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KABYLIE

L'ANAVAD lance un appel à candidatures pour la recherche sur la flore

Dans le cadre du programme kabyle de bourse et de subvention de recherche « Développement et Perfectionnement », le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche du Gouvernement provisoire kabyle en exil (Anavad) lance un appel à candidatures pour la réalisation du premier projet de recherche porté sur le recensement et l’étude des plantes médicinales en Kabylie.

Recensement et étude des plantes(herbes) médicinales de la Kabylie [DP-112018-01][valorisation et développement de la flore en kabyle]

Ce projet vise à récupérer et à structurer les connaissances et le savoir-faire du peuple kabyle en ce qui concerne l’utilisation traditionnelle des plantes (herbes) médicinales au niveau de tout le territoire de la Kabylie (forêts, montagnes, vallées et plaines). Il vise aussi à recenser, récupérer et vulgariser le vocabulaire de la langue kabyle (qui est en voie de disparition) en lien avec la flore. Aussi pour garder et développer les connaissances ethnobotaniques, les vertus des plantes médicinales et leurs multiples usages en Kabylie.

Le savoir et le savoir-faire traditionnel représentent un patrimoine historique de la Kabylie. Ils peuvent devenir un secteur de recherche scientifique dans le domaine [botanique et microbiologique] pour développer de nouvelles perspectives pour l’agroalimentaire, l’industrie chimique et pharmaceutique pour la Kabylie de demain.

Description globale du projet

Le projet consiste à effectuer des recherches, des études et des analyses aussi bien théoriques que pratiques sur le terrain dans l’optique d’élaborer un mémoire sous forme d’encyclopédie scientifique (botanique) kabyle sur les plantes médicinales de la Kabylie. Le territoire défini pour ce projet est composé des régions suivantes : Vumerdes (Boumerdes), Tizi-Wuzzu (ex Tizi-Ouzou), Tuvirett (ex Bouira), Vgayet (ex Bejaïa), Burǧ Buɛririǧ (ex Bordj Bou Arréridj), Asdif (Setif), et Ighil Gili (ex Jijel).

Travail demandé

1- Recensement des plantes médicinales de la Kabylie

Par un recueil d’informations ethnobotaniques à l’aide de questionnaires auprès des populations montagnardes,vdes campagnes mais aussi urbaines, des commerçants d’herbes, des herboristes, des tradipraticiens (tradithérapeutes ou guérisseurs) et sur le terrain, aussi bien à travers les forêts, les montagnes et les plaines. De même, il est fortement recommandé d’explorer et d’utiliser toutes les références existantes et travaux de recherche déjà effectués sur le sujet.

2- Classement, répartition territoriale (géographique), et milieu favorable

  • Lieux : Jerjar (Djudjura), Tigurra (Biban), Tavavurt (Babour), Soummam, Vallée d’Imcedallen (Vallée de Mayu), Hauts-Plateaux, La côte de la Kabylie (méditerranée), etc.

  • Climat, milieux et environnement favorable pour son développement, sa culture et sa croissance.

  • Origine biologique et histoire de son utilisation.

  • Statistiques : Distribution et densité des populations par espèce de plantes et territoires.

  • Distribution et densité (estimation) des populations par espèce et par territoire.

  • Classement par famille (espèce), catégorie, territoire et typologie (sauvages ou cultivées, etc.): [Table de classification].

3- Étude des cas de menaces (feu de forêt, maladies, etc.), risques de disparition et solution recommandées pour régénérer les espèces concernés (par racines, par graines, par boutures, …).

4- Utilisations traditionnelles en Kabylie
[remèdes, indications, contre-indications]. Pour les traitements de maladies et autres utilisations. Exemple des groupes de pathologies : système digestif, la peau, système circulatoire, appareil respiratoire, la vue, antipoison, rhume, grippe, et l’intérêt alimentaire pour les populations locales et rurales.
– Bienfaits pour la santé.
– Utilisation traditionnelle : méthodes, outils et transformations.
– Méthodes de plantation (germination, boutures, racines).
– Commercialisable et possibilités de commercialisation professionnelle.
– Autres utilisations possibles.
– Intérêt dans le développement durable des forêts de la Kabylie.

5- Sommaire des compositions biologiques et chimiques.

6- Illustrations et conservation d’échantillons : prises d’images (illustrations) et d’échantillons.

7- Présentation des travaux : élaboration d’un mémoire (encyclopédie scientifique Kabyle) sur les plantes médicinales de la Kabylie.

Indications

  • Les candidats-chercheurs peuvent travailler dans la langue de leur choix (Kabyle, Français, ou anglais). Sous l’accord de leur encadreur (Larvi).

  • Tout travail réalisé dans une langue autre que le Kabyle (Taqvaylit), doit être obligatoirement traduit en Taqvaylit.

  • Tous les noms des plantes doivent être indiqués en langue Kabyle, écrits en Tifinagh et en Latin.

  • Une subvention de recherche est accordée pour la réalisation de ce projet. Les détails seront communiqués aux candidats retenus.

  • Trois candidats-chercheurs avec un encadreur en Kabylie sont requis pour former une équipe de recherche pour le projet.

  • Les candidats non retenus, seront classés dans une liste d’attente et ils peuvent postuler à d’autres projets à venir.

  • L’encadreur est autonome dans ses responsabilités et sa gestion. Il est le superviseur et le promoteur du projet.

  • Début des travaux : l’encadreur est libre d’élaborer un calendrier selon ses propres méthodes.

Candidature

La candidature est ouverte aux diplômés universitaires sans emploi et les étudiantes et étudiants en fin cycle universitaire.

Domaines : [Pharmacie, Génie des forêts, Biologie, Microbiologie, Agronomie, …].

