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COUP DE GUEULE

 Le violeur de constitutions récidive

Le violeur de la constitution algérienne en 2008 pour rester au pouvoir a récidivé, lundi 11 mars, pour, tenez-vous bien, prolonger son quatrième mandat sans passer par des élections.

Abdelaziz Bouteflika, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a tout simplement reporté les élections présidentielles d’avril 2019 à une date ultérieure, ignorant superbement l’article de la constitution qui stipule clairement que ce report n’est autorisé qu’en cas de guerre.

Ainsi donc, après avoir échoué dans sa tentative de briguer un cinquième mandat à durée déterminée, Abdelaziz Bouteflika change de fusil d’épaule et opte pour un quatrième mandat à durée indéterminée. Hadj Moussa, ou Moussa hadj, quoi !

Aussi, au moment où des millions d’Algériens sont dans la rue pour exiger le départ de tout le système, Abdelaziz Bouteflika n’a pas trouvé mieux que de limoger le premier ministre, Ahmed Ouyahia, pour le remplacer par un membre de son gouvernement, Noureddine Bedoui en l’occurrence. Hadj Moussa, ou Moussa hadj, encore et toujours.

Une chose est sûre maintenant : ce pouvoir est dans un oued, et les Algériens sont dans un autre. Pire encore, les tenants du pouvoir se comportent comme s’ils étaient les dépositaires de ce pays. «Dazzou maâhoum », semblent-ils dire aux manifestants.

C’est ce mépris total envers ses compatriotes qui poussera sans nul doute les Algériens à ressortir massivement dans la rue, vendredi prochain. Les Algériens ne sont pas près de lâcher du lest. « Dégagez ! », tel est le slogan phare des nouvelles manifestations.

Abdelaziz Bouteflika reconnaît publiquement qu’il est âgé et malade, mais continue à croire dur comme fer qu’il est là et qu’il entend peser de tout son poids dans l’édification d’une « nouvelle République » et d’un « nouveau système ».

Un homme qui a violé la constitution pour rester vingt ans au pouvoir avec les résultats que l’on sait, peut-il bâtir une deuxième République en moins d’un an ?

Les violeurs en série ont ceci de particulier qu’ils commettent toujours l’erreur qui les conduirait devant les assises. Les violeurs de constitutions, eux, sont condamnés par l’Histoire.

Auteur
Ahcène Bettahar
 

Commentaires

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Avant 1999, l"algérie n'était pas le japon, ni la norvége et les algériens n'étaient ni des japonais ni des norvégiens, pour parler de respect de la constitution, c'est quoi ce délire?
ce n'est pas la premiére violation de constitution, mais c'est peut être la dernière, et peut être que c'est pour une bonne œuvre,
il y a peut étre guerre entre ceux qui veulent faire perdure le systéme de rente comme boukrouh qui reçoit toujours son salaire de ministre (et ses semblables profiteurs) et le peuple qui veut la fin de ce systéme de rente, et donc cette prolongation peut avoir sa justification,
et il restera à savoir si bouteflika choisira de répondre favorablement au peuple ou permettra à boukrouh et consorts de continuer à vivre indignement sur le dos des algériens,

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Napoléon le nain – Victor Hugo revisité :

« Cet homme avait donné naguère un coup de main
A la splendeur de l’Algérie et des damnés ;
Aujourd’hui, il a des états de service
D’un chacal, et le crime aime en lui le vice » Smaïl G.

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Je voudrai savoir si l'ANP qui doit etre garrante de constitution et qui l'a d'ailleurs ramené car il était "le moins mauvais" n'a pas tous les atouts en main pour les attaquer TOUS en justice et les enfermer a vie pour violations successives et abhérantes de la constitution et mensonges dans tout ce que lui, et ceux qui l'entourent font. Une question: Un autre GROS mensonge certain: Quelqu'un pourra VERIFIER si es 5.5 millions de signatures pour boutef sont vraies et valides, si d'après lui, dans sa lettre, "il n'a jamais eu l'idée d'aller a un 5i mandat" ?

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