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DECRYPTAGE

Et si la rue disait non au cinquième mandat !

Après un long suspense savamment entretenu, le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, a finalement annoncé sa candidature aux élections présidentielles d’avril 2019, non sans se demander sûrement ce qu’il ferait au cas où la rue disait non au cinquième mandat.

Abdelaziz Bouteflika et son entourage ont sans doute fait le tour de la question et ont dû arrêter une stratégie à même de leur permettre de rester au pouvoir, quoiqu’il arrive. Si le scrutin se déroule à la date prévue, sans encombre, Abdelaziz Bouteflika se permettra le luxe d’une victoire écrasante, dès le premier tour.

Si les choses tournent au vinaigre et que la rue empêche la tenue du scrutin, Abdelaziz Bouteflika pourra déclarer l’état de siège et rester au pouvoir, à l’ombre des chars.

Le chef de l’Etat dispose d’un atout de taille, le soutien de l’armée en l’occurrence, mais sa candidature souffre de beaucoup d’anomalies et pas des moindres. Si nous étions dans un Etat de droit, par exemple, aucun médecin ne voudrait, ou pourrait, délivrer à Abdelaziz Bouteflika un certificat médical de bonne santé.

Abdelaziz Bouteflika promet, une fois réélu, d’organiser une conférence nationale inclusive. Si cette conférence était la panacée, pourquoi ne l’a-t-il pas organisée au cours des vingt longues années qu’il a passées à El Mouradia ? Il promet également un amendement, encore un, de la constitution. Oublie-t-il qu’il l’a déjà fait à maintes reprises sans résultats probants ?

Non ? Ce n’est pas comme ça qu’on gouverne son pays, vous dira n’importe quel quidam dans la rue. Dans les pays qui se respectent, après son élection, le président dispose d’une période de grâce de 100 jours seulement.

Après quoi, personne ne lui fera de cadeau. Dépassés par l’immensité et la complexité de la tâche, certains présidents quittent la fonction et ses privilèges au bout d’un seul mandat.

Si la longévité à la présidence d’un pays était un gage de développement, l’Algérie, le Soudan, le Gabon, pour ne citer que ces pays, seraient aujourd’hui au moins des membres du G20. Les USA, la France, l’Afrique du Sud, eux, seraient les derniers de la classe.

Ainsi donc, Abdelaziz Bouteflika a écrit aux Algériens via l’APS pour leur dire qu’entre une retraite dorée et un cinquième mandat, son cœur a balancé pour ce dernier, son souhait le plus cher étant de mourir dans son lit à Zéralda et d’avoir des funérailles nationales.

Mieux encore, un citoyen a juré dans le quotidien El Watan qu’Abdelaziz Bouteflika sera enterré dans la grande mosquée d’Alger. Les Algériens l’entendront-ils de cette oreille ? Le doute est permis.

Auteur
Ahcène Bettahar    
 

Commentaires

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En réalité le futur président n'est pas encore connu la candidature de Boutef pour un 5e mandat est juste une solution temporaire, s'il tient le coup son clan va nommer un vice-president pour lui succéder, sinon c'est le president du conseil constitutionnel qui assurera l'interim jusqu'aux élections et se seront les généraux qui décideront bien-sur.

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Il ya une video sur la toile ou Boutef face a une reporter d'une tele francaise dit que l'une des choses qui peuvent empecher de se representer est celui d etre dans un etat de sante comme celui ou il est maintenant, c'est a dire vegetal ! Il disait n'importe quoi n'est ce pas ?

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Ils ont juste oublié d'amende la constitution pour de bon comme après l'annulation de limitation de mandat il faut aller à une monarchie, ci non mètre une loi qui interdit toute poursuite contre toute personne ilus par le peuple après avoir accomplir sont mandat et toutes autres personnes qui ont servis le pays et tout les hauts cadres d'État, à défaut ils doivent imposé une loi qui est la plus probable, applications de l'amnesty générales, pour sauver leurs peaux de toute poursuite judiciaire après leurs départ du pouvoir.

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Dans ce pays immense qu'est l' Algérie, il y a pratiquement de tout sauf un peuple digne de ce nom.

Alors, cessons de nous mentir à nous-mêmes, le problème est en nous car nous ne sommes pas des citoyens dignes de ce nom sinon ce va_nus-pieds ne serait jamais président.

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Le bon sens du pays interpelle les algériens, en effet, l'état de santé du président s'aggrave ! c'est une évidence ! Il ne peut ni s'adresser à son peuple, ni faire sa campagne, sa dernière apparition montre à quel point il est dans l'incapacité de gouverner. Maintenant ce qui est inquiétant c'est cette volonté d'imposer un président dans cet état pour gérer le pays grand comme cinq fois au moins la France, dont les frontières sont menacés par toutes sortes de dangers.
Ce qui laisse supposer qu'il y. a une sorte de directoire qui tient les rennes du pays, par conséquent s'il y a un cinquième mandat, ce n'est pas pour voter sur Mr Bouteflica mais c'est pour donner une légitimé factice à ce directoire qui pourrait être secoué par un vice ministre une fois la constitution de. nouveau tripotée !
L'avenir nous dira certainement pourquoi un tel acharnement à garder le statu quo !
Y a t-il des choses graves à cacher ? Des concessions gravissimes à des partenaires étrangers ?
C'est le flou total ! veut-on laisser ce président pour le garder comme seul responsable d'une banqueroute qui s'annoncera dans un an ou deux ?
Mr Ghediri veut-il sauver uniquement le pays ? Ou les responsables aussi ?

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Le VP sera un président inéligible
Ce président garantira le bradage des gisements gaziers à Exxon
Ce président ramènera les prêts qui vont endetter à mort l'Algérie
Vous avez compris: ce sera Chakib Khalil

Mais tout cela ne suffit pas, il faut un Chef d'Etat Major et des généraux anti russes pour autoriser la reconstruction des bases militaires US au Sud .. Gaid Salah et d'autres seront remerciés .. le retour de Hamel?

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