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DECRYPTAGE

Faut-il laisser Bouteflika achever l'Algérie agonisante

Aujourd'hui, avec les derniers chiffres sur la catastrophe économique et sociale qui s'annonce, la question de l'avenir immédiat du pays ne se pose plus sous sa forme politicienne, pour ou contre  un cinquième mandat pour Bouteflika, mais sous celle d'une interrogation à la fois tragique et simple. : l'Algérie dispose-t-elle de dirigeants capables d'affronter les épreuves à venir et d'éviter le pire ?

Hélas, le tsunami que tous les experts prévoient pour 2019-2020, n'est pas à la mesure du régime en place. Les hommes qui prétendent diriger ce pays ne sont pas armés pour y faire face. Ils manquent de tout : de qualités d'observation et d'anticipation, sans doute d'amour pour ce pays, d'humilité surtout, de génie aussi et, pour finir, de sens de la responsabilité.

Lentement, mais sûrement, ils ont conduit le pays à la faillite. Ce n'est pas une image. C'est la réalité crue. Affreuse. Violente. 

La Banque d’Algérie a présenté devant le Parlement, l'état de santé financière du pays. Il est consternant. L'Algérie qui a raté l'occasion, ces vingt dernières années, de créer une économie alternative aux exportations d'hydrocarbures, dépend toujours, comme il y a vingt ans, du pétrole et du gaz. Vingt ans à  faire du sur-place ! Le pouvoir de Bouteflika, en dépit des faramineuses recettes de l'or noir entre 2002 et 2013, n'avait pas de projets d'industrialisation du pays, de modernisation de l'économie...Il repose seulement sur le pétrole. 

Or, les hydrocarbures, nous dit la Banque d'Algérie, ne suffisent déjà plus à financer les besoins nationaux. L'Algérie, désindustrialisée, importe tout. La demande nationale en produits de consommation augmente, les recettes pétrolières diminuent.

Il y a moins de pétrole à vendre : 80 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP) durant les neuf premiers mois de 2017, seulement 73,3 millions pour la même période de 2018 et certainement moins pour l'année 2019.

En outre, cette quantité décroissante d'hydrocarbures sur le marché est de moins en moins rémunératrice. Les cours ont perdu plus du tiers de leur valeur en seulement cinq semaines. L'Algérie n'a plus de recours. Affolés, les dirigeants en ont utilisé un, envers et contre toute logique économique : la planche à billets. Ce qui ne devait être qu'une simple mesure conjoncturelle est devenue la norme :  en une année environ,  il a été imprimé l’équivalent d’environ 45 milliards de dollars, soit le quart du PIB.

Mais cela ne suffit pas à sauver un système économique obsolète qui fuit de partout. Les déficits sont présents à tous les étages.

La prochaine loi des Finances instituera des dépenses astronomiques, couvertes par la planche à billets.

L'Algérien dépense un argent artificiel qui n'a pas de contrepartie en production. Le pouvoir algérien lui cache le sort qui l'attend. Il gagne du temps. Mais en économie, le temps n'est pas de l'argent. Alors, quel avenir  ? L'Algérie pourrait s'en remettre au FMI, commence-t-on à murmurer du côté des décideurs.

Dans ce contexte, la question n'est plus de savoir s'il faut accorder ou non un cinquième mandat à Bouteflika. La seule question qui s'impose à tous, aujourd'hui est : faut-il laisser Bouteflika achever l'Algérie agonisante ?

Auteur
Mohamed Benchicou
 

Commentaires

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Tout le monde s'accorde à dire que l'économie de l'Algérie est en cours de faillite. Il fallait s'y attendre depuis vingt ans,.il fallait s'y attendre depuis trente ans, parce que d'autres pays, moins munis de richesses sous terraine comme l'Algérie, ont nécessité beaucoup moins de temps pour forger une économie et une industrie leur permettant de figurer sur le devant d'une scène internationale sur laquelle évoluent l'ensemble des pays respectables. Il est inutile de citer ces pays mais il convient de rappeler qu'ils sont dirigés dans un systeme démocratique qui n'agit pas en confrontation avec le génie.
Arrêtons nous donc d'analyser les causes qui ont conduit à la faillite de notre pays, le gros de la population algérienne endoctriné n'est malheureusement pas en mesure de comprendre, ceux qui dirigent et apparemment dépourvus d'intelligence ont possédé cette malice de préparer le terrain en leur faveur.
Citoyens vertébrés prenez les armes.

