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1962-2018 : la liberté confisquée par le clan d’Oujda

Souvenirs d’un p'tit Algérien sur l’indépendance et ses travers !

Bien des mois après le cessez-le-feu du 19 mars 1962, il était encore là, le poste avancé de l’armée française, avec sa petite caserne bien dressée sur les hauteurs de la colline d’en face. Les soldats circulaient inlassablement entre la cime et le petit local d’en bas, lequel faisait office d’infirmerie, de cinéma, de salle de classe, de bibliothèque et de lieu de manifestations diverses auxquelles nous étions parfois conviés, au gré de l’humeur de l’officier ou du sous-officier responsable du jour.

Humeur souvent conforme à nos attitudes, arborée pour récompenser notre sagesse d’enfants dociles ou punir nos turbulences de récalcitrants. Parmi ces jeunes officiers, il y en avait un, il s’appelait Geste, un blond au visage rond, lunettes et sourire en permanence, qui avait conquis le cœur et la confiance de tous les villageois. Il faisait preuve de serviabilité, d’amabilité à l’égard de chaque homme, chaque femme et chaque enfant, avec une diligence telle que quand il était absent, nous n’osions plus nous aventurer autour du QG pour éviter de faire face à d’autres responsables qui étaient, à l’inverse, connus pour un comportement pas toujours bienveillant ! C’est dire que même parmi les ennemis, il y a des gentils et des méchants…. des hommes différents, tout simplement!

Je ne suis pas tout à fait sûr de la précision de l’agenda, mais il me semble que jusqu’au 3 juillet, ils étaient encore là ! Chaque jour on nous annonçait leur départ pour le lendemain, pour nous réveiller et découvrir, à moitié déçus et à moitié contents qu’ils fussent toujours là ! Comment ne pas se sentir désorienté, au point de plus savoir ce que serait le bonheur ou le malheur qui nous guettait quand les roumis seraient partis ? D’autant que tant de rumeurs avaient circulées avant leur départ, comme celle qui annonçait qu’après la France, ce serait la dictature qui s’installerait dans tout le pays ? Je me souviens avoir demandé à Ibrahim, un aîné de 2 ou 3 ans qui donnait l’impression de tout savoir et de tout comprendre ce qui se tramait à notre insu, de m’en expliquer la signification : -Eh bien, me dit Ibrahim, avec la dictature, même la chemise que tu portes, m’agrippant au col pour accompagner ses paroles d’un geste fort, ne t’appartient plus ! Quoi de plus métaphoriquement convaincant pour expliquer à un enfant la signification de ce mot nouveau pour lui ?

La veille du véritable départ de Geste et de ses militaires, nous ne prêtions même plus attention à ces bobards qui avaient fini par nous agacer et nous lasser. Nous n’y croyions plus ! C’est donc sans nous laisser bercer par un trop-plein d’illusion pour le lendemain que nous avions traversé la soirée et la nuit.

Pourtant, c’est toujours avec le même rituel d’empressement que nous nous levâmes ce 3, 4 ou 5 juillet 1962 pour nous précipiter et occuper les premières places au balcon duquel nous jouissions d’une vue imprenable et panoramique sur toute la colline d’en face pour assister au départ des roumis. Manque de bol, ce jour-là, un brouillard épais avait envahi le village, comme pour l’envelopper d’une chape de silence et d’angoisse en ne laissant sortir aucune image et aucun son de ce qui se tramait encore une fois sur nos dos de villageois condamnés à subir la loi des autres, dame nature en complice implacable et cruelle !

Évalué de notre balcon, le temps s’étendait à déraison ! Les minutes se confondaient aux heures, la matinée allait bientôt céder sa place à l’après-midi…Dans le silence et le brouillard, comment avoir la notion du temps quand on a tout juste 10 ans ?

Quelle heure était-il, quand l’épaisse brume finit par battre en retraite face à nos suppliques innocentes ? 7h ? 7h15 ? 10h30 ? Si le temps avait suspendu son vol pour nous supplicier, je crois bien qu’il avait réussi son coup ce jour-là !

Quand le village commençait enfin à dévoiler ses habituels contours, un burnous nonchalant apparut au loin sur le sentier principal, comme pour nous rassurer que la vie fût encore là dans les artères et les principaux canaux d’activité du village.

Quand la caserne et ses environs immédiats apparurent sans qu’aucune silhouette de soldat n’y soit adossée, nous comprîmes enfin que pour les roumis c’était fini, bel et bien fini !

