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DESINTOX

Constat du FMI : l’Algérie dépense plus qu’elle en gagne           

Chaque demi-heure, un spot sur les médias lourds  publics pour ne retenir sur la langue conférence faite par la mission du FMI qui a séjourné à Alger du 27 février au 12 mars de l’année en cours qu’elle "partage le même diagnostic avec les autorités algériennes, un diagnostic commun et relativement simple". Mais alors sur quoi ?

L’Algérie ne maîtrise plus ses dépenses et les mesures que l’exécutif vient de prendre risquent d’aggraver les déséquilibres budgétaires. En termes simples, la mission conduite par Jean-François Dauphin n’est pas satisfaite de cette façon de résorber le déficit budgétaire par la planche à billets mais préconise comme elle l’a fait avant un financement conventionnel qui se traduirait par la vente d’actifs publics, ligne rouge tracée par le "Président de la République", à l’exécutif Ouyahia.

Pour le FMI, l’Algérie restera confrontée à des défis importants par la baisse des prix qui semble s’installer dans le temps. Les mesures prises dans le cadre du plan d’action de l’exécutif pour ajuster le budget 2017 n’ont pas été suffisantes pour la simple raison visible à l’œil nu "les déficits budgétaires et comptes coûtants demeurent désormais élevés". Les réserves de change ont perdu 17 milliards de dollars pour s’établir à 96 milliards de dollars, hors DTS bien entendu et tout cela en une seule année.

La mission constate désormais un ralentissement de l’activité économique globale hormis celle hors hydrocarbures qui est restée quelque peu stable. L’inflation, certainement officielle, prise sur les données fournies par l’ONS a diminué de 0,8% passant de 6,4% en 2016 à 5,6% en 2017. Les mesures prises dans le cadre de la nouvelle stratégie macroéconomique notamment sur le court terme par une incitation au financement de la stimulation de la croissance et de la création d’emplois par la Banque d’Algérie voire même le renforcement de la barrière à l’importation peuvent s’avérer contre-productives pour les activités économiques. Si elles ne sont pas ciblées ; ce qui semble difficile, elles peuvent bloquer la machine industrielle par manque d’input et enflammer les prix à la consommation par la spéculation et l’artifice de la "débrouille".

Pour Jean-François Dauphin, qui a fait il n’y a pas si longtemps un diagnostic très positif, au Maroc préconise à l’Algérie presque les mêmes recommandations qu’il a toujours fait:

- Améliorer le climat des affaires en allégeant les lourdeurs bureaucratiques,

- Renforcer la gouvernance économique, la transparence, et la concurrence,

- Améliorer l’accès au financement et développer les marchés de capitaux,

- Ouvrir l’économie aux échanges commerciaux et aux investissements étrangers,

- Améliorer le fonctionnement du marché du travail tout en assurant la protection appropriée des travailleurs, et garantir la bonne adéquation entre les qualifications assurées par les systèmes d’enseignement général et professionnel, et les compétences recherchées par les entreprises   

En somme, la mission recommande à l’Algérie de ne pas avoir peur de l’endettement extérieur pour peu qu’il soit utilisé dans le circuit productif et non pour celui de fonctionnement. De faire un pas pour s’en passer de la règle 49/51 imposée aux IDE.     

Contrairement donc au message que veulent passer les autorités à travers les medias lourds, les points de vue exécutifs/FMI sont paradoxales du moins jusqu’aux élections de 2019. D’ici là, la planche à billet continuera de tourner.

 

Auteur
Rabah Reghis, consultant, économiste pétrolier
 

Commentaires

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Bien malin celui qui fera entendre raison à des populistes et à des prodigues qui ne savent que dépenser sans produire et qui ne comprennent que dalle à l'économie sauf à l'art de dribbler trompeur.

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Les conseilleurs ne sont pas les payeurs. Ouvrir une passeoire?!

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Et la boucle est bouclée! Après la destruction du tissus industriel dans les années 80, la bazardisation de l'économie , la clochardisation de l'école, la marginalisation et la poussée vers l'exil de l'élite pour ceux qui ont échappé aux mahchouchates , on viens "parachever la tâche d'édification nationale". La récréation est terminée! retour à la case départ. Votre pétrole pour une bouchée de main. Le néocolonialisme est en marche et cette fois avec "votre"' bon vouloir. Nos martyrs n'auront qu'à se retourner dans leurs tombes. Merci Monsieur le président. Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !

