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COMMENTAIRE

22 février : les autorités étranglent les accès vers Alger

Décidément il y a quelque chose de terriblement machiavélique dans les pratiques des autorités actuelles. A la veille de la célébration par le peuple de la date historique du 22 février, le pouvoir a décidé de bloquer les accès à la capitale. 

Ne vous fillez pas aux assurances et autres promesses du mal élu président Tebboune, elles s'avèrent une après une de lamentables leurres pour tromper l'opinion.

Alger est en état de siège ! Des bouchons interminables se sont constitués ces dernières 24 heures sur les axes routiers qui mènent à la capitale. L'approche des 21 et 22 février montre l'agitation qui a gagné les autorités.

Alors même que l'encre du décret qui fait du 22 février une journée nationale, voilà que les autorités déploient tous les moyens imaginables pour réduire les manifestations à Alger à leur plus simple expression. Depuis hier, les axes principaux en direction d'Alger sont pris dans des goulots d'étranglement à faire perdre patience un fakir. Des longues fils de voitures se sont formées sur les principales routes nationales et autoroutes.  D'importantes unités de gendarmes se sont positionnées sur tous les axes pour ralentir, contrôler les voitures, voire les empêcher de se diriger vers Alger. 

Comble du hasard, l'agence nationale des autoroutes a mystérieusement annoncé dans un communiqué que le tunnel de Bouira en direction d'Alger sera fermé "pour travaux" les 20, 21 et 22 février. Etrange décision en effet, car personne ne comprend que ce tunnel soit fermé par coincïdence en plein week-end.  

A la gare du Caroubier les services de sécurité procèdent à des vérifications de papiers à la recherche d'Algériens qui n'ont pas la chance d'habiter Alger ! Incroyable ! 

Le pouvoir perd-il son sang-froid ou craint-il une déferlante humaine qui va montrer aux yeux du monde que le peuple ne se reconnaît nullement en lui ?

Tebboune célèbre le Hirak en mettant en place une ceinture policière autour d'Alger, en empêchant les Algeriens de manifester et de se réclamer du 22 février... en réalité le pouvoir veut privatiser le 22 février comme il a fait pour le 1er Novembre et le 5 Juillet. Ainsi il fabriquera ses représentants à lui de ce mouvement populaire, les gratifiera de postes...

Mais les Algériens ne sont plus dupes : il y a loin de la réalité aux discours tenus. Et les leurres faits de bons sentiments, de promesses sans lendemains ne convaincs que les intéressés. 

Auteur
Yacine K.
 

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