La nouvelle s’est propagée très vite ! Cependant, quitte à choquer les donneurs de leçons en matière de patriotisme, si tant est que mes souvenirs soient encore indemnes du virus du « harkisme », si ma chair, mes cellules et ma petite cervelle, n’en sont pas atteints, je ne me souviens pas d’une excitation particulière ce jour-là ! Ni youyous, ni quelconque manifestation singulière de bonheur ou de joie !

Etions-nous groggys ? Le village entier, qui ne comptait guère plus de 200 âmes à l’époque, était-il atteint, sans le savoir du syndrome de Stockholm au point de ne pas apprécier et fêter, ce jour J tant espéré dont nous guettions l’arrivée depuis de si longs mois, de si longues années ? Regrettions-nous, au petit matin déjà, l’absence de ce Geste si avenant envers nous ? Redoutions-nous un avenir incertain et ce saut vers l’inconnu que d’aucuns avaient annoncé ?

N’empêche qu’il nous a fallu quelques bonnes journées avant de nous mettre au diapason des « tahia-el-djazaïr » de folie qui avaient suivi pour se propager à travers toute l’Algérie et nous contaminer aussi !

Si cela vous intéresse, la suite, et quelle suite nom de Dieu ! je vous la conterai, si tant est que mes souvenirs ne me projettent pas dans l’une des nombreuses catégories des ennemis du pays, comme si on se devait de classifier jusqu’aux bribes de souvenances tapis dans la petite cervelle d’un enfant !

Et pour enfoncer le clou d’une Histoire détournée, je me souviens avoir été, comme tout le monde, un peu joyeux et un peu triste en ce 5 juillet 1962, mais des décennies plus tard, le peu de joie a disparu pour ne laisser place qu’à une grisaille qui s’étale jusqu’aux tréfonds de l’âme, en ce 5 juillet 2018 ou l’on ose parler d’un 5e mandat pour Bouteflika, l’un des hommes du clan d’Oujda que l’ami Ibrahim avait pressenti bien avant le départ des roumis !

En ces journées de souvenirs, le bonheur béat, il faut aller le chercher du côté de Gaïd Salah, resté perpétuellement grave et sérieux face à un défilé militaire (diffusé sur canal Algérie, ce lundi 2 juillet), pour s’amuser soudainement comme un enfant quand un soldat, de la stature de Tliba, se met à jouer le rôle de l’incroyable Hulk pour se déchainer sur une série de petits guerriers, comme pour nous faire admettre la suprématie de l’Algérie sur ses ennemis, réduits en charpie par un Hulk enragé ! Ceux qui n’ont pas vu ces images ont raté un spectacle inoubliable, celui d’un Gaïd Salah, au regard sévère, qui semble scruter la moindre imperfection du défilé, mais qui ne se retient pas de s’esclaffer, retrouvant avec gaieté son âme d’enfant devant un guignol qui joue au Hulk en sa présence ! Si c’est ainsi qu’on fête l’indépendance, autant vous en laisser plaisirs et connivences !

Quitte à passer pour un harki ou pour celui qui, au problème Algérie, n’a rien compris, en ce 5 juillet 2018, mes pensées vont à Geste ! Tout simplement parce qu’avec un bon millier de Geste, le pays n’aurait pas connu la déconvenue imposée par des Tliba et des Aek-El-Mali. Avec un bon millier de Geste, l’Algérie ne serait certainement pas redevenue une colonie ! Un territoire juste bon à piller ! Un pays transformé en empire où l’on n’érige plus rien d’autre que des prisons, des lieux du culte à n’en plus finir à la gloire d’un Allah qu’on a confisqué aussi ! Un pays au service d’un seul clan qui a privatisé le pays qui ose s’honorer du titre de révolutionnaire pour s’octroyer les privilèges d’une révolution à laquelle aucun membre n’a participé sur le terrain, aux heures chaudes du conflit pendants lesquelles nous étions ballottés d’un village à l’autre pour échapper aux bombes et au feu qui, de toutes parts nous encerclaient, nous les enfants effarouchés !

Geste, je ne sais pas si tu es encore vivant ou déjà mort ! mais je te dédie ces irritations au corps d’un enfant, à ses confessions défendant !

J’aurais tant aimé te dire merci d’être parti de mon pays, après 132 années d’occupation et de méfaits, par les tiens accomplis ! Mais sachant que d’autres en ont hérité, pour violenter nos corps, meurtrir nos cœurs et souiller nos racines, sous l’œil complice d’une France, plus que jamais insensible à nos douleurs d’indigènes, je te maudis et te maudirais à jamais !  

