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DISSIDENCE

5 octobre : répression et arrestations des manifestants à Alger, Constantine, Oran...

Des manifestants arrêtés à Alger.

En ce 5 octobre qui marque le 32e anniversaire de la répression des manifestations d'octobre 1988, le Hirak a mis fin au confinement. De nombreuses villes algériennes, comme Jijel, Alger, Annaba, Constantine, Bejaia, Oran... ont vécu une journée de protestation contre le régime. 

A Alger, le régime a répondu par une brutale répression. Des dizaines de manifestants, dont des étudiantes et des journalistes ont été arrêtés. A l'heure où nous écrivons, nous ignorons le nombre exact de manifestants pacifiques embastillés. A Annaba, Constantine, Jijel, Oran et Akbou (wilaya de Bejaia) également des manifestants ont été brutalisés et arrêtés.

Le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) donne le chiffre d'une vingtaine de personnes arrêtées à Alger. Il cite les noms de Benouna Abdeldjebar, Maassoum Mahieddine, Mohamed Lamine Meghnine (journaliste) Hocine Mechouk, Djaber Righi Abderrahmane, Chahrazed Boumzir, Mehdi Belhadj, Sofiane Ben Ghouba (de Beni Ouartilene, Sétif)...

A Oran, les forces de l'ordre sont intervenues pour réprimer la manifestation. On apprend l'arrestation du Docteur Boudjenane Nasreddine, enseignant universitaire à L'USTO, après la marche de ce 5 octobre. Des arrestations ont eu lieu aussi à Constantine. 

A Jijel, le CNLD rapporte l'arrestation de 12 personnes aujourd'hui lundi dont Mohamed Bounar, Nabil Boudraa, Abderrezak Chioukh, Fawzi Raoula, Hassane Mekideche, Arada El-Hachemi, Merouane Sameur...

Le pouvoir a donc sévit par le seul langage qu'il connaît : la répression, la brutalité. Derrière ses discours sur le respect des libertés dont le cynisme n'a pas d'égal, il entretient un climat de violence permanente contre la société, empêchant systématiquement toute expression opposée à ses desseins.  

Ce 5 octobre et la répression violenté qui en a suivie met le régime devant ses contradictions et ses fausses promesses. 

Un fossé insondable se creuse chaque jour entre cette société jeune, résolument éveillée et éprise d'ouverture et un pouvoir grabataire, bonimenteur à souhait et brutal.

 

Auteur
Sofiane Ayache