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De Mokrane Aït Larbi à Zoubida Assoul et Sofiane Djilali

S’aligner sur un militaire, quel bel exemple de démocratie !

Y a rien à dire ! l’Algérien, qu’il se considère lambda, comme vous et moi, ou supérieur comme nos vénérables politiciens aguerris par l’entourloupe au sommet, le principe impulsif et irréfléchi du terroir nous colle tous à la peau pour nous faire dire oui à tout et n’importe quoi !

Nous voilà donc tous sommés d’accepter l’idée d’un messie…, militaire de surcroît (comme tous les envoyés des cieux, d’ailleurs), si on ne veut pas être pointé du doigt et considéré comme ignare et égaré, mû par un objectif unique, celui de vouloir du mal à son pays ! Mais quand allons-nous apprendre à nous écouter bon sang de bonsoir, un tant soit peu d’humilité en guise de bandoulière remplie de génétique et de sagesse, à l’image de nos thajmaath du terroir ?

Oui ! A moult égards, la candidature de Ali Ghediri, en plus d’être louche, est irrecevable pour nous citoyens d’en bas !

Awalène ! Monsieur Ghediri est un militaire ! Retour à la case départ de 1962 ? (Pour reproduire un commentaire d’une dernière chronique).

Thaniyene ! De Quelle supériorité intellectuelle peut donc se prévaloir un militaire sur un civil ? Y a-t-il eu preuve de bravoure sur le terrain du sacrifice pour que d’aucuns y voient en lui l’Atatürk nécessaire et suffisant pour sauver le pays ?

Thalithène ! Après 60 années d’indépendance, en sommes-nous encore réduits à espérer le salut que de l’unicité FliN-toxo-militaire ? Celle-là même qui a démuni le citoyen, en faisant du pays un butin de guerre à se transmettre génération après génération, val de grâce après val de grâce, entre officiers et députés. Celle-là aussi qui a fi de toute forme de déontologie individuelle et collective pour sucer le sang des martyrs auxquels, la hia, la hachma, ils s’identifient !

Faire porter la charge de nos espoirs sur le dos d’un militaire, aurons-nous avancé du moindre iota du dem-akoursi qui a toujours prévalu au sein de la société et des dirigeants de l’Algérie ?

Rabi3ene : Les officiers algériens sont-ils à ce point plus intelligents que leurs homologues civils pour leurs confier nos destinées une huitième fois sans qu’il nous soit donné un petit brin de courage pour oser rechigner, et présenter, ne serait-ce qu’un tant soit peu, quelques contours de nos suspicions, devenues maladives au fil du temps, par la grâce de moults entourloupes en nos espoirs ensemencées ?

Faut-il donc croire qu’un diplômé militaire a plus de solutions à proposer que l’équivalent de 20 civils du même niveau ?

À ce stade de la colère, vous vous demandez certainement d’où provient ce nombre comparatif de 20 civils pour 1 militaire ? Non, il ne tombe pas du ciel, comme la plupart de nos dirigeants ! Il provient d’un calcul simple :

Le rapport 40 millions sur 400.000 soldats est de 100 ! Walakine, un soldat c’est aussi une famille qui compte, en moyenne, une épouse et 3 enfants ! La suite du calcul est simple à achever !

60 ans après l’indépendance, nous voilà donc réduits à l’idée d’un messie…militaire !

Zoubida Assoul, Mokrane Ait Larbi et, à demi-mots, Sofiane Djilali….Il ne manque plus qu’Amira Bouraoui pour que la fourchette au complet nous intime, en toute majesté, l’ordre que le combat contre Bouteflika ne mérite plus aucun débat ! Nous avons trouvé le sauveur qu’il nous faut !

Oh ! Oh ! Pas si vite SVP ! Pour l’instant, Vous avez (ou plutôt, croyez avoir) trouvé l’homme qu’il Vous faut ! Permettriez-vous qu’on donne notre avis, si insignifiant soit-il, à vos yeux et regards d’illuminés supérieurs, sur nous jetés ?

Petit décompte simple de nos seigneurs :

1- Ben-Bella imposé par les chars des frontières ;

2- Boumediene, colonel des frontières ;

3- Chadli Bendjedid, colonel des militaires ;

5- Mohamed Boudiaf, seul président civil, néanmoins appelé par des Ggénéraux- majors ! Assassiné par qui ? Faut-il sortir de St-Cyr pour le deviner ?

6- Liamine Zeroual, général ; certes choisi, par défaut, par le peuple (l’élection de 1996 est la seule à laquelle il est permis de croire) contre la bête immonde, mais forcé d’abdiquer, bien avant de terminer un premier mandat !