L’enfant que j’étais, en ce 5 juillet 1962, ne savait pas vraiment s’il devait être triste ou joyeux de cette indépendance que nous croyions avoir enfin retrouvée. Mais aujourd’hui, 56 années plus tard, après un long périple à chevaucher et croquer la vie ailleurs que sur ma terre, l’insouciance en bandoulière, le sexagénaire que je suis est dépité, car il coule en lui tant de peines et de chagrin, que l’exil ne fait qu’amplifier, à mesure que s’égrènent les jours, les mois et les années sans qu’aucune gaieté ne se profile à l’horizon du destin du pays !

Par la grâce d’un clan sans foi ni loi, l’Algérie est sous les verrous, depuis cet été maudit où des chars et des hommes tapis aux frontières se sont rués sur un peuple fatigué par sept années de souffrances, de combats et de tourments, pour confisquer Sa révolution et réduire ses symboles et ses espoirs à néant !

À ces prédateurs de la mémoire nationale, tout le bonheur d’une commémoration en fanfare ! À nous, le p’tit peuple d’innocents, larmes, désillusions et déboires !

Auteur
Kacem Madani
 

Commentaires

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Je pense avoir le même âge que vous,j avais 10 ans au moment de l indépendance et j ai eu le même sentiment à la rentrée scolaire quand je n ai plus retrouvé mon enseignante et mes camarades.
Mes parents ne nous ont rien dit car ils se doutaient que ça n allait pas aller aussi bien avec la gestion du pays par des moudjahidines de mars 1962 qui ne sont montés que pour mieux se servir des biens vacants et utiliser la hogra sur les gens biens élevés qui avaient des valeurs.....et le résultat est là .
Qui n a pas vu un soi disant moudjahid sans aucune compétence faire la loi dans les hôpitaux,les entreprises et les ministères ??

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le pays entier est corrompu . c est la marque de fabrique de boutef. c est la seule chose qu on retiendra
de lui . combien de morts- de disparus- d exilés et de prisonniers sur sa conscience....maintenant c est la droque dure qu ion trouve en algerie et c est avec cela qu on destabilise un pays ...il est devenu president par la force et le seul moyen de le faire partir C EST PAR LA FORCE

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ce texte est une fable, une apologie du colonialisme, de l’esclavagisme, de la dictature, de l’apartheid, du fascisme et du nazisme à la française,
ce gentille soldat geste, représente la dictature française (qui sévit toujours) sous d'autres formes,
en 1957, le capitaine leger initiateur de la bleuite, leger tout aussi gentille que geste, envoya des milliers de jeunes étudiants et intellos à une mort certaine par son complot ourdi avec d'autres algériens qu'il convaincu qu'ils étaient français,
la bleuite, leger geste qui couta la vie à des milliers d'étudiants (bougnouls) destinés a faire de l'algérie une terre de liberté, de justice et de démocratie,
ces jeunes étudiants qui ont 1956 ont quittés leurs bancs de collèges, de lycées et de l'université ne voulaient pas rester des esclaves de geste et des français comme leger,
et leger qui est certainement aussi gentille que ce geste décida de les exterminer avec sa bleuite,
leger était gentille comme ce geste sinon il n'aurait pas pu convaincre tant de bougnouls (hommes femmes, enfants et vieux) de travailler pour lui, avec son autre façon de devenir français, la trahison, à défaut de droit du sol ou celui du sang,
leger aussi gentille que ce geste, laissa tomber ses (harkis) bougnouls français aux nouveaux harkis venant des frontières et qui massacrèrent leurs frères (harkis) d'armes pour devenir de faux héros, de faux moudjahidines et prendre le pouvoir,
en 1962, les harkis de l’extérieur massacrèrent les harkis de l'intérieur, comme le FLN et l'ALN de l'extérieur ont assassinés le FLN et l'ALN de l'intérieur durant 7 ans et même après 1962,
leger laissa derrière lui ses harkis pour qu'ils continuent son plan de massacre des étudiants et intellos algériens, en leurs interdisant leurs pays et ont les assassinant par divers moyens,
les étudiants et intellos algériens qui fuient leurs pays sont aussi les victimes de ce gentille leger, dont la bleuite sévit toujours, et fait encore des victimes,
si des milliers d'ingénieurs algériens sont à l’étranger ou morts assassinés par le horde, c'est à cause du plan leger toujours en application malgré que geste et leger sont rentrés chez eux,

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Je ne crois pas me tromper Monsieur, et vous dirais que nos illusions sont partagées par, hélas la plupart.
L'Algérie est trop grande pour ces nains qui dilapident le pays et violent ses lois. Nos martyrs méritaient que leurs idéaux et le pays pour lequel ils ont donné leur vie soient respectés.
Mais l'histoire sera sévère et jugera ceux là même qui ont réduit le pays à un simple champ d'affaires pour eux et leurs progénitures !

