Aller au contenu principal
Body

Le bloc-notes de Benchicou

Votons Bouteflika !

LES SIMPSON. Mais pourquoi, diable, l’ambassadeur de France en Algérie, a-t-il cru bon de jeter ce pavé dans la mare – vaseuse, on vous le concède – du régime algérien, en révélant la décision de Paris d’annuler les visas de certains responsables de l’État qui auraient « oublié » de régler leurs factures auprès des hôpitaux français ?  M. Xavier Driencourt, a trop d’expérience pour ignorer qu’un bon diplomate est un homme qui réfléchit à deux fois avant de ne rien dire. Suggérer que l’État algérien est dirigé par des personnages indélicats est une charge plutôt brutale qui tranche avec l’aménité dont la France a fait preuve, jusqu’ici vis-à-vis des dirigeants algériens. Du reste, le gouvernement, estomaqué, n’a répliqué que mollement par une déclaration aussi inutile qu’indigeste et dans laquelle le porte-parole du ministère des Affaires étrangères s’est dit surpris par « la propension [de l’ambassadeur] à étaler publiquement devant les médias des appréciations inopportunes, peu amènes et donc inacceptables».

Le fonctionnaire algérien se garde toutefois de démentir les faits, se bornant, dans un baragouinage remarquable, à affirmer que «les relations algéro-françaises imposent à tous, surtout à ceux qui en ont la charge dans la quotidienneté, un devoir de responsabilité et une obligation d’objectivité qui n’autorisent ni des commentaires déplacés ni des déclarations se situant en porte à faux avec la volonté clairement affirmée des plus hauts responsables des deux pays». Autrement dit, ce qui est reproché à M. Driencourt, ce n’est pas d’avoir donné une information inexacte mais de l’avoir étalée sur la place publique. Le  pouvoir algérien a ceci de particulier qu’il s’offusque facilement des reproches qu’on lui fait pour des délits avérés. Coopération, chez lui, signifie complicité. Pour le pire comme pour le meilleur.

À quel respect pourraient s’attendre des dirigeants qui, plus d’un demi-siècle après l’indépendance, vont se soigner en Europe,  fuyant les hôpitaux de leur pays qu’ils auront laissés devenir de véritables mouroirs, et livrant leurs médecins aux troupes policières ?  

La sortie de M. Driencourt sonne comme une fin d’un cycle. Paris a-t-il enfin décidé de regarder différemment un régime à la fois grabataire, illégitime, véreux et disqualifié, qu’elle aura soutenu contre l’intérêt de tout un peuple et dont elle aura assuré la promotion avec les résultats que l’on sait. Trop tôt pour le dire. L’ambassadeur français ne pouvait, cependant, pas prendre l’initiative de brouiller un État voisin sans avoir au préalable obtenu l’aval pour le faire. C’est que la respectabilité se mérite.

Et le régime algérien n’a, visiblement, ni le goût ni l’envie ni de revendiquer la considération. Il apparaît comme une Famille, mais une Famille qui tient à la fois des Simpson et de la "famiglia" sicilienne. Une Famille unie autour du magot, ou ce qui en reste : l’argent du pétrole. Il y a le parrain, les capos, les hommes de main, les bannis, et même les pitres ! Une joyeuse bande illégitime, disqualifiée qui a conduit le pays, en 19 ans, à la faillite et à l’exode de ses fils.…

BILAN. À  ce propos, on lit de bien remarquables articles sur le bilan économique de Bouteflika, avec plein de chiffres, de références et de termes savants. Le bilan est pourtant d’une clarté remarquable : après 19 ans de règne de Bouteflika, l’Algérie se retrouve dans la position la plus critique qu’elle ait connue depuis l’indépendance. Le futur est largement compromis. Le président algérien n’a pas seulement tourné en rond pendant 19 ans ; il a échoué dans une épreuve décisive : réduire, sinon éliminer la forte dépendance aux hydrocarbures.

On le savait : le pétrole n’était pas éternel et il allait commencer à se raréfier dès 2010. La seule parade était d’industrialiser le pays, d’opter pour une économie de production, développer l’agriculture, assurer une autosuffisance alimentaire, encourager la recherche… en dépit de tous les coups qu’il a reçus, en dépit des années du terrorisme, de la corruption, de la saignée des cadres partis en exil forcé, le pays avait encore les hommes et les femmes qu’il fallait pour redresser la barre. Il aurait fallu, pour cela, un projet, des choix clairs, une ambition algérienne.  Bouteflika n’avait rien de tout cela. 