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le pays était souverain, on aurait envoyé le FMI se faire voir chez les Grecs (tiens!). Car, face aux suceurs de sang (financiers) du FMI, mieux vaut la planche à billets (popote nationale) que l'endettement structurel (c.à.d la mise sous tutelle à vie de ce damné et non moins fainéant peuple). l'importation de produits de conso. est le premier fléau à réduire. Il y a trop de voitures, de camions, de chinoiseries et babioles en tout genre. stoooop, on étouffe, merde de merde:!

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Monsieur Ali Benouari a , à maintes fois, alerté l'opinion publique et les décideurs sur cette "escroquerie". Un autre crime est en train d'être perpétré contre le pays. À quand le peuple et ses élites disent à ce régime : Basta!!

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On va essayer d'être pédagogue et non démagogue!
La pauvreté en Afrique est endémique. Pourquoi les peuples d'Afrique sont-ils si pauvres ?
A cause de la voracité et la prédation des pays riches, démocratiques, des pays de droits de l'homme, des pays humains pour les animaux et qui ne le sont pas pour les pauvres.
« On ne doit voler que là où on ne peut pas piller » disait Nietzsche. Le partage de l'Afrique était décidé par les Etats chrétiens à la conférence de Berlin en 1885 [1, p.211].
Les responsables des pays africains, responsables politiques, sociaux, économiques, industriels, etc. y sont aussi pour beaucoup de choses. Le corollaire qui suit est que avec environ plus d'un milliard d'habitants, l'Afrique est le continent le plus pauvre du monde.
Il est le continent le plus riche en ressources naturelles (pétrole, gaz, cuivre, fer, bois, phosphate, uranium, terres rares, diamants, etc.). Il se retrouve avec 22 pays qui vivent avec moins de 1000 dollars par habitant et par an. Ce revenu est appelé PIB, produit intérieur brut représenté dans la suite entre parenthèse.
Du site de la Banque Mondiale [2], les données fournies par pays sont : Tanzanie (955,1$), Zimbabwe (931,2$), Bénin (903,5$), Comores(810,1$), Sierra Leone (766,0$), Ouganda (714,6$), Burkina Faso (713,1$), Mali (704,5$), Rwanda (695,7$), Togo (635,0$), Mozambique ( 585,6$), Éthiopie (573,6$), Guinée-Bissau (567,8$), Somalie (542,6$), Guinée (539,6$), Libéria (457,9$), Madagascar (449,4$), RDD Congo (442,3$), Niger (403,4$), République centrafricaine (358,5$), Burundi (286,0$) et Malawi (255,0$). Une petite lecture attentive nous fait « sauter aux yeux » que 13 pays étaient sous domination française, 7 autres pays sous domination britannique et 2 pays sous domination portugaise. Il y a lieu de remarquer qu'aucun pays de l'Amérique du Nord ou de l'Europe ou de l'Océanie et Australie n'a atteint ce seuil de pauvreté. Même en Amériques centrale et du Sud, un seul pays vit la misère à savoir Haïti (824,2$), si ce n'est due à une catastrophe naturelle, le séisme. En Asie, seuls le Népal (701,7$) et l'Afghanistan (633,6$) subissent le mauvais sort.

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2. Un Etat de l'Art sur les raisons de la pauvreté en Afrique
De nos lectures, nous avons retrouvé des écrits précurseurs et des écrits continuateurs ou contemporains. Ils décrivent les raisons de la faillite des politiques africaines.
2.1. Les écrits précurseurs
Dans le résumé de son livre de poche, N'Dongo [3] a écrit que : La « coopération » franco-africaine ne fait que développer une inégalité de plus en plus grande entre les deux parties, tant sur le plan économique, politique, social, militaire, culturel que juridique. Les Français continuent à exploiter les richesses africaines. Ils vivent librement en Afrique. Il n'en est pas de même pour les Africains vivant en France. Victimes du pouvoir politique, de la répression policière, exploités par les patrons, abandonnés par leurs gouvernements, victime de la racaille de toutes sortes, les travailleurs africains ne sont pas prêts de voir résolus leurs problèmes. ? On ne peut pas aussi contredire Nicolas Machiavel (1469-1527) qui dit dans son livre célèbre [4] que pour connaître un peuple, il faut être son « Prince » et une République libre n'est pas souhaitable si elle doit conduire à vivre sous la botte étrangère. Ahmadou Kourouma [1, p.81] a écrit que : « Après la défaite indochinoise et la guerre d'Algérie, le général de Gaulle et la France décidèrent de décoloniser les possessions françaises de l'Afrique noire…De Gaulle parvint à octroyer l'indépendance sans décoloniser. Il y réussit en inventant et en entretenant des présidents de la République qui se faisaient appeler pères de la nation et de l'indépendance de leur pays, alors qu'ils n'avaient rien fait pour l'indépendance de leur république et n'étaient pas les vrais maîtres, les vrais chefs de leur peuple. ». En [1, p.205], il a aussi écrit que « C'est par la ruse des enveloppes que le dictateur au totem caïman est parvenu à rendre lourdes les langues et les plumes de tous les journalistes qui devaient parler de lui et de son pays ». Kourouma [1, p.258.] a rapporté qu'« Il est inadmissible de laisser aux portes de l'Occident une république arabe moderne exister librement. « Il faut l'écraser » avait dit le général français chargé de l'occupation des Pays des Djebels.

