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Coup de gueule

Il faut tout un village pour élever un enfant et toute une nation pour le protéger

Salsabil ne savait pas qu'elle ne reviendrait plus chez elle et qu'elle ne mettrait pas ses nouveaux vêtements de l'Aid. Elle est kidnappée, violée puis assassinée et jetée sur la chaussée. Victime de la bêtise humaine.

Victime d'un jeune né à l'aune de la réconciliation nationale. Pur produit de l'école fondamentale et d'une société hermétiquement fermée par le dogme et les interdits religieux.

L'ouest du pays est sous le choc comme l'a été la Kabylie l'année passée avec la mort, dans les mêmes conditions, de la petite Nihal et avant elle les deux garçons de Constantine il y a quelques années.

Sur les réseaux sociaux, des radicaux intégristes réclament la peine de mort et si l'Etat refuse d'appliquer le verdict populaire, ils demandent de faire la peau au coupable même dans sa cellule de prison. Le crime est grave mais les réactions sont démesurées. Œil pour œil et le monde sera aveugle, disait Gandhi. Nous savons qu'aucune sentence ne pourrait consoler une maman qui perd son enfant dans de telles conditions mais l'application de la peine de mort comme le veulent ces islamistes, souvent en embuscade, n’est pas la solution idoine pour ce  fléau qui continue d’endeuiller les familles.

Le mal est très profond et nécessite un bon diagnostic afin de prescrire un traitement efficace. C'est le rôle de l'Etat, de ces législateurs à l'APN payés à coup de millions mais pas que. L'élite doit intervenir; sociologues et politiques doivent être entendus pour endiguer ce phénomène. L'Etat en tant qu'institution suprême est absent. Il a démissionné et laissé la société aux abois, et en proie à tous les dangers. Sinon comment expliquer ce mutisme qui a entouré cette affaire comme celle de la mort des garçons d'Ahnif dans la wilaya de Bouira, fauchés par une mine anti-personnels ? Les médias ont préféré parler de l'ambiance de l'Aid et des prix du mouton.

Comment peut-on être frappé de cécité au point de ne pas voir des actes d'une telle sauvagerie ? S'il faut tout un village pour élever un enfant, il faut toute une nation pour le protéger. Et cette nation n'existe pas encore. Quand on veut changer les mœurs d'une société, on le fait par des lois, disait Montesquieu.

Le drame des anciennes colonies occidentales est qu'elles ont certes arraché l'indépendance territoriale mais n'ont pas pu et su édifier un Etat, une nation. Ceux qui ont pris les commandes de notre destin n'ont pas pensé à l'élaboration d'un projet de société. Il est manifeste qu'ils n'avaient pas les attributs intellectuels. Ils étaient des militaires pour la plupart qui n'avaient qu'un seul objectif : prendre le pouvoir.

Cinquante-six ans après, on paye les conséquences et on continuera d'en payer tant qu'on n'a pas repenser notre idéal démocratique d'un l'Etat-national. Une république démocratique et sociale comme elle a été rêvée par les congressistes de la Soummam.

Un Etat de droit avec une justice indépendante, des institutions fortes et une école républicaine ouverte sur le monde qui ne produira certainement pas des sauvages comme le violeur de Salsabil ou des terroristes qui ont posé des mines pour arracher à la vie des enfants d'Ahnif.

 

