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Tribune

Notre ami le roi !

Il avait pensé avoir mis l'Algérie au pied du mur en l'appelant au dialogue bilatéral, mais c'est elle qui vient de le mettre dans cette situation en lui retournant le principe de la nécessité d'une telle démarche, mais dans le cadre des organes de l'UMA qu'il a désertée.

Répondre à Mohamed VI et à sa main tendue le jour de la célébration de sa marche verte par un «et si on relançait l’UMA, l’Union du Maghreb arabe ?», c’est du grand art, faisait remarquer avec la verve qu’on lui connaît le fumeur de thé !

L'initiative marocaine est venue, faut-il le rappeler, à moins de quelques semaines des négociations sous l'égide de l'ONU avec le Front Polisario (5 et 6 décembre prochain) à Genève et à l'occasion de la célébration du 43ème anniversaire de la Marche verte et l'invasion du Sahara Occidental.

Dans certaines capitales européennes, on s'était même réjoui de cette proposition pour une reprise des relations entre les deux pays. Mais, d'autres y ont vu une sorte d'appel à témoins de la communauté internationale, selon laquelle Rabat ne peut aucunement être accusé de bloquer les relations avec l'Algérie et que c'est bien ce pays qui met en difficulté d'abord une difficile réconciliation avec le Maroc et, mieux, qui est à l'origine du blocage du fonctionnement des institutions de l'Union du Maghreb arabe (UMA). 

Selon un chroniqueur, Alger a recadré le Maroc et l'appelle à reprendre de bonne foi le cours de la construction maghrébine, en panne depuis de nombreuses années.     

La réponse d'Alger à ce que certains ont cru voir «une main tendue du Maroc» est donc venue, globale et intégrée dans la relation maghrébine. Car pour l'Algérie il est d'abord vital de reprendre le cours de la construction maghrébine là où il a été laissé, ensuite renouer et s'il le faut resserrer les liens entre tous les pays maghrébins avec comme seul objectif un nouveau départ.

Cette initiative « s’inscrit en droite ligne de la conviction intime et maintes fois exprimée par l’Algérie de la nécessité de la relance de l’édification de l’ensemble maghrébin et de la réactivation de ses instances», souligne la même source.

Voyant le coup venir et de manière très diplomatique, Alger explique donc, que «l’offre» faite à l’occasion de l’anniversaire de la marche verte n’est rien de plus qu’une nouvelle manœuvre visant à incriminer l’Algérie et à ternir son image! 

Le Maroc a répondu de manière officielle, ce lundi 26 novembre, en précisant toutefois que «la demande algérienne est sans rapport avec l’initiative Royale. Celle-ci est purement bilatérale, alors que la démarche algérienne s’inscrit dans le cadre de la relance de la construction régionale ». Il ne peut que douter que cette 35ème réunion ministérielle puisse parvenir à des résultats tangibles, différents des 34 précédentes, en l’absence d’une bonne préparation et d’un dialogue direct responsable entre deux États membres de l’UMA», ajoute la même source.

Pour l’heure on est dans le « non-Maghreb ! » Par opposition  au « tout Maghreb », dont on était en droit de rêver !

La somme de 100 milliards de dollars supplémentaires par an a été, par exemple, énoncée ! Elle correspondrait à des bénéfices qu'auraient pu engranger les économies du Maghreb à l'horizon 2017, si leurs pays cessaient de se regarder en chiens de faïence et décidaient, enfin, de coopérer !  

L'information, rapportée par l'hebdomadaire Jeune Afrique, est imputée à Abderrahmane Hadj Nacer, l'ancien gouverneur de la Banque Centrale d'Algérie et fervent partisan de l'UMA qui, hélas, s'est révélée incapable de s'affirmer comme ensemble régional.

Pas plus politique qu'économique. Pourtant, l'Union promise était riche de promesses à sa naissance : « Union douanière » dès 1995, puis « Marché commun », à l'horizon 2000. A l'image de l'Union européenne ! 