Références
1. Ahmadou Kourouma. En attendant le vote des bêtes sauvages. Editions du seuil, 1998.
2. http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/NY.GDP.PCAP.CD
3. Sally N'Dongo. Coopération et néo-colonialisme. FM/ Petite collection maspero, 1976.
4. Nicolas Machiavel. Le prince. Maxi-Poche, Classiques étrangers. 1996.

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Les écrits contemporains
En Afrique, nous constatons la présence d'Etats non démocratiques, en faillite potentielle. Certains d'entre eux auront subi une nouvelle régression, et d'autres auront juste établi une relation avec l'économie mondiale. Dans ce rapport, Adler [5, p96] nous fournit des perspectives très instructives pour l'avenir et le devenir de notre pays. Adler [5, p.216-217] nous avertit que des Etats qui opèrent leur transition vers le système du parti unique seront vulnérables à la corruption et au crime organisé qui va de pair, en particulier si leur idéologie appelle une implication substantielle de leur gouvernement dans l'économie. Des groupes criminels organisés sur une base ethnique prennent en général pour proie leur propre diaspora, et s'en servent pour prendre pied dans de nouvelles régions. Le crime organisé va probablement prospérer dans les Etats riches en ressources qui subiront les transformations politiques et économiques significatives comme l'Algérie.
Il a aussi prédit en [5, p.220] que les économies retardataires, les appartenances ethniques, les convictions religieuses intenses et les poussées démographiques vont se liguer pour composer la « tempête parfaite », créant ainsi les conditions d'un conflit interne. C'est la capacité des Etats à gouverner qui déterminera l'existence et la portée véritable des conflits. En Afrique du Nord, les Etats incapables de satisfaire les attentes de leur peuple et de résoudre ou d'étouffer des demandes conflictuelles sont aussi ceux qui risquent d'être confrontés aux éruptions de violence les plus graves et les plus fréquentes.
La crise alimentaire de 2008 [6], qui s'est traduite par de violentes émeutes de la faim dans les pays en développement, a déclenché un mouvement d'accaparement des terres arables : 60 à 80 millions d'hectares parmi les plus fertiles ont été arrachés aux petits agriculteurs par des puissances agroalimentaires ou financières. Exemple en Ethiopie.
Robert [7] a écrit qu'en Centrafrique, pas le moindre mea culpa de la part des dirigeants français. Depuis 1960, Paris fait et défait pourtant les régimes en place à Bangui, parfois sans craindre le ridicule, comme lorsqu'un ministre de la République assistait au couronnement de l'empereur Bokassa 1er.
Il est écrit dans l'article [8] que Le chaos politique, en Centrafrique, par exemple, ne doit rien au hasard. Le néolibéralisme a contribué à détruire l'Etat sans offrir de perspectives. A signaler également, une enquête sur les manoeuvres d'Areva au Niger. Selon le « Che », le néocolonialisme [9] a conduit à accorder « le coeur léger l'indépendance politique » et au besoin à créer « des Etats factices dont l'indépendance n'a aucune chance de devenir réelle ».
Monénembo [10] a dénoncé la communauté occidentale et a écrit que : « Dans l'indifférence internationale, des chefs d'Etats manipulent sans vergogne la Constitution pour prolonger leur règne. Ces dictateurs sortis des urnes se trouvent surtout en Afrique francophone, en raison d'une infernale accumulation de handicaps. Tous les truquages ont été couverts par les ambassades occidentales et les observateurs de l'Union européenne. Aux velléités de recolonisation qui persistent en France, l'Afrique n'a d'autre réponse que la corruption de ses élites avides de pouvoir ».
Il est reporté aussi dans cet article [11] que : « depuis la fin de la colonisation, presque tous les pays africains ont été dirigés par une élite sans vision politique à moyen ou long terme. Cette élite, qui s'est substituée aux anciens colonisateurs, a été incapable d'ambition et s'est davantage préoccupée d'elle-même que des peuples dont elle prétend défendre les intérêts. Résultat: le système colonial a été purement et simplement perpétué sous une autre forme dans les domaines politique, économique et culturel au fil des années. A cela, il faut ajouter l'insécurité de l'environnement économique qui ne favorise pas les investissements, et le règne de l'informel.
L'indépendance est donc devenue une véritable dépendance vis-à-vis des puissances étrangères, en particulier des anciennes puissances coloniales. Faute de réflexions endogènes ou prospectives et de volonté politique en vue d'amorcer un changement par une synergie d'actions, les politiques actuelles sont une navigation à vue. Les Etats sont gérés à la petite semaine par les dirigeants, juste le temps d'accomplir les hautes charges qui sont les leurs. ».

