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REGARD

Repenser la politique démographique de l'Algérie

Il est parfois ennuyeux de répéter ce que l'on a déjà dit, mais il est souvent judicieux d'en rappeler l'essentiel si on espère retenir les leçons qui s’imposent pour notre avenir : l’Algérie est malade. Elle est d’autant plus malade qu’elle a négligé sa raison, son esprit, son corps…, ses enfants !  

Qui va croire que ce pays-continent, économiquement le plus riche dans tout le Maghreb, laissera facilement fuir ses jeunes à l'étranger, sans penser aux conséquences de cet exode massif sur son épanouissement et sa prospérité. Un petit calcul d'un citoyen naïf de Bab El Oued est à même de nous démontrer qu'on est à côté de la plaque des défis de l’avenir, surtout en matière de démographie.

D'ici 25 ans par exemple, l'Algérie sera une nation "vieille", comme l’Europe de nos jours, en manque de bras et de compétences "fraîches" pour son développement.

En ce sens, les jeunes de moins de 35 ans  (environ 65% de notre population actuelle) toucheront à la barre de la soixantaine en 2040 et le renouvellement générationnel qui se fait maintenant, rappelons-le bien, moins intensivement que par le passé sera un facteur accélérateur du vieillissement rapide de sa population.

Tout au plus, le recul de l'âge du mariage lié aux difficultés économiques dont patauge notre jeunesse et la baisse des natalités, un impératif que s’imposent, chez nous, désormais tous les nouveaux couples afin de parer à la cherté de la vie et de garantir une éducation équilibrée à leurs enfants, aggraveront cette tendance baissière ou «décliniste», si j’ose l’expression.

Les autorités publiques auront vraiment de la peine à régler ces anomalies dans le futur, si elles n'y pensent pas sérieusement, dès à présent. Cela dit, l'Algérie sera amenée à réfléchir d’une manière méthodique sur une politique démographique globale, incitative de la natalité, et à établir une feuille de route sérieuse pour canaliser de manière positive les mouvements migratoires, surtout ceux en provenance de l'Afrique noire.

Loin d’être un détail, cet enjeu est d’une grande importance pour les générations qui viennent, car seule une politique démographique qui tient compte des besoins économiques du pays et entretient le rajeunissement constant de sa population, pourrait nous sauver des déséquilibres sociaux, et même géopolitiques futurs.

A cet effet, l’Etat est appelé à promouvoir une culture d’accueil en osmose avec la place stratégique du pays,  le vivre-ensemble,  le métissage culturel, le rapport à l’autre et à l’altérité en général, etc., de façon à ce que l’éducation nationale les insère, les consolide et les vulgarise avec pédagogie dans les manuels scolaires. Un travail de longue haleine qui va de l’intérêt national, décidément.    

 

Auteur
Kamal Guerroua
 

Commentaires

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En 2027 et dans seulement le quartier financier de la Chine, l’Intelligence Artificielle (IA) entraînera la perte de 2,3 millions emiplois.
Rappelez-vous que leur président actuel pour la vie, M. Xi Jinping est un fervent adepte de l’IA mais aussi du président Mao.
Lorsque Mao était le leader en charge en Chine, la population de ce pays était d'environ 1 milliard de personnes et ses politiques déclarées dans l’euphorie révolutionnaire du moment bien sûr étaient de laisser la moitié de la nation mourir de faim. L'une des principales raisons était l'incapacité du gouvernement central à non seulement être en mesure de contrôler mais aussi leur incapacité à nourrir cette moitié de sa population.
Par comparaison, la population des États-Unis et de la Russie ensemble aujourd'hui est d'environ 470 millions d’habitants, Mao avait parlé de laisser 500 millions de son propre peuple mourir de faim.
Voilà le communisme à son apogée ; quant à l’Algérie au même moment, je préfère laisser les historiens nous dire ce qu’on pensait de la même politique. Cet article n’en est qu’une description hâtive des conséquences du pouvoir usurpé et jamais légitimisé depuis, donc désobéi en tout, notamment en planning familial.

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Déjà l'Algérie n'est pas un pays du Maghreb, c'est un pays d'afrique du nord. Pourquoi payer pour une politique d'accueil et pourquoi pas améliorer la situation du citoyen?

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Vous n’avez aucun chiffre, aucune prévision aucun calcul aucune logique!
Sur quoi vous vous basez?
La population actuelle est de 42 millions, environ 6% de 65 ans et +.
Donc 2,5 millions de vieux qui d’ici 25 ans horizon 2045 vont diparaitre la tranche de 40-65 actuelle va être à sa place. Qui est environ 10% actuellement, environs 4 millions.
Mais ce que vous ignorez, en 2045 l’Algerie comptera environ 65 millions , donc ça va juste nous donner la nouvelle tranche des 65 et + à 6,1%.
Parce que vous croyez que la population Algérienne n’augmente pas ou quoi?
Elle était juste 12 millions en 1962. Elle se multiplie par 2 à chaque 20 ans.
Même si on néglige cette histoire de double au 20 ans mais nous avons déjà 1 million/années d’ici 25 ans nous allons avoir au moins 25 millions de plus.

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