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POLEMIQUE

Report des présidentielles : le machiavélisme a encore de beaux jours devant lui

On pourrait d’emblée entamer cet article par une question pour le moins lapidaire : le candidat sortant Abdelaziz Bouteflika a-t-il le droit d’annuler les élections ? Si oui, car il a agi en sa qualité de chef de l’Etat, quel est l’article de la constitution qui lui donne ces prérogatives ? Malin est celui qui pourra répondre. Un cas unique dans les annales vient de se produire en Algérie. 

Sitôt l’information quant au retrait du président des élections et sa décision de reporter les présidentielles et de nommer un autre Premier ministre, la toile est les réseaux sociaux se sont emballés. L’euphorie n’aura duré que quelques minutes. C’est-à-dire le temps d’une illusoire sensation de victoire.

En effet, la manœuvre des décideurs, aussi vicieuse soit-elle pour induire le peuple en erreur, n’a pas ébranlé la vigilance des citoyens. Pour la majorité de l’intervenant sur la toile, ce procédé via lequel le régime tente de gagner de temps est dilatoire ; son objectif est de gagner du temps !

Faut-il s’étonner si la phrase qui revenait comme un leitmotiv tout au long de la soirée d’hier est la suivante : Bouteflika veut nous dribbler ! Apparemment, le peuple ne s’y trompe pas contrairement à certains hommes politiques qui applaudissent déjà cette décision qualifiée de courageuse, de sage, voir même de géniale à l’image des propos de ce représentant du MSP dont le président Mokri est pourtant candidat qui a déclaré sur une chaîne télé : «Je suis étonné par la hikma(sagesse) du président qui a su répondre admirablement à l’attente de la rue».

Le retour de la « chitta » ne s’est fait pas trop attendre, confortant ainsi le fameux dicton : «quand on chasse le naturel, il revient au galop». Mais pour le simple citoyen, les choses sont claires : la décision du report des élections nous renvois à la situation d’avant la convocation du corps électoral !

N’est-ce pas exactement cela que préconisait le MSP et les partis de l’alliance avant la convocation dudit corps électoral ? 

Nous voilà donc revenus à la case de départ grâce à un tour de passe-passe habilement exécuté par les décideurs dans un contexte flou, où les rumeurs les plus folles ont couru et courent toujours quant à la capacité de Bouteflika de prendre des décisions. 

D’aucuns d’ailleurs, s’étonnent qu’à peine arrivé à Alger ce dernier prend la bête par les cornes et décide ! Les retournements de veste seront le spectacle des jours à venir ! On devine dès lors la jubilation des Amar Ghoul et compagnie. Finalement plus machiavélique que moi, tu meurs, tel est le message qu’envoie ce régime au peuple !

Reste à savoir comment va réagir la rue ? Sitôt l’euphorie qui a suivi la première annonce, la colère a tout de suite succéder à l’éphémère joie ressentie par le renoncement de Bouteflika à un cinquième mandat. Déjà, des appels sont lancés pour une marche encore plus grande pour ce vendredi 15 mars. 

Apparemment, le calvaire de ce peuple se prolonge et l’autisme du régime n’a d’égal que sa fourberie. Le malaise risque d’être encore long et ce n’est pas la nomination du Premier ministre (ancien ministre de l'Intérieur) qui va rassurer l’opinion tant cette nomination confirme que les anciens réflexes du système sont pérennisés . Faire semblant de changer, sans rien changer au fait! 

Auteur
Hamid Ait Slimane 
 

Commentaires

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Sauf un comité de salut public qui formerait un gouvernement en dehors des clivages des partis/clans est à meme conjuguer la volonté populaire et perspective démocratique. Une fois la conférence nationale- impérativement élue par le peuple dès les villages aux communes puis national, serait crédible. Une fois qu'elle aura abouti sur un document partagé il sera paraphé par un referendum sous controle populaire et des pays jugés démocratiques- certainement pas les pays de la ligue arabe ni les pays islamiques ceux qui ont toujours certifié la régularité de toutes les élections truquées par le passé qui n'ont pas la démocratie comme tradition-. Là les élections seront propres parce que le procédé aura été intériorisé.

