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Le bloc-notes de Benchicou

La presse, M. Bouteflika, du temps où vous étiez complice des crapules... 

Mercredi 2 mai. Une hypocrisie de plus ou de moins...Le printemps excite les mensonges. Ecoutez ce que je dis et oubliez ce que j'ai fait. Le Président Bouteflika, à la surprise générale, encourage la critique journalistique et appelle, sans rire, les médias algériens à assumer leur « noble mission » de « vigile » et à dénoncer « toutes les insuffisances » qui « portent atteinte aux affaires publiques et notre vie quotidienne ». Comme tout cela est bien dit ! On dirait un sermon pour quelques ouailles débutants.

Àve Bouteflika ! A qui s'adresse le président ? Tout le monde n'est pas atteint d'amnésie même si, ma foi, l'amnésie, par les temps qui courent, c'est ce qui rapporte le mieux sur le marché de l'opportunisme. La preuve, il ne s'est trouvé aucun confrère à la mémoire suffisamment intacte pour rappeler à notre président (ou à ceux qui rédigent en son nom ces psaumes tartufffiennes) qu'il n'a jamais reçu la presse algérienne, qu'il l'a combattue avec acharnement et que les quelques enquêtes sur les écuries de la politique et de l'affairisme, à dénoncer « toutes les insuffisances » qui « portent atteinte aux affaires publiques et notre vie quotidienne, sous le règne de Bouteflika 1, puis Bouteflika 2 puis Bouteflka 3, avaient valu à leurs auteurs de se retrouver devant le juge, vos juges ripoux, Monsieur Bouteflika, pour s'expliquer sur leur sale habitude de fourrer leur nez dans les affaires de la délinquance que vous aviez instituée en mode de gouvernance, celle-là que vous aviez encouragée Monsieur le président, encouragée et protégée, contre l'avis des patriotes de ce pays, rappelez-vous Monsieur le président, quand les crapules des émirats du Golfe, de Qatar et de Navarre, se donnaient rendez-vous à Alger pour sucer l'argent du peuple algérien avec votre consentement, pour ne pas dire avec votre complicité.

Puisque l'heure est à votre bilan, commençons par dire que votre règne fut celui du grand banditisme. Nos articles sur les malversations à Sonatrach, autant que nos révélations sur l'argent sale, avaient dressé contre nous les fourches de la répression. Une année plus tôt, en effet, nous avions levé le voile sur un véreux escroc que vous aviez introduit en Algérie, un homme d'affaires émirati, Mohamed Ali Al-Shorafa, dont les frasques et les combines, couvertes par vous-mêmes, allaient marquer l'été de l'année 2002. Al-Shorafa, c'était une de vos vieilles relations, depuis l'époque bénite de votre long séjour aux Emirats, dans les années 80. Responsable du protocole au sein du cabinet royal, il s'était notamment chargé, sur ordre du président des Emirats arabes unis, Cheikh Zayed, du bon déroulement de votre séjour. Vous lui aviez renvoyé l'ascenseur en lui accordant des privilèges d'investissements et notamment le marché du réseau de téléphonie portable qu'il négociait au nom de l'opérateur égyptien Orascom.

Ce que l'homme d'affaires émirati avait obtenu de vous était impensable : octroyer le marché à Orascom sans passer par les avis d'appel d'offres et sans consulter les institutions chargées de la gestion des télécom. Vous aviez préféré un escroc aux cadres algériens. Mais comme si cela n'était pas assez, vous aviez accédé à la demande d'Al Shorafa de financer l'activité d'Orascom par...les banques algériennes ! C'est avec l'argent algérien qu'Orascom et le milliardaire Sawiris avait "investi" en Algérie. L'homme d'affaires égyptien engrangea des bénéfices monstres avant de vendre Jezzy à un milliardaire russe. Comme si tout cela ne suffisait pas, le président que vous êtes lui avait octroyé des cimenteries qu'il s'empressera de céder au français Lafarge, captant au passage une immense plus-value titanesque sur le dos de l'Algérie. 