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Il yaura toujours des hommes en algérie pour nous rappelernos joies et nos peines et même notre avenir qui s'annonce difficile.Mais Dieu y pourvoira.

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Bonjour Ya Ahl Al Kahf,

Avant tout propos, je tiens à prévenir sidhna Le Modérato Al 3âdhim : mon présent commentaire ne saurait tolérer une nouvelle roquiya de votre part. Il s'agit d'une tendresse destinée à notre infatigable Kacem, et non d'un quelconque "cherchage de poux" que vous allez vous empresser de jeter à la corbeille de "notre" désormais Matin d'Ane-j'ai-rI.

Wamma ba3d, que dire de ces quelques lignes tout droit venues des hauts de Larv3â Nath Yirathéne? Thésrawédh à Kacem à gma !

En fait, pour être honnête avec toi, ce ne sont pas tant les histoires de colonisation, décolonisation, indépendance, Boutef, Gayed Salah, Geste ... qui ont ramené le dépité ou blasé que je suis à des sentiments communs au reste de l'humanité dîte "normale". Non mon cher Kacem.

Ce qui a failli m'arracher une larmichette, c'est l'évocation de cette enfance dans le contexte que tu as décrit. Un peu à la "Fils du pauvre" d'un autre non moins montagnard et non moins Irathéne de Tizi Hibel ; Mouloud Feraoun en l'occurrence.

Comme la mienne d'enfance s'est "déroulée" une quinzaine d'années après celle de ce Kacem, admirateur de Geste, me voilà donc ramenant ma fraise pour dire, à mon tour, que de gâchis !!!

Le postérieur balloté entre les deux rives de la Méditerranée des années durant, le roumi tantôt aimé, tantôt maudit, de plus en plus désabusé de l'ane-j'ai-ri, limite grincheux, presque rien, oui rien, ne trouve plus grâce à ces yeux ayant pourtant connu l'innocence de l'enfance.

L'âne-j'ai-ri? Un mot, un seul suffit à résumer cet amalgame de sentiments et de ressentiments. Il s'agit d'un verbe en kabytchou bien de chez nous : Our'Tsekkigh ara ! Traduisez comme vous le voulez! Littéralement "je n'en fais pas partie", ou bien avec des sens allant de "cela ne me concerne pas" à "je n'en ai rien à cirer", en passant par "j'ai démissionné".

Nighak à Kacem, tikhrass i miss ou'maghvoune là où il est ; ath'Yirathéne ne t'en seront que reconnaissants. Sinon, personnellement, je t'en voudrais d'avoir été chercher au plus profond de nos âmes abîmées ces fracas et morceaux d'une humanité quasi oubliée. Le citoyens du monde que nous sommes désormais, se doivent d'aller de l'avant, d'être "forts", de foncer la tête devant, de s'élever au delà idhourar igh'di'rebbane!

Mais quel gâchis que d'avoir été chercher le gros Salah, le petit AEM ... !! Cette évocation a failli ternir la pureté, encore vivace, de ces souvenirs d'enfance. Mais, ma3liche à Kacem, tu es pardonné car je sais combien ton désarroi doit être profond.

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Nous n'avons que ce que nous méritons! Nous avons fait preuve, depuis, de tant de lâchetés, de renoncements et d'hypocrisie! La politique de la carotte et du bâton a fonctionné à merveille. A part une minorité lucide et constante dans ses principes, mais malheureusement en déphasage avec le peuple, tout le reste, c'est à dire l'écrasante majorité, ne manifeste sa "colère" que faute de miettes laissées par les mangeurs de la tarte.
Je suis écœuré par notre passivité par rapport à toutes les agressions que nous subissons tous les jours que Dieu fait!