En 1999, à sa prise de pouvoir, l’économie algérienne dépendait à 97 pour cent du pétrole et du gaz. Nous étions alors 30 millions d’Algériens. Dix-neuf ans plus tard, en 2018, l’économie algérienne dépend toujours à 97 % du pétrole, mais nous sommes 42 millions d’Algériens qui seront 50 millions à l’horizon 2025, et nous ne savons rien faire d’autre que de vendre du pétrole lequel, entre-temps, a perdu la moitié de sa valeur sur le marché et qui ne tardera pas à s’épuiser.

Comment nourrir, éduquer, vêtir et accompagner 42 millions d’Algériens, bientôt 50 millions, quand le pétrole ne rapporte qu’à peine la moitié des recettes des années 2001-2013 ?

Le propre de la science économique est de n'être réductible ni aux humeurs, ni aux approximations ni aux bavardages, et l’on a beau user de concepts creux et de métaphores, on n’échappera  pas à implacable vérité qui s’impose à nous : du point de vue strictement économique,  le futur est bel et bien compromis. L’argent du pétrole a été dilapidé dans des dépenses irréfléchies et dans des pratiques coupables et le contexte mondial offre rarement une seconde chance.

Les jours de l'Algérie sont comptés. Sauf miracle, bien entendu. Mais en économie, les miracles se construisent. Chez nous, en dix-neuf ans, il ne s’est rien construit de solide. Sauf, peut-être une Grande mosquée conçue par des Allemands et bâtie par des Chinois, et à chaque prière, du haut du minaret de 300 mètres, une voix viendra nous rappeler que les peuples sont toujours trahis par ceux-là même qui parlent en leur nom. 

Pour en finir au plus vite avec l’Algérien, votons Bouteflika au cinquième mandat !

Auteur
Mohamed Benchicou
 

Commentaires

Permalien

Après les « pays de merdent » Donald TRUMP frappe encore : il parle directement aux Africains
« Je n’ai pas besoin de vous harceler comme les présidents français le font disant que la France-afrique est terminée , pourtant ils continuent à vous envoyer les faux touristes qui vous espionnent et reviennent leurs dire comment il faut vous recoloniser. »
« Si après 50 ans d'indépendance vous n'avez pas construit les infrastructures nécessaires pour votre peuple êtes-vous des humains? »
« Si vous vous asseyez sur l'or, le diamant, le pétrole, le manganèse, l'uranium... et que vos populations n'ont pas à manger, êtes-vous des humains? »
« Si pour rester au pouvoir, vous n'hésitez pas à acheter des armes chez les étrangers pour tuer vos propres concitoyens, êtes-vous des humains?
Si votre seul projet social est de rester au pouvoir à vie, êtes-vous des humains? »
« Si vous méprisez et vous abattez vos propres citoyens comme des gibiers, qui va les respecter? »

Permalien

Je dois remercier l’auteur pour ce conseil. On s’en souviendra mais en attendant.
Il faut reconnaitre que les français contrairement à beaucoup d’autres européens ont cette qualité innée de vouloir éduquer les autres. Très souvent d’une manière pas très efficace quant a son rendement.
L’Algérie en est un exemple frappant quand on s’amuse à la comparer à la plus grande démocratie du monde. L’Inde.
Autrement, pourquoi en vouloir à cet homme qui hier faisait des entourloupettes, choses pas très respectueuses d’après les rumeurs qui couraient dans les corridors et amphis de l’U d’A des années 60 dans les dos de son maitre et lui demander aujourd’hui qu’il est infirme de produire ce dont il n’avait et / ou n’a aucune conception, capacités, volontés ou ambitions quelconques.
Donnons-lui un cinquième mandat ; il en sortira certainement les pieds devant.
Comble de malheur, le pays avec.

Permalien

les tribus gouvernées que nous sommes avons les gouvernants que nous méritons, sans autres commentaires comme on dis chez nous oulahdith kiass.

Permalien

Qu'il se souvienne alors du proverbe arabe : "les chiens aboient et la caravane passe".

Permalien

"Pour en finir au plus vite avec l’Algérien, votons Bouteflika au cinquième mandat"

Oui… il reste quand même cette liberté…celle du droit d’aller voter "oui"…sans risque de se faire voler sa voix !
À ce stade…pour reprendre une formule célèbre de Brecht…"Ne serait-il pas plus simple de dissoudre le peuple…et d’en élire un autre ?"

