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Tribune

Crise vénézuélienne : la demande des pays européens est un fait inédit

Du moins dans la diplomatie occidentale qui part d’un principe universel que le vote est un droit mais pas une obligation, ce qui explique le succès d’une élection par un taux d’abstention faible.

Même dans les pays qui ont opté pour cet ultimatum et à travers la longue histoire de leur alternance démocratique, des partis boycottent ces échéances mais les résultats ne sont jamais contestés.

Après l’expiration de cette sommation lancée par six pays de la communauté européenne : la France, l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume-Uni, le Portugal et les Pays-Bas ont reconnu dans la journée de ce lundi Juan Guaido comme président légitime, par intérim, de la République bolivarienne du Venezuela. Et probablement un septième, l’Autriche prendra sa décision d’ici peu de temps mais ne devrait pas être très différente étant donné la position ambigüe exprimée par la cheffe de la diplomatie autrichienne Karin Kneissel : «Nous reconnaissons les Etats, pas les gouvernements.» 

Un seul pays, la Grèce, soutient Nicolás Maduro, par fidélité de gauche. A l’opposé du spectre idéologique, l’Italie a jugé, par la voix de son Premier ministre, Giuseppe Conte, qu’il n’était pas «opportun de se précipiter à reconnaître des investitures comme celle de M. Guaido, qui n’ont pas été validées par un processus électoral».

Le chef de fil des initiateurs de cet ultimatum, la France par le biais de son ministre des affaires étrangères, Yve Le Drian a « esquivé » ce matin sur France inter  la question des suites diplomatique à donner à cette décision du moins truculente voire suspicieuse difficile à appliquer sur le terrain. Il a répondu vaguement qu’il verra avec ces partenaires jeudi « une formulation appropriée ».

Auparavant son chef, Emmanuel Macron dans un Tweet posté vers 1 h 51 du matin semble avoir tranché pour reconnaître carrément Juan Guaido comme «président en charge » afin mettre en œuvre un processus électoral. Nous soutenons le Groupe de contact, créé avec l’UE, dans cette période de transition. Pour lui « les Vénézuéliens ont le droit de s’exprimer librement et démocratiquement ».

Pourtant, le samedi, les sympathisants du régime Maduro ont investi les rues de Caracas pour dénoncer haut et fort l’ingérence étrangère et ce sont justement des Vénézuéliens. Cela n’a pas empêché une manifestation des opposants du régime d’exiger le départ de Nicolas Maduro en toute liberté malgré un léger dépassements mais pas comme celui pratiqué avec les gilets jaunes en France dont les arrestations se comptent par milliers.

Il faut souligner que parmi les pays qui soutiennent le président qui refuse le qualificatif « autoproclamé » et dit appliquer l’article 233 de la constitution vénézuélienne qui lui donne 90 jours de présidence intérimaires pour organiser de nouvelles élections, il y a l’Espagne et le Portugal.

Deux pays qui comptent de nombreux ressortissants (ou descendants de ressortissants) du Venezuela, comme le montrent, selon l’Organisation internationale des migrations, les chiffres de migrants vénézuéliens accueillis en 2017 : 209 000 en Espagne, 25 000 au Portugal. Mais c’est aussi le cas de l’Italie qui a vu entrer sur son territoire, la même année, 49 000 migrants.

Si ce que Juan Guaido compte entreprendre attirent plus d’adhésion que le camp adverse, le président en exercice n’a de choix que se soumettre sans l’intervention d’une quelconque main étrangère. Il y va de même pour les pays du Lima qui se réunissent sous l’auspice du Canada aujourd’hui pour dit-on prendre une décision.

Quelle décision ? Peu nombreux sont ceux qui en connaissent la réponse face à une ingérence hors du commun.

D’ailleurs, ils reconnaissent tous que  pour le moment, cette position ne va pas s’accompagner d’une rupture diplomatique avec l’équipe au pouvoir. En tout cas ce problème de reconnaissance de l’élection de Maduro ne date pas ce mois de janvier.

En effet, les vingt-huit européens n’avaient pas reconnu les résultats de la présidentielle du 20 mai 2018, tenus dans un contexte qu’il convient de rappeler. Le Conseil national électoral (CNE), contrôlé par le pouvoir, avait interdit à l’opposition de présenter, comme elle le souhaitait, un candidat unique sous l’étiquette de la table de l’unité démocratique (la coalition MUD).

Plusieurs partis avaient opté pour présenter des candidats, mais le même CNE avait décidé en février d’avancer le scrutin de décembre à avril, date fixée en mai par la suite. Dans l’impossibilité d’organiser des primaires et de préparer en quelques semaines leur campagne, les candidats potentiels de l’opposition avaient alors préféré jeter l’éponge, à l’exception de Henry Falcón, un ex-chaviste très critique.

Faute donc d’adversaires, Nicolás Maduro a été logiquement réélu dans un fauteuil, dès le premier tour, avec 68 % des voix, et un taux de participation pathétique de 46 %. Le déni de démocratie du régime chaviste, bâti sur une totale absence de séparation des pouvoirs, est donc dénoncé de longue date par l’UE.