Auteur
Salim Chait
 

Commentaires

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Il y'a comme ça des opinions qui vous donnent l'urticaire et soulèvent la colère; traiter d'un crime abjecte d'une innocente par le terme "BÊTISE" humaine ça fait remuer les tripes. Ici même sur les colonnes du journal le Matin un autre gars a parlé de "BÊTISE" humaine l'assassinat d'un estivant par les baltaguias des plages. Pourtant les bêtises ce sont des choses banales, des mots et / ou des gestes maladroits bien souvent des fautes d'enfants, un crime est-ce une bêtise? Le déclarer comme tel c'est comme tuer une deuxième fois les victimes d'une pareille abomination.
Un viol suivi d'assassinat d'une gamine de 8 ans est-ce une bêtise? dites le à la maman au cœur déchiré, dites le à l'enfant orphelin dont on a tué le géniteur sur un parking ou une plage.
Quand on prétend que ceux qui enragent sur la non application de la peine de mort à l'encontre de violeur d'enfant, de femmes et d'assassins ce sont des islamistes, c'est faire des raccourcis abjectes, c'est comme prétendre que les US et les Chinois et d'autres contrés du monde qui appliquent cette sentence sont dirigés par des islamistes. Je ne savais pas que Trump pour les Yankees, Xi Jinping pour les Chinois sont des islamistes puisqu'ils appliquent la peine de mort. Je ne suis pas un islamiste, je ne crois en aucune religion et pourtant j'aurai aimé voir sur la place publique la pendaison des assassins du petit Brahim de Constantine, de Shaima à Alger et d'autres petits innocents (es) violés (ées) puis assassinés (ées); j'aurai aimé les voir gigoter au bout d'une corde et leur exécution diffusée à la télé à l'heure de grande écoute.
La seconde partie du texte est sidérante, je cite l'auteur :
"Le drame des anciennes colonies occidentales est qu'elles ont certes arraché l'indépendance territoriale mais n'ont pas pu édifier un Etat, une nation. Ceux qui ont pris les commandes de notre destin n'ont pas pensé à l'élaboration d'un projet de société. Il est manifeste qu'ils n'avaient pas les attributs intellectuels. Ils étaient des militaires pour la plupart qui n'avaient qu'un seul objectif: prendre le pouvoir".
N'en déplaise à l'auteur qui réécrit l'histoire avec des raccourcis, toutes les indépendances en Afrique, Asie ou en Amérique, ont été l'oeuvre de révolutionnaires et non pas de militaires. Les états colonisés n'avaient pas d'armés et donc pas de militaires et ceux qui se sont insurgés contre l'ordre coloniale étaient des citoyens comme vous et moi et qui ne pouvaient combattre le colonialisme avec des mots ou avec des mains nues mais avec des armes. Étaient-ils des militaires pour autant? demandez le à Benmhidi, Bitat, Didouche, Benboulaid, Krim, Boudiaf, puis les 22 et les milliers qui ont suivi.
Le fidai en ville qui tue le flic, l'indic et va travailler à l'usine ou à la ferme n'était pas un militaire de métier mais un révolutionnaire.
La fin de la citation est encore plus sidérante: Ces militaires n'avaient qu'un objectif " PRENDRE LE POUVOIR". C'est un point de vue de quelques compagnons de notre glorieuse guerre à l'encontre de de leurs camarades qui ont été au 1ères loges de la république naissante, dire que cette récrimination de l'été 62 d'un Ait Ahmed ou Boudiaf soit reprise plus d'un demi siècle plus tard, c'est faire dans le mimétisme, c'est de l'atavisme. À ceux qui ne sont plus de ce monde et qui ont pris en main les destinés de notre pays, on leur doit un certain respect, le respect à leur mémoire. Didouche Mourad nous a légué son testament " S'IL NOUS ARRIVE DE MOURIR, DÉFENDEZ NOTRE MÉMOIRE". On n'avait pas d'élites politique, économique, scientifique en 62, il y'avait quelques centaines d'universitaires dans tout le pays; ces révolutionnaires ont pris leur responsabilité, ils ont construit sur les ruines de l'état coloniale notre état national, ils avaient un projet national, c'était la plateforme de la Soummam et les résolutions du congrès de Tripoli, ils ont appliqué cette charte et ce programme au moins jusqu'à la fin des années 70. Ces révolutionnaires avec des caisses de l'état vides ont assuré la rentrée scolaire de septembre 62, interdit les cireurs de godasses qui devaient obligatoirement aller à l'école, le service public de ramassage des ordures se faisait normalement (il est dépassé aujourd'hui avec des villes et villages qui croulent sous la saleté), le service des eaux potables et usées, des ponts et chaussées, routes et voirie étaient plus que satisfaisant, le courrier et mandats arrivaient à destination et en toute confiance le facteur remettait l'argent des mandats à domicile; que dire maintenant de ce service à l'heure où il est dirigé par la DOUKTOUR Iman Ferraoun? les pannes de Téléphone ne duraient jamais des jours et des semaines.
Un an après l'indépendance du pays, des patriotes ont décidé de donner un contenu économique à cette indépendance et ont lancé le projet de gazoduc Hassi-Rmel Arzew avec UN SEUL INGÉNIEUR Algérien et une petite assistance technique des Anglais, le projet sera réalisé en un an et des poussières sous le regard froissé et étonné des fils de FAFA. Que dire des salauds actuels qui ont exclu COSIDER du projet de pipeline au profit des Italiens pour un montant faramineux de 800 millions de$ et ce, 50 ans après l'indépendance du pays et des dizaines de milliers d'ingénieurs sortis de Boumerdes et des IAP. Des citoyens ordinaires géraient les services d'eau potable sans avoir fait des grandes études et ça marchait correctement et 1/2 siècle d'indépendance et quelques milliers d'ingénieurs et techniciens en hydraulique, on donne la gestion et l'acheminement de l'eau potable à des sociétés françaises et espagnoles, nos aéroports l'étaient de la même façon et avec nos compatriotes qui n'ont pas fait des grandes écoles et aujourd'hui? c'est aéroport de Paris qui gère notre aéroport.
dans ces années où la peine de mort était appliquée à l'encontre des assassins et violeurs, nous autres enfants de cette époque, on faisait des Km à pied pour aller au C.E.G ou au lycée et personne n'était violé et ou assassiné. Dahou Said ou l'homme au pilon qui a sévit fin 60 début 70 à Oran sera exécuté et personne n'avait osé commettre pareils méfaits, de même qu'il a fallut exécuter un indélicat fonctionnaire qui avait commis un crime économique de détournement de quelques dizaines de milliers de DA pour que les délinquants en col blanc se forcent à se retenir car tout le monde a peur de mourir.
À l'heure du baltagui Bouhazka, les criminels sont graciés le 5 juillet pour revenir en taule le mois suivant, les assassins sont à l'ombre bien vivants et leur parenté se coupe en deux pour ramener le panier du prisonnier qui est bien meilleur que le potage ou soupe qu'il mangeait quand il était libre.
Donc oui absolument oui à l'application de la peine de mort contre tout criminel qui s'attaque aux enfants et aux femmes, contre tout salaud qui se sucre dans les caisses de la république.

