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DEBAT

Sommes-nous une société en voie de disparition ?

Cette chronique est inspirée d’un événement qui m’est arrivé personnellement quand je me suis dirigé vers un des services de la mairie d’Akbou en relation avec cartes d’identités biométriques afin de demander un renseignement, ma stupéfaction fut grande quand j’étais confronté à une  réaction des plus hostiles de la part l’un des agents qui s’est cru maître des céans.

En dépit de cette mésaventure, je me suis posé cette question : Qu’est ce qui a permis le pullulement de tous ces médiocres dans l’administration algérienne ? La réponse est claire, cette tumeur, c’est-à-dire la médiocrité, est bien imposée depuis l’indépendance où les premiers dirigeants du pays, incompétents qu’ils sont, ont favorisé intentionnellement l’émergence de toute forme d’impéritie dont nous payons aujourd’hui les conséquences.    

Il fallait toujours un fait pour scruter les causes. Dans notre cas, c'est-à-dire notre société, même si les constats sont toujours amers, il est utile de dire que nous sommes aux confins du sinistre.

Notre refus d’évoluer, nous fait admettre cette situation de chaos. Une situation qui explique cet effroyable retour en arrière avec comme moyens notre ignorance conjuguée avec notre entêtement sans même penser à fuir notre singulière décadence. Une sorte de mentalité morbide sème l’horreur, répand l’atrocité en provoquant la stupeur de  tous ceux qui nous guettent tant la gaucherie et la passivité nous sont devenus des alliés inéluctables.

Une masse se réjouit en faisant du mal, pendant qu’une autre subit l’arbitraire et les outrances sans ouvrir droit à un plaintif cri de douleur. Une autre couche de citoyens plutôt de rapaces se plaisent dans l’art de tout dévorer profitant de l’absence ostensible de la sanction, dans un pays dévasté par le règne de l’impunité et du despotisme. 

La jalousie, cette grave épidémie qui perdure et relègue nos meilleurs, bannit  nos élites, ne cesse de décimer le génie créateur d’idées constructives, inventeur de théories philanthropiques. La bienfaisance dérange notre ordre comme la bonté afflige d’ailleurs notre méchanceté. Les choses se déroulent sottement, la bêtise prend le dessus et s’empare du  terrain de l’intelligence par la révocation et  l’exclusion planifiée de nos penseurs.

Notre environnement diffuse laidement la nature de nos comportements, la saleté qui émaille nos milieux émet un message clair d’incivisme, sans que personne ne se soucie de cette acerbe conjoncture.

Chez nous, la vie languit  et les esprits  sont gelés par cette affreuse façon de procéder à anéantir  notre ancestral héritage qui, pourtant, pourra indubitablement éveiller en nous le sentiment du regret et des remords.  Comme il  est impératif aujourd’hui de dénoncer tout ce qui nous inflige cet ajournement de la vérité prise en otage par les conquérants illégaux  de notre république avec  l’absence voire la démission de nos intellectuels qui assistent à l’asphyxie préméditée de toutes ces  générations innocentes.

Auteur
Rachid Chekri
 

Commentaires

Permalien

D'abord pour parler de société il faut avoir des êtres humains pour la former, malheureusement ce n'est plus et ce n'est pas le cas en Algérie. Nous sommes devenus des animaux Wouhouuuuuches .
Aucun civisme, aucune patience , de l’égoïsme partout. Ministre voyou, professeur et procureur voyou, étudiant voyou, parent voyou automatiquement enfant voyou. Regarder comment nous conduisons, comment nous mangeons comment nous nous parlons. Real Animals.
Nous sommes disparus depuis bien longtemps

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