Pour avoir révélé les dessous de cette affaire, Le Matin et trois de ses journalistes ont été condamnés en diffamation par la justice algérienne en avril 2005. Nous pensions dénoncer « les insuffisances » qui « portent atteinte aux affaires publiques et notre vie quotidienne », comme vous le dites si bien avec 15 ans de retard. Même scénario avec les révélations du micmac de la société mixte algéro-américaine, Brown and Root Condor, BRC, une joint-venture entre Sonatrach (51%) et la compagnie du vice-président américain Dick Cheney, Halliburton. BRC fut non seulement une pompe à finances pour le groupe, mais aussi une précieuse source de renseignements sur les programmes de développement de l'industrie pétrolière algérienne. "BRC a engrangé des revenus considérables, car la Sonatrach, ses filiales et même le ministère de la Défense lui confiaient de très nombreuses affaires, dont le montant total sera estimé à 13,5 milliards de dollars, confirme l'ancien vice-président de Sonatrach, Hocine Malti dans son livre L'histoire secrète du pétrole algérien. Sur instructions du mInistre de l'Énergie et des Mines, elle était systématiquement retenue pour la réalisation de tout projet pour lequel elle soumissionnait, même quand elle était 15 % plus chère que le moins-disant des concurrents. Elle a aussi constitué un filon formidable de collecte de renseignements pour le compte de la CIA.

Elle a enfin été une source d'enrichissement pour ce que l'on appelle en Algérie la « mafia politico-financière, dans laquelle on retrouve pêle mêle des généraux, des personnalités politiques, des hommes d'affaires véreux et des personnages de l'entourage immédiat du président de la République, dont des membres de sa propre famille" nous dit Hocine Malti.

Ces révélations valurent à mon journal un procès intenté par le ministre de l'Energie et qui se solda par ma condamnation, ainsi que celle de deux autres journalistes, à trois mois de prison ferme. La juge aux ordres avait sanctionné la vérité : deux ans après, en effet, l'Inspection générale des finances, saisie par le Chef du gouvernement, ouvrait une enquête sur les relations suspectes entre Chakib Khelil et Brown and Root Condor et découvrait que Sonatrach avait confié, illégalement, vingt-sept projets à la société mixte pour un montant global de soixante-treize milliards de dinars. Un autre scandale concernant a sécurité de l'armée acheva la firme: Brown Roots Condor fut mise en liquidation en janvier 2007 et Moumene Ould Kaddour incarcéré à la prison de Blida un mois plus tard ! 

Mais tout cela, vous ne l'ignorez pas, Monsieur le président.

L'essentiel, n'est-ce-pas, est de duper, rouler l'opinion publique dans la farine. 

Vous savez être le "protecteur" de la presse algérienne et son bourreau.

Auteur
Mohamed Benchicou
 

Commentaires

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Si ce n'est pas de la haute trahison Monsieur Benchicou dites nous alors quelle définition en donneriez vous de cette gestion, une gestion qui semble conduite par un entrepreneur agissant sur son propre patrimoine, une sorte de société unipersonnelle. L'Algérie n'est plus la propriété du peuple mais celle d'un groupe d'individus qui gère selon leurs propres intérêts. Brc est une affaire à suivre, elle touche sonatrach qui est régalement une affaire à suivre ….Ce que je ne comprends pas Mr Benchicou c'est cette pratique honteuse de donner de l'argent à un "investisseur étranger" qui vient soit disant pour investir, c'est quoi ça ? Qui peut me dire dans quelle doctrine économique cela est suggéré, le partenaire étranger risque notre argent et pas le sien, sinon une infime partie de son apport !!
Si ce n'est de la haute trahison c'est quoi Monsieur !!
À moins d'avoir des gens inaptes mentalement ! Certains se demandent encore où sont nos milliards de dollars, regardez du coté de ceux qui ont géré le pays et leurs nouveaux statut social !!

