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REGARD

41ème impressionnante marche à Akbou

Dans la nuit du jeudi 28 novembre plusieurs dizaines de manifestants ont organisé, un rassemblement devant le siège de la mairie en se munissant de mortiers (Mahrez) en signe de protestation contre la répression adoptée par le régime « gaidien » contre tous les manifestants pacifiques et pour le refus de la tenue des élections avec des éléments issus de la « Issaba ».

Ce geste se veut être une réponse aux confiscateurs du pays par le seul moyen de la violence que le peuple est conscient des manœuvres machiavéliques que veut instrumenter ce pouvoir pour maintenir et faire durer ce chaos national dont la nation reste la grande victime. Et en ce jour du vendredi 29 novembre 2019, la ville d’Akbou a connu une émouvante marche pour le changement et contre le maintien des symboles de la corruption au sommet de l’État.

Après le dernier discours de Bensalah qui n’a été qu’une confirmation de la volonté du système de rester en défi contre la volonté de ces 40 millions d’algériens qui exige son départ d’une façon radicale la population akboucienne est décidée à maintenir la pression à l'instar d'autres régions du pays.

Les s ont réitéré leur refus des élections présidentielle du 12 décembre prochain, tout en appelant à la libération des détenus de la Révolution pacifique, avec comme préalable le départ des symboles du système. En effet, la marche a débuté, comme d’habitude, à partir de la trémie de Guendouza où des centaines de citoyens se sont donné rendez-vous arborant les deux drapeaux qui symbolisent respectivement l’appartenance ancestrale de notre pays au nord africain et celui qui marque l’indépendance algérienne de 1962 du joug colonial.

La foule a affiché différents slogans à l’endroit du régime qui refuse toujours de reconnaître la révolte massive du peuple algérien d’une part et son incessant déni identitaire.

Parmi les slogans utilisés lors de cette marche « Giad Salah dégage ». « la transition est inévitable »Un des participants à la marche, en l’occurrence M. Hamid. K, enseignant de fonction, a déclaré ceci : «Après 41 vendredis de contestations et de marches des plus massives, le régime nous méprise encore et sous-estime tout le peuple algérien, que le général sache que nous ne reculerons jamais jusqu’à leur départ, ni la France, ni les Emirats ne peuvent nous guidés encore, fini le colonialisme » ça constitue une provocation et un dédain à l’égard du peuple algérien qui a décidé de ne pas lâcher prise.»

La marche a atteint, comme d’habitude, la place du colonel Amirouche sise au centre ville d’Akbou où une masse populaire s’est réunie dans un climat de fraternité digne des peuples civilisés.

Comme, il est important de noter que la marche d’hier a été à la fois un message aux mouches électroniques qui veulent créer une scission au sein de ce mouvement et un autre aux oligarques qui ont pris l’Algérie en otage que le peuple a décidé de ne pas s’arrêter jusqu’à la satisfaction de toutes ses revendications.

Auteur
Rachid Chekri
 

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