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Samir Bouakouir

"Le spectre d'un nouveau 5 octobre plane sur l'Algérie"

La colère sourde et légitime qui couve dans le pays depuis des décennies, notamment au sein de la jeunesse, commence à s'exprimer ouvertement et dans la rue.

En décidant de tenter le pire en reconduisant dans des conditions ubuesques un chef d'Etat impotent, le système a brisé les réticences populaires et les craintes d'un syndrome libyen.

La grotesque et humiliante mise en scène organisée par le FLN à la coupole d'Alger a fini par provoquer une profonde indignation populaire.

Le spectre d'un nouveau "octobre 88" plane plus que jamais sur le pays.

Le pouvoir commettra une erreur politique lourde de conséquence en sous-estimant le ras-le-bol général. Tenter d'user de la menace, de la manipulation ou de la provocation ne fera qu'aviver le sentiment de révolte et élargir la contestation.

Les manoeuvres sournoises et dilatoires sont aujourd'hui inopérantes, les seuils de ruptures étant atteints.

Le système étant phase d'épuisement politique, ses capacités régénératrices totalement réduites, les promesses de profondes réformes politiques et économiques sonnent comme une tentative désespérée de sauver les apparences et de gagner du temps.

Si cela a fonctionné au moment du "printemps arabe", l'épuisement des ressources financières ne saurait à présent garantir la "paix sociale".

Plus grave, la perspective d'une mutation dangereuse du système n'est cependant pas à écarter.

Les forces "compradores" qui se sont emparées de certains leviers décisionnels sont prêtes à des concessions stratégiques pour bénéficier de l'appui politique et financier étranger.

Une occasion inespérée pour les puissances hostiles au positionnement géostratégique hérité du non-alignement, rare survivance de la révolution algérienne, de provoquer une inflexion de la politique extérieure, notamment de la doctrine militaire, pour inscrire notre pays dans des alliances qui hypothéqueront l'indépendance nationale. 

La complicité active de ces cercles anti-nationaux, à l'origine de l'"affaire cocaine", nichés au coeur du pouvoir,  y compris  dans les secteurs sensibles de la sécurité, peut aller jusqu'à  instrumentaliser la "rue" pour provoquer l'Etat d'urgence et s'emparer ainsi de l'ensemble des leviers du pouvoir.

Ce qu'ils proposent au pays, ce n'est ni plus ni moins qu'une reddition sans conditions à l'ordre néolibéral mondialisé.

Si le pouvoir a choisi le fuite en avant, les forces patriotiques doivent rapidement agir non pas pour souffler sur les braises mais pour définir, en s'inspirant de l'appel du premier novembre et du congrès de la Soumam, les bases d'une alternative politique et démocratique pour reconstruire l'Etat et la Nation.

Loin des surenchères et des appels irresponsables au soulèvement, au delà du 18 avril, les acteurs politiques crédibles, où qu'ils se trouvent,  ont, face à ces enjeux qui touchent à la sécurité et la souveraineté nationales,  la responsabilité historique de donner une perspective patriotique à un mécontentement populaire qui ira en s'amplifiant.

Aujourd'hui, ce n'est ni plus ni moins que la préservation d'une certaine idée de l'Algérie. Celle des pères fondateurs.

 

Commentaires

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Dit la chanson. Pour rappel, le papa de votre joumhouria, ou ce que vous appelez l'algerie" s'appel Sneider, militaire fils de fafa. Adios amigos. Votre goutte de trop a deverse', avant qu'elle n'ait coule'e. Le faux finit toujours par se reveler de lui-meme...
Pour ceux qui appelent au patriotisme, voici une verite' qu'il faut savoir, si vous ne voulez pas rater le trounant encore une Nieme fois, car cela dure depuis plus de 1000(mille) ans a la fin. Votre seul ennemi s'appele l'arabo-islamisme - pour le voir, il suffit de se tenir devant un mirroir.

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Il me semble que bouteflika, meme reduit ou carrement foutu depuis quelques temps, a reflechit au deal qu'il a conclut avec les algeriens: Leur fabriquer un pays, c.a.d. leur faire... Un service comme les autres - et cela n'est possible que s'il arrive a faire bouger ces navets d'algeriens et se mettre au boulot. Pour cela, il a commence' par leur supprimer la terreur, c.a.d. le DRS, mais le courage tarde a venir. Alors, il s'est mis a triturer leur soi-disant honor national, avec la nique a repetition de la constitution. et il continue... d'ailleurs il a fait savoir qu'il emis une circulaire interdisant la violence contre ceux qui prendraient la rue et la jomhoria... Apparemment, pas de prennants, rien que des petits fete-ards de stade et lui demande a voir des hommes - qui puissent imposer leur ordre - c'est la son probleme, la solution qu'il vous prescrit c'est d'en finir avec des quemandeurs, une fois pour toutes.

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