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Tribune

Le foot en Algérie : une miséricorde à sa juste valeur

Magouille, violence et drogue, c’est le moins qu’on puisse dire, non pas sur les mafieux italiens, ni sur le vécu de Pablo Escobar, mais il s’agit tout simplement d’un football algérien gangréné par des scandales avec bien évidemment l’argent public.

Le secteur de la jeunesse et des sports s’est offert ces derniers temps le soutien de l’entreprise Sonatrach, l’une des plus riches en Afrique, pour gérer des clubs professionnels constamment déficitaires avec le management d'individus qui sortent de nulle part. Résultat ? une discipline squattée par des hommes d’affaires, des politiques ainsi que par des récidivistes, dont la marginalisation des éducateurs sportifs dûment qualifiés par leurs études spécialisés, impose des faits qui demeurent tout, sauf une pratique en éducation physique et sportive.

En ce début d’année de 2019, on en aura vu de toutes les couleurs dans notre soi-disant, championnat professionnel, qui met en avant les dérives d’arbitrage, des scènes de violence, de dopage et pour en finir, des huis-clos prémédités sans que cela ne soit vraiment inquiéter ni par quiconque audite et encore moins par les fameuses commissions d’enquêtes et pourtant, ce n’est pas les lacunes qui se font désirer.

Un paradoxe fruit d’une société étouffée par la politique d’austérité tandis que des milliards coulent à flot dans un domaine qui scande son ras-le-bol et qui s’est malheureusement soldé des conclusions amères mais logique au même temps.

Car en tenant compte des statistiques référencées au cours de cette décennie, et plus précisément, depuis sa professionnalisation en 2010, nous allons vite apercevoir, qu’aucun stade parmi les cinq prévus n’a été inauguré, seulement un club titré en échéance internationale, en l’occurrence, l’ES Sétif en 2014, et des joueurs incapables de décrocher la moindre titularisation dans leur propre équipe nationale et le comble, ce sont ces entraîneurs locaux considérés comme étant, une espèce en voie de disparition.

Mais où est donc passé tout cet argent ? Peut-être que la réponse se trouve dans l’affaire du jeune joueur Mouloudéen, qui s’est avéré consommateur de cocaïne à l’issue des testes antidopage, une manœuvre qui confirme qu’en fin de compte, l’argent du peuple échoue chez les trafiquants de drogue.        

 

Auteur
Anès N.
 

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