Plusieurs années ont passées depuis et les économies du Maghreb continuent d'avancer en ordre dispersé malgré quelques rares initiatives comme la création d'une « Union maghrébine des employeurs » (UME) en 2007 et d'une « Union maghrébine des foires » en 2008 qui a tenu son premier salon à Alger. 

Le bilan est bien maigre, ce qui avait alarmé en son temps, le patron du FMI d'alors, Dominique Strauss-Kahn, qui, en 2008, lors d'une escale à Tripoli, a appelé « à accélérer la réalisation de l'intégration économique des pays de la zone ». 

Paradoxe, les économies du pays d’Afrique du nord s'avèrent davantage tournées vers l'Europe que vers leurs voisins directs. Plutôt aussi que de négocier, en force, avec l'Union européenne, la Tunisie le Maroc et l'Algérie ont fait cavalier seul, sans pour autant en tirer des avantages commerciaux et douaniers. 
Ce n'est quand même pas compliqué de s'appliquer à eux-mêmes les relations commerciales et douanières qu'ils ont avec l'UE, s'est étonné DSK à Tripoli. 

La zone d'Afrique du nord a pourtant de quoi séduire, elle offre un marché de 100 millions de consommateurs à l'horizon 2020. Sauf que les dures réalités du terrain freinent toutes les initiatives : marchés aux besoins mal identifiés, lourdeurs bureaucratiques, barrières tarifaires, systèmes bancaires peu concurrentiels et donc, faible soutien à l'investissement productif ! 

Réaliser la communauté économique d'Afrique du nord ferait gagner à ses membres une valeur ajoutée annuelle d'environ 10 milliards de dollars, soit l'équivalent de 5% de leurs produits intérieurs bruts cumulés (paroles d'experts!). 

Actuellement, d'éminents universitaires de la Méditerranée, dont le professeur algérien Abderrahmane Mebtoul, tentent de relancer le débat et d'attirer ainsi l'attention des décideurs sur les avantages d'un Maghreb uni ; « il serait suicidaire pour chaque pays du Maghreb de faire cavalier seul », relève le professeur qui affirme : « l'intégration économique régionale est une nécessité historique.

Et sans inclusion euro-méditerranéenne, l’Afrique du Nord serait bien davantage ballotté par les tempêtes du marché, avec le risque d'une marginalisation croissante ; une sortie des radars de l'histoire », a prédit l'éminent professeur qui a ajouté : « On peut faire avancer l'intégration maghrébine par des synergies cultuelles et économiques comme cela s'est passé entre l'Allemagne et la France, grâce au programme Schuman du charbon et de l'acier. Et les exemples sont nombreux entre tous les pays du Maghreb, la combinaison du gaz algérien et du phosphate marocain au moyen de co-partenariats internationaux bien ciblés, permettrait de créer une des plus grandes entreprises d'envergure mondiale d'engrais, selon les experts, comme le professeur Mebtoul.

Ces derniers recommandent également la redynamisation de la «  Banque maghrébine d'Investissement », la création d'une « monnaie maghrébine », à l'image de l'euro européen, ainsi que la mise en place d'une « Bourse maghrébine » qui devrait s'insérer « horizon 2020 », au sein du projet de création de la Bourse euro-méditerranéenne. 

Tous ces projets, s'ils étaient mis en œuvre, contribueraient, à coup sûr, à la prospérité de l’Afrique du nord et de ses habitants. Malgré les déclarations qui affectent un positivisme de façade, et les échanges épistolaires des plus denses entre les autorités, les raisons de la discorde entre pays voisins demeurent les plus fortes. 

Et pourtant, il y a des choses à faire. Il y a de l'espace, par exemple, pour « la diplomatie économique », le Maghreb ayant toutes les potentialités pour devenir un pivot stable. Et aussi pour traiter d'égal à égal avec l'Europe et la Chine, par exemple.                                              

Certes, c'est encore un rêve, diront certains, au regard des obstacles de toutes natures qui ne sont pas à négliger. Le business peut faire, dit-on, ce que les politiques ne font pas ! Mais ce projet de l'UMA ne mobilise guère les dirigeants politiques, ou peu ou prou ! Et notre ami le roi, en vient de faire la démonstration !
 

