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Rebond

L’infinie tromperie de Kadour Naïmi

Kadour Naïmi n’est pas à la mesure d’un débat d’idées contradictoire. Je l’ai interpellé publiquement, devant les Algériens, sur sa nationalité italienne ; il ne me répond pas, en estimant que ni la carte d’identité ni le passeport n’expriment une fidélité. Sans doute, mais cette fidélité, il y a failli, concrètement failli.

L’Algérie, il l’a définitivement quittée pour vivre en Italie, dans la nationalité italienne. C’est un fait qu’il ne dément pas, s’abîmant dans son habituel verbiage. Encore, une fois, je dis à mon insulteur, pour clore définitivement ce mauvais débat : Écrivez en toutes lettres et en majuscule : « JE NE SUIS PAS ITALIEN ». Et signez. Il ne le peut pas sans tragiques conséquences, notamment la déchéance de nationalité. Il fait ainsi le dos rond, il se tait et choisit l’attaque ignominieuse pour détourner l’attention. Démarche simplement perverse.

Activiste de l’extrême gauche italienne, Naïmi en maîtrise les techniques de subversion des masses. Il l’a fait à « Algérie patriotique », il le fait au « Matin d’Algérie ». Et le mensonge paye, lorsqu’un Italien, qui a tourné le dos à son pays d’origine, publie effrontément pendant trois mois un feuilleton sur les harkis, en s’érigeant en donneur de leçons.

Alors même qu’« Algérie patriotique » a censuré mon droit de réponse dans lequel je dénonce son jeu pervers (ce troublant cheval de Troie qu’il a utilisé pour berner les lecteurs de deux sites d’information en ligne et leurs lecteurs) et démasque sa nationalité italienne, il en prend connaissance, informé par la direction du site. Ce qui est contraire à l’éthique professionnelle, au débat public et au droit de la presse. Il me rétorque par un poème testamentaire alambiqué (« AP », 20 juillet 2018), témoignant de sa duplicité, lorsqu’il fallait dans la clarté m’opposer un démenti sans fioritures. Italien, athée, Naïmi souhaite se faire incinérer, c’est son droit et je ne l’ai jamais discuté pour être à ce propos accusé de fatwa saoudienne. Il fait feu de tout bois, lorsqu’il prononce contre moi au détriment de toute cohérence, cette imputation de bigoterie wahhabite, comme précédemment celle de « disciple de Jdanov ».

Naïmi a publié seize numéros d’un feuilleton sur les harkis, oubliant qu’à leur exemple il a fait défection à l’Algérie. Demi-lettré, au cœur de la trahison, il cite pour me confondre l’essai de Julien Benda, « La Trahison des clercs » (1927) sans l’avoir lu et sans savoir de quoi il traite. Il invoque aussi Paul Nizan, « Aden Arabie » (1931), mais il fallait de cet auteur rappeler « La Conspiration » (1938), grand classique français de la trahison ; et, spécialement, en ce qui le concerne « Le Cheval de Troie » (1935). De quel clerc et de quelle trahison parle-t-il, lui qui est si proche de la potence des reîtres ?

Je suis, pour ma part, face aux Algériens, en toute responsabilité dans mon effort quotidien et dans la loyauté, dans le respect des valeurs qui ont forgé l’histoire de mon pays. Naïmi ne peut en dire autant. Il a déserté. Il a menti. Il a trahi. Il a déjà effacé, chez lui en Italie, nos horizons et nos espérances d’Algériens qui ne lui appartiennent plus, injuriant la morsure et la souffrance de nos guerres de libération, d’hier et d’aujourd’hui. Il n’est plus, dans la joie et dans la douleur, un enfant de ce que le poète appelle un « pays de longue peine ». Ce pays (devrais-je le marteler encore), il faut le mériter.

(*) Abdellali Merdaci est Professeur de l’enseignement supérieur, écrivain et critique.

Auteur
Abdellali Merdaci (*)
 

Commentaires

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Mais je ne savais pas que vous étiez si proches.

Non ce n'est pas un lap-suce, elkalimatou el mounassiba fi makane el mounassib. Vous nous avez assez gonflés avec lesplikage des mots. Dousk on savait noukni que vous étiez unis à ce point?

