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DECRYPTAGE

Ould Kaddour : après son désaveu, son mépris envers les institutions de l’Etat (I)

Conforté probablement par un clan au pouvoir, le PDG de Sonatrach multiplie ses attaques en remettant en cause les chiffres statistiques fournis par la Banque d’Algérie (BA) et l’Organisme national des statistiques (ONS) ainsi que le Ministère de l’Energie relatifs à la baisse de la production du pétrole et du gaz, notamment le taux de croissance et les performances qui en découlent du mastodonte lorsqu’il lui a été confié par rapport à ceux d’aujourd’hui voilà bientôt deux ans de promesses vides d’application.

A l’issue de la cérémonie de signature des statuts de la joint-venture STEP en partenariat avec la société française Total dans un projet de pétrochimie, il est monté d’un cran pour pousser envers les institutions de l’Etat un mépris sans précédent. Il s’est interrogé avec arrogance : « Est-ce qu'on a un système de mesures, de calcul ou d'évaluation de la production ? Est-ce qu'on sait combien coûte l'extraction d'un baril ? » Et de continuer son affront  : «A ce jour, on n'a même exploité 30% de notre potentiel en hydrocarbures ».

Pour lui  « à l'avenir, on aura de très belles découvertes et ceux qui disent que nos gisements sont morts sont très loin de la réalité, on a encore un long chemin à faire ». A ce stade, il se trahit et se contredit en misant uniquement sur les reserves en gaz de schiste qui n’ont jamais été évaluées par nos institutions y compris Sonatrach elle-même.

Or, ce cheval de bataille sur lequel s’appuie Ould Kaddour pour signer des joints-venture et berner les Algériens ne sont en fait  que des estimations du département américain de l’information en énergie( EIA) établies par un consultant extérieur, Advanced Resources International (ARI), qui est une entreprise dédiée à la fourniture de services de consultation et de recherche dans les domaines des hydrocarbures non conventionnels et de la séquestration du CO2, à l'intention d'organismes publics américains de compagnies gazières et pétrolières et d'autres entreprises du secteur de l'énergie.

Ceci a été confirmé par le ministre de l’énergie lors de son passage dans la wilaya de Bouira la semaine dernière avec une légère erreur dans la source et la ressource (01).

Dans les faits, elles sont fondées sur des paramètres incertains (proportion de matière organique, épaisseur de la couche, étendue du bassin, taux de récupération...). Compte tenu des incertitudes sur l'ensemble des paramètres pour le bassin sud-est, les estimations de gaz récupérable peuvent  varier de 1 à 1 000. Il s’agit  des informations publiques, de littérature technique et de données publiées par les entreprises. Elles se fondent aussi sur de précédents travaux non confidentiels d'ARI.                                                                                                                                                          

1-Il enrôle les Algériens en conjuguant ses projets au futur

Tout ce qu’il entreprend, il le renvoie à son projet SH 2030. Nous sommes au début de l’année 2019, où en est le projet du processing avec les Suisses et le raffinage du brut algériens à Augusta ? Avons-nous avancé sur les importations des carburants ? Qu’avons-nous gagné ? La réponse est qu’Ould Kaddour a obtenu la capacité fictive et potentielle de vendre la raffinerie tant contestée au double de son prix.

Est-ce l’objectif visé ? Tandis que les institutions de l’Etat, ministères, banque d’Algérie et ONS, disposent de la situation de Sonatrach lorsqu’elle lui a été confiée : un taux de croissance de 8%, le règlement de tous les litiges (TPE), le gain de deux arbitrages, l’augmentation de la production, l’élan des projets pétrochimie et raffineries, le l’ouverture pour la 1ére fois en 2016 du projet photovoltaïque avec ENI.

L’entreprise avait élaboré un plan de croissance réalisé avec de très faibles investissements. La mise en œuvre d’une organisation performante en moins de 06 mois qui avait permis cette croissance et réalisée avec une expertise interne.

La paix sociale et une image honnête de Sonatrach ont été reconnues tant à l’interne qu’à l’externe.   A suivre, quelle est la situation aujourd’hui ? A qui profite cette ouverture tout azimut de Sonatrach aux étrangers ?

R. R.

Renvoi                                                                                                                                                                                           (01) https://www.lesoirdalgerie.com/actualites/les-prix-du-petrole-seront-stables-17315

Auteur
Rabah Reghis
 

Commentaires

Permalien

Quelle méconnaissance Monsieur !
Savez-vous au moins à quoi sert la comptabilité analytique ?
Savez vous depuis combien d'années, voire de décennies Sonatrach dispose d'une comptabilité analytique ? Allons allons Monsieur cessez d'insulter l'intelligence de ses cadres qu'ils soient supérieurs ou autres. Y a t-il une entreprise de la taille de sonatrach qui puisse se passer de cet outil indispensable pour analyser et apporter toutes les corrections de gestion pour une maîtrise de coûts optimale . Qu'en pense Monsieur le Ministre actuel et tous les ministres et pdg qui avaient en charge ce poumon de l'Algérie ?
Si vous dénigrez à ce point nos gestionnaires, cela n'a qu'une seule explication : Est-ce un appel indirect à d'autres compétences que nationales.
J'invite les cadres de cette fabuleuse entreprise à faire part de leurs opinions sur les déclarations du Pdg de Sh pour le moins inopportunes et surtout erronées.

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