Auteur
Cherif Ali
 

Commentaires

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Matindalgerie ,sur ton site, on y lit cette imposture coloniale de UMA (union du maghreb arabe) ,étalée comme un crachat sur l amazighite de cette terre d algerie ,êtes vous donc,messieurs benchicou,arab et les autres de ceux qui pleurent avec le berger et bouffent avec le loup colonial?
Vous avez le droit ,mais vous devez avoir honte de nous avoir fait croire pendant de longues annees que vous etiez pour une algeriealgerienne ....
Nauséeux !

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l'UMA ? ces descendants de colons Banu Hilals n'arretent pas de rever de leur Arabistan en terre Amazigh. incroyable insulte envers les Imazighen. L'UMA deviendras une realite quand Jeuss reviendras sur terre

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Depuis que le monde est monde les maghrébins ont toujours été d'accord pour ne pas l'être.Et il ne seront jamais.

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Article deconstruit.
Je réponds a une demande par une autre demande, ou comment se derober.

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Je ne me reconnais guère dans vôtre (Maghreb arabe)! Pas plus dans l'algérie ou le maroc que le fameux "RASD". Vous pouvez donc vous chamailler jusqu'à l’éternité pendant que les nations modernes se hissent vers le respect des valeurs, humaines, identitaires et universelles.

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Je m'en fout de ce qu'il a dit le Roi du maroc et de la reponse des autorites algerienne, Ce qui m'a poussee a ecrire ce msg, c¡est le nom qu'ils donne a une region qui se trouve sur le continent africain qui s'appelait depuis la nuit des temps l'afrique du nord,. Cette decision a ete prise lors de la reunion des 5 chefs d'Etats qui a lieu a Zeralda 1981 entre Hassan 2,, Chadli, Ben-Ali, Mokhtar oueld-Taya, Mamar El-Kadafi, iIls ont falsifie l'histoire a des fins ideologique. La question qui s'impose, avant l'arrivee des arabes, est-ce que l'afrique du nord etait un paysage lunaire, il n'y avait pas des autochtones qui vivait sur cette terre ?. Prq quand l'etat d'israel a decidee de rajouter dans sa constitution Isarel est un Etat Juif, tous les arabes se sont souleve pour dire qu'ils sont contre ?. Mais, quand les arabes font la meme chose dans les pays qu'ils ont occupe ils ne se genent pas de faire comme au pire que l'etat sioniste.

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L'article semble venir de Elmoujahid ou Algérie patrioticaca.
On ne propose pas une réunion de l'UMA alors qu'on s'acharné à maintenir les frontières fermées
De la simple diversion suite à la main tendue du roi et non du peuple marocain.

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Le Maroc a proposé officiellement que l'UMA soit nommé UM pour évoquer l'identité Amazigh et eviter un element de blocage avec la population berbere qui n'est pas Arabe. Refus d'Alger et de la Tunisie. Au moins le Roi a officialisé l'amazigh dans son pays et ouvert son pays aux investisseurs étrangers. Son pays ne dépend pas du pétrole. Et ses autoroutes n'ont pas des pieds de poules et sont dotées d'aires de repos et de...sorties contrairement à celle Est Ouest.
S'il y a des gens au pied du mur c'est bien ceux du pouvoir algérien sclérosé avec une momie en fauteuil roulant à sa tête. Un pouvoir qui ne juge même plus utile d'organiser des élections qui de toute façon ont toujours été des farces. Un pouvoir qui use de la planche à billet pour une économie qui dépend à 97% du pétrole à moins de 60 dollars. Un pouvoir incapable de comprendre que les échanges économiques entre pays du Maghreb profiteront d'abord à ses propres harragas ou étudiants qui fuient en masse le pays. Un pouvoir sans fierté,servile, qui fait la danse du ventre devant MBS que le Roi, lui , a refusé de recevoir.

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