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REGARD

L'Algérie ou l'ère de la mise à nu !

Bouteflika a enfoncé 20 ans durant l'Algérie dans l'immobilisme et la dissimulation.

Il a fallu cette vertigineuse chute des prix du pétrole pour que nos éclairés gouvernants se rendent compte de la gravité de la situation.

Notre pays dont la seule ressource depuis notre indépendance est les hydrocarbures est menacé plus qu’avant par le spectre de la famine, chose que ceux qui l’ont gouverné  durant quinze  années considèrent en toute irréflexion  un phénomène banal.

Mis à part le peuple qui s’inquiète précocement, la sphère dirigeante algérienne manifeste une espèce d’indifférence singulièrement effrayante, des déclarations contradictoires émaillent la scène médiatique, des propos scindés entre ceux qui exposent un optimisme factice en dépit de cette menace qui nous guette et  ceux qui exhibent un pessimisme réellement  tangible.

Cette situation économiquement chaotique met en avant l’échec voire la faillite de la gestion de l’équipe gouvernante plutôt régnante sur le trône de la république, une équipe qui a  englouti plus de 800 milliards de dollars dans des projets totalement ruinés par la manie de la subtilisation et de la corruption. Cette colossale somme qui devrait muer notre pays en un paradis terrestre et qui pourrait jalouser plus d’une nation. Le narcissisme qui caractérise nos pseudo-responsables, et la tendance à s’éterniser aux postes clefs de l’État  avec le maintien voulu de ministres véreux a engendré cette situation de ruine programmée.

Notre pays franchit une phase des plus scabreuses, conséquence d'une gérance sans repère, infligée par ceux que le peuple ne cesse de vomir depuis l'indépendance.

Les oiseuses réformes qu'ont endossées les institutions sur tous les plans, ne se sont avérées qu'une poudre aux yeux comme pour berner ce crédule peuple qui continue d’essuyer un pouvoir unique en matière d’absolutisme.

Les précédents mandats de tous ceux qui ont manié l’infaillible machine de la fraude pour s’étendre perpétuellement sur le strapontin de la royauté, indiquent clairement que l’appétit de régner sans partage prime sur tous les intérêts nationaux.

Ceux qui ont coudoyé les misères qu’a enduré le pauvre algérien, savent indubitablement qu’une révolte spontanée va engloutir ce riche pays avec tous ces paradoxes qui divisent cette terre en deux lieux plutôt communautés différemment conçues, l’une à l’antipode de l’autre.

Il y a cette arrogante oligarchie qui assujettit tout un peuple, dont les milliards du pétrole leur sont un butin impartageable, avec l’assurance d’être entièrement à l’abri de tout éventuel besoin, en s’obstinant dans leur talent d’étouffer toute voix d’opposition, chasser tous les journalistes soucieux du devenir tragique de leur pays. Puis il y’a cette classe qui vit sous le seuil de l’indigence, et qui demeure passive par le coup de la coercition, devant le destin que lui a réservé une indépendance déviée.

L’actualité nationale est sujette à des questions qui démontrent plus encore la fragilité du régime algérien, la distance qui sépare le peuple de ses gouvernants dévoile bien cette criante méconnaissance de ces derniers des réalités sociales du pays.

Notre pays n’a guère connu de conjoncture pareille depuis l’indépendance, La surdité que feint le président par rapport aux plaintes émanant du peuple qui crie à la famine, n’augure rien d’optimiste, le cas de la pomme de terre qui a disparu du marché depuis des mois dénude notre pouvoir de toute stratégie économique et le dépourvoit de toute crédibilité politique.

Auteur
Rachid Chekri
 

Commentaires

Permalien

Ainsi ,il a signé la loi de finances!Mais comme ses communicants sont d'une indécrottable nullité,ils ont sur-montré les scènes où l'on voit un pauvre hère s’escrimait ,sous le regard plus qu'ahuri de bensalah , pour suivre au style feutre les pointillés déjà esquissés sur le papelard.Et tout cela pour nous faire croire que ce n'est pas said qui signe et décide de tout....
Des exercices de didactique en maternelle apprennent aux enfants à suivre les pointillés sur la cahier pour apprendre à écrire.
Pauvre bouteflika livré par ses frères et soeurs à la risée du monde!
Jusqu'où iront-ils la prochaine fois : exhiber son cadavre animé de l'interieur par des micro-robots fabriqués par des chinois complaisants.
Allah yakchefkoum

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