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HOMMAGE

Djamila Bouhired : Algérienne authentique et debout !

Madame, en parcourant votre appel à la jeunesse, j’avoue que malgré tous mes efforts de crispation, je n’ai pas pu empêcher quelques larmes de jaillir de mes glandes lacrymales !

Des larmes d’émotion mêlées à celles d’une joie immense de savoir que le temps n’a pas affaibli en vous l’amour de ce pays ! Un pays, un peuple pour lesquels vous avez sacrifié les plus belles années de votre vie !

Vous veniez d’avoir 22 ans, quand la répression coloniale vous a pris au piège pour être jugée et condamnée à mort, pendant que Bouteflika entamait son apprentissage d’imposteur, sous la protection de son mentor Houari Boumediene, loin des terrains de combats que vous sillonniez en Moudjahida résolue et hardie, pour donner à l’Algérie ses plus belles lettres de Courage, de Bravoure et de Noblesse !

Madame, tout comme nous avions honoré Amirouche en secret, votre nom ne s’est jamais évanoui de nos mémoires !

Nous savions qu’un jour ou l’autre, le pays réécrirait son Histoire !

À travers votre appel à la jeunesse, c’est le flambeau d’une Algérie violentée qui tente de renaître de ses déboires !

Il était important que ce flambeau de la liberté, arraché avec audace, lucidité, et bien souvent par tâtonnement dans le noir, soit rétabli par une figure historique de votre stature, et non par ces vielles carcasses dégénérées qui s’accrochent désespérement au pouvoir !

Oui, ils ont confisqué l’indépendance, aidés de ceux qui, comme Yacef Saadi et Zohra Drif, vos propres compagnons de lutte et d’engagement sur le terrain, n’ont pas hésité à retourner leurs vestes pour se mettre au garde à vous devant l’imposture, contribuant ainsi à éteindre toute lueur d’espoir !

Je ne sais ce que nous réserve le cabinet noir de « la casa d’El-Mouradia » comme ultime tentative de tout surseoir, mais en ce qui me concerne, l’an 1 de l’Algérie nouvelle s’inscrira sur le fronton de cette 2ème république que tout le monde souhaite, le jour où, de L’Université Bab-Ezzouar à l’Aéroport Dar-El-Beida, le nom de Houari Boumediene disparaitra, pour être remplacé par celui de Djamila Bouhired, et que celui de Bouteflika soit proscrit à jamais de nos pages d’Histoire !

Ce jour-là, nous rentrerons au pays pour tenter de racheter nos lâchetés par quelque support, quand bien même dérisoire !

L’Algérienne debout, c’est vous ! et non pas cette créature innommable qui, pendant des années, nous a servi du Bouteflika-Habib-Allah à en vomir.

Merci Madame ! et que Dieu vous garde pour assister à la renaissance de cette Algérie pour laquelle vous avez combattu, et que dans vos bras, vous puissiez la tenir, que nous osions, tous ensemble, la chérir ! Ce jour là enfin, nous rendrons leur vraie gloire à nos Martyrs !

Auteur
Kacem Madani
 

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