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y a si Kacem vous etes bien entouré d'autres Geste que vous vénéré alors oubliant les amirouch, le zigoud youcef, les bebnm'hidi, les didouche Mourad et tous ceux qui sont tombé pour ce pays. Non votre seul souci vous les kabyle se de prendre la gouvernance du Pays, mais nuance vous ne la prendrez jamais cetete gouvernance et ni le peuple, ni l'état ne sont pret à liver le pays à une région qui comptait jadis plus de traitres, de harki comme Lounès et Meheni que des Moudjahids et qui n'avait participé à la guerre de libération en 1957 alors que l'Est était a moitié détruit. Nous ne sommes pas pret à remettre notre pays à nos anciens colonisateurs et encore moins à Israel dont vos pairs ne cessent de visiter pour obter aide financière et militaire où plus de 49.ooo de vos pairs du MAK s'entrainent avec T'Salt Ces chiffres se ne sont pas moins qui les avance ni ses faits mais bien les médias de nos ennemis et ceux de vos propres amis. Nous consentons à un unième de mandats à nos moudjahidine de l'extérieur qu'ils soient de Oujda ou de Tebessa mais ne tolérerons jamais qu'un Afoura prenne la gouvernance de ce pays car ils sont plus dangereux de ceux qu'ils citent pour les Algériens et encore plus pour l'Algérie dont ils voient en elle un gateau à se partager et dont une partie sera réservée aux camps des Roumis dont tu en reves encore de leur gentillesse et de celle des pères blancs qui vous avaient forgé à leur guise. en dernier je demande à ce journal qui se dit démocratique de ne pas censurer mes posts en tant qu'arabe et musulman et ne donner la paroles qu'aux kabyles particulièrement du MAK qu'il supporte.

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Puisque nous en sommes tous au déballage et à l’heure des procès en tous genres Moua aussi je vais m’y mettre à faire des aveux.

Dès le lendemain de l’indipadace, soit le 6 juillet ba3d lefjer ou dans ces eux là, car c’était peut-être le 10 ou le onze, je vous dis ça pour ne pas avoir l’air d’avoir trainé la patte pour fêter cette poufiasse d’indipadace et pour qu’on n’aille pas me ranger dans la catégorie de harkis d’après, le remue ménage commença. Mon père complètement perturbé peinait à faire démarrer son Hotchkiss diesel , une bétaillère on dirait faite aussi pour la circonstance. On la lui a réquisitionnée pour transporter ceux qui allaient difili, et comme en matière de zèle nous n’étions pas censés en faire moins que ceux de Madani pour ne pas nous faire attraper par ceux de nos voisins qui en avaient plus que nous on fit tout ce qu’on pu pour complaire aux nouveaux inquisiteurs même si notre bétaillère avait de quoi faire valoir en guise de contribution à la survenue de ces glorieux jours.
Comme je n’avais encore que l’âge de l’étonnement et pas encore celui de chopper le syndrome de Stockholm ni celui d’œdipe qui semble avoir totalement échu à Si Qeddour El Polpoti ou de quoi me fabriquer un pathos pour étoffer mon dossier d’ancien kombata pour vous en mettre plein les fouilles aujourd’hui je regardais tout ce cinéma avec mes yeux de mioche déjà sceptique quant à tout ce qu’il augurait.

Une semaine après apipri les rafles commencèrent, tous ceux qui avaient un compte même d’apothicaire à régler en firent autant que ceux qui nourrissaient leur vengeance depuis des générations. Ah ! Je ne vous dis pas les atrocités commises sur ces harkis. Les uns firent lacérés et découpés par petits bouts. D’autres furent attachés à des tracteurs et trainés jusqu’à ce qu’il ne restât que des lambeaux accrochés comme des appâts à la corde qui les trainaient. Seuls ceux qui avaient la chance d’être pendus et fusillés échappèrent à ces abominables horreurs que Si Qeddour semble avoir ratées sinon il ne serait pas venu sur le tard en guise de catharsis dans un transfert inavoué venu leur faire un procès ici. Hassoun vous avez tous lu avec quel raffinement il a fourbis ses couteaux pour les remuer dans la raie , wahed le tire-au-luc.

La deuxième semaine les déménagements commencèrent et sitôt après les emménagements aussi. Les maisons coloniales furent une à une attribuées aux plus méritants des combattants et aux plus futés et le paysage commença à changer de nature. Dès lors je me suis demandé si on était du bon côté de l’indipadace et comme j’en doutais suffisamment cela m’a servi à préparer mon départ et aller voir ailleurs comment le gazon il est.

Puis les nouveaux maitres s’installèrent et prirent leurs marques. Et….

Mais ça vous le savez .