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On peut être croyant ou pas, mais il y'a des sentences qui se vérifient toujours : MAN KANA YATAZ3AMOU BEL KOUWA YAMOUTOU BEDO3F. Le nabot léon algérien à ses débuts critiquait Benjedid qui avait profité d'une manne de 45 milliards de $ durant 3 ans en 81, 82, 83 et qu'il les avait dilapidé dans des futilités. Il le comparait à cet analphabète à qui on donne le gouvernail d'un Boeing 747. Il avait effacé d'un trait le geste noble de Benjedid qui lui avait épargné la prison pour faute grave de détournement (26 millions de $) du temps ou il était aux A.E. Vient le temps des récoltes et l'on a vu à l'oeuvre le plus maléfique dirigeant de la république dilapider 1000 Milliards de $ en 19 ans en ayant produit zéro outil de production pérenne pour le pays, en ayant soutenu l'emploi chez les autres par l'importation directe des besoins nationaux pouvant largement être couverts par les nationaux mais lui n'avait d'yeux que pour les sponsors étrangers qui l'ont imposé à notre pays et accessoirement pour quelques malfrats locaux partis de rien et qui sont devenus milliardaires sans avoir inventé Facebook ou Windows ou un vaccin contre le sida ni pour prétendre que leurs ancêtres leur ont légué une fortune. L'histoire retiendra que le nabot léon avait embastillé le maire Djelouli d'Oran en 2004 car il avait soutenu Benflis et au motif qu'il avait donné un marché de réfection de trottoirs (pour quelques clopinettes) et pris des pots de vin quand au même moment Hamid Zemar, Chakib tchipa détournait des Mds de $ pour le compte de la FAMIGLIA et eux ne furent pas inquiétés par le ministère de l'injustice.
Mais la justice divine est la et Boutesrika le voleur en est la preuve. Boumédiène mort à 46 ans sans avoir été la risée du "petit journal", Benbella mort à 94 ans droit dans ses bottes (si on peut dire), Benjedid la même chose à 84 ans, Boudiaf mort en martyr pour rejoindre ses 6 frères fils de novembre; reste l'affreux canard, l'arrogant Bouhef abdelaziz 81 ans dans un calamiteux état, obligé de recevoir des visiteurs étrangers emmailloté dans des couches XXl pour ne pas mouiller ou déféquer dans son pantalon devant ses invités; être dans cet état obligé d'aller au petit coin avec l'aide d'un zig ou d'une nana pour qu'elle lui descende le pantalon, le torcher et l'habiller, voila une chose à laquelle le haineux vaniteux personnage ne s'y attendait pas à la fin de ses jours.
Je peux jurer que le zig doit implorer le divin nuit et jour pour le rappeler mais hélas pour lui, il ne s'en ira pas de ce monde avant d'avoir expié pour ses péchés ici même avant l'au delà, il sera comme Ariel Sharon assassin des enfants palestiniens à demi mort durant plusieurs années.
On ira trinquer sur votre tombe monsieur le 7/4 de président.

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C’est ce que l’on appelle…se soumettre aux épreuves standard…et se plier aux formalités d’usage...because l'international ! Ce prince des vampires…ce mort vivant…a juré notre perte…il se donne encore cinq ans…pour racler les fonds de tiroirs…et nous laisser sur la paille ! Il a une dent contre nous…laquelle ? No sé !

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First, I do not believe for a thousands of a second that you can even write or dictate the article that was signed on your name about press freedom. The reason is simple to all Algerians. You can neither talk, nor write. So it is a flagrant insult to any semi intelligent Algerian to believe the bullshit you feed us through you so called letters to the public.
Second, you never cared about freedom of the press...you in fact Mr Bouteflika.....suppressed freedom of the press..in a very brutal and deliberate way. You and your bogus justice system that you fully controlled and still control put journalists in jail, brutalized them, and even some of them died under your watch.
I know one thing for sure, you do not believe in God. It is impossible that you believe in a higher power with all the misery and the hurt you put Algerians through. You are a con man. You build a mosque for the masses when you do not even believe in the religion that you imposed on 40 million people. I guess the mosque was an insurance project just in case ? Why don't you go away....you despise you...you makes want to vomit when we see your face. GO AWAY !

