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COURRIER DU RIF

Ahmed Zefzafi: «Nous n'avions aucun espoir que Nasser Zefzafi serait libéré»

Le père de Nasser Zefzafi, Ahmed Zefzafi, a déclaré au site d'informations Lakome après la libération de 22 détenus du mouvement du Rif que son fils Nasser n'est pas concerné par la grâce royale.

« Nous n'avions aucun espoir que les détenus dans la prison de Ras El Ma sortent. Même si tous les prisonniers ont été libérés, Nasser ne le serait pas. Pourtant, nous avons encore un certain espoir sans lequel on ne peut pas vivre », a dit Zefzafi le père.

D'un autre côté, Ahmed Zefzafi a indiqué que son fils était parti à l'hôpital il y a une semaine, soulignant qu'aller en prison n'est pas aller à un café. « La prison est un endroit d'où on attrape des maladies chroniques, et l'expérience avec la vieille gauche et les anciens détenus a montré que personne ne quitte la prison comme il y est entré », a-t-il déploré. 

Une vingtaine de détenus du Hirak, le mouvement de protestation qui a agité en 2016-2017 la région berbère du Rif (nord), figurent parmi les quelque 1500 condamnés graciés mercredi, a-t-on appris auprès de l'Association des familles des détenus du Hirak.

Le roi Mohammed VI a gracié un total de 1446 personnes condamnées par différents tribunaux du royaume, à l'occasion de la Fête annuelle du Trône, selon le ministère de la Justice.

Cependant, ces mesures de grâces ne doivent pas cacher la terrible réalité des violations des droits de l'homme dans le royaume chérifien. L'arbitraire et la répression continuent de s'abattre sur les militants les plus aguerris du Rif.