Hend Uqaci

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Thanemirth mass Kacem Madani pour avoir reporter notre mémoire a la source de notre malheur,. c' est à dire au jour ou tout a tragiquement tourné mal pour la kabylie .Ce jour ou nous avons entendu vociferer dans une langue qui nous était iconnue, des slogans qui résonnat comme une menace de mort de tous les espoirs de paix , prosperité ,liberté et bonheur que nous avions nourris pendantt 7 annnéess et demie denfer que nous venions de vivre.Mer4i pour avoir réallumer en moi le souvenir du jour ou ces ratons en guenilles ont ecrasé nos quelques compagnies d' imjou3ades survecus a cette horrible guerre d'algerie qu ils ont menés avec honneur,victoire et gloire contre la 4 eme puissance mondiale.Helas Boukharouba a tout detruit .Pauvre kabyle souffre et toi mais sois un homme et souviens toi.Mer4ci cher ami d avoir relallumer la bougie qui eclairera sans doute la conscience de notre jeunesse heroique. mer4i de a toi soissantenne d'avoir oser susciter cet SOS dans la conscience de ceux qui aime la kabylie pour les mobiliser afin de proteger notre pays kabyle en danger

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Jamais, de mémoire d’indigènes, n’avons connu une espèce aussi carnassière que celle que nous subissons depuis 1962. Ebauche d’une anthropologie du Crime organisé en Algérie :
Nous avons d'un côté la soldatesque qui a accaparé toutes les richesses par le vol, le détournement, et la corruption ; et de l’autre les frères Genna-bouteflika et leurs affranchis ayant pour noms chakib khelil,bedjaoui et consorts . A cette différence que les Genna ne régnaient que sur « little italy « alors que cette racaille dépèce, à la manière des charognards ,2500000 Km² !
Cette caste, pire que tout ce qu'a connu le pays en fait de prédateurs depuis les romains, a la main mise sur tous les emplois civils et militaires qui sont réservés pour ses bâtards et sa clientèle .Du simple flic aux postes supérieurs des administrations, tout leur échoit.
La jonction des deux sous-castes sera faite par les rejetons adultérins du képi et de la gandoura des bouteflika -dont le type, au sens balzacien,- est le nouveau bourgeois qui participe ,entre deux omra, à la grande ripaille en règle inaugurée par la momie qui nous est tombée sur la tête en 1999…
Kamel el bouchi ,tahkouk,et les bâtards des généraux d’opérette ne sont que la partie visible d’un immense cloaque…
Résumé : au sommet de l’échelle, le rejeton collatéral du cadavre ambulant, risée de la terre entière. Saïd, omnipotent devant lequel toute une faune « rampante et glapissante » de sous-fifres jouant à la derbouka et rêvant d’un règne qui ne prendra fin qu’avec le tarissement des hassis (puits pétroliers).Amen !

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la nostalgie des pieds noirs, et des propriétaires terriens de l''époque coloniale française est peut être légitime, l'algérie c'était leur paradis à eux, et leurs nostalgie est compréhensible,
mais la nostalgie des bougnoules envers l’algérie française est une insulte à l’espèce humaine, nostalgie envers l'esclavagisme, le colonialisme, l'apartheid, l’indigénat, même en consommant les 701 kg de cocaïne de ce bouchi on ne peut pas se permettre de faire l'apologie du colonialisme français, avec tous ses crimes dont les français de souche ont toujours honte,

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La vérité sort de la bouche des enfants, et comme nous l'étions à l'été 62, alors racontons nos souvenirs à ceux qui sont nés après;
l'infirmière du dispensaire aménagé à l' intérieure de l'école, a pliée bagages en même temps que les instituteurs; on se retrouve sans soins , mal nourris , mal habillés,sans un doro en poche pour acheter un bonbon à élastique chez le commerçant du village!
Des groupes de jeunes, appelés groupes du 19 Mars régnaient en maîtres ;Ils réquisitionnent les camions pour les défilés, au quels nous les enfants , on est pas convié ;
Des immigrés qui savaient écrire sont recrutés comme instituteurs ; je ne connais aucun de mes camarades , pourtant on est tous du même village;
on se sentait dans l'insécurité totale ;

