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URGENT

230 pompiers manifestants punis par le ministère de l'Intérieur

Les sanctions tombent en cascade sur les pompiers qui ont manifesté dimanche à Alger. Le ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire a fait état, lundi, de mesures de suspension "dans un premier temps" et de poursuites judiciaires "en deuxième temps" contre 230 agents de la Protection civile (PC).

Le ministère de l'Intérieur a sorti les grands moyens pour punir les agents de la protection civile. Terrible et sans pitié. "Des mesures de suspension ont été décidées, dans un premier temps, contre 230 agents en application des dispositions de l'article 173 du Statut général de la Fonction publique, avec engagement de poursuites judiciaires, dans un deuxième temps", annonce le ministère de l'Intérieur.

Une décision implacable, comme pour donner à réfléchir aux autres qui seraient tentés de manifester.

Il s'agit là, poursuit le communiqué "d'une trahison aux obligations et responsabilités qui leur incombent, dont l'objectif principal est d'attenter à la stabilité et d'entacher la crédibilité de ce corps".

Le ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement territorial a réitéré son appel aux affiliés de ce corps à "ne pas céder aux voix tendancieuses qui visent à déstabiliser cette institution publique régulière, objet de tout respect et reconnaissance".

Ce communiqué est du même bois que tout le reste de la communication officielle. Un mélange de menaces, de décisions arbitraires et de déni des insoutenables réalités qui gangrènent le pays.   

 

Auteur
Yacine K.