Awah, je savais qu’il était maso mais pas autant que çà. Issar c’est parce que Ingiripataryoutik le jarnane qui l’avait utilisé comme une serpillère jusqu’au dernier fil et où il avait tant exagéré lui a fermé ses colonnes qu’il a rejoint le journal des "makistes" , comme lui et ses complices aimaient qualifier le Matin-Dized.
J’en doutais , qu’il retourne sa veste , son caleçon, qu’il mange son turban, mais qu’il se rende comme ça tout nu dans notre camp, alors qu’on ne lui en demandait pas tant, ça a failli un moment me surprendre.

Enfin quand je dis qu’on ne lui en demandait pas tant , c’est juste parce que la pudeur m’interdit de vous dévoiler ce qu’on lui a fait faire pour le publier ici.

Bon d’accord ça ne me regarde pas, mais admettez kamim qu’un virage de cuti comme celui-là ça surprend.

Mais ouqsimou billeh que j’va vous le dire, moua aussi j’va m’amuser à vous spliki les différentes postures du mot « mtorni ».

Non, finalement je ne vous splik ryen ditout. Et pourquoi ça serait toujours moua qui va vous révéler les dessous de cette affaire. Ils sont tellement indulgents avec moua au Matin.

Quoi que ça me chagrinerait de ne pas vous en dire plus en vous aiguillant sur le chemin .

Yakhi vous avez dija remarqué les allures de gay-pride qu’avait pris le débat ?

Non , finalement, non : moi je ne suis pas contre les demandeurs d’asile , d’ayor vous autres vous êtes trop homophobes , et moi je ne lui en veux pas à ce point. Mais finalement je prèfère Si Qeddour. Lui au moins il n’avait pas caché qu’il était bi : il tapinais sans gène à ingiripataryoutik et au matin.

Alla, khati n’allez pas croire non plus que je drague. Yakhi nighawène , thella thdjarmith enni, sinon a crodile a poutame, a ricirinos naghs je me la coupe ga3.

Hend Uqaci

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Àctiviste de l'extrême gauche genre daech , fasho sur les bords et qui a cristallisé son combat autour des harkis
Des fachos qui ont dévoyé et usurpé jusqu'au 'noble combat du Che .

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Vous vous crêpez le chignon comme deux vieilles mégères et vous osez vous attaquer à Boualem Sansal et, Kamel Daoud ? Les seuls qui ont osé défier la bêtise au lieu de la caresser dans le sens du poil. Le pays est en ruine, saccagé par des prédateurs sans noms et vous vous discutez du sexe des anges. C'est lamentable !

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Mon pauvre ami, vous êtes dépassé. La plupart des gens vivent avec 2,3,4 nationalités. Est-ce à dire qu'ils sont infidèles à leur terre natale ? Point du tout. Etes- vous Dieu le Père pour sonder les reins et les cœurs ? Qui êtes-vous pour faire des sommations à ce monsieur, dans ce qu'il a de plus intime, de plus personnel dans un domaine où il n'a de comptes à rendre à personne et surtout pas à vous. Ignorez--vous que l'Algérie le reconnaît comme son fils, lui et ses descendants, pour l'éternité ? Êtes--vous jaloux ? Voici la solution :Sortez un peu de chez vous, aérez-vous les neurones. Ouvrez-vous à d'autres peuples, d'autres civilisations, d'autres cultures et vous verrez que le monde est petit et que vous ne faites qu'aggraver votre névrose, si tant est, comme le disait Freud, que la névrose n'est que le fait de ruminer constamment les mêmes idées. Je vous souhaite de vous élever un peu et de panser vos plaies afin de pouvoir commencer à les penser. Bien cordialement à vous.

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Personnellement je ne vois aucune différence entre Merdaci et Naimi. Tous les deux vous avez un égo démesuré, imbu de votre personne, narcissiques et surtout écrire dans AP, cet organe de propagande des rejetons de grands criminels de guerre contre le peuple Algérien que vous prétendez défendre. Ce qui est pathétique c’est de voir Merdaci se plaindre que ce « journal » lui refuse un droit de réponse..!