Références
5. Alexandre Adler. Le Rapport de la CIA. Comment sera le monde en 2020 ? Traduit de l'américain par Johan-Frédérik Hel Guedj. Robert Laffont, 2005.
6. Agnès Stienne. Une réforme agraire dévoyée. Terres volées d'Ethiopie. Le Monde diplomatique, Décembre 2013, p.18.
7. Anne-Cécile Robert. François Hollande, président à Bangui. Le Monde diplomatique de Janvier 2014, p.3.
8. Dans les Revues, Aujourd'hui l'Afrique, ! 131, mars, trimestriel, Cité dans Le Monde diplomatique, Mai 2014, p.26.
9. Jean Hardouin-Dompnier. La part rebelle du monde. Politique. Le Monde diplomatique, Mai 2014, p.26.
10. Tierno Monénembo. En Afrique, le retour des présidents à vie. Le Monde diplomatique, Décembre 2015, p.12.
11. http://www.slateafrique.com/20967/pourquoi-afrique-ne-se-developpe-pas-…- agriculture

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Le slogan du FMI est qu'il faut : « Aider les faibles à être moins forts jusqu'à disparaître. » Nietzsche
C'est vrai, quel bilan financier peuvent présenter nos banquiers, nos financiers et notre Trésor public qui disposaient dans leurs caisses jusqu'à une hauteur de 400 milliards de dollars sous forme de réserves de change ? Encore une fois, on lit dans les journaux que les experts du FMI et de la Banque Mondiale séjournent dans notre pays pour discuter des conditions d'octroi de nouveaux crédits, un rééchelonnement déguisé d'une dette non encore octroyée. Cette idée de dette n'est pas plaisante. Endettement ou rééchelonnement ou octroi ou obtention de nouveaux crédits ou contraction de nouvelles dettes ont un même but et donc sont synonymes.

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L'économie de notre pays est la rente du pétrole et du gaz.
Elle n'est basée sur aucune production autre que celle des métaux ferreux d'El Hadjar, ni sur une création de richesse par des services, ni sur une agriculture extensive de type du sud de l'Espagne, ni sur l'industrie.
Le marché parallèle ne fait qu'exporter les devises fortes.
Notre économie n'a aucun soubassement scientifique ou idéologique, de type d'économie d'Adam Smith, de David Ricardo ou de Karl Marx ou de Lénine ou de l'économie islamique ou de….
Le gouvernement ou le pouvoir peine à transformer les structures du pays.
Il est devenu un Etat gazier dont les dirigeants ont perdu le contact avec le peuple réel, résidant dans la banlieue lointaine de l'Ouest d'Alger.
Et c'est normal, le sentiment national ne s'exprime pas de la même manière selon que l'on est « haut cadre de l'Etat » ou bourgeois ou salarié ou en «chômage latent».
Le slogan d'un gouvernement doit être «Si je suis au pouvoir, c'est pour pouvoir».