Permalien

Nous aussi, simples citoyens nous souhaiterions connaître qui sont ces Hauts responsables de l'Etat dont les visas ont été annulés, surtout lorsque l'on sait que les hauts responsables de l'Etat voyagent avec des passeports diplomatiques et sont dispensés de visa, au moins pour fafa.

Permalien

La réponse du porte parole MAE , c sans dignité ,ni honneur plutôt dénnote la trahison il ne faut pas nous dénoncés aux médias, nous défendons bien les intérets de la France et les autres puissances au détriment des Algériens ,nous vous sommes fidéles.

Permalien

Une nouvelle compagne Barakate est la bien venue mais pour le vieux parties la tanière des loups FLN et les charognards rnd pt mpa taj

Permalien

Un cinquième mandat pour parachever le chaos généralisé, pour écumer ce qu'il en reste des réserves de change,pour s'accaparer les biens d'état et ses meilleures terres, pour enfoncer le peuple dans l'aliénation mentale et le fanatisme religieux,un cinquième mandat pour faire aboutir la descente aux enfers qu'ils n'ont pas pu nous éviter avant ce cinquième mandat.

Permalien

d'après tout ces articles,doit-on creuser déjà nos tombes? sI le pétrole cesse de couler est-ce la fin du monde? heureusement qu'il y a un Dieu Tout Puissant qui y pourvoira.Nos ancêtres avaient-il du pétrole,non.Ils avaient leurs bras et ont vécu dignement .

Permalien

Malheureusement benchicou a raison,nous sommes foutus. Nous avons raté la dernière chance de sortir du s/développement. 1000 milliards$ dépensés et on dépend toujours du petrole qui s'épuise,réduits à la planche à billets pour payer les hauts fonctionnaires,.. Ils ont sabordé ce pays; ceux qui fuient sentent que ce pays sera réduit à l'esclavage..

Permalien

La sortie de M. Driencourt sonne comme une fin d’un cycle. Paris a-t-il enfin décidé de regarder différemment un régime à la fois grabataire, illégitime, véreux et disqualifié......
J'ai pris l'habitude de lire avec délices vos chroniques, livres; mais la, cette contribution ça m'a fait douter que c'est bien un écrit de notre cher M. Benchicou? Ça se peut pas qu'un vieux briscard prend une brise pour une tempête!! C'est vous le 1er qui aviez alerté l'opinion nationale que Bouhef el Hefaifi est une conjuration franco-anglo-arabo; liée à la mafia du pétrole qui a fait chanter les généraux "janvièristes" pour asseoir le petit nain au pouvoir et aujourd'hui vous balancez un article pour nous dire que Paris pourrait lâcher le vaurien d'El Mouradia, sa basse-cour, ses acolytes dans la rapine.
Non Khouya Mohamed; Paris ne lâche pas ses vassales, elle les couve et les couvre, elle les protège, mène des interventions armées pour tuer ou emprisonner quiconque menace le pouvoir du vassale de Paris. Des exemples? Quand le trône de Benali vacillait, M.A.M la sinistre de l'époque avait osé in live "SI BENALI NOUS DEMANDE D'INTERVENIR, LA FRANCE A L'EXPÉRIENCE DE LA GESTION DES CONTESTATAIRES". À quelques encablures de la Tunisie, Omar Bongo 32 ans de règne despotique sous le regard attendri (et surtout intéressée) de maman la France, il crève en 2009 et passe le témoin à son fils Ali dans une succession dynastique avec la bénédiction et l'onction de FAFA; quelques part ailleurs en Côte d'Ivoire un homme insoumis au dictât de Paris (Gbagbo) se fait embastiller en tricot de peau emmené à la cour de la HAYE pour que madame la France mette son vassal Lansana). Au Burkina mama França a fait assassiner Sankara le patriote pour le vassal Compaoré. Le sommet de la saloperie de Fafa c'est au royaume Bordel à l'ouest de notre pays où mama França a participé à l'assassinat du patriote républicain Benbarka pour faire durer le règne du HISSAN 2 et le comble de cette même France c'est de couvrir les crimes et ignominies commis par cette royauté moyenâgeuse à l'encontre de son peuple soumis à la prostitution à très grande échelle pour survivre où même des hommes politiques pervers viennent commettre des saloperies sur des enfants. Quand il y'a révolte populaire dans ce royaume la presse "libre" de France n'en parle presque jamais, dresse des portraits élogieux de cette monarchiotte.
Maintenant pourquoi cette incartade de l'ambassadeur de FAFA??? coup sur coup, il y'a eu cette pique de la commission européenne qui critique notre pays sur le fait qu'on achète trop chez la Chine et pas assez chez l'Europe; il y'a ses fanfaronnades du HASHISHSTAN qui menace d'attaquer notre pays....
Pourquoi le bouffi MOMO 6 ose et hausse le ton? car tout simplement il est acculé de partout: il a conquis un territoire depuis plus de 40 ans et que personne ne lui reconnait la légitimité de cette occupation, la cour de justice européenne l'accule, un tribunal de Prétoria arraisonne une cargaison de phosphate car provenant d'un territoire occupé illégalement, l'ONU met à nu les mensonges innombrables de cette royauté de traîtres et de faussaires; son peuple manifeste contre la misère qui l'accable et quelles sont les solutions pour faire sortir ce pays qui est toujours sous protectorat de FAFA? Eh bien la patate chaude on la refile à l'Algérie: notre pays doit ouvrir ses frontières avec le Maroc pour que le hashishstan respire un peu. Depuis des éternités, les DG du FMI sont par tradition Français, ils répètent depuis Jésus-Christ que cette fermeture des frontières nous Algériens on y perd des dizaines de milliards, comment? personne ne nous l'explique mais ce qu'il n'osent pas dire ces représentants de l'establishment français c'est qu'une normalisation avec la monarchiotte c'est une bouée de sauvetage pour le protectorat de Lyautey, c'est une pression pour que notre pays abandonne son soutien aux Sahraouis et c'est juste pour ça les gesticulations de l'ambassadeur de Fafa, les gestes inamicaux des dignitaires français à l'égard de nos barons.
In fine, mon cher Mohamed, on peut avoir de la haine pour le pouvoir d'Alger mais cette haine ne doit pas nous aveugler au point de penser que la France a un quelconque sentiment de noblesse à l'égard de nous autres peuples Africains

