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DECRYPTAGE

Abdelkader Bensalah s'accroche mordicus à sa présidentielle

Le chef de l'Etat par intérim, Abdelkader Bensalah a appelé, jeudi à Alger, dans un discours à la nation, la classe politique, la société civile et les personnalités nationales à "opter pour la voie du dialogue inclusif en vue de poser les jalons du processus de concertation" en vue de sortir de la crise politique que traverse le pays.

Rien de nouveau ! Les mêmes ficelles usées ont été ressorties pour convaincre les Algériens de cesser les manifestations pour entrer dans le chemin balisé par le pouvoir pour la présidentielle.

C'est un Bensalah au visage bien pâle avec des signes inquiétants qui s'est présenté devant les Algériens. Pas seulement. Entre le discours du 4 mai et celui de ce jeudi 6 juin, rien de nouveau dans les propositions énoncées par le chef d'Etat par intérim.

Même s'il y a un appel au dialogue, la présidentielle est l'unique horizon que regarde Abdelkader Bensalah. Ainsi il s'est borné à inviter "la classe politique, la société civile et les personnalités patriotique nationales, jalouses du devenir de l'Algérie, à opter pour la voie du dialogue inclusif". Quand ? L'Etat s'emploiera à l'"organiser dans les meilleurs délais". Objectif de ce débat dont les contours demeurent obscures ? "Débattre de toutes les préoccupations portant sur la prochaine échéance présidentielle, et partant, tracer une feuille de route devant aider à l'organisation du scrutin dans un climat d'entente et de sérénité".

Donc ni transition, ni collège de personnalités, encore moins de dissolution des assemblées. L'horloge de Bensalah s'est arrêté à l'heure de la présidentielle.

La concession d'un dialogue pourrait ne pas suffire pour convaincre les millions d'Algériens à cesser leur dissidence citoyenne. Car tout le monde se souvient que Bensalah a déjà tenté, en vain, d'organiser le dialogue. Un raout qu'il a fini par boycotter lui-même, car voyant que personne n'y avait cru.

Donc, Abdelkader Bensalah ressert à la classe politique et aux millions d'Algériens qui manifestent le même plat réchauffé avec quelques éléments de langage avec l'espoir de le faire passer.

Bien sûr, les suspicieux peuvent se rassurer, car le chef de l'Etat a réitéré son engagement à garantir "au scrutin présidentiel toutes les conditions d'une élection régulière, libre et transparente, telle que souhaitée par notre peuple".

"L'Algérie a besoin de réformes et de nouveaux horizons aux plans politique et socioéconomique, un vœu clairement et pacifiquement exprimé par notre peuple qui doit également faire face à de nombreux et ô combien difficiles défis et enjeux nécessitant la mobilisation de toutes les forces vives", lit-on dans son message.

A ce propos, M. Bensalah s'est dit convaincu "que seul le président de la République, élu démocratiquement, jouira de la confiance et de la légitimité requises pour lancer ces réformes et contribuer à relever les défis qui se posent à notre Nation", assurant par la même occasion que "l'organisation d'une Présidentielle dans des délais admissibles, sans aucune perte de temps, constitue l'unique voie et la plus efficace, politiquement et la plus rationnelle, démocratiquement".

Dans ce sens, il a réitéré son appel à toutes les parties concernées à participer au processus consensuel et à faire prévaloir la sagesse et l'intérêt du peuple, tant dans leurs débats que dans leurs revendications, en les invitant également à "saisir cette nouvelle opportunité pour s'impliquer pleinement dans la concertation que nous prônons aujourd'hui plus que jamais". Sera-t-il entendu ?

Réponse demain vendredi à l'occasion de la 16e manifestation populaire.

Auteur
Yacine K.
 

Commentaires

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Si après la mort de Kameleddine Fekhar (que Dieu ait son âme), les gens croient encore ces criminels c'est que nous méritons l'esclavagisme comme dirait Noureddine Boukrouh.

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Y a pas que lui qui s'est accrocher car il ne faut pas oublier que les affilés du FLN et- ce via le RCD ont fait de meme tout comme ce samat de OUled abbas et son dauphin de Ain Oulmène Mouaad ou Mouaz. bouchareb.

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