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SCANDALE

Fuite des cerveaux : l’Algérie ne trouve aucun levier pour endiguer l’hémorragie

Faut-il s'étonner que tout le monde veuille quitter l'Algérie quand on voit comment les jeunes médecins sont réprimés ?

La fuite d’un nombre incommensurable d’hommes et de femmes algériens hautement qualifiés, généralement par contrainte, pour réaliser le rêve occidental, en raison du fait que leur pays d’origine peine à leur conférer les mêmes avantages que ceux dont jouissent leurs confrères occidentaux , demeure l’une des principales problématiques qui entrave la capacité de l’Algérie à se développer économiquement et technologiquement.

Cette migration massive des scientifiques et des experts algériens qualifiés persiste depuis le début des années 70 pour différentes raisons : faible rémunération, manque d’équipe de recherche, d’infrastructure digne de ce nom, de reconnaissance et préférence accordée à l’Occident en raison de sa capacité de satisfaire leurs exigences. Mais le plus grave encore, est le fait que l’écrasante majorité ne retourne pas au bercail, pour apporter sa pierre à l’édifice en matière d’innovation, de renouvellement et de modernisation.

En fait, les éléments les plus brillants, les plus ambitieux, les plus audacieux qui ne trouvent pas refuge en Algérie, et décident soudainement de plier bagage pour partir à la recherche d’une vie meilleure vers le Vieux Continent ou ailleurs, peut se révéler profitable à condition que ces derniers retournent au pays pour participer au développement de leur nation, néanmoins, il faut se rendre à l’évidence, eu égard au contexte actuel, qui n’offre que très peu d’opportunités à cette diaspora qualifiée pour l’ encourager et l’ inciter à revenir afin qu’elle puisse apporter une contribution non négligeable et démontrer ce dont elle est capable.

Ceux qui nourrissent le dessein de réussir ou toucher le sommet dans un domaine donné, doivent être accompagnés, c’est une évidence, mais ne pas préparer un terrain fertile pour les inciter à évoluer dans leur pays d’origine est une erreur monumentale.

Il faut pourtant que cela cesse ! L’Algérie doit d’ores et déjà adopter une politique « audacieuse et imaginative plutôt que velléitaire, timoré, convenue ». Qu’il faut oser bousculer nos routines de pensée, nos habitudes et construire notre échelle des priorités. Ainsi, un investissement significatif dans tous les secteurs pouvant tirer notre nation vers le haut et pousser nos meilleurs éléments installés en Occident à faire le chemin inverse et en particulier ceux qui contribuent à la prospérité de la Silicon Valley (Californie), effectivement, beaucoup de personnes d’origines algériennes exercent leur métier dans cette contrée lointaine.

Cette information, qui peut surprendre, a été révélée en 2015 par Smail Chikoun, président du conseil d’affaires algéro-américain, « invité du directe » de la webradio Radio M. L’Inde et la Chine n’ont pas hésité à mettre de gros moyens pour attirer leurs élites de la Silicon Valley laissant place aux Algéro-Américains qui sont devenus depuis les leaders de ce pôle américain des industries de pointe, car ces nations ont bien compris que le savoir-faire emmagasiné dans les pays développés n’a pas de prix , c’est pour cela qu’ils ont alloué les mêmes appointements californiens à leur diaspora hautement qualifiée.

Nous pouvons et devons faire de même, tout en faisant montre d’ingénuité, de perspicacité et de détermination afin d’éviter de tomber dans « l’oisiveté », et de compter que sur la rente pétrolière, hélas, celle-ci à un début et une fin comme tout ; sa fluctuation demeure dûment un danger permanent suspendu au- dessus de nos têtes. Par conséquent, il va sans dire que nous devons trouver des alternatives pertinentes, pour assurer notre avenir, notre devenir. Si nous sommes capables de diversifier notre économie, produire, exporter autres choses que les hydrocarbures, et faire de l’Algérie un pays attractif nous pourrons espérer rejoindre les nations émergentes (BRICS), mais pour cela, il faut des efforts « patriotiques » de part est d’autre, c’est-à-dire, l’implication de chaque responsable politique, et de chaque acteur établi ici ou de l’autre côté de la rive.

Les défis auxquels nous ne pouvons échapper, tôt ou tard, sont nombreux, qu’on le veuille ou pas. Pour les affronter nous devons être fort car le chemin est long et épineux, notre arme de défense doit être celle des idées novatrices, celle des décisions judicieuses, celle d’une vision à long terme ; ce qui implique, une approche cartésienne, une clairvoyance et une lucidité sans faille.

Les ressources naturelles ne peuvent être durablement-un levier salvateur- pour nous, Algériens, c’est pour cette raison précise que nous devons abandonner cette stratégie qui consiste à compter que sur la manne financière des hydrocarbures ou parfois sur la planche à billets pour pallier la chute du prix du baril de pétrole, et ce, en dépit des risques inflationnistes.

Notre pays dispose de toutes les ressources nécessaires que ce soit humaines ou financières pour affronter les difficultés desquelles nous est impossible d’éluder, alors pourquoi s’en priver ? Pourquoi ne facilitons-nous pas le retour du savoir-faire expatrié à l’étranger ? Pourquoi ne mobilisons-nous pas nos compatriotes ? Autant de questions qui demeurent sans réponse.