7- Aek-el Mali, le petit capitaine qui n’a jamais tiré une balle et qui ose se targuer d’un galon supérieur quand les généraux n’étaient que de piètres caporaux alignés aux mêmes frontières que lui ! Le petit capitaine imposé président depuis 20 ans, et peut-être bien à vie, pour mourir sur le trône, en Grand pharaon et en moudjahid qu’il n’a jamais été ! La supercherie, ça ne prend pas !

Après ce résumé succinct de nos berzidanes, tous imposés par l’armée, si Vous encore croire en « son » Général, Moi pas !

Moi juste dire que pas croire en démocratie militaire pour corriger nos tares, en éternels ders alignées sur leur parterre !

D’ailleurs, si c’est pour nous faire croire que seul un militaire peut nous sauver de la dérive, pourquoi et à quoi auront servies ces 30 années de partis et de démocratie concoctées en plateaux d’endives ?

L’Algérie, nous voulons tous la sauver ! mais croire en un messie, jamais hier, pas aujourd’hui, et pas demain !

Parlez-nous ! On vous répondra !

Dirigez-nous par la force de vos armes et vos convictions ! Par la plume, on se révoltera !

Kacem Madani,

Citoyen d’en bas

Auteur
Kacem Madani
 

Commentaires

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Certes, on ne sait rien du candidat Ghediri ni de ses motivations ni de ses véritables intentions ni de ses objectifs en tant que candidat ni, si c'est le cas, de ses sponsors ou par qui il est soutenu. C'est le parfait inconnu qui surgit de nulle part comme par enchantement et qui prétend pas moins qu'à occuper le trône d'El-Mouradia. La situation se complique davantage du fait de son statut d'ex-bidasse quand on sait que l'institution militaire est à l'origine de toute la situation actuelle ou presque de l'Algérie. Tout cela est admis, reconnu et ne souffre aucune confusion ni amalgame. Seulement, aujourd'hui il s'agit de composer avec de nouvelles donnes imposées par un contexte des plus complexes susceptibles de charrier des risques incontrôlable dont personne ne sortirait indemne. Il s'agit donc et sans se poser trop de questions de gérer une urgence. Compte tenu de ces paramètres et d'autres considérations liées à l'inexistence d'un véritable contre pouvoir dans la sphère dite de la société civile et, à supposer que le candidat Ghediri a des chances d'atteindre son but ultime, ne doit-on pas miser justement sur lui dans l'optique de la gestion de l'urgence qui s'impose comme une nécessité absolue. La question se pose désormais en terme de choix y compris si c'est entre deux maux auquel cas il faudrait choisir le moindre. Ce qu'on ne souhaite pas bien entendu. Par ailleurs, le candidat Ghediri n'est plus militaire dès lors qu'il a fait valoir ses droits à la retraite et qu'il est donc censé être en retrait de tout ce qui s'y passe dans cette institution. Aujourd'hui il se présente en tant que citoyen Algérien jouissant de tous ses droits civiques et à ce titre son ex statut n'est inscrit ni dans son front et encore moins dans ses gènes. Jusqu'à preuve du contraire c'est un homme libre au sens ou il a recouvert sa liberté d'action. Qu'il soit donc évalué en tant que tel. S'agissant justement de ses références, outre son parcours professionnel, ses diplômes militaires et civils, ne doit-on pas considérer quelques uns de ses soutiens (M.Ait-Larbi, F.Ait-Ali, H'mida Layachi, Z. Assoul, S.Djilali etc.), comme gage de sa crédibilité en tant que candidat à la magistrature suprême? Ces personnalités, connues pour leur probité et leur opposition farouche au pouvoir en place, soutiennent Ghediri parce que quoiqu'on dise, quoiqu'on pense ou quoiqu'on fasse, on doit se rendre à l'évidence que ce pays qui ne cesse de vaciller dangereusement a plus besoin d'être remis sur rail et que cela ne peut se faire sans, au préalable, l'instauration d'une discipline de fer à laquelle tout le monde s'astreindra. Si Ghediri est loin d'être le candidat idéal il peut au moins être considéré comme une "bouée" de sauvetage qui permettra au pays, dans un premier temps, de sortir la tête de l'eau et ainsi de nous débarasser de Bouteflika et de son clan de malheur. Un naufragé s'accroche au premier sauveteur qui vient à son secours. C'est la cas du peuple Algérien. Si Ghediri ou quelqu'un comme lui est ce sauveteur alors bienvenu.

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un ancien militaire comme candidat, il est claire que c'est une manœuvre politique du pouvoir pour maitriser l'opposition

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de toute les façons Mr Madadi ,d'après vos écrit rien ne te plais ,tu es un opposant pour opposer seulement, mais pas pour trouverer les meilleur solutions possible pour notre nation et notre peuple.