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Bilan macabre des officiels français sur les victimes civiles de la guerre d'algérie, en arrondie,
20 000 morts (3 000 Européens 17 000 Algériens) 6 fois plus d'algériens,
22 000 blessés (8 000 Européens 14 000 Algériens). 2 fois plus d'algériens,
18 000 disparus élève à 14 000 Algériens et 400 Européens, 35 fois plus d'algériens,
et européens et algériens étaient tous des citoyens français, mais n'avaient pas le même statut, les algériens étaient des sous hommes, leurs vies n'avaient pas d'importance pour les autorités coloniales françaises, mlttrand, salan, zeler, massu ou de gaulle c'est du kif kif,
20 aout 1955, 80 européens tués et 12 000 algériens victimes de la répression française, dont 7 000 tués,
1956, attentat de rue de Thèbes commis par des officiels français : 70 morts femmes et enfants et vieux, et 200 bléssés,
1956, 3 attentats FLN, 11 morts 105 blessés,
mai 1957, 26 algériens pris dans la rue aux environs de hussein dey sont assassinés par l'élite de l'armée française, c'est vrai que ses parachutistes étaient des lâches face aux allemands,
mai 1962, attentat du port d'alger commis par des officiels français, 63 morts, 110 blessés graves,
en plus des exécutions sommaires, des tortures, des viols, des déplacements de populations, des emprisonnements, la colonisation française était et est toujours un génocide contre les algériens, ceux qui ne sentent pas français et non aucune nostalgie envers le colonialisme, votre texte et certains commentaires sont indigne de l’être humain, et ne peuvent venir que de personnes viles, sans dignité ni honneur,
noël favreliére soldat français refusant les pratiques nazis de l’armée française, un soldat à prendre en exemple,

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Le premier ennemi du clan d’Oujda est le Maroc qui les a abrités avec d’autres leaders et mouvements de libérations Africaines

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Voilà à quoi on nous a réduit : un peuple gouverné par ceux qui dilapident et vident le pays de ses richesses et de ses enfants dont beaucoup fuient et meurent dans la méditerranée ! Il ne s'agit pas de trahir nos chouhada mais de se demander à quoi a servi leurs morts, leurs sacrifices si au final l'Algérie est devenue une source de richesses pour des indus qui ne connaissent ni la satiété, ni la raison et encore moins de morale. Les scandales actuels sont hallucinants et surtout de par leurs implications !
Si ma foi il reste encore des hommes sains et ayant toute l'autorité de sévir et de faire reprendre la voie normale à ce pauvre pays, il est encore temps !! Nous sommes devenus une école de la fourberie, de la corruption, de la prédation et maintenant de la drogue dure ! Faut agir vite avant qu'il ne soi trop tard !

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Min ahl el kahf illa ahl eghouyoum

Wa Quelqu'un ? tyen jva trakonti une histoire d’enfance pour te faciliter le comprendage même si tu ne fais que semblant de ne pas avoir compris achou igh disentaqen nagh dachou igh nesqou3ouyène dès que quelqu’un ose évoqué le moindre fait qui nous rappelle cette poufiasse d’ingiri.
A nozages, et tu y arrives twa aussi ya mhaynek, on ne va pas chercher nos souvenirs pour nous branler une mélancolie.
C’est din yemet yemet bavès n’Alzheimer i thenditsawin akène agh disendef ulawène. La composition c’est jost iw tmenyèk. An sekhladh thadhsa imetawène .
Quanta la filsdupauvrité du style c’est une autre histoire . Quoi je croyasse que Madani n’est pas dans cette veine là.
Du coup j’ai oublié celle que je voulais te raconter.
Quand au roqyage je ne crwa pas que c’est du censurage. Nekini toutes les ammabilités enni que j’ai envoyées a Si qeddour j’ai dû les renvoyer dans les autres con-tributions n’si Qeddour el Polpoti pour qu’elles passassent. Ifou pas croire que Sidna El Modéro chayllelah barakatouhou itshounouyasèn.
Enfin je sais que tu sais tout-ça mais je n’ai pas pu m’empêcher de te le faire remarquer, astaghfirou allah.
Nagh ipitit tisliksyoun pas biens les tobbis et les panoux.

Il y a deux façons de réagir à ce genre d’évocation : braire ou le silence. Et la tienne. Waqila Kichi, lwi il a choisi le silence .

Hend Uqaci

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Matoub et Ferhat Mehanni sont des quoi ????? Espece de descendant de colons et sioniste Khoreishite vas ! Vous etes pire que les colons francais,, au moins eux ils ont construit quelque chose que l'on utilise aujoud hui comme la route nationale a travers la Soummam que j'utilise toujours !