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Un président qui a compté sur l'oubli de ce qu'il a dit ou a fait par le passé pour continuer à dire n'importe quoi et tromper encore son monde
Une imposture Algérienne

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Si la presse était libre en Algérie, ce sinistre individu n'oserait jamais se présenter en Algérie, il sera conduit dès sa descende d'avion ne prison. Mais bon, on est en Algérie, pays où les valeurs révolutionnaires ont été bannies de la sphère du pouvoir par le clan qui a fait de lui un prziden...

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In others words fuck off !!! Go to hell, you are disgusting !!

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L’historique des « affairates » aurait gagné à être actualisé par des faits intéressants :
- Tous les « nouveaux investisseurs étrangers » agréés en gré à gré dans le secret n’apportent presque rien, le gros étant financé par l’argent des banques étatiques
- Ould Kaddour a acheté une raffinerie à l’état de ferraille pour justifier « des transferts de pétrole brut » à l’étranger
- L’affaire d’Asmidal/Fertiberia reste le meilleur exemple de la trahison
- Les cadres de Sonatrach responsables de la perte de centaines de millions de dollars ont été promus par Ould Kaddour (ref affaire Petroplus)
La liste est très longue. Il ne faut retenir que les points importants:
- Chakib Khelil continue à diriger le pillage du pays à travers son lieutenant Ould Kaddour. C’est non seulement la plus grosse manne en matière de corruption mais plus important l’objectif est de couler l’économie du pays
- On peut s’attaquer au Président mais pas à Chakib Khelil ou à ses proches (MB et Nekkaz l’ignorent toujours. Les ennuis de Nekkaz ont commencé quand il a touché à l’image de Ould Kaddour)

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SAit-il qu'il est en core President? Sait-il la definition d'un President? Se prend-il pour Staline? DeGaulle? Ou peut-ere bien Napoleon? De guerre guerre reve-il? De quel honneur post-mortem espere-t-il etre avoir? Aucuns des cités plus haut ne lui conviennent. Helas! Mr Boutefloukt. L'Histoire a tout retenu de qui vous etes, de ce que vous avez fait, et meme de vos maniguances les plus vilaines. Vous etes la risée de la Nation, Celui qui a fait de l'Algerie un foyer de pauvreté, un centre pour psychopathes a point de depart d'une jeunesse vers le neant, l'aventure, la desertion et la fugue. Bref, l'algerien merite bcp mieux pour President qu'un pantin de bois!.....

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Vous n'arrêtez pas de rappeler à la PRÉSIDENCE (tout le monde sait que la GESTION des affaires ("vitales") du pays est traitée collectivement toutes factions (citées dans l'article: généraux, hommes d'affaires & autres proches...) confondues mais vous omettez de tenir en compte les facteurs géo-politiques de l'époque de l'euphorie du pétrole à plus de 110 USD/ UNE GESTION DU TAC AU TAC et c'était l'heure du musellement de la presse qui dérangeait beaucoup trop le bon déroulement du scenario pro-occidental imposé et prôné.

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La maffia algérienne n'a pas de chance. Elle contrôle tous les médias , elle en crée parfois pour certains comme Algérie Part au service de leur succursale à Sonatrach. Mais hélas pour elle et tant mieux pour nous, ce sont les autorités étrangères (italiennes et espagnoles pour Sonatrach notamment) qui nous informent sur les actes de trahison (même si cela ne change rien car la corruption est un crime imprescriptible quant à la trahison.... ). Les 700 millions de dollars de cette raffinerie italienne auxquels il faut rajouter le passif de 290 millions de dollars de Petroplus n'est que l'arbre qui cache la forêt. L'objectif de la maffia est de détourner des cargaisons de brut qui vont être "destinées " à cette raffinerie. Les enjeux portent sur des milliards de dollars avec la complicité déjà acquise des autorités algériennes qui ont certainement déjà donné les dérogations pouir ces cargaisons....Un éléphant ça Trompe énormément...Le siphonage va aller très vite En période de crise, la maffia a besoin d'innover dans l'art du détournement pour réunir les ressources necessaires au renouvellement du mandat..Il y a tant de "bouches grandesouvertes à nourrir" Mais attention, les jeunes, non candidats au suicide, ont maintenant tout compris. Un tsunami 88 bis est vite arrivé.

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