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En effet, les générations su succèdent, presque inutilement, dans une redondance absurde, les rêves s'éteignent, s'entassent puis 'affolent avant de se disperser dans la violence et le crime. On pourra écrire tout ce que l'on veut, on ne pourra pas échapper au caractère inéluctable de l'Histoire. Sans être pessimiste, il faut rester réaliste, je veux dire par là qu'il faut rester dans la logique du semeur ou de celui qui plante un arbre en sachant qu'il ne sera pas là pour apprécier le fruit ou , au contraire, que, peut-être, le fruit ne dépassera pas la promesse des fleurs, ou encore, ce qui est malheureusement toujours le cas, à l'ombre de l'arbre fleuri, se vautreront des ogres et des monstres.

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Nous observons souvent la réaction toute de force devant de simples citoyens civils, voulant tout simplement exprimer un droit consacré par la constitution. la gravité de la situation déniée par de pseudo partis en quête d'intérêts qui n'ont rien à voir avec ceux d'une nation ou d'un État. La société doit pouvoir s'exprimer sur tous les sujets qui touchent à l'intérêt de la nation et de ses institutions, aujourd'hui nous sommes interpellés par tous ces fléaux qui sont entrain de miner toutes nos institutions, toute notre société.
L'école avait un rôle primordiale de part des programmes murement pensés pour construire une nation formée d'individus capables de comprendre ses devoirs et de revendiquer ses droits selon des lois qui reconnaissent aux citoyens ces droits là. La sanction doit être appliquée avec justesse, avec rigueur quand il le faut, en donnant l'exemple à travers sa sévérité. Nul ne devrait être au-dessus de la loi, quelque soit son grade, son appartenance. Il faut que les criminels dont la preuve a été apportée ne bénéficient plus de l'anonymat, ceci afin de donner l'exemple et surtout de mettre en garde tout individu tenté de porter atteinte morale ou physique à un citoyen….Il est vrai que toute la société devrait s'impliquer et les sociologues en particulier, il y a certainement des causes profondes qu'il faut rechercher dans les besoins des individus qui sont l'instruction, la santé, le travail et surtout le logement, ce dernier devient un véritable barrage à la fondation d'un foyer. Les programmes à la tv fondés sur la violence, la vulgarité et la peur doivent être bannis. Des émissions éducatives exaltant, le courage, l'honnêteté, la moralité, doivent être régulièrement programmés à des heures d'écoute. Il y a urgence notre société change dans le mauvais sens et la normalité semble banaliser cette mutation négative.

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A l'aune de ce 21éme siècle, vous vous rendez compte de l'animalerie de l’être humain. Celui ci a été éduqué dans l'islamisme et l'inculture et il devient par hasard "Animal dans sa tète"! C'est surtout l'éducation qu'il faut revoir de fond en comble dans notre pays. Nos gouvernants ont tout fait pour abrutir le peuple pour se servir et faire en sorte de l'assouvir. Ce constat sera vrai tant que les impostures de ce pouvoir seront là. Il ne faut pas chercher midi à quatorze heures. Tant que ce pouvoir sera là, des jours sombres s'abattront sur notre pays!!!

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Je me pose la question si vous êtes père ou responsable de famille,pour tenir des propos pareils et de paraphraser sur les cadavres de ces petits enfants innocents sans defense, je suis loin d être se que vous dites islamiste ou fanatique de l islam, je ne suis qu un père de famille qui pleur tous ces enfants assassine par des monstres qui sont défendu par des gens comme vous en évoquant mille et une raison du baratin doit de justice etc.. les monstre qui agressent des enfants sans défense n ont pas le droit a la vie c claire, non seulement pas le droit a la vie mais une mort lente. Mettez vous juste a la place des ces parentssi vous en etes capable bien sur.

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