Permalien

A part les Kabyles, les autres Algeriens meritent bien cette situation: l'ecrivain francais du 15 ieme siecle Etienne De La Boetie et son " Discours sur la Servitude Volontaire " explique tres bien leur comportement et attitude de certain peuple amorphe devant la tyrannie.

Permalien

Il faudrait un Balzac pour raconter avec détails toute notre déchéance, voire de notre société, de nos institutions et bientôt de notre État ! Que reste t-il de notre société ? De simples bipèdes incapables d'arracher ses droit de choisir librement ses représentants et son mode de gouvernance ! C'est l'école de B. qui les a réduits à de simples "hchicha talba m3icha" (herbes demandant à vivre seulement), les sociologues chez nous ne se manifestent pas beaucoup et pourtant il y a là un terreau extraordinaire pouvant leur faire écrire des dizaines et dizaines de livres ou documents fort intéressants !
Nos politiciens la plupart vivent de talents de jouisseurs et thuriféraires, les vrais économistes ne sont pas écoutés, ils sont superbement ignorés et pourtant par ces temps de crise, là au contraires nos "génies" ont trouvé la bonne solution, la non conventionnelles comme notre gaz schiste d'ailleurs, nos agronomes sont remplacés par des charlatans ou autres prophètes de l'oncle Sam. Nos terres sont convoitées par les encenseurs et nos gogos avalent ou essaient de nous faire avaler tout.
Notre littoral qui fait 1200 km ou plus n'arrive pas à nous permettre de manger ceux que l'on aimerait avoir dans notre assiette comme produits de mer, le merlan 2500 da, la crevette 3500 da, la sardine (celle qui était considérée pour nos pauvres) à 700 da à croire que ces produits sont importés d'Australie, les fruits et les légumes n'en parlons pas. Bref le pays ne nous appartient plus il est devenu la propriété de spéculateurs sans vergogne, tout se vend et s'achète, même notre honneur et notre dignité. Une question pour conclure ! Y a t-il un commandant dans notre bateau ?

Permalien

enfin une raison

Permalien

C'est au peuple insoumis et pas dupe de lui retourner l'interjection : Irfaa3 Rassek Ya Bâa!! Un président ça lève la tête et ça harangue les foules!

Ajouter un commentaire