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C'est l'heure de vérité. Va t-on maintenant se rendre à l'évidence que ce ce système maffieux ne va pas lacher à cause des milliards volés qu'il faut cesser par naïveté ou par calcul (ce qui ne change rien au problème si ce n'est de le compliquer) de parler de Bouteflika mort-vivant comme président alors que c'est l'armée et ses frères qui mènent le bal tous les autres sont des esclaves , des vassaux , des vendus... il faut leur trouver un autre qualificatif . Ce mépris de plus envers le peuple va , espérons le, renforcer l'union et la cohésion du peuple la seule et unique condition pour une espérer à une véritable indépendance.

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Bien que j'étais pour le retrait de tous les candidats de ce processus électoral, mais après avoir suivi ce qui se passe actuellement dans les véritables institutions qui sont les rues et ruelles des villes algériennes dirigées par la jeunesse algérienne j'ai changé complètement d'opinion. Ce qui paraît, avant le mouvement des citoyens algériens du 22 avril, pour le système comme étant le chemin le plus sûr et le plus court pour y rester, perdurer et mourir, était les élections, devient malheureusement pour eux le chemin le plus dangereux qui mène directement à la guillotine et à leur décapitation. Posez vous la question sur la compagne électorale ????????!!!!!!! qui osera sortir de sa cachette pour mener compagne pour bouteflika ou pour un de ses lièvres très bien connus, qui osera se mettre debout devant cette jeunesse de rues sacrées de nos villes et villages, qui osera ouvrir sa bouche ou prétendre présenter le programme périmé d'une personne invisible, qui aura le courage d'affronter cette jeunesse devenue plus politisée que nos politiciens, qui osera les affronter sachant que que ceux qui prétendent soutenir Bouteflika ne sont que des lâches et qui seront les premiers, avec leur famille, à prendre le chemin de leur patrie mère de l'autre coté de la méditerranée, pour en profiter de ce qu4ils ont détourné. Les élections sont devenues un cauchemar pour eux, ils n'auront ni les moyens ni la possibilité ni le courage de les contrôler et ils savent d'avance que cette fois- ci ils sont cuits comme des rats enragés . la seule option pour eux de sauver leur peau est de gagner du temps en espérant trouver un autre moyen pour duper les algériens et de travailler fort, très fort en s’appuyant sur leurs relais traditionnels, à savoir ces partis parasites que tout le monde connait, parmi eux les partis de mouvance islamiste, flniste,arabiste,importiste-contenairiste,faux nationalistes, trabandistes, et cocainiste,. le seul moyen de gagner le temps est le report des élections. et oui cette fois ci, pour ces charognards du système, le report des élections est leur seule voie salvatrice. Donc cette fois ci je suis de l'avis de Monsieur ghediri, allons aux élections et c'est le peuple qui sera le seul et unique protecteur des urnes ni le conseil constitutionnel ni la commission des élections, c'est ce qui fait trembler ce système, et à chaque créature une fin et je pense et j'y crois, cette fois c'est la fin de ces draculas, ils vont pas se réveiller de leur cercueil, ils y resteront pour toujours. Donc la mobilisation doit continuer en interdisant à tout parasite qui parle au nom de tel ou tel parti, de telle ou telle association d'y mettre les pieds, c'est par le biais de ces faux patriotiques que ce système mine toute révolution c'est par le biais de ces personnes que le système dévie le courant de ces jeunes de ses vrais objectifs pour l'orienter vers l'objectif recherché par ce système..... faites attention aux nouveaux soldats et moujahidines de 19 mars 2019.Reporter les élections c'est donner la chance aux partis parasites d'y exister, avec les élections c'est tous les partis qui vont disparaître, y compris ceux qui utilise la religion comme couverture et des étrangers comme trésoriers. il faut bien y penser, qui tirerait profit du report et qui serait perdant si Monsieur leghdiri passe au premier tour, si les déclencheurs du 1 novembre ont écouté les partis politiques et les oulama almouslimines en ces temps là,l’Algérie n'aurait pu accéder à son indépendance.

Permalien

Ce qui est dit dans votre article est exacte. Ce régime est machiavélique. Par un tour de passe passe et il croit ainsi leurrer tout un peuple. Et bien non et non, ça ne passe pas cette fois. Il faut que tout le système dégage. Le vendredi prochain notre décision leur sera délivrer.

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