avec des youyous et de la musique jusqu’aux sites. Qu’elles financent l’exploration puisqu’elles sont sûres du potentiel existant. On ne prend aucun impôt sauf ceux de la gestion courante, mais lorsqu’ elles découvrent, on partage avec elles à la tête du puits. Chiche !

 A moins que et prions Dieu que cela ne soit pas le cas, il ne s’agit pas du tout d’un amendement mais de la régularisation d’un fait accompli, pourquoi ?

Des rumeurs persistantes fuitées par des opérateurs de Schlumberger et Halliburton, laissent entendre qu’il y a eu bel et bien des fracturations hydrauliques le mois dernier à In Salah et à Reggane avec des pressions dépassant les 10000 psi et beaucoup d’eau. Qui est concerné et dans quel cadre ? Et si c’est vrai pourquoi ces cachotteries ?
 

Auteur
Rabah Reghis
 

Commentaires

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Comme à son habitude Mr Reghis présente son analyse sur des actes de gestion ou leurs intentions avec des arguments imparables au plan de la logique et du rationnel. Il y a aussi la proximité de cette loi avec l'échéance présidentielle, c'est comme si on voulait rassurer les partenaires avant le départ probable du Président sortant. Et pourquoi diantre confier l'élaboration de cette loi à ces cabinets étrangers, et de surcroit américains ? Nos responsables ont-ils atteint une telle profondeur de faiblesse (d'esprit ou de crainte) ? Mr Reghis attire l'attention sur les éventuels échecs qui pourraient mettre notre stabilité en danger. Le risque géologique (entre autre) est en effet présent !
Ne dit-on pas que gérer c'est prévoir ? La situation économique est suffisamment grave pour jouer le destin du pays à la roulette russe !
Et puis ces craintes de l'auteur "On prend au mot ces sociétés qui veulent venir pour exploiter le gaz de schiste, on leur offre gratuitement les blocs, on les accompagne avec des youyous et de la musique jusqu’aux sites. Qu’elles financent l’exploration puisqu’elles sont sûres du potentiel existant. On ne prend aucun impôt sauf ceux de la gestion courante, mais lorsqu’ elles découvrent, on partage avec elles à la tête du puits. Chiche !
A moins que et prions Dieu que cela ne soit pas le cas, il ne s’agit pas du tout d’un amendement mais de la régularisation d’un fait accompli, pourquoi ?
Des rumeurs persistantes fuitées par des opérateurs de Schlumberger et Halliburton, laissent entendre qu’il y a eu bel et bien des fracturations hydrauliques le mois dernier à In Salah et à Reggane avec des pressions dépassant les 10000 psi et beaucoup d’eau. Qui est concerné et dans quel cadre ? Et si c’est vrai pourquoi ces cachotteries ? ''
Si cela s'avérait vrai le pays ne détiendrait plus alors les moyens de sa politique aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur. Nous rejoindrions alors ces pays sans ressources qui s'alignent sur toutes les décisions des grandes puissances au niveau des institutions internationales sur des sujets sensibles de l'heure pour quelques millions de dollars d'aide à confectionner leurs budgets !!

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Il n’y a aucun mal pour une organisation publique à commissionner un consultant- expert.
La pratique est courante et est utilisée dans le monde entier surtout pour pallier le manque soit de savoir-faire, expérience ou / et connaissance pointue dans un domaine bien précis. Tout le monde sait cela. . . . Le Schiste dépasse de très loin les Algériens
Le plus gros des problèmes concerne ce qui vient après le service rendu et le ‘cheque payé’. Différents pays et différentes cultures consomment différemment ces services. Tout le monde sait cela aussi.
L’Algérie étant très différente en ce sens qu’elle est le produit de son passé pas toujours très honorable, donnant l’impression qu’elle est différente sur tous les plans. A force de vouloir tout révolutionner on aboutit nulle part.
"Le problème avec le socialisme, c'est que vous finissez toujours par manquer de l'argent des autres." ― Margaret Thatcher
Voila ou est l’Algérie aujourd’hui dirigée par la même école de pensée qui se voulait socialiste et maintenant comme les Chinois flirtant avec le capitalisme.
L'URSS s'était ruinée à cause de l'inefficacité Inhérente des économies basées sur des idées socialistes.
Le socialisme se targue de sa suprématie morale, mais si la justice sociale est la plus haute valeur de toutes, vous devez travailler vers cet objectif, peu importer le coût. Pas de place pour le pincement du Dollar dans la noble mission de l'égalité et de la justice pour tous. De cette façon, et dépendamment de votre chance, vos compétences en gestion et la solidité de vos convictions socialistes, tôt ou tard, vous êtes condamné à manquer d'argent.
Les sociaux-démocrates modernes ont résolu cette énigme en modérant les ambitions. Ils laissent la cupidité des profiteurs et des prédateurs qui en créent leurs richesses privées, et les taxer pour la redistribution au nom de la justice sociale.
La technologie cependant n’étant pas neutre, tout le monde à commencer par ces consultants notamment US savent pertinemment bien tout sur l’Algérie. Surtout en ce moment où le monde entier ou du moins les pays avec économies avancées ayant fait leurs états des lieux avec bilans de leurs Assets pour pouvoir chiffrer leurs parts de ‘Stranded’, développent des politiques sous les énormes pressions les plus diverses, et essayent de mettre la main sur ces dernières mais de se débarrasser des autres installations vétustes du siècle passé.
En général, les « Stranded assets » sont tous ces actifs des réserves de fossiles souterraines aux installations, pipelines et autres infrastructures susterraines. On veut garder et / ou acquérir le maximum des premières et se débarrasser des secondes. Voila.

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Il est curieux que la contribution de Mr. R. Reghis ne soit pas encore commentée. Est-ce le fait de Mr le Modérateur ?

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Sonatrach n'est pas "une organisation publique" mais une société par action qui a bataillé pour arracher sa place dans le monde, je vous renvoie aux décision du 24 février 71et ces conséquences avec certains pays n'ayant pas accepté sa nationalisation, elle possède ses compétences humaines dont une bonne partie a dû fuir le pays à cause justement de certains reniements sur ses acquis arrachés de haute lutte ! L'idéologie n'a rien à voir dans cette gestion calamiteuse du groupe ! Les responsables qui ont bâti SH devraient s'exprimer sur ce sujet, il est impardonnable de se taire devant tout ce gâchis. Sonatrach avait travaillé avec les américains dont ils reconnaissaient leur savoir faire technologique, tout en gardant intacte la souveraineté de leurs décisions. Le recours à des cabinets étrangers aurait dû se faire dans d'autres secteurs où les compétences manquent cruellement; on aurait pu éviter tous les surcoûts jusqu'à ce jour, voyez à combien revient l'autoroute Est-Ouest ! Sonatrach à mon avis demeure un moyen de développement national dont il faut préserver la prise de décision.

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