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La question ne se pose plus !
Le suicide de l'Algérie on n'en veut pas ! Il faudra tout simplement que le gouvernement avec son chef
nous présente devant la caméra leur projet ou ce qu'il compte faire de notre avenir immédiat et futur très proche.
Sinon que les économistes, les nôtres, le fassent à leur place, de cette manière le peuple comprendra toute la problématique du statu quo voulu bec et ongles par nos hyènes !
Et là il devra prendre ses responsabilités..

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Il n’y a pas de rationalité, ils ont les mains sur le volant ils vont arrêter une fois la machine arrête dans le fond du ravin. Les survivants prendront leur destin en main, une nouvelle ère commencera.
Trop tard pour arrêter et passer le flambeau aux autres , peut être faire demi tour. C’est une question de fierté NIF OU LAKHSARA.

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Je vous invite à lire ce passage écrit avant le 4eme mandat et à méditer sur le fait que Macron et Trump ont passé les fêtes de Noel avec leurs troupes militaires respectivement au Tchad et en Irak. Ont-ils programmé de venir bientôt en Algérie? La réponse est oui si on garde en tête l'image de ce car de CRS qui veille, devant un immeuble cossu à Paris, sur le bien être des enfants du meilleur lieutenant de Khelil promu PDG de Sonatrach dès sa sortie de prison.

Tant que ceux qui sont témoins d’actes de trahison (un Président algérien au Val de Grace !) refusent de voir la réalité en face, ils auront du mal à comprendre l’évolution de la situation algérienne. La vérité de la main étrangère est pourtant là devant nos yeux: Chakib Khelil est protégé à la fois par la maffia et les USA. Les responsables qu’il a nommés sont toujours en poste et encore sous ses ordres par le biais de Saïd. Le VP-futur Président, qui sera adoubé maintiendra ce statu quo et gardera le cap jusqu’au bout (absence de démocratie, de justice et de liberté, destruction de l’université- suite logique après celle de l’éducation et surtout de la destruction de l’économie). Quand l’argent du pétrole ne suffira plus à acheter la paix sociale, la violence s’installera dans nos rues ../... J’imagine alors les rires narquois de ceux qui nous gouvernent aujourd’hui lorsqu’ils regarderont les images à la télévision d’une Algérie ravagée à partir de leurs pays d’adoption où ils ont déjà placé leurs biens, notamment un voyou chef du FLN comme Saadani. Cette fois-ci, l’armée qui ne pourra plus dire ‘je ne savais pas’ aura à subir toutes les conséquences.
Source : https://www.lematindz.net/news/14110-le-complot-de-sid-kaci-06-avril-20…

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P'tit mario de oujda ,sa fraterie et son makhzen n auront plus rien à détruire en algérie,tout est déjà saccagé durant 20ans de leur régne de maffieux sous traitants des indignes parrains chefs képis qui leur ont donnés la sous traitance de l'algérie et de sa rente pétroliére ,seule ressource de richesse aprés avoir saccagé tous les fondamentaux de développements culturels;industrielles,agricoles, sanitaires, scientifiques,techniques et humains !
Le régne ,de sous traitants des indignes chefs képis du "marocain" de oujda et de sa fraterie, a tout saccagé!
Produire, fictivement ,et sans contre partie de production ,juste en faisant tourner la dangereuse planche à billets l 'équivalent de 40 milliards de dollars ,plus qu une année de vente d hydrocarbures par la sonatrach est dejà en soi UNE FAILLITE QUI NE DIT PAS SON NOM!

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Les fondamentaux économiques Algériens ne sont pas mauvais mais la tendances est en effet alarmante. Nous avons plus de 80 Mds $ de réserve et pas d’endettement. Nous avons également un potentiel de marchés ENORME et des richesses naturelles aussi larges que variées.
Au-même temps, les investissements sont bloqués quelqu'en soit leur volume et nature par des "mains invisibles" mais bien intéressées. Toutes démarche administrative est un vrai cauchemar pour un citoyen honnête. Tout entreprise ou initiative est presque un suicide... pour le même citoyen honnête.
Donc nous participons à notre agonie et nous excellons dans son exécution.
Comment voulons-nous nous affranchir de nous mêmes. On critique la corruption mais on l'alimente. On dénonce la médiocrité mais on l'entretient. on se fait étrangler et on applaudit.

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c'est ça le problème en 1980 le Maroc avait un PIB égale à la Coré du sud regardez la différence aujourd’hui !

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L'Algérie agonise seulement; mais elle bien morte depuis 1962 dont les enfants de cet age prennent déjà la fuite vers d'autres cieux pour y vivre mieux.(selon eux bien sure).

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