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@Hend, Moh, Quelqu’un, et les autres amis commentateurs…
Merci les amis pour vos compléments ! Bien plus qu’utiles, ils sont souvent nécessaires pour ne pas se laisser complètement abattre, d’autant que parfois, je me demande bien quel type de distorsion ces envolées, qui ne sont guère que l’expression d’une rage pas toujours facile à contenir, peuvent subir pour que d’aucuns leurs portent des appréciations diamétralement opposées au message qu’elles sont censées faire passer ! Mais bon, après tout, tant que les mots ne resteront que des mots, c’est pas trop grave de subir la vindicte de temps en temps !
L’histoire du Hotchkiss diesel de ton père a Hend est quasiment identique à celle vécue par quelqu’un du village d’à côté ! à part que quand on le lui a réquisitionné, il a refusé que quelqu’un d’autre le conduise, il s’est donc embarqué avec pour se retrouver sous ses propres roues, par une malencontreuse manœuvre qui l’a fait trépasser sur le coup, le jour même ou le lendemain de la folie des « tahia el djazaïr » !
Oui, que de gâchis à quelqu’un, mais bon, on aura sauvé les meubles après tout, nos petites têtes et surtout celles de nos chérubins ! J’espère qu’on trouvera le moyen de partager une bière quand ton affectation à l’académie de Lille sera effective !
Merci 3ammi Moh Arwal pour tant de diligence et de présence quasi-permanente au front de la riposte !
Merci à tous et à bientôt, bi-idhni-Bacchus el ahla !
KM

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Re-bonjour ya Ahl Al Kahf,

Tout d'abord, mes plates excuses vont vers sidhna le modérato al 3âdhim que j'ai du accuser (à tort) de pratiques roquiyatesques à l'endroit de mes rôts sous forme de commentaire(s) expulsés, le plus souvent, dans la hâte, entre deux dossiers de chambres consulaires nâ3dine!!

Wamma ba3d, nighawéne à Kacem et à Hend, ma oulach aghilif, le peu d'attachement aux choses de cette pouf... de vie thénghamagh le désenchantement agui.

Faut-il le prendre comme reproche pour autant? Il ne me semble pas. Lorsqu'il m'arrive (comme souvent hhh) de m'aventurer dans des comparaisons hasardeuses au travail ou dans la vie en général, je m'aperçois, à titre d'exemple, que la première coupable toute désignée n'est autre que ma pauvre mère ; je m'explique.
Lorsqu'un collègue, par exemple, apprend un échec, je ne dis pas qu'il le reçoit avec un immense sourire, mais avec une certaine déception (de circonstance), puis ....il fait vite de passer à l'étape d'après, celle de la réédition de la ou des tentative(s).
Nék, en plus de cet état d'esprit ou de cette posture, je me retrouve avec, souvent, le poids d'un put... de sentiment de CULPABILITÉ. Oui, culpabilité ! Coupable d'avoir (pourtant) SUBI un échec. Par ailleurs, aqarnaghéd qamim " ...celui qui a essayé et réussi LAHOU ADJRAAANI, et celui qui a essayé et échoué a qamim droit à un seul Adjr ; celui d'avoir essayé ..."

Avec ça, va trouver de quoi positiver nagh péter plus haut que ton luc !! Pourquoi je citais ma mère comme source de ma culpabilité d'ailleurs? Eh bien, à la démission quasi assumée de mon immigré de patriarche répondait un sentiment et une attitude (constants) d'une GRAVITE sans relâche de la part n'yemma.
A tel point que des années après, cela est tellement ancré qu'il arrive même qu'il ressort dans les résultats de mes prises de sang. Un indicateur jusque-là jamais mesuré ; celui n'Lahzéne nagh Oughilif ya zah !

Donc, depuis quelques temps, en assemblée générale extraordinaire m'ayant réuni avec moi-même, il a été décidé à l'unanimité d'une voix sur une d'essayer d'être moins coupable, d'essayer de sourire, de goûter (avec modération) aux joies de LA JOIE et du BONHEUR (en tout cas à ce qui peut s'y apparenter).
Et, comme, malgré mes jérémiades, j'ai tout de même une tendre pensée à vous deux, désabusés de votre état, c'est avec un plaisir assumé que je vous offres les deux moments suivants. Vous allez vous régaler, je n'en doute pas!
1- https://www.youtube.com/watch?v=FvD42zqXwTk&index=2&list=RDFvD42zqXwTk
2- https://www.youtube.com/watch?v=n30FYfprhnM&list=RDFvD42zqXwTk&index=3

QuelqunEncoreQuelqun

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