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DISSIDENCE

Demain, c’est loin !!

"L’affaire des hommes, dans les situations de tyrannie, d’oppression, c’est effectivement le Devenir révolutionnaire, parce qu’il n’y a pas d’autre chose à faire. Quand on nous dit après "Ah, ça tourne mal", tout ça : On ne parle pas de la même chose.

C’est comme si on parlait deux langues tout à fait différentes : l’Avenir de l’histoire et le Devenir actuel des gens, ce n’est pas la même chose ". C’est bien, là, les propos d’un érudit de son époque et même de toutes les époques, Gilles Deleuze.

Une transition gérée par le pouvoir et pour le pouvoir n’est qu’un mensonge de plus, une calomnie de plus. Ce pouvoir ne peut évoluer que dans l’innommable même si pour ce faire, il serait prêt à sacrifier, pour la énième fois, un pont entier d’une génération à la fleur de l’âge. 

Une jeunesse qui ne cherche pas juste du renouveau, mais qui veut être partie prenante de ce nouveau, tant attendu, tant clamé, tant réprimé des décennies durant, mais qui se réveille aujourd’hui, comme une gueule de bois. Celle qui n’a de la gueule que la voix acérée des insurgés et de foi que l’ivresse des bras brandis comme un étendard vers le ciel embrasé. Celle qui ne vient jamais seule. Ça crie, ça gueule, ça éructe et ça libère !

Les jours sont comptés pour ce régime grabataire, eunuque et inique. Ils soliloquent leurs dernières diatribes, ils tirent leurs dernières cartouches. Ils agonisent, en essayant tous, dans la mesure du possible, de se travestir, déserter les copains et les concubins, fuir pour ne pas finir piétinés sur le paillasson de la nouvelle république.   ​

Le sursaut de la jeunesse algérienne, par millions dans les rues, dans les quatre coins du pays, ressemble plus à ce devenir révolutionnaire sans lequel l’avenir de l’histoire, que l’on est en train d’écrire, ne surviendra, un jour. Aucune force politique dans le pays, qu’elle soit de la mielleuse opposition, celle qui s’accommode et s’accolent aux portes du pouvoir ou de la coalition au pouvoir, qui s’agrippe et se dandine derrière le monarque, n’ont vu venir un tsunami de jouvence révolutionnaire porté par des millions de jeunes qui n’ont connu que Bouteflika et Bouteflika et encore les Bouteflika.

Que dire à cette jeunesse sur les aïeux qui ont libéré le pays, mais que l’on a haché aux blindés pour qu’ils ne libèrent pas le peuple. Que dire à cette jeunesse qui n’a rien connut des premiers balbutiements de la révolte algérienne, avec le printemps noir en Kabylie, et la marée noire d’octobre 88, réprimés dans le sang, par ce même régime que vous combattez aujourd’hui.

Que dire à cette jeunesse de la décennie noire, la décennie de Alloula, Hasni, Djaouat, Katia Bengana, qui ont donnés leur vie pour que l’on puisse entendre, encore aujourd’hui, dans les rues de tout le pays ‘’ Djazair Hora Dimocratia ‘’ Algérie Libre et démocratique.

Que vous dire de plus, quand on se réveille, à tous les matins avec des slogans à la gloire de la liberté et la démocratie. Des slogans qui éloignent le spectre de l’islamisme que l’on nous brandissait, à chaque mouvement de révolte, comme un étendard, pour nous sommer de choisir entre le fascisme rompant, le sabre à la main, aux portes de la république et la république des fascistes, se goinfrant des richesses du pays, la baïonnette à la main.  

Que vous dire de plus si ce n’est que vous êtes les dignes héritiers de ce pays, les dignes héritiers de tous ceux qui vous ont précédés dans la lutte et qui ne sont, hélas, plus avec nous.

Faites-nous encore rêver, faites-nous encore espérer. Laissez nous prendre place avec vous dans cet air nouveau qui pénètre dans les bas-fonds de vos entrailles désireuses de sortir de l’ombre pour rejoindre vos âmes qui dansent. Celles qui fêtent le réveil des Indignés, même blessés, déchirés et atones par tant d’années de combat à bras nus, par tant de chants de révolte à voix nue, par tant de larmes qui perlent pour irriguer nos vies assoiffées de liberté.

Auteur
Mohand Ouabdelkader, auteur
 

Commentaires

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Au temps de l’empereur Cesar,la devise était toujours :Donnez leur du pain et des jeux.
Depuis 1962,c’est ce qu’on voit;
Inonder les supermarchés de denrées alimentaires et rassurez-vous que les Fennecs jouent et gagnent,

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La ripoux-blic des vieux schnocks

Un peu d'état-civil pour commencer:

-bouteflika 82 ans

-bensalah 87 ans

-caid salah 83 ans

et étron sur l'étron ,brahimi 85 ans approché pour présider la conférence du Rien ,où des bavards de
métier ,grassement arrosés ,disserteront sur le sexe de bouteflika...

Quel fieffé menteur ce brahimi ! un sénile qui certifie les 100% de bonne cognition à un autre sénile !Comment s'y est-il pris puisque "son" patient est aphasique?
Peut-il aussi certifier qu'il n'y a pas un souffleur en arrière plan de la caméra pour dicter au moribond le
geste à faire (lève le bras,,le mouchoir,,tourne la tète ,fait semblant de parler ,etc...)? Quelle comédie!
Ce souffleur,tout le monde le sait ,même et surtout hollande et macron ,n'est autre que l'un de ses frères devant lequel généraux et ministres rampent..Ces même généraux qui font partie d'une mafia selon le bouquin de l'ex-pourfendeur de said, mais repenti depuis.(en fait un copier-coller des archives de anp.org).
J'ai un doute ::est ce que de véritables moudjahids peuvent-ils se déshonorer devant une pédale? N'est ce pas là une trahison envers tout un peuple?

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