Auteur
Sid-Ahmed Belhouari
 

Commentaires

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Les Algériens dont vous parlez ont plié bagage parce qu'ils se sont retrouvés devant un mur construit
inlassablement par un régime dont la seule préoccupation est sa survie. Ce mur , malheureusement , continue d'être fortifié année après année. La dernière fortification, oeuvre de M. Ouyahia, est l'interdiction qui leur est faite, d'occuper certains postes dits stratégiques. ..en quelque sorte, ils sont devenus des suspects. Des milliers de fils et filles de chahid sont devenus des suspects!!! Ce régime odieux doit partir.

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La nation des coquins et des copains, des traitres, des usurpateurs, des tyrans et des mafIeux?, voilà ce qu'est devenu notre pays pour lequel des centaines de milliers de jeurnes et moins jeunes se sont sacrifiés pour le voir entre les mains des nains à l'image de celui qui plastronne à la tête de l'état. Comment voulez-vous que les jeunes restent au pays, où sévit l'injustice, la hogra, le mépris et où prolifèrent les tares sociétales. Comment voulez-vous que des jeunes restent dans ce foutu pays où des bacs - 20 massacrent à coup de matraques et bombes lacrymogènes de bacs + 20 ? Comment voulez-vous que les jeunes restent quand le succès est assuré pour les traitres et les illettrés ? Comment voulez-vous que les jeunes restent dans ce pays où un homme qui ne parle, ni ne marche, ni ne réfléchit tient en otage toute la population composée de zombies? Ils ont raison de partir et leur pays c'est celui qui leur permet de s'épanouir ... voilà la vérité.

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Quand la dictature Algérienne arrête de traiter ses citoyens comme des indigènes sauvages sans cerveaux sans maturité sans éducation. Quand ces mêmes dictateurs arrêteront de se comporter comme dés colonisateurs. Ce jour là peut-être!

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- Mon frère a étudié à l'étranger, études payées par feu mon père pour moitié, le reste par lui même en occupant des jobs d'étudiants aux USA à Stanford Universiy, après l'obtention de son PHD en recherche opérationnelle avec mention, il décide de revenir au bled, qui n'a pas dépensé un sou pour ses études!....à peine arrivé, il se fait embarquer pour deux ans de service militaire (où il a apprit à ne plus penser et à faire exactement le contraire de ce qu'il a apprit aux USA)!.....Après cela, il a ventilé son CV à toutes les administrations et entreprises privées Algériennes.......Après un an de vaine attente, dépité, dégoutté il a compris que son salut était ailleurs!.....Il a prit son baluchon, a embrassé notre mère, et s'est rendu aux USA, où, en une semaine, il a trouvé un travail répondant à ses capacités, le respect, un très bon salaire, il s'est marié et a deux enfants, qui ne connaîtrons pas leur grand'mère!..... Vous dites: "FUITE DES CERVEAUX"?.....

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Le retour ''des grosses têtes'' de la diaspora n'est pas pour demain, ni après demain, pour diverses raisons:
La première est celle évoquée par l'auteur de cet article, qui a rapport avec la différence de niveaux de vie entre l'Algerie et les pays occidentaux;
La deuxième, plus importante, est relative à l'occupation de postes de travail à vie par nos dirigeants;
La troisième et pas des moindres, est relative à la précipitation de notre pays vers l'arabisation,pourtant mal maîtrisée par PLUS DE 95% de la population et qui risque de porter atteinte à la scolarité des enfants et surtout les enfants de la diasporat

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Le levier ou la solution c'est de regarder la photo ci-dessus et de punir les responsables.
Je ne vous demande même pas de voir comment vivront ces médecins en Europe.

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The questions asked in the article are not the reasons educated Algerians leave their country.
The reasons are obvious and simple:
Educated or Uneducated Algerians have been yearning for freedom, for fresh air, for a good solid future for their children. Algerians have been screaming for justice, respect and recognition. The regime did and still does not offer the most basic needs for intellectuals. The photographs and videos of medical doctors being abused , beaten and brutalized by the Junta's private police speaks a thousand words.
ALGERIANS ARE FLEEING THE COUNTRY BECAUSE THEY ARE SUFFOCATING !

Here are more specific reasons:
NO DEMOCRACY
NO JUSTICE
NO WORK
INDECENT PAY
POLICE BRUTALITY
NO LODGING
NO ENTERTAINMENT
NO HOPE
NO PLEASURE
NO FREEDOM OF SPEECH
NO FREEDOM OF ASSEMBLY
NO RIGHT TO MARCH
NO RIGHT TO PROTEST
NO RIGHT TO ORGANIZE
NO RIGHT TO CRITICIZE
NO FREEDOM FROM RELIGION
NO LIFE !

These are the reasons our sons and daughter put their lives at risk by taking on the seas. DYING FREE IS PREFERABLE TO LIVING AS A SLAVE.

CE REGIME DIABOLIQUE DOIT DEGAGER. !

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Un régime rentier qui s'est créé des institutions râteliers de prédation et qui ne tient pas lâcher prise avant l'épuisement total des réserves.il fait semblant de gouverner pour pomper le plus de profits. Il gagne plus d'argent à nous faire perdre du temps tout en se reclonant.

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Ce qui fait fuir, c'est l'entrave de toute liberté. Impossible d'évoluer et de s'épanouir dans un pareil endroit.
Un pays où le bon sens n'existe pas, et
où, toutes les anomalies sont considérées comme normales, est a fuir.

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