Mais la reconnaissance de Juan Guaido soulève d’autres questions que l’opinion internationale tente de comprendre avec étonnement car la rapidité des événement dans ce pays : le premier en réserve de pétrole, la quatrième en gaz, l’une des plus grande réserve d’or et de diamant,  d’énormes réserves d’eau potable, d’aluminium, de fer et de coltan interroge plus d’un.

Est-ce là l’enjeu ? Si tel est le cas, nous sommes en face d’une nouvelle forme de colonisation qui préoccupera de nombreux pays détenteurs de ressources naturelles.

Auteur
Rabah Reghis
 

Commentaires

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trump le fou, qui n'est motivé que par les intérêts des américains et des usa, est plus logique, il n'aime pas maduro et cherche à le remplacer et donc il apporte son soutien indéfectible à guaido et pour lui le venezuela à un nouveau président, au moins avec trump c'est clair, et il est capable de faire beaucoup plus pour guaido, mais les français, les allemands et les anglais pratiquent une politique hypocrite,
si mélenchon (ou lepen) s'autoproclame président de la france par intérim, -tous deux sont élus du peuple français et aussi deuxième et troisième des dernières élections françaises ils ont donc une certaine légitimité-, on verra bien quelle tête feraient macron, merkel et les autres chefs européens, trump rigolera un bon coup et si en plus des états comme la russie, la chine, l'iran, la corée du nord, la turquie, le venezuela reconnaissent l'un ou l'autre comme président légitime par intérim de la france et demandent des élections anticipées, ça sera le bouquet, le touquet et le hoquet,
faut pas faire le malin, le monde est devenu fou et tout est possible, et là ces gigolos occidentaux ouvrent une brèche qui risque de couter cher au monde qui verra le retour des coups de force à répétition,
si pour « les Vénézuéliens ont le droit de s’exprimer librement et démocratiquement » alors pour quoi il réprime depuis 2 mois et chaque samedi ces propres citoyens qui veulent exprimer librement et démocratiquement leur mécontentement de la politique macroniénne qui risque de les mettre dans la même la même misère que vit le peuple du venezuela,

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Le probleme actuel pour beaucoup d'Americains c'est la reduction des jours de service des federaux(28 jours ou quelques X%), sans une reduction parallele des taxes - pour vous dire, un GOUVERNEMENT INUTILE. Par example, les ambassades n'emettent plus d'autorisation de travail, mais, une fois aux usa, il y a des etats, comme la Californie, l'Illinois, le Delaware, Vermont,.... des Etats communistes, en quelque sorte, qui delivrent ces autorisations sur place et qui interdisent a la police de poser quelconque question sur le status legal des etrangers implique's dans d'autres affaires. Les juges? des robots - Ainsi est-ce ecrit ainsi sera applique', point barre' ! Et mieux encore, comme les Federaux ne peuvent prendre quelconque action sans l'autorisation/Ordre( d'un Juge ) et que les Juges des Etats et localite's ne peuvent statuer ou emettre des ordres hors leur jurisdiction, c.a.d. appliquer les lois de l'Etat ou Conte'/ville . . . il faut un mur ! Je suis etonne' que Trump n'ait demande' un mur, queque part sur l'axe lineaire Washington-Caracas.
Par example, si j'etais barzidan a alger, j'ordennerais(remarquez que Trump doit DEMANDER, alors qu'a alger on ordonne) la construction de 4 murs:

1. avec le maroc - pour proteger la republika malakia jomhoria chaabia et cetera contre le passage de souris enrage'es qui viendrai squater de koursi a vie et au-dela. Les riens voteront les jambes leve'es.

2. au nord, ca sera contre la fuite des esclaves, intellos ou maind'oeuvre, et leur haraguettes en mer.

3. Au sud, contre les Africains qui se prennent comme chez eux en Afrique du nord, comme si ce n'etait pas le nord avant d'autre l'afrique ! He mais ca va ?

4. Enfin, un mur a l'Est pour proteger contre l'infiltration de terros islamo-americains a partir de la tunisie. Mais comme il y a les tunisiens qui sont des khawteks, j'ordonnerais des plateforme a des endroits, comme ca seuls ceux qui peuvent grimper (un Khfafa a la fois, c.a.d. de veritables tunisiens) peuvent passer de l'autre cote'.

X. peut-etre un petit mur, aux juifs nord-africains, apres tout ils etaient la depuis avant jesus christ !!! Ils pourront venir jeter un coup d'oil, question de voir si leur messiah (perdu depuis 3000 ans, c.a.d. le Fero Chechnaq) ne s'est pas refugie' chez nous, sous une autre identite'... au risque de decouvrir qu'ils sont 40 millions de messiahs !!! La prouvvvvve: parfois on me demande ici en zamerik, si je suis mizilam et je dis allatif ! alors on swing immediatement alors juif ? aboooh je repondire. Et tu es koi alors? Je suis un astronaute de Mars, et quand j'ai traverse' l'extratosphere, mon plumage il a brule', meme le barbe !!!
Vive la somalie, le cuba, la coree du nord et bientot le venuzwella... l'anegerie est parmi les 1ers des deniers.

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