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De grâce, ayez pitié de nous, et cessez vos pontifications, vous et votre alter ego ! Epargnez-nous avec vos textes prégnants de suffisance et d’infatuation, votre renchérissement dans le patriotisme de pacotille, vos appels à l’excommunication d’écrivains ou de dramaturges dont vous ne partagez pas les idées, et votre auto-proclamation comme ayatollahs de l’algérianité dont vous semblez porter le fardeau comme Atlas portait la voute céleste sur les épaules pour l’éternité.

La malhonnêteté intellectuelle, vous la partagez à part égales. En cela, vous êtes tous deux d’authentiques démocrates. Exemple : vous écrivez « Italien, athée, Naïmi souhaite se faire incinérer, c’est son droit et je ne l’ai jamais discuté (sic) pour être à ce propos accusé de fatwa saoudienne. » Vous niez ouvertement lui avoir dénier son droit de se faire incinérer, mais vous êtes-vous donc relu ? Je vous facilite la tache et je rafraichis votre mémoire en vous citant verbatim : « Dans les pratiques funéraires musulmanes, il n’y a pas d’incinération, admise dans les rites chrétiens ou agnostiques. Là est la duplicité de Naïmi, éperonnant son cheval de Troie. »

Et, comble de la perfidie, vous jouez à l’ingénue en rappelant, dans la même phrase, qu’il est « Italien et athée », une double forfaiture selon votre logique, qui devrait le vouer aux feux éternels de la géhenne sans aucun espoir de clémence ou de miséricorde d’Allah.

Arrêtez vos procès staliniens contre les Algériens vivant hors du pays ou titulaires d’un passeport étranger ! A suivre votre logique fallacieuse, et quitte à caricaturer, Abassi Madani, Momen Khalifa ou Ali Benhadj, parce qu’ils résident/résidaient en Algérie, seraient plus algériens et aimeraient davantage leur patrie, l’auraient mieux servie que Mohamed Dib ou Mohamed Arkoun, tous deux morts en exil en France, ou encore Moufdi Zakaria, auteur de Kassaman, mort lui aussi en Tunisie, loin de son pays ! Qu’ont donc apporté à l’Algérie les premiers, par rapport aux seconds, si ce n’est l’intolérance, la haine, la prédation et la mort ?

Alors, allez étaler ailleurs la compilation de vos lectures (J’ai lu, tu n’as pas lu Jdanov, Lukacs ou Benda) et de vos ouvrages de critique littéraire ou d’études postcoloniales dont l’originalité et l’apport, comme tout le monde le sait, ont ébloui l’ensemble de la communauté universitaire internationale et mis sens dessus-dessous la discipline ! Accrochez donc la liste de vos écrits sur des cordes à linge sur les places des douars d’Algérie si vous le souhaitez ! Ou alors faites-en des banderoles défilez avec sur les grands boulevards d’Algérie.

Faites-en ce que vous voulez, mais faites-nous ce simple plaisir : épargnez-nous vos jérémiades, vos vitupérations et vos enflures verbales.

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Une anthologie de la démesure et du cabotinage !

Un seule sommité intellectuelle, Merdaci, adulé dans les cénacles académiques à travers le monde pour ses contributions majeures à l'origine d'un séisme épistémologique et ontologique dans les sciences humaines, tous les autres n’étant que des « demi-intellectuels » ou des « demi-lettrés ».

Un seul patriote, Merdaci, debout « face aux algériens », sentinelle du nationalisme algérien, poursuivant le combat de Abane Ramdane et de Ben Mhidi, face aux « menteurs », aux « déserteurs » et aux « traitres », pour reprendre ses propres termes.

Surtout, un seul successeur au légendaire Inspecteur Tahar, Kommissar Merdaci, qui a réussi grâce à son flair inouï à « démasquer » la citoyenneté italienne de Kaddour Naïmi !

Vivement les prochains tomes de cette anthologie.

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L'auteur écrit : " ...Dans le respect des valeurs qui ont forgé l’histoire de mon pays"..... Mais de quelles valeurs ton pays peut-il se prévaloir ou s'enorgueillir. Quant à prétendre être face aux Algériens, contente toi de l'être face à tes lecteurs et c'est déjà assez pour toi. Tu ne pèses pas lourd dans ton domaine pour intéresser à ce point les Algériens. S'agissant de ton rival, vous êtes tous les deux les deux faces d'une même médaille au service de vos intérêts et de vos ego.

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