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Non, il faut résister au FMI et la Banque Mondiale en démocratisant le pays!
Les Etats africains soumis aux contraintes des plans d'ajustement structurel imposés par les créanciers étrangers, telle l'Algérie en 1992, s'avèrent souvent incapables d'augmenter leur budget. La dette extérieure et les critères draconiens établis par la Banque Mondiale et les lourdeurs dans les mécanismes de déboursement des fonds freineraient considérablement les efforts en vue d'accroitre les dépenses dans tous les domaines.
En effet, en juillet 1946, la Grande Bretagne a perdu de sa prestigieuse puissance à cause d'une dette américaine octroyée par le président Harry Truman. Cette dette ou ce prêt, avec ses intérêts cumulatifs, n'a été remboursée qu'en 2007, soit 70 ans après. La Grande Bretagne, jadis fière, expansionniste et dénuée de dettes, n'avait pu que se courber de gratitude [1]. Le créancier est toujours devenu plus humain à mesure qu'il s'enrichissait; ce qui mesure sa richesse, c'est finalement l'importance des entraves qu'il peut endurer sans en souffrir [2].
Les bailleurs de fonds sont : le FMI, la Banque Mondiale, l'Union Européenne, les Banques régionales telles la Banque africaine de développement, la Banque Interaméricaine de développement, la Corporation Andine de développement, la Banque Asiatique de développement et les différents organismes des Nations Unies.
Les principaux bailleurs bilatéraux sont la France et l'Allemagne, suivi des Pays Bas, du Royaume Uni, des Etats-Unis et du Japon. D'autres intervenants sont tels les pays émergents, les fondations, les ONG, les groupes privés ou la coopération décentralisée. Ils fournissent les outils financiers et l'offre technique.
La Zambie par exemple investirait un dollar dans l'éducation par enfant et en dépenserait six pour le remboursement de la dette. Ces chiffres démontrent que la dette publique extérieure de l'Afrique affaiblirait tous ses systèmes éducatifs, culturels, sociaux, et ralentirait la réalisation de ses objectifs [3].

Références
1. Thomas Gordon. Histoire des services secrets britanniques. Traduit de l'anglais par Mickey Gaboriaud. Nouveau monde édition. 2008, p.113.
2. Friedrich Nietzsche. Généalogie de la morale. GF-Flammarion, Paris, 1996, p.84.
3. Marcelline Djeumeni Tchamabe. Pratiques pédagogiques des enseignants avec les TIC au Cameroun entre politiques publiques et dispositifs techno-pédagogiques, compétences des enseignants et compétences des apprenants, pratiques publiques et pratiques privées. Thèse pour obtenir le grade de Docteur de l'Université Paris Descartes, discipline Sciences de l'Education, 2011.

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L'Algérien moyen et le salarié ne peuvent plus porter de fardeaux.
Le petit peuple crie la misère.
C'est vrai Madame Lagarde, la dernière représentante française de cette institution FMI.
Les responsables algériens sont dépensiers et gaspilleurs par vocation ou par incompétence.
Il faut leur confisquer leurs biens mal acquis à l'étranger, des biens de la corruption, de la surfacturation du pillage dans les caisses de l'Etat.
Madame, ne me dites surtout pas que vous ne connaissez pas leur domiciliations dans les banques étrangères. Avec du Wiki Leaks, et avec http....fr ou ...com, vous avez tout sur leur comptes.
Un gouvernement qui montre ostentatoirement son haut train de vie, résidences sécuritaires,
véhicules luxueux, ses domiciliations ministérielles dignes des palais des « mille et une nuit »,
avec des « jardins suspendus », leur progéniture qui évoluent à l’étranger soit pour étudier
dans les prestigieuses universités du monde ou casée dans des postes bidons et fortement
rémunérés en forte devises, en moyenne de l’ordre de 10.000 dollars ou 8.000 euros.
Ils sont devenus des Grecs de l'Afrique. La Grèce, pays endetté, jusqu'au cou, mais c'est le citoyen qui roule en Ferrari, villas avec piscine. Le membre du gouvernement a juste un appartement.
Contracter de nouvelles dettes, c'est le signe d'une faillite.
Dans toute faillite, il faut un dépôt de bilan.
On ne change pas une équipe qui «gagne» des dollars, mais une équipe qui «perd» de ses dollars doit savoir démissionner au bon moment, ce moment appelé aussi «Juste à temps» (de l'anglais
«Just in time»).
Nos financiers utilisent un langage obscur, un langage qui n'est même pas compris par les spécialistes des finances ou de l'orthophonie.
L'intelligence cultivée a aussi sa bêtise.
La Cour des comptes surveille les registres des comptables publics, dont la responsabilité personnelle et pécuniaire peut être engagée en cas de négligence.
Toutes les institutions de l'Etat et les ministères sont accusés d'être dépensiers et de gaspiller, par vocation ou par incompétence.