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Farouchement opposé depuis le début à ces appels de soutiens des personnalités civils à un candidat militaire à la présidence. Vous n’y croyez pas , moi aussi je ne crois pas mais encore pire je ne crois pas à un civil non plus, enfin à un Algérien pour être plus explicite.
Et rester sur encore mon pessimisme je crois profondément que les Algériens voteront encore une fois pour Bouteflika sans le bourrage des urnes et sans la fraude. Je sais que une petite proportion ailleurs dans le monde vote toujours pour celui qui est au pouvoir, un psychologue pourra vous expliquer le phénomène. Mais l’Algerien est pratiquement sûr cette tendance invariable. Il y a juste les Kabyles qui changent de temps à autres les élus locaux. Et encore!
Monsieur Kacem Madani voilà pourquoi je n’y crois plus. Je travail de mon possible pour faire de la Kabylie un état, je ne crois pas qu’il sera réalisable pendant mon vivant, Mais c’est mon seul espoir.

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Il est vrai que votre argumentaire est respectable. Mais que diriez-vous d'un militaire sincère qui assurera une transition vers une Algérie véritablement libre et démocratique avec un président civil dont les compétences et les convictions seront acceptées par nos concitoyens.
C'est difficile de vous contredire mais croyons en cette opportunité en ne faisant pas la fine bouche.
Cet homme ou ce militaire ne finirait pas son mandant s'il advenait qu'il trompait son électorat.
La situation économique étant ce qu'elle aujourd'hui, et il y a risque qu'elle devienne encore vraiment difficile...
cordialement.

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Ce kacem Madani me rappelle Hamid Grine, alias Ghani Gedoui, lors du 4e mandat, l'histoire se répète...

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et dire qu"en 1998 tous ces guignols étaient contre le général zeroual (l'homme à la constitution à 2 mandats) élu en 1995, et ces guignols avec beaucoup d'autres disaient qu'il fallait un civil et 20 ans après ils disent qu'il faut un général, ces guignols ont surement alzheimer depuis 1998,

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Awah,awah,mazal yaani thenwam yella oussirem ah,ayni bouine sadraa oudyetsoughalara hala sedraa.

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Je crois, Monsieur Kacem Madani que vous extrapoler. Il ne s'agit pas de chercher l'homme providentiel qui nous conduira à la terre promise, mais juste de dégager le Système actuel par n'importe quel moyen. N'importe quel moyen, vous entendez ? A moins que vous ayez quelque sympathie pour le système actuel, vous n'avez rien à perdre a essayer n'importe quelle autre alternative.

Makène ni alignement, ni caution ! C'est juste plutôt lui que l'autre! Sans enthousiasme ni illusions!

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Ah si Madani, c'est quoi ce truc "Algerie" exactement, sinon un troupeau de docile qui acceptent docilement la tyrannie d'une bande d'imbeciles ? C'est comme le paradis et l'enfer, c'est dans la tete tout ca, llah yehdik a mouh... Le seul bidule a moitie(et encore, pas pour moi en tout cas) utile c'est le passport... et encore, tous les pays du monde, surtout les pays arabo-musulmans, s'en mefient... en fait c'est comme une marque de "coupable" de quelque chose pas bon !!! presque pas Humain... ce qui n'est pas aussi faux que ca.
Cet artifice doit cesser d'etre, que chaque peuple prisonnier dans ce cauchemar soit pousse' a s'organiser, assumer sa souverainete' et en deguager un gouvernement quelconque. La on existe, et ce n'est que la, qu'il y a possibilite' de negotier quoi que se soit. La je vous guarantie que rien ne conviendrait aux Touaregs, ni aux Kabyles d'ailleurs... C'est la seule chose et situation qui poussera tout le monde a vraiment reflechir ou pas, mais en tout bouger le Q. Pour cela, il faudrait que tout le monde sorte un certain 17, 18 et 19 avril dehors avec un seul sign, dirige' pas a la mafia qui commande, mais au reste du monde, avec un seul mot: NON ! dans autant de langues que possible - et la, les Algeriens et personne d'autre, forceront la question Algerienne a l'ONU, car celle de 1960, c'etait de la manip et rien d'autre - qui m'aura coute' la vie.

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Parvenir au grade de colonel en étant un lucide contempteur du "système" serait déjà un exploit ; arriver au grade de général-major, "chef du personnel" du Ministère de la défense (signant des radiations auxquelles il ne souscrivait pas...) laisse songeur...

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Le salut ne viendra jamais d’un esprit au garde à vous.

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