Dépôt de candidature

Veillez déposer votre candidature en répondant à cette annonce par courriel au :

candidat@asdawan-aqvayli.education

En indiquant les renseignements suivants :

Candidature au projet DP-112018-01 : Recensement et étude des plantes (herbes) médicinales de la Kabylie

Renseignements personnels

Nom, prénom, numéro de cellulaire (portable), adresse courriel, village/ville, Lɛerc, municipalité (commune), région administrative actuelle (Département / Wilaya).

NB: Ne pas attacher de fichiers à votre demande. Nous n’acceptons pas de courriel avec fichiers joints.

Nous communiquerons avec les candidats retenus pour l’étape de sélection.

Proposition de références bibliographiques

1- Plantes médicinales de Kabylie. Par Mohand Ait Youcef. ISBN: 2910728579. Éditeur : IBIS PRESS (10/05/2006)

2- Lexique des plantes Français-Kabyle (web) : lǧamaɛ umaṣut yerra d udem-is.

3- Plantes de Kabylie – Imghan n Tensawt. Par De Said Zidat.

4- Recherche sur Internet : La flore médicinale et ses usages actuels en Kabylie (wilaya de Tizi Ouzou), quelques résultats d’une étude ethnobotanique. Par Rachid Meddour, Hacène Mellal, Meddour-Sahar Ouahiba et Derridj Arezki.

D’autres détails sur le projet seront communiqués aux candidats retenus pour le projet.

Ce projet peut contribuer à l’analyse socio-économique de la Kabylie. Le projet avec ses résultats d’analyses et des données probantes contribuera à identifier les meilleures pratiques pour maintenir et développer une flore sauvage et urbaine offrant des bénéfices socio-sanitaires.

Par ce programme de soutien à la recherche, nous voulons mettre en œuvre une synergie entre nos jeunes universitaires pour l’intérêt de la recherche, qui enrichira l’enseignement et le développement de notre langue afin de la graduer progressivement vers les sciences et les technologies.
Le Gouvernement provisoire kabyle en exil (Anavad), fera de son mieux et son possible pour soutenir et propulser la jeunesse kabyle vers la réussite et le développement.

Selon les moyens, nous visons aussi le regroupement stratégique des chercheurs Kabyles dans tous les domaines et leur offrir des moyens et des outils de communication dans un cadre collaboratif. Ces regroupements de chercheurs peuvent aussi offrir des environnements de formation et de soutien aux étudiants kabyles au niveau des cycles supérieurs et de la recherche.

Par le soutien à la recherche en Kabylie, l’Anavad vise à faire émerger de nouvelles compétences et renforcer les pôles d’excellence de recherche dans tous les domaines aussi bien théoriques que pratiques. Ces pôles devront s’insérer dans les grands réseaux scientifiques internationaux et contribuer au développement des domaines de recherches prioritaires, pouvant avoir des retombées potentielles importantes pour la Kabylie, tant sur le plan scientifique et technologique que social et économique.
Certains regroupements peuvent faire l’objet d’alliances stratégiques avec des industriels et entrepreneurs kabyles.

 

Commentaires

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On demande des candidats pour travailler sur un projet mais on ne précise pas le montant de la subvention de recherche qui est offerte pour chaque candidat retenu.

Aussi, il ne me semble pas judicieux de limiter les candidatures aux sans-emplois. On veut faire du travail de qualité avec les meilleures compétences ou bien on veut créer de l'emploi pour les sans-emploi?

Permalien

louable initiative qui permettra de fixer par l'écrit l'immense patrimoine kabyle de la terminologie phytosanitaire . Petite contribution : en kabyle on dit TIMEJATINE = plantes médicinales, du verbe EJJI : guérir. Par exemple : MEJIR , la mauve, TIMIJJA, la sauge, signifie plante guérisseuse, comme AMEJAY: médecin. Déjà en 1850 les botanistes français ont répertorié env 26000 espèces de plantes endémiques de Kabylie. Les plantes toxiques se nomment TIMERATHIN (ig ttmarrithen, intoxiquent), ex. MERUYETH. Les hallucinogènes : TIHCICIN ( h'cic, ahcayci ); les purgatives (purges) = TIQLILIN comme QLILU, qui donne la colique (leqlala, besoin pressant). Les vomitives TIMRIRINE (iriran, vomis) TIMERZAGIN combattent la diarrhée; TIGHEDDIWIN = plantes BASSES, au ras du sol, ex: tagheddiwt. La ville de SETIF se dit S'TIF en kabyle, mot qui vient de ASETTAF : la terre sans arbres, herbeuse, propice au pastoralisme/céréaliculture. on dit encore VUSETTAF : parasite noir qui ravage les plantes. Le mot "steppe" vient du berbère assettaf. Quant à BBA son orthographe exacte est EL BORJ VU AËRARIJ : la tour (bordj) avec haute (AËlay) terrasse (ARARIDJ = AIRE droite, plane). comme TAËRIJT , AËRUDJ (nid de cigogne), qui signifient plate-forme haute. Si on dit Bordj Vu Ärudj ça signifierait : la tour au nid de cigogne. TIGURA désigne le passage étroit (portes de fer) sur la route de Bordj Vu Aeraridj; BIBAN vient de là (portes) est complétement erroné ; le vrai nom de la chaine des "bibans" en kabyle c'est : TIGURARIN de TAGURAYT, GURAYA, montagne de hauteur moyenne. Le point culminant (aqacuc) de cette chaine se trouve au dessus de SEDDUQ et s'appelle AZRU N' VUCTUV; c'est pour ça que ce village historique s'appelle SEDDUQ qui veut dire : SEDDaw UQacuc : au dessous du sommet.

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