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EXPRESS

Algérie : les métiers libéraux éprouvés par la crise du Covid-19 

Plusieurs travailleurs pratiquant des métiers libéraux sont sans revenu depuis des mois, suite à la crise sanitaire du coronavirus, et du confinement qui a mis à l’arrêt une partie de l’économie algérienne, comme celle de nombreux pays à l’international.

Le temps est venu de trouver des solutions, car certains d’entre eux ne possèdent pas l’épargne nécessaire pour subvenir aux besoins de leur famille, si la crise venait à se poursuivre.

Soudeurs, coiffeurs, peintres… en arrêt forcé

Ils sont nombreux à exercer des métiers libéraux en Algérie qui ne parviennent plus à créer des entrées d’argent, suite à l’arrêt de leurs activités depuis le début du confinement. Différents corps de métier ont dû cesser entièrement leur activité, et aujourd’hui la situation en est arrivée à un point de rupture. Dans le domaine de la construction par exemple, le peintre n’a pas soulevé un pinceau depuis des mois et la poussière s’accumule sur le poste à souder TIG du soudeur pendant que les sèche-cheveux se sont tus dans le salon du coiffeur.

Mais qu’ils soient peintres, soudeurs, coiffeurs, chauffeurs de taxi, maçons ou carreleurs, tous font désormais face à une situation financière difficile qui demande une attention immédiate de la part du gouvernement, afin de protéger ceux qui pratiquent des métiers libéraux en Algérie. Un soudeur nous a fait part de ses inquiétudes en disant qu’il était certain que cette épreuve difficile se terminerait et que tout rentrerait dans l’ordre, mais que pour l’instant, il a dû passer à travers ses économies pour survivre, puisqu’il ne peut pas pratiquer son métier de soudeur.

Après la pandémie sanitaire : l’inquiétude de la pandémie du chômage

Une grande partie de la population affiche son inquiétude face à la situation de l’emploi en Algérie pour les mois à venir. Travailleurs, économistes et leaders syndicalistes s’attendent tous à une situation désastreuse lorsque la crise sera enfin entièrement terminée.

Afin d’éviter la faillite, de nombreuses entreprises, qui ont perdu une grande partie de leur trésorerie au cours des derniers mois, devront procéder à des licenciements temporaires ou permanents, particulièrement dans les PME-PMI et le secteur privé, selon les spécialistes.

Près de 7 millions de travailleurs sur une population active de 11 millions est employé par le secteur privé en Algérie. Selon l’ONS (Office national des statistiques), cela représente 63 % du marché du travail, dont l’emploi pour un grand nombre d’entre eux pourrait être en danger de disparition. Toujours selon cet office, ce serait plus de 35 % de la population active qui aurait aujourd’hui un statut précaire.

 

Auteur
R.N.