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FOOTAISES de Meziane Ourad

Flagrant délit : Israël vole ses nuages à l'Iran !

La spectaculaire évasion de Redouane Faïd de la prison de Réau, en Seine et Marne, a effacé la coupe du monde des "unes" des journaux écrits, télévisés, radiophoniques. Son "exploit" a envahi les réseaux sociaux. C'est que ce nouveau Mesrine a du public ! Il n'a pas de sang sur les mains même s'il est arrivé à ses complices d'en avoir versé notamment lorsque piégés après le braquage d'un fourgon blindé, ils ont abattu une jeune policière municipale à Villiers sur Marne, en banlieue parisienne.

Redouane Faïd, c'est pour cela que j'en parle, était dopé au foot mais il était surtout Algérien d'origine. Enfant de Creil dans le Val d'Oise, enfant d'émigré, comme la plupart de nos aïeuls, chassés de leur montagne par la famine.

M'Bappé, Zidane, Benzema… et maintenant Faïd, héros de tous les taulards de France, acrobate de la cavale. Insondable… Les Algériens sont des êtres brillants dans le bien mais aussi dans le mal.

Redouane Faïd, ce gentleman raté qui risque de devenir un repère pour les jeunes de banlieue et qui pense avoir réussi sa vie en en faisant un roman, l'a, en fait ratée.

Bien avant lui, un cousin Saïd Faïd, qui tenait deux établissements, "la Couscoussière", boulevard Richard Lenoir, à Bastille et le "New-Raï", une boîte du quartier Latin, a été abattu une aube où il rentrait chez lui… 

Il organisait, chaque week-end des soirées où tout le gotha artistique algérien venait picorer et picoler. Il est même arrivé à la "Zéro" de faire un direct à partir de sa boite.  

Il est mort, lui et son associé, pour une affaire liée au trafic de cocaïne. Ah ! La cocaïne ça vous rappelle quelque chose ? 

Un journal, quotidien majeur d'Algérie, avait même fait de la "Couscoussière" son bureau parisien. Son adresse était dans son ours !

Comme je me suis mis en congé hier, je me suis permis un voyage à travers les archives très précieuses que certains internautes qui n'aiment pas la falsification de l'histoire, postent.

J'ai retrouvé Kateb Yacine, mon deuxième père. Celui qui m'a tout appris. Chez qui j'ai vécu pendant plusieurs années. Il m'avait demandé un jour d'ouvrir le buffet qui renfermait tous ses écrits. Sa vie dessinée au bic. Un capharnaüm ! Sous la poussière, nous avons retrouvé un exemplaire manuscrit de "Soliloques". Nous l'avons récupéré, tapé et ronéotypé avant d'en offrir quelques exemplaires à la section de français de l'Institut des langues étrangères d'Alger. C'est précisément Mme Nadjet Khadda, qui a reçu le premier exemplaire de ce recueil, le premier, de Kateb sorti des nîmbes.

Kateb Yacine n'aimait pas le football. Son truc c'était le vélo. C'est sur un des deux qu'il rangeait dans son 35 mètres carrés de centre familial de Ben Aknoun que j'ai appris à monter. Il n'a jamais compris ce que j'étais allé faire en Espagne pendant la coupe du monde de 1982. J'ai rallié Barcelone après la victoire contre l'Allemagne. Amazigh, son fils, un peu moins de dix ans en ce juillet là, est lui un mordu de foot. Le jeu, pas la folie qu'il y a autour. Il y a quelques années, festoyant avec le peuple de Marrakech, il a ceint ses épaules d'un drapeau marocain. Il a été allumé sur les réseaux sociaux. On a failli le traiter de vendu. Il a répliqué en déclarant qu'il n'était le porte-drapeau de personne. "En Libye, sous Kadhafi, on a tenté de me faire brandir le drapeau du pays. J'ai refusé", raconte t-il.

Amazigh, fils d'un homme itinérant à la plume vagabonde, n'a jamais été enfermé dans de quelconques symboliques couleurs. Son territoire, c'est les grands espaces. Notamment ceux habités par les descendants des esclaves que monnayaient les arabo-berbères qui peuplaient et peuplent encore l'Afrique du Nord.

Le Gnawi est né de cette violence aujourd'hui enfouie. Les Algériens, leurs ancêtres en tout cas, ont été esclavagistes. Aujourd'hui, ils sont racistes. ça explique tout le débat sur la reconduite  des sub-sahariens aux confins du pays.

"Pour mettre un texte en valeur, il faut le dépuceler, le violer". Voilà une phrase léguée par Kateb à son fils. Un mot qui a délié ses doigts et sa langue. Amazigh est aujourd'hui non pas un porte-drapeau mais un porte-voix. Le mégaphone des justes.

Neymar s'est encore traîné sur le gazon au cours du match qui a opposé le Brésil au Mexique. Pour 100 000 euros de l'heure de salaire, il faut bien qu'il nous offre quelques singeries… 

Cantona va bien se marrer encore… 

Tous les cadors ont été boutés hors de cette coupe du monde. La France, notre grande tante, semble bien tenir la route.

Cette coupe du monde a quelques aspects comiques. Je ris mais ce qui me fait rire c'est cette sortie d'un général iranien tombée au beau milieu du match du Brésil : "Israël nous vole nos nuages".

Il semblerait que c'est le sionisme qui a provoqué la sécheresse qui frappe l'Iran ! Qu'à Dieu me plaise ! Et pourquoi les musulmans ne feraient-ils pas pleuvoir des chats persans sur Tel-Aviv !

Auteur
Meziane Ourad
 

Commentaires

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M.Meziane Ourad, comment expliquez-vous qu'Amazigh a refusé le drapeaux libyen et accepté le celui du Maroc ?

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Kateb etait pour l'arabisation et son Amazighitè, tardive est comme cette metamorphose incomplete, une sorte de purgatoire que vous symbolisez par votre propre definition:araboberbére.

Mystifier l'"ouverture, pour justifier l'arabisation est une complicité qui ne fait pas rire, mais tente de passer dessus le corps d'un peuple entier.

L'assimilation commence par ce verbiage qui se cherche une valeur autre en attendant de sauter d'un train à un autre. Non Mr, si les nuages volés sont une obessession, l'arabisation par contre est une vision et action coodonnée. Que nous combattons.

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