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Ces emprunts extérieurs seront difficilement remboursables.
L'emprunt représente une émission de lettres de change au gouvernement, contenant une obligation à un certain taux, proportionnel à la somme du capital emprunté. Si l'emprunt est taxé à 10%, en dix ans l'Etat aurait payé un intérêt égal à l'emprunt et en vingt ans une somme double, et la dette reste toujours une dette non acquittée.
Suite à notre banqueroute des années 93, les mises en œuvre des réformes économiques néolibérales, imposées par le FMI et la Banque Mondiale, ont été douloureuses pour la majorité des Algériens. Il faut savoir qu'une perte chronique de compétitivité dans l'industrie et le commerce de biens nationaux ne peut être corrigée que par des dévaluations de la monnaie [1, p.46].

1. Patrick Artus et Marie-Paule Virard. Le capitalisme est en train de s'autodétruire. La découverte/Poche, 2007.

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Vous savez pourquoi?
Pour les moins de 40 ans, dans les années 70, notre pays a vécu et a adopté les trois révolutions progressistes et socialistes, agraire, industrielle et culturelle.
Malheureusement, cette expérience a échoué.
On y voit la continuation du même et ancien Régime.
Quarante après, les mêmes acteurs politiques, la même entité politique, veulent nous faire subir le libéralisme sans aucune production de thèses de recherche en économie et en sciences sociales …à Harvard ou à défaut à Alger3.
Ils veulent nous faire traverser la mer « Mondialisation » de la rive « gauche » à la rive « droite » sans embarcations de sauvetage social.
Les responsables actuels sont de vrais « harragas économiques » !

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This is what happens when an incompetent government(s) decides to take the easy path by building an economy based on oil and gas exclusively.

National and international tourism was dismissed by Boumedienne and every other so called president that followed ( Except Boudiaf who was not given enough time) as a non-starter.

High quality education that could and would have put Algeria on an equal path with Spain and Portugal was also dismissed...instead, our scientifically illiterate leaders adopted Arabic as a scientific language, while wiping out French and English in our schools and universities.

Every low level economist will tell you that without a solid infrastructure such as roads, electricity, modern airports,water, internet etc..that would facilitate commerce an increase economic output, a country is doomed economically.

A solid agricultural policy , by privatizing the sector, would have fed Algerians and would have allowed exports to other countries...unfortunately we all know how that went.

Privatizing every sector of the economy would have created legitimate wealth and millions of jobs...unfortunately and deliberately, our government(s) went the opposite way. The way that allowed them to rape the country's wealth to be given to a chosen clan of thieves.

In the United States, we build a mile of highway ( 1.6 km) every 48 hrs. A 200 miles of highway (320 km) can and is being built in about 400 days. The same project in Algeria takes 10950 days ( 30 years), with inferior quality and sub prime standards of public safety.

There are billions of dollars of Algerian intellectual wealth around the globe. Our government(s) chose to not only ignore this tremendous resource, but discourage any Algerian who wants to help the country. As an example, I offered to come and transfer my medical software company in Algiers 17 years ago that would have created 300+ well paying jobs...the bureaucracy, corruption and deliberate obstacles made it impossible to even have un minable ministre look at my proposal. All I asked for was a parcel of land that was needed to built my firm. Building costs, equipment ( computers, software) and training were all on me. I instead kept my company in The US . There are thousands of stories like mine.

Our current corrupt government chose to waste several billions dollars into a huge mosque. A mosque, no matter how big it is, does not create a penny in wealth.

The future, unfortunately, does not look good for Algeria. The options to get out of this disaster are very limited, if any. It saddens me to see my country of birth in such a dismal economic situation. The combination of religion + Arabic+ corruption + police state + brutal bureaucracy + total lack of an independent justice system + lack of democracy+ police brutality towards doctors, teachers and journalists = TITANIC !

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L alg erie se porte bien elle ne dépense pas plus qu' elle reçoit. Les salaires des algériens moyens représentent 10% des salaires des pays dits développés et ils s en sortent a merveille.

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The stolen billions of dollars by our government leaders from Algeria are in:

France ( Cash and real estates)
Spain ( real estates)
Italy ( real estates)
England ( Cash and real estates)
New York, Los Angeles, Houston, Miami, Boston, Washington DC ( Cash and real estates)
Dubai ( more cash than real estates)
The virgin islands, Malta, Seychelles, Costa Rica ( Cash)
Brazil ( Cash)

Where the stolen money is not:

Saudi Arabia
Libya
Yemen
Iran
Afghanistan
Uzbekistan
Kazakhstan
Turkmenistan

No need to.thank me...just follow the money......just follow the money..... Billions of dollars could be confiscated and returned to Algeria quickly.

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